Explication après une douche

Draco avait fui le hall de l'entrée, il n'avait put rester devant cette fille. Et, sans prévenir, il s'était envolé vers le grand toit, traversant les grandes poutres de bois qui soutenait la large voûte qu'il avait trouvé rassurante et protectrice le jour de son arrivé à Poudlard, il y a sept ans. Il arrivait au premier étage, traversant au passage un autre fantôme, qui, sans le voir, se rendait au buffet pour se montrer aux élèves, et sans doute aussi pour se divertir se disait Draco, car la vie de fantôme n'était pas très amusante en soit et durait éternellement. Le pire pour le jeune serpentard c'est que lui personne ne pouvait le voir.

Personne à l'exception d'une seule personne, la seule personne que Draco est jamais détesté et hait au point d'avoir essayé de la tué plusieurs fois, mais sans y mettre de réel motivation. Cette personne, de plus, était une fille. En effet Draco c'était souvent cru gai lors de certaine fête avec ses amis, où il avait été particulièrement proche avec Zabini, son ami le plus confidentiel. Et en plus d'être une fille, elle pouvait postulé au palamarès des filles accumulant le plus de gourde possible. Elle était super laide, Draco n'aimait que les blondes à forte poitrine, et non une fille châtain clair (rattrapage…) qui fait office de planche à pain, et en plus de cela elle était une saleté de sang de bourbe. Draco trouvait tellement de défaut qu'il était étonné de voir une fille si nulle, car elle faisait aussi office de potiche pour son crétin de copain, Harry le balafré, et ne se rendait pas compte de l'amour que lui portait l'imbécile de singe de Ron Weasley.

Perdu dans ses pensées, Draco c'était aussi perdu dans les couloirs et s'était retrouvé devant le bureau du directeur. En apercevant la gargouille qui semblait le fixer, Draco sentit un nerf lâché au plus profond de son esprit et il ne put s'empêcher d'hurler sa colère dans le couloir.

- Mais pourquoi cette garce ? Je suis sur que tu ma mentis, vieux miteux, c'est pas celle que j'aime c'est pas possible, je la déteste, c'est pas possible.

Se livrant ainsi à un catharsis improvisé il se retrouvait à genoux sur le sol, et des larmes coulaient le long de ses joues, tout sa douleur et sa tristesse ressortaient enfin. Ses mains qui se tenaient sur le sol marbré recevaient les pleurs qui tombaient de son visage. Il se calmait et reprenait ses esprit quand une voix douce attira son attention.

- Je ne suis pas resté oublié du temps certes, mais je peut encore me vanter de ne pas avoir de ses acariens nuisibles sur moi, alors modéré vos propos jeune malefoy.

Draco se retourna et fit face à Dumbledore qui le surplombait de sa longue robe violette, les yeux, non menaçant, mais plein de compassion et de gentillesse. Draco détourna la tête et commença à se relever, il n'avait rien à dire à ce vieux croûton, et n'avait pas de temps à perdre.

- Laissez moi tranquille, vous n'êtes pas au buffet en bas ? Je vous y est vu tout à l'heure, comment avez vous fait pour monter aussi vite ?

- Mon cher Malefoy, auriez vous perdu le sens du temps avec celui de la raison, le repas est finit et je m'apprêtait à rencontrer calmement dans mes appartements, ne venez pas me demander de vous laisser tranquille si vous vous retrouver sans cesse devant l'entrée de mon bureau.

- Taisez vous, vous parlez toujours comme un vieux philosophe, vous croyez toujours tout savoir, ce n'est pas vous qui êtes à ma place, ça ce voit, comment pouvez vous comprendre ?

- Saches que l'expérience ne fait pas le sage, et que je suis plus apte à te comprendre que toi même. L'esprit embrouillé n'a jamais permit de réfléchir calmement. A ce propos, j'ai vu Mlle Granger rentrer confuse dans la grande salle alors vous même en sortiez.

Draco se mit alors à rougir à l'évocation du nom de la jeune fille.

- Est ce que je trompe ou j'ai eu raison en te disant de ne pas chercher trop loin ?

- Est ce que ça vous regarde ?

Draco repartit alors vers les grands escaliers dont les grincements pierreux résonnaient dans le couloir, il ne voulait pas parler à ce vieux. De toute façon il ne pouvait pas comprendre, personne ne pouvait. Il était seul. Seul au milieu de cet étrange pièce bordé de tableau où de lourds escaliers en pierre charriaient des élèves vers les nombreux couloirs et étages pour qu'ils puissent aller en cour. Les yeux de Draco qui se promenaient le long des tableaux s'arrêtèrent au 5ème étage où se trouvait la chambre des préfets ainsi que leur salle de bain. Il lui prit soudain l'envie de revoir ses anciens locaux, par nostalgie.

Il arriva dans le couloir et ne prit pas le temps de s'arrêter pour traverser le mur et pour entrer dans la large pièce qui faisait office de salle des préfets, Celle ci était vide, les élèves préférant la convivialité de leurs salles communes. Mais Draco avait toujours apprécié ce lieux pour le calme qui y régnait. La pièce était assez vaste et l'espace était partagé par une table basse entourée de quatre fauteuils ainsi que deux canapés moelleux au couleur ocre. Une grande fresque murale représentait les quatre fondateurs créant le château, et au dessus de la petite porte qui faisait office d'entrée une large banderole à l'effigie de l'école flottait mollement à cause d'une fenêtre ouverte. Il y avait deux fenêtres, l'une donnait sur le parc, et l'autre, qui était ouverte, donnait sur une cour dans le château, non loin d'elle se trouvait une porte qui donnait sur les chambres spéciales des préfets en chefs. Même Draco ne s'y était jamais rendu, mais il avait entendu dire par les frères jumeaux weamoche que les chambres étaient particulièrement luxueuses et agréables. Le regard de Draco revint sur la fenêtre ouverte, il était étonné que celle ci soit ouverte car personne ne se trouvait ici, et les fenêtres restaient généralement fermées. Il jeta ensuite un coup d'œil vers la porte menant aux chambres des préfets, et si il profitait de sa situation pour y aller ? Draco trouva cette idée excellente et se précipita vers la porte.

Sa tête puis son corps traversèrent la porte, il entra enfin dans un petit couloir sombre en lambris de bois, qui dégageait une certaine fraîcheur et pourtant d'humidité chaude. Trois autres portes se trouvait face à lui, dont une où se sortait une étrange fumée que ressemblait plus à de la vapeur d'eau, ce qui expliquait l'humidité environnante. Draco se dit que c'était sûrement là que se trouvait la salle de bain pour les préfets en chefs, et que quelqu'un devait sûrement s'y laver. Il ne connaissait pas le nom des nouveau préfets en chefs et était assez curieux, en plus cela lui faisait une bonne occasion de mater que se soit fille ou garçon. C'est donc avec un sourire malicieux que le jeune homme traversa la porte vers l'inconnu.

Comme il s'y attendais la pièce était en effet la salle de bain, et la fumée qui passait sous la porte provenait d'une large piscine faisant office de bain, elle ressemblait vaguement à celle des préfets simples mais en plus large et luxueuse. La chaleur était si étouffante que même Draco en fantôme sentait l'air chaud de la vapeur sur lui. Celle-ci était si intense que Draco apercevait juste le bord de la baignoire ainsi qu'une forme sombre et fine qui bougeait en son centre. Curieux, le serpentard s'approcha, marchant sur les dalles en marbre noir à veine rouge, il s'approcha de la baignoire et sans s'arrêter il franchit le bord en marbre blanc et or sans passer par dessus, l'eau ne le mouillait pas mais ralentissait ses mouvements, il approchait de la vague forme. Il se souvint avoir remarqué des vêtements féminins à l'entrée mais il avait été plus préoccupé par la personne qui portait les vêtements que ceux ci. La rumeur de l'eau qui dégoulinait se faisait plus forte et la forme plus distincte. Draco arriva si vite devant elle qui ne se souvint pas des derniers mètres qui lui restaient à faire, il oublia tout et se focalisa sur la personne nue qui lui tournait le dos présentant une paire de fesse plutôt alléchante, et ce n'est qu'en remontant les yeux sur le dos pour arriver vers la nuque, un endroit très érotique pour Draco, qu'il aperçu les cheveux châtains clair, qui même mouillés ondulait sur les épaules de la jeune fille. Il fut alors prit d'un gros doute.

- Granger ?

Les mots lui échappèrent de la bouche et la personne devant lui se retourna à vive allure, montrant au jeune homme que ses doutes étaient bien fondés.

- Malefoy ?

Les deux adolescents restèrent ébahit se regardant dans les yeux, mais ceux du Serpentard ne purent supporter la nudité sans se baisser et regarder vers des endroits souvent couverts. Hermionne, sentant les yeux du garçon descendre sous son nombril, saisit alors savon qui se trouvait non loin d'elle et le jeta à la figure de son voyeur sans prendre le temps de réfléchir. Le projectile traversa la tête du garçon et vint s'éclater contre le mur de l'entrée.

Draco avait souvent comparé la gryffondor à une planche à pain mais là la situation lui prouvait le contraire, la jeune femme possédait de magnifiques formes, toutes à son avantage, qui lui allait très bien, se dit alors le jeune homme. Grisé devant tant beauté ce fut hermionne qui lui fit détaché son regard en rejoignant le bord du bassin à la nage pour ne pas que les yeux du garçon ne se promènent de nouveau sur son corps.

Elle prit une serviette de bain et tenta bien que mal de se rhabillé sous celle ci. Draco à coté d'elle la regardait d'un air amusé, aucun des deux n'avait encore parlé, et Draco n'avait pas fuis , ce qu'il avait fait tout à l'heure. Il ne savait pas pourquoi il avait le besoin de parler et comme les deux seules personnes à l'entendre était le vieux fou et cette sang de bourbe il n'avait pas trop le choix, il se rabattait sur Hermionne car il n'avait pas envie d'écouter les sarcasmes et les paroles philosophique de l'autre retraité. Il se décida à prendre la parole.

- Granger, je …

- Draco, si …

Les adolescents avaient commencé à parler en même temps, chacun rougissant de leur coté, seulement à cause de la chaleur se disaient il chacun de leur coté. Draco, mal polis et non galant qu'il était, prit la parole le premier.

- Dis, est ce que je peux te parler… en fait je suis mort et comme il y a des épreuves et ben… en fait … bon tu vois quoi ?

Les paroles incompréhensibles du jeune homme laissèrent Hermionne un peu déconcerté, la gryffondor se mit alors à sourire devant l'expression bête et angoissé que donnais la tête de Draco, celui se grattant la tête et regardant ses pieds ne se sentait pas vraiment à l'aise devant la belle jeune femme, celle ci habillée se tenait imposante face à lui, croisant les bras, attendant une deuxième réaction. Draco avait honte de ne pas avoir assuré face à une fille, comme il le disait souvent, même si Hermionne n'était qu'une Gryffondor, il se devait de faire honneur à lui même. Il releva la tête pour lui faire face et il remarqua ainsi le sourire narquois qui se dessinait sur les fines lèvres de l'adolescente, ce qui le mit encore plus mal à l'aise. Il voulut reprendre la parole mais Hermionne intervint enfin.

- Tu sais Malefoy, ce n'est pas la peine de me raconter, le professeur Dumbledore m'a tout dit je sais tout, donc évite de me conter ta vie, parce que franchement, tu en fait tout un drame mais c'est pas passionnant. Aller viens dans ma chambre on va s'expliquer.

Draco, choqué devant tant de caractère et persuasion, ne put que suivre la jeune femme dans ses appartements, il la suivit donc dans le couloir et entra dans sa chambre en passant par une des portes, ouverte cette fois ci, qui se trouvait aussi dans le petit couloir. Hermionne se tourna vers lui, souriante :

- Attend moi la je vais chercher un truc, fait comme chez toi.

Draco la regarda tourner vers la salle de bain puis s'assit sur le grand lit en baldaquin qui se trouvait près d'une grande fenêtre. Assit ainsi le garçon entreprit de se décrire la chambre dans sa tête comme s'il était scénariste de film où écrivain. Il faisait beaucoup cela depuis sa mort. La chambre était grande, environ la moitié d'une chambre commune de Serpentard qui accueillaient six élèves, donc à peu près six vois sept mètres sur une dizaine. Draco se disait que certain profitait d'un luxe non permit pour d'autre. S'il n'était pas mort il serait sûrement devenus préfet en chef, il se disait que la luxure était toujours donné au habitué, mais là cette chambre énorme était réservé à une sang de bourbe, il en avait presque honte pour Poudlard. En même temps, s'il avait été préfet en chef, il aurait partagé la salle de bain avec Granger, ce qui lui aurait parut horrible il y a quelques temps, mais après avoir été fantôme quelques semaines et après avoir vu Hermionne nue, il se disait que cela aurait put être pas mal tout compte fait. Ses yeux arrêtés par ses pensées reprirent du travail et balayèrent la chambre, il remarqua une grande armoire dont une des portes étaient un grand miroir qui ne le reflétait pas. Au pied de l'armoire se trouvait le sac de travail de l'adolescente et quelques mètres sur la droite se trouvait un grand bureau submergé de parchemin et de livre, et entre celui ci et l'armoire se trouvait un panier en tissu où dormait un gros chat orange que Draco avait déjà vu auparavant car il avait essayé de l'attraper pour le raser avec ses amis.

Hermionne arriva enfin avec une brosse à cheveux dans la main et une fine robe de chambre sur elle, elle était toujours aussi enjouée, comme Draco ne l'avais jamais vu, même quand il l'espionnait dans la bibliothèque pour savoir si elle avait un petit ami. Se souvenir revint soudain à Draco, pourquoi voulait il savoir si Granger avait un copain ? Bah, il devait sûrement avoir une excellente raison.

La jeune femme prit la chaise du bureau et vint s'asseoir devant Draco ce qui le gêna vu la taille assez minime de la robe de chambre et par la façon dont elle écartait les jambes sur la chaise. Elle prit la parole tout en se brossant :

- Bon je sais que ça pas être facile, mais comme je suis la seule capable de t'aider il va falloir faire des efforts, d'abord pas d'insulte, ok ?

Devant la conviction de la jeune femme mais aussi de sa beauté Draco secoua timidement de la tête, sans trop la baisser non plus pour ne pas passer pour un obsédé.

- Et puis on arrête de s'appeler Granger et Malefoy, on dira Hermionne et Draco, ça te convient peut être pas mais ça sera mieux.

Draco acquiesça de nouveau de la tête.

- Autre règle à suivre, personne n'est au courrant que tu es là, alors évite de me parler devant les autres, j'aurais l'air conne si je parle toute seule, ok ?

Nouvel acquiescement chez Draco.

- Et puis ne m'espionne plus jamais, sinon je dirais à tout le monde pourquoi tu peux me voir et pas les autres.

Draco se mit alors a rougir violemment, il espérait qu'elle ne parlerais pas de ça, mais évidemment le vieux croûton lui en avait parlé, de toute façon, se rassurât-il, ce n'est pas vrai ce truc. Il prit tout de même le courage de répliquer :

- Qui te croira ? Personne ne m'entend ni me voit, je peux te voir à poil quand je veux, et tu peux rien y faire.

- Je te déconseille fortement, Draco, répondit elle avec calme.

Il firent ensuite le point sur tout les « pouvoirs » de Draco. Celui ci pouvait voler, passer à travers tout, que ce soit murs, vitre, terre, il était juste ralentit par l'eau. Il pouvait aussi bien devenir consistant et marcher comme un vivant, ce qu'il faisait souvent d'ailleurs. Il ne pouvait touché que ses propres vêtements et avait le besoin de se reposer quelques heures, cinq tout au plus, par jour. Et malgré qu'il passait à coté de toutes saletés, les siennes par contre l'obligeait à se récurer avec des pouvoirs magiques, et il devait aussi aller au toilettes. Un bonne nouvelle c'est que il n'avait pas besoin de baguette pour créer des sorts, mais marchait seulement ceux qui avait des effets sur lui, car les autres passaient à travers les murs comme lui. Mais Draco se rendra compte plus tard qu'il possède bien d'autre pouvoir, en attendant Hermionne lui proposa un lieu pour dormir :

- Si tu veux la chambre d'à coté n'est pas occupé, Justin est partit chez lui son père vient de mourir dans un accident de voiture.

- Un accident de quoi ?

- C'est comme un accident de balais, mais en plus impressionnant et plus dangereux, tu connais pas les voitures ?

- C'est pas le truc que le singe et le crétin ont ramené en deuxième année ?

- Le singe et le crétin ? Tu veux dire Ron et Harry ? Soit plus polis avec eux sinon gare à toi, dit elle avec un faux air menaçant un sourire au coin des lèvres.

Draco ne put s'empêcher de rigoler accompagner par Hermione, cela partit en euphorie, le premier signe d'un lien qui allait les unir. Il alla ensuite dans sa chambre pour se coucher, la même que Hermione mais en vide. Il était tout de même onze heure du soir. Draco s'endormit, un sourire sur son visage d'ange, le premier depuis sa mort.

FIN DU CHAPITRE 2

Voilà la fin du chap 2 je vais faire assez rapidement pour mettre le 3

En attendant vous pouvez lire mes autres fanfic, notamment « un amour naissant, ou nouvel amour » je ne sais plus comment je l'ai appelé qui se rapproche du genre de cette fan fic mais avec Lily et James.

En attendant laissez une review s'il vous plait !

PS : Pour ceux qui ne me connaisse pas je suis un mec (ça se voit quand je décrit Hermione… -) alors éviter les erreurs dans les reviews, on m'a déjà fait le coup assez de fois !

REPS : Meria j'espère que ça ta plut, j'ai pensé à toi pour la dernière phrase !