Disclaimer : Les personnages et les évènements cités dans cet ouvrage ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de la merveilleuse JK Rowling, sans qui l'univers d'Harry Potter n'existerait pas (ce qui serait tout de même dommage). Seul le texte et l'histoire sont de moi.
Bonne lecture !
Le premier ministre moldu était tranquillement assis dans son bureau du 10, Downing Street, et pensait aux prochaines vacances qu'il allait pouvoir prendre loin de Londres et de sa constante agitation, lorsque le portrait accroché au mur de son bureau se mit à parler.
« Visite imminente du ministre de la magie»
Le premier ministre poussa un soupir de découragement. Depuis quatre ans qu'il était en poste, ce portrait lui avait parlé un trop grand nombre de fois. Et ce n'était que pour lui annoncer de mauvaises nouvelles. Or, le premier ministre n'avait décidément pas besoin de mauvaise publicité en ce moment, avec les élections qui approchaient. Les médias et le parti d'opposition lui causaient déjà bien assez de soucis sans qu'en plus un monde magique dont il n'avait même pas le droit de parler n'en rajoute. Il se cala néanmoins dans son fauteuil et dit au portrait que le ministre pouvait venir. Après tout, il ne servait à rien de retarder l'échéance.
Quelle ne fut pas sa surprise de voir se matérialiser dans la pièce un homme grand, d'une quarantaine d'année et à la peau noire, qu'il était certain d'avoir déjà vu quelque part. Mais le système politique des sorciers devait être d'une grande instabilité pour qu'ils changent de ministre aussi souvent. Le dernier, un certain Puis Thicknesse, ne lui avait pas fait grande impression. Le pauvre n'avait pas l'air très à l'aise dans son rôle. Le nouveau en revanche, avait l'air bien plus stable.
Ce n'est que lorsqu'il se mit à parler qu'il sut d'où il le connaissait. Kingsley Shacklebolt avait été sont garde du corps, un an auparavant, lorsque le gouvernement sorcier se souciait encore de sa protection. Depuis quelques mois en revanche, il avait dû se débrouiller seul, et avait échappé à certaines tentatives d'assassinat n'ayant rien de normal. Ce fut donc avec plaisir qu'il invita Kingsley à prendre un siège.
- Je vous remercie M. le premier ministre, je ne vais cependant pas rester très longtemps, je manque de temps pour cela. Les derniers jours ont cependant été riches en évènements, et il est de mon de devoir de vous en tenir informé, lui répondit celui-ci.
Le premier ministre remarqua en effet que Kingsley avait l'air au bout du rouleau.
- Comme mon prédécesseur a du vous en informer, reprit Shacklebolt, la communauté magique traverse depuis quelques temps une période de crise. Nous sommes en pleine guerre civile, qui a décimé un dixième de la population magique de Grande Bretagne, mais qui par chance, est sur le point de s'achever. Le chef du camp adverse a été tué il y a deux jours, et le ministre de la magie qu'il avait placé à la tête du pays, Pius Thicknesse, a été emprisonné. J'ai été nommé ministre de la magie par intérim, en attendant que des élections soient organisées. Je vous tiendrez informé de la fin de la guerre.
- Mais … ce malade, lord Machinchose, qui tuait des gens pour le plaisir … Il est mort ?
- Oui, monsieur le premier ministre. Il a été tué lors de la Bataille de Poudlard. Cependant, pour le moment, le danger n'est pas éliminé. Certains de ses partisans sont encore vivants, et plus déchaînés que jamais. Je vous informerez lorsque le danger pour les moldus sera définitivement écarté.
- Vous savez Shacklebolt … C'est sûrement la première fois que je suis content de voir l'un des vôtre, lui répondit le premier Ministre dans un sourire.
Kingsley esquissa l'ombre d'un sourire et se volatilisa. Le premier ministre allait enfin avoir une bonne nouvelle sur laquelle s'appuyer pour être réélu. Il allait enfin pouvoir annoncer aux médias que les chefs de l'organisation terroriste sur le compte de laquelle ils avaient mis toutes les catastrophes s'étant produites durant l'année écoulée avaient été arrêtés et que les tueries allaient cesser. Le chef de l'opposition allait en avaler son chapeau de travers. Pour un peu, il aurait même siffloté, tant il était heureux.
