Bonsoir tout le monde, (re)voilà le chapitre un.

Je voulais le publier hier, mais Marlowe m'a accaparée et je vous prie de croire qu'un auteur anglais du XVIe siècle c'est tenace! Merci à toutes les personnes qui ont pris le temps et la peine de me laisser leur avis (encore désolé pour les deux lectrices dont j'ai dû malheureusement supprimer les commentaires en mettant mon prologue). J'espère que vous continuerez à vous exprimer à l'avenir. Aux autres, n'ayez pas peur de dire ce que vous pensez. Bien que très susceptibles, je ne prends pas mal les critiques ;-)

Pour en revenir à cette fanfiction je vous prie de m'excuser pour la vulgarité et l'utilisation parfois de mots quelque peu crus. Ne croyez-pas que ça m'amuse d'écrire ainsi, c'est juste que je pense que ça rend mieux la piètre opinion dans laquelle Draco tient Hermione (ou plutôt à quel point il la méprise et la hait). Alors ne me tenez pas rigueur de mon vocabulaire peu correct. Merci.

J'écris du point de vue de Draco et donc s'il était trop correct et poli dans son vocabulaire, ça ne collerait pas, je trouve, avec la haine et le mépris qu'il éprouve pour le monde et Hermione en particulier.

PS: Dernière petite chose, tous les personnages sont bien sûr la propriété de J.K. Rowling

Chapitre 1 : 1ère manche.

J'ouvre les yeux. Fichue insomnie qui ne veut pas me quitter. Je vais me mettre à la potion de sommeil si ça continue. Des nuits sans rêves, sans elle. Un peu de répit serait le bienvenue bien que torturer Granger nuit après nuit ait son charme.

Je me décide à me lever. L'aube colore à peine le ciel, mais le sommeil me fuit, impossible de le retrouver. Je prends quelques affaires et sors de la pièce en laissant claquer la porte. Qu'est ce que j'en ai à faire si je réveille ces idiots qui se prétendent mes amis. Ils sont juste bons à me suivre et à exécuter mes ordres. Je suis un Malfoy, que m'importe leur sort. Seul moi ai de l'importance.

Je quitte mon dortoir et m'aventure dans les couloirs encore silencieux de l'école. Je m'arrête devant un tableau représentant des nymphes installées lascivement sur des rochers, elles me lancent des clins d'œil charmeurs alors que je leurs donne nonchalamment le mot de passe. La porte cachée s'ouvre, dévoilant une magnifique salle de bain. Etre préfet a certain avantages.

Dommage que des impotents comme Weasley et cette trainée le soient aussi.

Je me déshabille et plonge dans la piscine. L'eau est brûlante sur ma peau glacée. Je soupire d'aise alors que d'un tour de robinet j'augmente encore plus la température. Mon dos contre le rebord je soupire d'aise en fermant les yeux. Je pourrais rester des heures à me ramollir ainsi. Mais le bruit du panneau de bois de la porte qui s'ouvre me tire de ma béatitude.

Décidément on ne peut plus être tranquille dans cette fichue école. Furieux je tourne la tête vers ceux qui ont osé déranger ma précieuse personne. Si c'est encore cette stupide préfète de Poufsouffle, elle va me le payer cher. Mais ce n'est pas cette idiote d'Hannah Abbot. Ce sont les deux personnes que j'ai le moins envie de voir alors que je suis seul, nu et désarmé.

Granger et Weasley.

_Malfoy, crache avec mépris le rouquin en me jetant un regard lourd de haine.

_Weasley, dis-je en retour, vomissant son nom comme si c'était de l'acide.

Granger reste silencieuse et détourne légèrement la tête gênée alors que je les fusille du regard. Pauvre petite, elle est si timide que me voir à moitié dénudé (heureusement que les bulles de savon cachent l'essentiel de mon corps) la trouble. Je ne peux me retenir d'esquisser un sourire narquois avant de me retourner vers Weasley et de lui dire avec autorité :

_Comme vous pouvez le constater, la salle de bain est prise, alors dehors!

La belette sert les poings de rage. Il n'a jamais été capable de me répliquer, ou alors avec trois ans de retard.

_Tu n'as pas le monopole de cette salle, s'écrie-t-il soudain une bonne minute après. Quel sens de la répartie !

Je lui lance un regard qui en dit long et réponds :

_Peut-être. Mais je n'ai aucune envie de vous voir copuler sous mon nez. J'ai l'estomac fragile et puis vu que j'étais là le premier et qu'en plus je suis en haut de l'échelle, je suis largement prioritaire.

_L'échelle de quoi ? Intervient soudain Granger sans se soucier de la première partie de ma phrase. Celle du statut du sang ?

_Exactement.

_Alors selon toi, sous prétexte que tu viens d'une famille de sorciers, tu vaux mieux que moi, continue-t-elle.

_Sans aucun doute, affirmé-je en me rengorgeant.

Toujours ce même débat. Elle devrait avoir compris depuis le temps.

_Petite merde, lâche soudain Weasley incapable de se contenir plus longtemps.

_Je vois que ton langage est toujours aussi déplorable, mais vu le milieu dont tu es issu, cela ne m'étonne guère. Et puisque que tu parles de « petite merde », je crois qu'il en a justement une grosse à côté de toi, répliqué-je avec sarcasme.

C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Le sous-fifre de Potter furieux dégaine sa baguette et la pointe sur moi. Je ne bouche pas d'un cil. Je suis désarmé mais je ne vais pas lui donner le plaisir de voir qu'il m'a mis mal à l'aise et que les signaux d'alerte se sont mis en marche dans ma tête. Danger.

Mais sa petite pute lui dit de laisser tomber, que ça n'en vaut pas la peine. Weasley reste quelques instants sans bouger, sa main tremblant de colère. Je l'affronte du regard. Fier.

Plutôt mourir que baisser les yeux et les laisser triompher. Je suis un Sang-Pur, ce ne sont que cloportes. Les traitres à leur sang comme Weasley ou les Sang-de-bourbe devraient tous être éliminés jusqu'au dernier. Ils sont une menace pour la pureté de notre sang. Qu'ils abâtardissent notre race est intolérable. (1)

Première manche gagnée. J'étais désavantagée mais j'ai remporté cette première bataille.

J'ai eu chaud cette fois-ci mais la prochaine fois Granger je serais bien moins gentil. Je vais faire de ta vie un enfer.

Je vais t'écraser toi et ce crétin qui s'est entiché de toi.

(1) Attention je n'adhère pas du tout à ces idées d'exterminer des populations, à ces croyances de prétendue hiérarchie entre les races et autres âneries du même acabit. Les races n'existent pas, qu'importe notre ethnie nous descendons tous de l'Homo sapiens !

Voilà pour ce premier chapitre, j'espère qu'il vous a plu. L'action n'était pas rendez-vous, mais il faut bien poser les bases avant d'entrer dans le vif du sujet. J'attends en tout cas avec impatience vos réactions.

Sauf imprévu, entendre pile de devoirs en retard, soirée trop arrosée, sorties imprévues etc, je posterai la suite ce week-end. A très bientôt