Bonjour à tous, voici enfin le second chapitre de ma fiction ! Un peu moins dans l'action, il explique le "comment" Kaori et Ryo se sont retrouvé dans cette étrange maison lors du premier chapitre et vous permettra donc de mieux comprendre la suite ! Bonne lecture.

Sei.


Un ange perdu dans les ténèbres.

Chapitre 2 : Une nouvelle mission.

Quelques heures plus tôt…

Les premiers rayons du soleil s'attaquaient peu à peu aux différentes rues de la ville de Shinjuku dont la plupart des habitants étaient encore profondément endormis. La nuit venait de mourir pour laisser place à une nouvelle journée ensoleillée de cette fin du mois de mars. L'hiver laissait place au printemps, les arbres fleurissaient et le beau temps revenait à la surface balayant au passage les derniers blizzards d'un noël rudement froid.

Quelque part dans cette ville, dans une rue qui semblait des plus paisibles, se trouvait un vieil immeuble de brique rouge, le plus ancien mais le plus solide du quartier, celui qui donnait un champ de vision sur tous les autres immeubles et qui ainsi permettait une surveillance maximal. Au sein de cet antre de sûreté, s'éveillait une jeune femme, les doux rayons du soleil avaient fini par transpercer le fin rideau de la fenêtre, se glissant ainsi délicatement, sur son visage d'ange. Elle se sentait légère, sur un petit nuage de bonne humeur, elle s'étira de tout son long et s'assit en tailleur dans son lit. Sa tête ne tournait plus, signe qu'elle allait beaucoup mieux.

Elle se souvint encore, il y a quelques jours, s'être réveillée nauséeuse. Elle avait d'abord mit cela sur le coup de la fatigue et d'un trop fort taux d'énervement sur son partenaire, qui avait encore passé ses nuits à dépenser leur argent dans les quartier chaud de la ville… Alors ne prenant pas garde aux vertiges qui la poursuivaient, elle s'était mis à l'œuvre dans ses taches journalière qui consistaient à préparer le petit déjeuné de son incapable de partenaire, qui dormait encorevu qu'il était rentré au petit jour de ses sorties nocturnes avec ses bunny's et autre Miss Mokorri… Une fois son déjeuné prêt, elle allait réveiller cet incapable avec une de ses bonnes vieilles massues « puissance 100 000 », même si ce jour-là elle fut beaucoup moins puissante vu sa fatigue. Et avant même qu'il ne puisse faire une seule remarque, avant même qu'il ne descende de sa chambre, elle quittait leur appartement et partait en direction de la gare à la rencontre d'un XYZ, signe d'un nouveau travail. Mais ce jour-ci fut différent de ses précédents quotidien, elle n'eut pas le temps de regagner l'étage inférieur… Les marches de l'escalier tangué… Elles tanguaient violemment. Kaori s'accrocha à la rampe, essaya de poser son pied sur la première marche, mais elle la rata de prêt et chuta... La massue avec laquelle elle avait réveillé son partenaire l'avait tellement fatigué que ses dernières forces s'étaient envolées…

Oui, voilà comment tout ceci c'était passé. La jeune femme se remémorait cette dure journée. Ryo alerté par sa chute était venu à son secours, sentant sa fièvre il l'avait amené à son lit et avait appelé d'urgence le médecin… Conclusion, elle avait une bonne grippe, elle n'avait pas était malade de tout l'hiver et voilà qu'au premier signe du printemps elle tombait malade, c'était tout elle… Et dire que dans quelques jours c'était son anniversaire… Misère.

Kaori balaya du revers de la main cette épisode et se leva, elle n'avait pas vu son partenaire depuis sa chute dans les escaliers… Cet imbécile n'avait jamais pris la peine, ne serait-ce qu'une seule fois, de prendre de ses nouvelles… Il avait laissé sa partenaire au bon soin de Miki durant ces trois derniers jours, et pendant que cette dernière s'occupait sagement d'elle, il en avait profité pour sortir s'amuser... Décidemment il ne tenait même pas à elle au point de prendre de ces nouvelles quand elle était malade… Qu'était-elle pour lui ? Sûrement pas grand-chose… Mais d'une façon ou d'une autre, elle se vengerait du comportement insolent du nettoyeur, foi de Kaori !

Cette dernière s'étira une dernière fois puis descendit dans la cuisine se remettre à ces tâches quotidiennes. Une fois celle-ci faite comme-ci ces trois derniers jours ne furent qu'un rêve, elle alla réveiller son partenaire avec une vieille bonne massue, sauf que ce jour-ci, elle remplaça son « 100 000 tonnes » par sa fameuse massue « punition du ciel », son partenaire marmonna entre ses dents.

« Tiens Kaori n'est plus malade on dirait… Le cauchemar va reprendre… »

Ce qui lui valut une seconde massue « Va en enfer » et un claquement de porte bruyant, derrière une série d'insultes de la jeune femme envers lui, ce qui fit sourire le jeune homme malgré lui, il ne l'aurait avoué, mais ne plus recevoir de massue pendant trois jours lui avait terriblement manqué. Sa partenaire lui avait manqué ! Mais cela il ne lui avouerait jamais, non, jamais. C'était comme ça que vivait le couple City Hunter et il en serait toujours ainsi, rien ne devait changer.

Plus loin dans la rue, Kaori marchait à grandes enjambées en direction de la gare… Elle fulminait une fois de plus… Les gens s'écartaient sur son passage, prenant la fuite devant cet être aux envies meurtrières qui leur faisaient face… Mais elle se calma rapidement, l'air frais lui fit du bien, elle qui n'était pas sortit depuis presque quatre jours, il n'y avait rien de mieux que de se dégourdir un peu les jambes pour retrouver la forme. Ceci lui redonna un peu de bonne humeur et c'est d'une impatience inconnu qu'elle arriva à la gare, avec l'espoir d'y découvrir un message car elle avait bien envie de travailler maintenant qu'elle était remise sur pied. Et son vœu fut exaucé. Sur le tableau d'affiche trônait ce fameux XYZ tant espéré. Un XYZ qu'elle n'avait, par ailleurs, pas aperçut au premier coup d'œil… Tellement habituée à ne voir aucun message, son visage se contentait parfois de survoler le tableau sans plus de précision, surtout quand leur compte en banque n'était pas dans le rouge et qu'elle se disait qu'ils avaient encore de quoi tenir quelquestemps… Puis elle sortait d'une grippe, elle n'avait pas encore vraiment récupéré toute sa concentration. Mais voilà comme on dit souvent, c'est toujours lorsque l'on s'y attend le moins que le travail nous tombe dessus. Et oui il ornait le tableau d'affichage, ce n'était pas un mirage, ni un rêve. Kaori était aux anges, voilà qu'une mission les attendait, rien de telle qu'un peu d'action pour retrouver la pêche ce dit-elle. Le mystérieux client donnait rendez-vous à City Hunter pourdix heures au Cat's, qui servait souvent de lieu de rencontre pour leur mission, quoi de plus banal que de discuter autour d'un café, cela passait beaucoup plus inaperçu aux yeux de quelques curieux, puis ça permettait à Ryo de sonder leurs clients avant de les inviter dans leur appartement.

Kaori regarda sa montre, il était près de neuf heures, elle avait encore un peu de temps devant elle, elle pensait appeler son partenaire pour lui demander de la rejoindre au Cat's mais ne le fit pas, après tout, elle était assez grande pour aller à la rencontre des clients, et puis vu qu'ici en l'occurrence le message était signé Monsieur et Madame, l'étalon refuserait catégoriquement la mission. Oui, car Monsieur ne travail que pour de jeunes et jolies jeunes femmes célibataire… Et certainement pas pour un homme et sa femme, même si cette dernière est jeune et jolie… La jeune femme soupira… Dire que s'il n'était pas aussi têtu il ne se retrouverait pas aussi souvent dans le rouge… Les hommes et leurs fiertés à la noix. Parfois la jeune femme ne savait plus comment elle arrivait à le supporter… Même les massues à répétition ne l'aidaient plus à le calmer… Dire que quelques mois plus tôt lors du mariage de Miki et d'Umibozu, il avait avoué ses sentiments pour elle, pas vers elle directement, mais il l'avait dit, elle l'avait entendu cette phrase qu'elle n'arrivait plus à oublier à présent, celle qui disait que pour la femme qu'il aime il franchirait tout les obstacles, il serait prêt à mourir pour elle. Et il parlait d'elle quand il avait dit cela. Mais depuis ce jour il n'y eu plus aucun changement, à vrai dire elle commençait à ce demander si elle n'avait pas imaginé cette scène… Peut-être que sous la folie de son enlèvement, elle avait perdu les pédales… Mais ou était donc cette réalité… Où trouver la réalité avec son débile de partenaire qui ne cessait de l'insulter de planche à pain, de garçon manquait, qui lui reprocher de manque de beauté féminine et de féminitétoutcour d'ailleurs. Pourquoi ne pouvait-il pas s'empêcher d'être aussi grotesque envers elle… pourquoi l'enfoncé-t-il toujours autant… Elle finissait par croire qu'elle ne possédait aucune féminité… Etait-elle si laide que cela ? C'est vrai que les garçons ne courraient guère après elle. Mais en même temps, elle était souvent accompagné de Ryo, peut-être pensaient-ils qu'ils formaient un couple et qu'ils n'avaient aucune chance avec elle face à un homme tel que Ryo.

« Décidemment ma pauvre Kaori, tu portes la poisse… »

La jeune femme soupira et revint à la réalité, ce n'était pas le moment de rêvasser. Elle quitta la gare et se dirigea en direction du Cat's, le vent commençait à se lever, Kaori s'emmitoufla un peu plus dans son manteau, ce n'était pas le moment de rechuter, il fallait accomplir cette nouvelle mission. Elle passa par le parc vide à cette heure de la matinée, les enfants étaient à l'école assis à leur table apprenant de nouvelle leçon qui leur permettrait d'avancer vers un futur riche, afin qu'ils soient près quand l'heure viendra pour eux de rentrer dans la vie active. Et seulement après les cours, ils viendront jouer dans le parc pour laisser défouler cette énergie enfantine retenu toute la journée et redevenir les enfants qu'ils sont.

Au contraire du parc, les rues étaient vivante d'énergie, la nettoyeuse s'engagea dans la rue du café et pénétra dans ses lieux, il était vide. En même temps Kaori était en général la seule cliente matinale, le monde arriverait plutôt à partir de midi.

« Bonjour tout le monde ! » Annonça gaiement la jeune femme en entrant dans l'enceinte du bar, où seule une jeune femme se trouvait derrière le comptoir à essayer quelques verres fraîchement lavés.

« Bonjour Kaori, alors tu t'es remise de ta grippe ? Tu ne devrais pas rester au lit un jour de plus pour te reposer ? »

Kaori souri, décidément Miki pouvait être très mère poule quand elle s'y mettait. Elle embrassa son amie et s'assit au bar. Il était très propre comme toujours, Miki prenait toujours plaisir et soin à soigner cet endroit. Bien sûr les clients qui pénétraient ici, ne se doutait pas une seule seconde que le café était géré par de ex mercenaire, que toutes les vitres étaient par balles, que la cave était composé d'une salle de tir et regorgeait d'armes en tout genre dont toute une collection de bazooka, qu'il était fréquenté par d'autres ex mercenaires, tel que Ryo mais aussi Mick. Bref, c'était l'endroit parfait pour passer inaperçu, même les clients se rendant aux rendez vous pensaient se rendre dans un café des plus banal… La nettoyeuse reporta son regarde vers son amie qui avait cessé de ressuyer la vaisselle fixant la jeune femme en attente d'une réponse.

« Ne t'inquiètes pas, je me sens en pleine forme, je n'en pouvais plus de rester au lit sans rien faire. »

Ce qui était vrai, après quatre jours passé au lit, l'envie de se dégourdir les jambes et de prendre l'air était très forte.

« C'est tout toi tu ne tiens pas en place ! Mais faits attention à toi tout de même ! »

« Promis ! Ton mari n'est pas là ? »

« Non, je l'ai envoyé faire des courses. »

La jeune femme rit intérieurement en imaginant le géant dans un supermarché les mains rempli d'achats.

« Ne rigole pas Kaori ! »

« Je suis désolée, cette image est tellement inappropriée ! Tu as bien changé le Mammouth qu'il était ! »

« Oui, bref, alors quoi de beau en cette nouvelle journée ? Ryo n'a pas été trop dur avec toi ?»

« Ah vrai dire, j'ai quitté l'immeuble avant même son réveil… Il a encore du sortir toute la nuit et rentrer à pas d'heure… Cet imbécile ne changera jamais ! »

Les deux femmes soupirèrent d'un accord commun, on ne peut pas changer l'étalon de Shinjuku aussi facilement que Mammouth, il y avait encore beaucoup mais beaucoup de travail et cela agacé un peu Kaori, elle n'était pas aussi forte que son amie, elle n'arrivait pas à cerner Ryo aussi facilement qu'elle avec Umibozu... Pourtant tout le monde lui disait qu'elle était la seule personne qui arriver à le changer, qu'auprès d'elle il n'était plus le même. Alors pourquoi était-il toujours aussi froid, aussi distant envers elle ? Pourquoi ne se confiait-il jamais à elle ? Ils étaient associés, ils formaient City Hunter à eux deux. Parfois elle avait l'impression d'être un poids pour Ryo, et elle voulait changer cela, elle voulait apprendre à se défendre elle-même, combien de fois s'était-elle retrouvée en cachette dans la salle de tir sous le café pour s'entraîner sans que son partenaire ne sache rien. Mais tous ces efforts ne suffisaient pas, elle ne progresse pas aussi facilement qu'elle l'aurait souhaité. Oh oui, elle progressait, petit à petit, au moins assez pour ce garder elle-même en vie, mais pas assez pour assurer la protection d'un client sans la moindre aide de Ryo, elle devait se l'avouer. Elle n'était pas incompétente, mais elle n'était pas compétente pour autant…

« Et sinon, des nouvelles ? »

Voyant que son amie était plus que plongée dans ses pensées, Miki vint à son secours enlasortant de ses songes noirs. Cela fonctionna à merveilles car Kaori revint à la surface et se rappela son rendez vous de dix heures avec ses nouveaux clients, des clients qui lui permettraient de montrer sa valeur de nettoyeur aux yeux de son partenaire.

« Oh oui, j'avais complètement oublié ! Je suis ici pour accueillir mes nouveaux clients, ils m'ont donnés rendez-vous pour dix heures. »

« Oh je suis contente pour toi ! Cela fait bien quelques semaines que vous n'avez paseude travail. Ça fera un peu bouger ce fainéant de Ryo ! Ça ne lui fera pas de mal un peu d'exercice. »

« Oui mais tu connais Ryo, il va refuser la mission ! »

« Pourquoi, il s'agit d'hommes ? »

« Un couple plus précisément ! Monsieur et Madame Yewaïna. J'en saurais plus dans quelques instants quand ils arrivero…. »

Notre jolie Kaori n'eut pas l'opportunité d'achever sa phrase, une bourrasque de vent s'engouffra dans la café lorsque la porte s'ouvrit et qu'un éclair se jeta sur la jolie serveuse installa sur un tabouret derrière le comptoir.

« Ma Miki d'amour je t'aime tant ! Fais-moi un petit bisou ! »

BLANG !

Mais avant même que cet éclair ne puisse atteindre la jeune femme, une massue l'envoya s'encastrer dans le mur avec un bruit sourd. L'éclair qui n'était autre que Ryo, sortit de sous la massue en se frottant la tête.

« Argh je n'avais pas vu que la vieille folle était la… »

« Tu sais ce qu'elle te dit la vieille folle ?! »

BLANG !

Et revoilà ce cher Ryo de nouveau encastré sous une énorme massue, ça lui apprendra à toujours faire des remarques déplacées sur sa partenaire. L'homme sortit de sous cette seconde massue et alla s'asseoir à côté de la nettoyeuse sans rien ajouter de peur de ne recevoir une troisième massue, c'est qu'elle en caché beaucoup sur elle il faut l'avouer. Il commanda donc un café tout en écoutant sans écouter les nouvelles de Kaori, après tout lui aussi était passé par la gare avant de venir, il avait suivit Kaori depuis son départ jusqu'ici, il avait eu peur que comme quatre jour auparavant elle fut prise d'un vertige et qu'elle ne s'écroule de nouveau par terre, mais il s'était fait du souci pour rien, sa petit Kao avait une pêche d'enfer, il avait pu le sentir sous le poids des massues. Donc voilà, il était la pour la santé de sa partenaire et certainement pas pour cette mission avec un homme ! Mais il connaissait sa tête de mule, s'il refusait d'accomplir cette mission, elle le ferait seule, mais elle est encore trop faible pour ça et ce serait directement se jeter dans la gueule du loup. Il n'avait d'autre choix que de veiller sur elle comme le lui avait demandé son frère, mais il devait faire cela sans qu'elle n'en soupçonne rien, il allait devoir faire preuve de discrétion… Accomplir cette mission tout en faisant croire qu'il n'y participera pas et veiller à garder son Sugar boy en un seul morceau. Un jour ou l'autre, il finira par mourir en essayant de la sauver une énième fois, s'en rendait-elle compte ? Sûrement oui, elle n'était pas aussi idiote que cela, il se rendait compte qu'elle s'entraînait en cachette pour apprendre à se défendre par elle-même, elle était très forte et plus intelligente que la plupart des femmes de la ville, mais face au malfrat, elle n'était toujours pas de taille. Il préférait mourir pour elle que de la voir mourir, il savait que de toute façon il était condamné à jamais à devoir la protéger, jamaiselle ne le quitterait et il n'avait pas la force de s'y opposer car égoïstement, il ne voulait surtout pas perdre son ange, son rayon de soleil, sans Kaori à ses côté, il replongerait dans les ténèbres.

« Eh Ryo tu dors !? »

« Quoi ? »

Perdu dans ses réflexions, le nettoyeur avait cessé de faire semblant d'écouter Kaori et ne s'était donc pas rendu compte qu'elle lui avait posé une question.

« Tu pourrais au moins faire semblant de m'écouter quand je te parle ! Tu m'énerves ! Nos clients arrivent ! Et qu'importe ton avis on accepte cette mission ! »

Kaori se leva sans prêter plus attention à son partenaire et se dirigea vers le couple qui venait d'entrer dans le café.

« Bonjour vous devez être Monsieur et Madame Yewaïna, je suis Kaori Makimura et voici mon partenaire Ryo Saeba, je suis ravie que vous ayez choisit notre agence, nous espérons être à la hauteur de vos attentes ! Installons-nous autour d'un café pour parler plus en détails de ce que vous attendez de nous ! »

Un sourire radieux sur les lèvres, la nettoyeuse invita le couple à s'asseoir à la table la plus proche, ils devaient avoir entre quarante et cinquante ans et portaient un regard apeuré, leur attitude et leur style vestimentaire ne manquaient pas de montrer qu'ils étaient loin d'être à l'abri du besoin, en tout cas ils ne semblaient pas être le genre de personnes que l'ont cherche à assassiner ou à qui l'ont envoit des menaces… mais bon après tout, ils semblent riche et quiconque est riche de nos jours, à des chances d'être menacé… La jeune femme cessa de se poser des questions et commanda quatre café, elle nota également que Ryo les avait également rejoint à table, elle qui s'attendait à ce qu'il reste au bar… Enfin il les avait quand même rejoints en trainant les pieds et les mains dans les poches d'un air de dire « vivement que ce soit terminé ! ». Derrière lui vint Miki qui leur apporta les cafés commandés, mais elle retourna très vite derrière le comptoir essuyer sa vaisselle tout en écoutant d'une oreille discrète ce qui se racontait autour de la table.

« Bonjour, mademoiselle Makimura. Bonjour monsieur Saeba. Je m'appelle Seishi Yewaïna, et voici ma femme Yun, nous sommes ici sur les conseils d'une personne de connaissance professionnelle qui nous a recommandé à vous lorsque je lui ai expliqué mon problème, et avec ma femme, on a alors décidé de faire appel à vos soins car les choses ne cessent de s'aggraver et nous ne savons plus comment gérer tout ceci... »

Kaori scruta le couple assis face à elle septique, elle ne voyait pas ou monsieur Yewaïna voulait en venir, « les choses s'aggravent », pourquoi tourne-t-il autour du pot au lieu d'expliquer clairement l'identité de ces « choses » en question ? D'ailleurs, elle n'était pas la seule à ce demander cela. Elle voyait bien que Miki avait cessé tout mouvement, elle était debout derrière son comptoir un verre dans une main, un torchon à vaisselle dans l'autre, mais aucun mécanisme n'indiquait que ce torchon humide mais propre, pas comme ce qu'on peut trouver dans les vieux pubs vicieux, se frottait contre le verre mouillé. La gérante ne faisait aucun geste, toute son attention était portée vers les paroles de cet homme. Et elle n'était pas la seule, même Ryo semblait attendre plus de détails sur les propos de Yewaïna, lui qui au départ, n'avait même pas envie d'entendre parler de cette affaire, maintenant il était curieux d'apprendre qui leur avait conseillé de faire appel à eux, qu'elle était la « gravité » de leur situation et pourquoi d'ailleurs, n'expliquait-il pas clairement la situation au lieu de dire que ça allait mal... Parce qu'après tout, il n'avait pas révélé grand-chose et s'il voulait de l'aide il allait falloir qu'il soit un peu plus bavard. Lui ou sa femme.

« Que vous arrivent-ils exactement ? Si vous ne nous expliquez pas clairement votre problème, je ne vois pas comment mon partenaire et moi-même pourrions vous être utiles. Quelqu'un vous fait des menaces ? On a tenté de vous tuer ? On vous fait du chantage ? »

Le couple assis face à city hunter s'échangea un regard de soutient mutuel puis l'homme s'adressa à Kaori tout en fixant le sol, comme-ci, soudainement, ses pieds étaient devenu fascinant et curieusement attirant.

« C'est un peu plus compliqué que cela… »

« Compliqué ? C'est-à-dire ? »

Se fut Ryo qui posa la question, il trouvait ce couple de plus en plus bizarre, il ne ressemblait en rien à leurs clients ordinaire qui en général dévoilaient d'une traite leur problème et ne tournaient certainement pas autour du pot, au bien sûr certains d'entre eux cachaient toujours des détails que Ryo finissait toujours par découvrir, mais ils ne tournaient jamais autour du pot, non jamais, et le nettoyeur n'aimait pas qu'on tourne autour du pot avec lui, se moquaient-ils de lui ou avaient-ils peur de quelque chose ? Ils ontétaient envoyés par quelqu'un qui connait très bien City Hunter, d'après les dire de l'homme, et il donnerait cher pour savoir qui était cette fameuse personne !

« Je ne sais pas si vous allez nous croire… C'est assez… Comment dire… Surnaturel ! »

« Vous savez Monsieur Yewaïna, dans mon métier, j'ai eu affaire à beaucoup de cas « dit » surnaturel qui après quelques profondes recherches se sont révélés être des coups montés et bien organisés, tout simplement. »

« Oui, vous avez raison, et c'est pour cela que nous faisons appel à vous, nous ne sommes pas expert en matière d'enquête de ce genre, mais comme vous venez de le dire Monsieur Saeba, vous avez souvent eu affaire à des cas frôlant le sujet. Ainsi j'aimerais qu'une fois de plus vous révéliez le mystère et donné un sens naturel et réel à tout ceci… Acceptez-vous de nous aider !? »

Le regard de l'homme semblait suppliant, même si ce n'était pas son genre, même s'il ne connaissait pas encore le rôle qu'il allait avoir dans cette histoire, elle l'intéressait, ça changeait du boulot qu'il avait en général, il pouvait toujours tenter le coup. Mais il ne devait pas montrer à Kaori que cette histoire l'intriguait, il devait jouer celui qui ne rêve que de protéger une jolie jeune fille, sinon Kaori et Miki se poseraient des questions sur sa santé mentale.

« Je n'accepte pas un travail sans savoir en détails les risque couru et ce que l'on attends de moi… »

« Oui je comprends, je vais tout vous expliquer, ma femme et moi-même sommes antiquaire, nous nous intéressons de près aux objets anciens, mais aussi aux demeures. Et récemment nous avons acquit la propriété d'une vieille demeure en dehors de la ville, elle semble en bonne état et nous voulions la restaurer pour la rendre de nouveau habitable. Mais lors des visites d'inspections pour voir l'étendu des travaux qu'il y aurait à faire, il s'est passé quelques petits accidents. »

« Quel genre d'accidents ? »

« Nous avons une fille, elle s'appelle Koyuki, elle vient tout juste d'avoir vingt ans et tout comme nous elle partage la passion des objets anciens vu qu'elle baigne dedans depuis sa naissance, elle est donc venue avec nous inspecter cette demeure, c'est elle qui fut la cible de ces accidents… On ne s'est pas ce qu'il s'est réellement passé, il n'y avait personne à part nous trois dans cette maison, on s'est séparé pour inspecteur les lieux. Nous avons entendu un cri et un bruit sourd, quand nous sommes arrivés auprès de notre fille, elle avait perdu connaissance et depuis elle est dans le coma, les médecins disent qu'elle semble avoir était agressé mais que c'était étrange car elle ne porte aucune marque d'attouchement physique… »

Le visage de Kaori et de Miki se fermèrent face à cet aveu, ils devaient être dur pour ces parents de ne pas avoir de réponses à leurs questions, d'avoir leur fille unique entre la vie et la mort et ne pas savoir comment cela était arrivé, il est vrai que tout cela semblait surnaturel, mais il devait avoir une explication logique derrière cela, et ce serait le travail de City Hunter de trouver la vérité dans cette histoire.

« Vous vous êtes trompé d'adresse… C'est à la police qu'il faut s'adresser pas à nous… »

« Ryo comment oses-tu dire une chose pareille ! »

Kaori lui lança un regard noir mais avant qu'elle ne puisse ajouter quelque chose, l'antiquaire reprit la parole.

« Mais nous avons déjà fait appel à la police ! Mais il ne peuvent rien pour nous car il n'y a aucuns indices et aucunes preuves, on ne peut même pas porter plainte pour agression sous x car notre fille n'a aucune marque d'agression, la police dit qu'elle est peut-être tombée, tout simplement, et qu'elle s'est cognée et que dans ce cas, il ne pouvait rien faire pour nous aider… mais nous, nous savons que ce n'est pas le cas, alors une jeune lieutenant de police, mademoiselle Saeko, nous a mené vers vous, elle m'a affirmé que vous pourriez nous aider. Je vous en pris, nous serions prêt à détruire cette demeure pour qu'on nous rende notre fille sain et sauf, mais nous aurions besoin de votre aide pour cela, depuis l'agression, nous avons peur ma femme et moi d'être les suivant. Nous aimerions votre protection le temps que tout ceci soit tirés au clair, nous ne manquons pas d'argent, nous paierons le prix fort si vous décidez de nous aider ! »

« Mais bien sûr qu'on va vous aider à tirer tout cela au clair ! N'est-ce pas Ryo ! » S'exclama fièrement la moitié de city hunter tout en lançant un regard noir à son coéquipier qui disait que de toute façon qu'il soit d'accord ou pas ça ne changerait rien. Il haussa les épaules et se tourna vers le couple.

« J'aurais juste une question à vous poser si vous le permettez. » ajouta Ryo avec un regard sérieux qui fit reculer le couple au fond de leur chaise.

« Oui bien sûr tout ce que vous voudrez Monsieur Saeba. »

« Appelez-moi Ryo se sera plus simple. Dites-moi, votre fille, elle est mignonne !? »

Un sourire des plus pervers s'étala sur le visage de l'étalon, décidément il n'en raté pas une ! Miki en manqua de tomber de son tabouret tellement elle ne s'attendait pas à une remarque de ce genre au milieu de cette situation, un corbeau géant apparu derrière le couple d'antiquaire qui trouvait la blague un peu de mauvais goût et Kaori… Cette dernière fulminait devant l'arrogance de son partenaire, et l'écrasa sous sa massue « Espèce de Crétin » et reporta son attention vers ses nouveaux clients, vers un nouvel avenir cauchemardesque…