Bonjour ^^!
Tout d'abord je tiens à remercier ceux et celles qui m'ont mis une review (koko-chan à qui je n'ai pas répondu). Ensuite, je vous offre la suite des aventure de fem!Tsuna. La version Gokudera est un peu moins bien que celle de Mukuro, de mon point de vue, mais je vous laisse en juger!
Bonne lecture ^^!
Gokudera sortit de chez lui et se dirigea d'un pas déterminé vers chez Tsuna, Dixième du Nom de titre. Comme chaque matin, en se dirigeant vers son idole, il espéra qu'elle allait bien, qu'elle était en forme, qu'il ferait un bon bras droit et toute la litanie de prières et de souhaits qu'il adressait habituellement à qui voudrait bien les recevoir là haut.
La Juudaime, en tant que femme, devait recevoir une protection. Non pas qu'elle était faible, loin de là, mais un de ces malappris pouvait avoir l'audace de l'embêter, voire pire, de la draguer.
-Personne ne touchera à la Juudaime! grogna-t-il entre ses dents.
Même s'il devait l'attendre plusieurs heures dehors dans une tempête de neige, il l'attendrait. Par chance, il faisait beau et les cours commençaient dans très peu de temps. Il n'aurait donc pas à faire un glorieux et enthousiaste sacrifice de sa personne.
-Juudaime! s'écria-t-il en apercevant la jeune fille.
-Ah... Gokudera-kun! Tu sais, tu n'as pas besoin de m'attendre tous les matins, s'exclama-t-elle, un peu embarassée.
-Je vous gêne, Juudaime? brailla le garçon, prit d'un doute soudain.
Voyant sa tristesse, Tsuna se sentit coupable.
-Non, Gokudera-kun, mais tu te lèves beaucoup plus tôt tous les jours pour moi. Tu n'as pas besoin de faire tant d'efforts, lui apprit-elle avec un sourire.
Les yeux de son interlocuteurs se mirent à briller.
-Vous... Vous vous inquiétez pour moi, Juudaime! Merci!
-Mais, c'est normal, Gokudera-kun... protesta faiblement la jeune fille, sachant pertinemment que lorsque son ami partait dans son délire, rien ne pouvait l'arrêter.
Ainsi rassuré sur les sentiments de sa chère chef, l'italien se mit à réfléchir au programme de la journée. Il avait plusieurs choses à régler.
Tout d'abord, les rumeurs qui affirmaient qu'il sortait avec Sawada. Elles étaient fausses, bien sûr. Il se contentait de faire son travail de bras droit, ces imbéciles ne s'en rendaient pas compte? Il y avait celles qui disaient qu'elle sortait avec l'idiot de baseballer, et ça, il le savait de source sûr, ce n'était pas vrai non plus. D'ailleurs, si cet imbécile de sportif tentait quoique ce soit pour essayer d'influencer le cœur sensible de la jeune fille, l'équipe de baseball devrait se trouver un nouveau leader d'ici peu. Quant à l'extrême abruti, s'il continuait à vouloir attirer la délicate jeune fille dans son club stupide, lui aussi finirait à l'hôpital.
Ce genre de rumeurs pourraient être nuisibles à la Juudaime. Il était vrai qu'avec ses grands yeux marrons, son sourire innocent, son charisme certain, et ses capacités fantastiques, la petite brune devait faire battre bien des cœurs. Mais si certains affirmaient que ce n'était pas grâce à son charme que de nombreux garçons gravitaient autour d'elle (ben quoi, on n'a plus le droit d'avoir des subordonnés mafieux mâles?) mais car elle faisait partie d'une bande de voyous (ce qui était réducteur), ou pire, parce qu'elle rendait d'autres sortes de services pour compenser sa médiocrité (PARDON?), il y aurait des morts. La réputation de la Juudaime avant tout.
Mais ce qui était curieux, c'est que plus il menaçait les élèves avec des dynamites, plus les rumeurs augmentaient. Peut-être qu'un nettoyage par le vide devrait être fait.
Quant à l'autre problème majeur... Gokudera s'arrêta soudain.
-Juudaime! Vous êtes blessée?
Tout à ses pensées, il n'avait pas remarqué le pansement sur la joue de la jeune fille, ni qu'elle boitait un peu. Comment avait-il pu louper ça?
-Ce n'est rien, Gokudera-kun, merci de t'inquiéter, sourit Tsuna.
-Je... Je suis impardonnable! Non seulement je n'ai pas été là pour empêcher ça, mais en plus je viens seulement de le remarquer! Excusez-moi, Juudaime! beugla-t-il en se laissant tomber à genoux.
Sawada se prit à espérer qu'il n'allait pas s'auto-flageller devant elle. Par bonheur, les dynamites ne se prêtaient pas à ce genre de chose.
-Mais... Gokudera-kun, tu n'as rien à te reprocher!
-Si, j'aurais dû être là! Excusez-moi Juudaime!
-Mais non! Et puis, ce n'est pas bien grave, argumenta la brune en espérant que Hayato se relèverait rapidement.
Les gens commençaient à leur jeter des regards bizarres. Sa réputation n'était peut-être pas encore foutue dans le quartier, alors autant arrêter là.
-Vous êtes trop gentille, Juu... s'écria l'italien en relevant la tête avec un sourire avec de s'interrompre brusquement.
C'était le deuxième problème qu'il voulait régler. Les traditions mafieuses voulaient que l'on s'incline profondément devant un parrain, et Hayato les respectaient, un genoux à terre et le front près du sol.
Seulement, lorsqu'il relevait la tête pour croiser le regard de sa boss, avant de voir les beaux yeux marrons, il avait une vue parfaite sur la culotte de la jeune fille. L'inconvénient des jupes japonaises, plutôt courtes...
D'habitude, il rougissait violemment et baissait les yeux aussitôt, ce qui avait le don de faire comprendre à Tsuna ce qui se passait et la faisait rougir à son tour. Puis il s'excusait de nombreuses fois et certifiait qu'il ne le faisait pas exprès, jusqu'à ce qu'elle le supplie de se relever.
Cette fois-ci, ses yeux s'agrandirent sous le choc et ses excuses se perdirent dans un gargouillement de gorge.
La Juudaime portait des sous-vêtements transparents!
-EXCUSEZ-MOI!
Tsuna se surprit à penser que si tout le quartier ne la prenait pas maintenant pour une tordue avec les cris de Gokudera, il n'arriverait plus jamais rien à sa réputation. Elle recula en chouinant, rouge comme une tomate, se rappelant l'affaire des sous-vêtements de la veille.
Hayato était au comble de la gêne. En plus d'avoir aperçu la culotte de la Juudaime, il avait vu CE QU'IL Y AVAIT EN DESSOUS! Que pouvait-il faire à part s'auto-détruire immédiatement pour réparer un tel affront?
-J'ai vu le... le... la... le... de la Juudaime! hurlait-il intérieurement, le teint couleur fraise bien mûre, fixant le trottoir avec insistance, n'osant même pas formuler en pensées ce qu'il avait vu.
-EXCUSEZ-MOI JUUDAIME!
Il ne pourrait plus jamais la regarder en face. Et s'il se faisait sauter avec une de ses propres dynamites? Non, la Juudaime dans sa grande bonté ne le laisserait jamais faire. Il se crèverait les yeux une fois chez lui.
Une minute tendue passa, puis la brunette prit une décision, se rendant compte qu'ils risquaient d'être en retard et d'être une nouvelle fois mordus à mort par Hibari.
-Go... Gokudera-kun! Ce... ce... n'est pas grave! Relève toi, c'est un accident!
-EXCUSEZ-MOI, JUUDAIME!
-Gokudera-kun! S'il te plaît, relève toi! Ce n'est pas grave, je te jure!
Le jeune homme finit par se relever, honteux, sans oser regarder Tsuna.
-Veuillez m'excuser, Juudaime, mon attitude n'est pas digne de celle d'un bras droit.
-Euh... Évite simplement de t'incliner comme ça devant moi. Tu n'es pas obligé de le faire, Gokudera-kun, répondit la petite brune en se passant la main dans les cheveux d'un air gêné.
-C'est... C'est une marque de respect, Juudaime.
Puis, il ajouta, pressé de changer de sujet :
-Et vos blessures, Juudaime?
Gênée, Sawada lui raconta tout. Le chat, Shamal, les sous-vêtements, Hibari. Très prévisible, l'italien voulut ôter à sa chère boss la peur de croiser Kyoya dans les couloirs en allant directement le chercher pour le défoncer. Lui et Shamal, bien sûr.
-Enfoiré de chef du comité de discipline! hurla-t-il en apprenant la nouvelle.
Tsuna tenta de le faire taire ; ils approchaient du collège et Hibari était loin d'être sourd.
-Ohé! s'exclama la voix joyeuse de Yamamoto.
-Yamamoto-kun!
-Pff! Pas encore cet emmerdeur! souffla Hayato en regardant ailleurs.
-Comment allez-vous tous les deux! Oh? Tsuna-chan, tu es blessée?
-Ce n'est pas grave, j'ai eu une petite discussion avec Hibari, minimisa la jeune fille.
-Il n'est pas très galant, commenta le sportif. Dépêchons nous! Si on est en retard, nous risquons de le croiser.
Et ça ne loupa pas.
-Vous êtes en retard, lança froidement une voix dans leur dos alors qu'ils venaient de passer l'entrée du collège.
-Hiiiiiii! Hibari-san, ça n'a pas encore sonné, ne nous mord pas à mort! s'affola la brune. On n'est pas encore en retard!
Un long tintement métallique retentit.
-Maintenant si, conclut le maniaque des tonfas en sortant ses armes avec un sourire sadique.
-AAAAAAAAAAAH!
Yamamoto se mit à rire, nerveux.
-Allons, Hibari, ne t'énerve pas comme ça, on a encore le temps.
-ENFOIRE! Je vais te faire payer pour ce que tu as fait à la Juudaime!
-Gokudera-kun! Non!
-Ça me va, répondit Hibari qui n'avait rien contre le fait de faire un peu d'exercice le matin pour se mettre en forme.
Même si ce n'était que ce stupide amateur d'explosifs, le combat attirerait peut-être le bébé.
-Crève! lança l'italien en lançant des dynamites.
-Pitoyable, se moqua le chef du comité de discipline en les évitant en souplesse.
Tsuna retint sa jupe de toutes ses forces pour l'empêcher de se soulever. Elle avait pourtant parlé de ce problème à Gokudera... Qui trouvait qu'elle tenait de Marilyn Monroe.
-Hibari! Hibariiii! se plaignit une petite voix au dessus d'eux après l'explosion des dynamites.
L'Hibird tangua dans les airs, reprenant difficilement son vol. Le sourire sadique de Kyoya disparut sous le coup de la colère. Les chatons, les oiseaux, le collège, le règlement... cette bande d'herbivores ne respectait donc rien?
-Je vais vous mordre à mort, siffla-t-il d'un ton qui était habituellement réservé à Rokudo Mukuro au meilleur de sa forme.
-AAAAAH! s'égosilla Tsuna en voyant la situation se dégrader dangereusement.
Rien ne pouvait arrêter un Hibari furieux. Pas même un Mukuro.
-Désolée, Hibari-san, arrêtons la bagarre ici! Ton oiseau n'est pas blessé! supplia la brune.
Le garçons fit apparaître des pics sur ses tonfas et jeta un regard glacial au fumeur compulsif et ses amis.
-Avez-vous une préférence pour l'endroit où je jetterai vos cadavres? demanda-t-il avant de frapper violemment Gokudera. Le sang gicla, faisant crier Tsuna. Yamamoto n'avait pas sa batte avec lui et ne savait que faire.
Hibari s'avança vers Gokudera qui tentait de se relever, le sang dégoulinant de son cou.
-NON!
-Si tu y tiens, arrête le avec ta dernière volonté! ordonna la voix de Reborn dans son dos.
Tsuna se retourna et vit au ralenti une balle arriver vers elle.
-NOOOOOOON! Pas avec des sous-vêtements transparents! eut-elle le temps de penser avec horreur.
Sa pudeur et sa dignité allaient souffrir.
-REEEE... BOOOOOOOORN! brailla-t-elle en s'extrayant de son corps et de ses vêtements.
Elle ne portait rien d'autre qu'une culotte violette à lacets (transparente), et heureusement, un maillot de corps qui avait résisté à la balle de dernière volonté.
-AVEC MA DERNIÈRE VOLONTÉ, J'ARRÊTE HIBARI!
L'ensemble du collège devait maintenant être au courant qu'il se passait quelque chose.
Gokudera poussa un cri étranglé en voyant les habits de la brune et porta la main à son nez pour endiguer le flot d'hémoglobine qui s'écoulait, avant de s'effondrer pour de bon par terre. Yamamoto sembla s'étouffer avec son propre sang ; quant à Hibari...
Rougissant furieusement, il serra les dents, n'osant pas regarder la jeune fille ailleurs que dans les yeux.
-LEON! appela la furie. CANNE A PECHE!
Le caméléon transformiste lui atterrit dans la main, sous la forme d'une jolie canne à pêche verte avec des yeux.
-Ouah! s'exclama le sportif en voyant la transformation, la main toujours devant son nez.
Sa mâchoire se décrocha en voyant la petite brune lancer l'hameçon vers Hibari pour qu'il accroche l'insigne de préfet du sadique en chef.
-JE T'EMPRUNTE ÇA ! hurla-t-elle en tirant et rembobinant le fil.
Les yeux d'Hibari s'écarquillèrent en sentant son manteau s'envoler de ses épaules. Il tenta de le rattraper, en vain et resta comme deux ronds de flans en le voyant atterrir dans les mains de la brune.
Cette herbivore dégénérée venait de lui piquer son manteau sur son dos!
-YAAAAAAAAAAAAH! s'égosilla Tsuna.
Elle attacha les manches autour de son buste, puis fit tourner la canne à pêche autour d'elle à toute vitesse pour que le fil s'enroule et fasse tenir le manteau.
Ensuite, une fois sa robe de fortune achevée, elle saisit la canne à pêche à l'envers.
-HIBARI! JE VAIS T'ARRÊTER AVEC MA DERNIÈRE VOLONTÉ! vociféra-t-elle en chargeant son ennemi qui venait de reprendre ses esprits.
-Herbivore inconstant! râla-t-il en bloquant un coup.
Maintenant que toute partie indécente était cachée, il était plus concentré sur le combat. Il hésita à rentrer ses pics. Après tout, c'était son manteau qu'il allait abimer, et il préférait aussi éviter que la brunette ne se découvre de trop. Une tenue décente était exigée à Namimori, et il ne pouvait décemment pas empirer les choses pour la réputation de son collège adoré. Qu'il accueille des dérangés, passe encore, mais des nudistes...
-YYAAAAAAH!
Les coups de canne à pêche se mirent à pleuvoir. Kyoya tergiversait toujours, n'osant trop répondre franchement aux attaques. Gokudera ouvrit un œil, vit le spectacle et se ré-évanouit aussi sec, ébloui par tant d'esprit pratique et de force en une seule femme.
Puis les effets de la balle de dernière volonté finirent. Tsuna tomba assise en se rendant compte du côté catastrophique de la situation. Elle était à moitié nue, face à un Hibari furieux à qui elle venait de piquer son manteau. Pourquoi était-elle née?
-Hiiiiii! couina-t-elle en levant les bras pour se protéger.
Soupirant intérieurement, Hibari baissa ses tonfas. Non pas qu'il dédaignait frapper des proies à terre, mais une fille nue sous son manteau dans l'enceinte du collège... C'était gênant. Et comment récupérer dignement son manteau dans ces conditions?
-Sawada Tsunayoshi... articula-t-il d'une voix d'outre tombe.
La brunette se mit littéralement au garde à vous.
-Va mettre une tenue décente. Je te mordrais à mort une autre fois. Et n'oublie pas de me rendre mon manteau. Propre et en bon état.
-M... Merci Hibari-san! bredouilla la fille qui n'en menait pas large. Avant de se mettre à hurler de nouveau en voyant le brun se pencher vers elle.
Kyoya retira le brassard du comité de discipline de son manteau et l'accrocha à sa chemise avant de s'en aller sans un mot.
Il y eut un instant de silence pendant lequel Reborn récupéra Léon. Puis Sawada se rendit compte que personne ne la menaçait plus.
-Gokudera-kun! Tout va bien? demanda-t-elle d'une voix gênée en rattrapant le manteau qui glissait.
Hayato se réveilla et jeta un regard à sa chère boss.
-JUUDAIME! hurla-t-il en se relevant pour retirer sa veste et la passer sur les épaules de la fille.
Il jeta un regard noir à Yamamoto qui n'avait pas bougé, venant juste de réaliser qu'ils étaient hors de danger.
-Euh, vous saignez, tous les deux, remarqua-t-elle d'un air gêné.
-Ce n'est rien, Tsuna-chan! rit le baseballer d'un air gêné, essuyant les dernière gouttes de sang qui coulaient de son nez.
-Ce n'est rien, Juudaime, venez vous mettre à l'abri, assura l'italien.
Même s'il avait été agonisant, il aurait affirmé la même chose avec un grand sourire. Tsuna leva les yeux sur le collège et rougit brusquement.
A la fenêtre de l'infirmerie, Shamal la regardait, bavant allègrement. Il lui fit un signe de la main.
-Tsuna-chaaaaaaan! Viens te faire soigner!
-Ce pervers... soupira Tsuna avec colère.
Pourquoi avait-il détruit toutes ses culottes pour les remplacer par ça, d'abord?
-Womanizer! brailla l'amateur de cigarettes.
-Euh... Je peux mettre mes affaires de sport en attendant, annonça la brunette pour faire diversion. Et puis, en retard pour en retard, je peux tout aussi bien rentrer chez moi pour remettre un uniforme.
-Bonne idée! gazouilla la voix de son tuteur. Tu pourras en profiter pour racheter des sous-vêtements.
-Re... Reborn! s'exclama la victime habituelle en rougissant. C'était gênant!
Elle ouvrit la porte des vestiaires d'une main malhabile.
-On ne peut empêcher les effets secondaires de la balle de dernière volonté, répliqua le bébé. En tout cas, pour empêcher la neutralisation de tes alliés en cas de bataille, tu as pour mission de te racheter des dessous. C'est urgent.
Le trio de lycéens vira écrevisse et Tsuna en lâcha la porte.
-Qu'est-ce que vous attendez? Dépêchez vous d'entrer! ordonna l'arcobaleno.
oOOo
-Pfou... Heureusement qu'Hibari est plus grand que moi, soupira la brunette en regardant pour la première fois ce que cachait au juste le manteau du brun. Il couvrait heureusement tout l'essentiel.
-C'est bien la seule utilité qu'a ce parasite, grogna Gokudera qui lui tournait le dos, avec Yamamoto, le temps qu'elle se change.
-Et... et tes blessures, Gokudera-kun? interrogea timidement la brunette.
Sachant pertinemment qu'à l'entendre ce serait si peu grave qu'il aurait pu simplement se renverser dessus du ketchup, elle ajouta précipitamment :
-Il faudrait désinfecter, au moins!
-On prendra ce qu'il faut à l'infirmerie, proposa Yamamoto avec un sourire dans la voix.
Quelques minutes plus tard...
-Tsuna-chaaan! Après cette horrible bataille tu dois être blessée! Et j'ai promis à ta mère de te faire un examen...
-Hors de question, sale pervers! brailla Gokudera en repoussant le médecin qui tentait de faire un bisou à la fille. Tu nous files des pansements et du désinfectant et c'est tout!
-Allons, Hayato, tu ne vas pas garder ce mignon chaton pour toi tout seul, quand même? Je suis sûr que Tsu-chan préfère les homme mûrs... Ne me dis pas que c'est ta petite amie, tu es beaucoup trop immature pour ça! N'empêche, c'était une jolie culotte, Tsuna-chan. Et si on voyait ça de plus près?
Le teint de la bombe fumante vira au rouge brique et seule l'intervention de Yamamoto l'empêcha de sauter sur son mentor. Mais ils repartirent avec les objets souhaités et de nombreuses insultes en italien de la part de Gokudera pour le médecin.
-Et bien, commençons par désinfecter les... commença Tsuna avant de s'interrompre en voyant les étoiles dans les yeux du blessé.
Parfois, son ami lui faisait peur.
-Vous êtes en train de me soigner, Juudaime! C'est un honneur!
-Hey, Gokudera, tu ne vas quand même pas lui baiser les pieds, quand même! s'esclaffa Yamamoto pour plaisanter.
-Bien sûr que non idiot de sportif!
-Ne t'agite pas, Gokudera-kun, demanda Tsuna.
-Excusez-moi Juudaime. Et excusez-le, ajouta-t-il en jetant un regard noir au baseballer qui riait.
-Euh, j'y pense. Je vais retourner chez moi, mais vous, que faites vous?
Il y eut un bref instant de silence des deux garçons.
-Je t'accompagne! s'écrièrent-ils en chœur, un grand sourire aux lèvres.
-Hé! gronda Gokudera, aussitôt sur la défensive. C'est à moi de dire ça, pas à toi! Déjà que tu n'as même pas donné ta veste à la Juudaime alors que ses vêtements étaient déchirés et tu...
-Hahaha! Je n'ai même pas eu le temps de réagir qu'elle avait déjà pris le manteau d'Hibari!
-Aaaah, quand je pense qu'il va falloir que je le lui rende, gémit Sawada en imaginant la scène.
-N'empêche, c'est suspect qu'il se soit brusquement arrêté de combattre alors que la Juudaime venait d'avoir le dessous. C'est pas son genre, lâcha pensivement Gokudera en allumant une cigarette dans le mépris le plus total du panneau d'interdiction qu'il avait sous le nez.
-Euh...
Mais l'italien continuait sa réflexion en silence, les sourcils froncés. Cet enfoiré d'Hibari avait commencé par faire chier la Juudaime alors qu'elle n'avait rien fait (suspecte l'histoire du chaton mouillé. La Juudaime ne ferait pas de mal à une mouche!). Puis il s'en était pris à eux sans raison valable (il avait d'autres élèves sur qui satisfaire ses penchants sadiques), enfin, pour finir, n'avait pas frappé la Juudaime à terre (chose qu'il ne dédaignait pas faire avec lui ou une autre victime). Et il lui avait laissé son manteau. A la Juudaime, qui avait un teint de velours, de beaux yeux marrons, une voix musicale, des cheveux bruns sauvages et des capacités extraordinaires, un bourgeon qui promettait une tardive mais magnifique fleur...
-CE TORDU VEUT DRAGUER LA JUUDAIME! beugla-t-il lorsqu'il arriva au bout de ses pensées.
-Eeeeeeeeeeh?
Tsuna se demanda si ledit tordu n'avait pas frappé trop fort son ami. Hibari? La draguer? Son ami était-il fou ou aveugle? Ce sadique n'aimait que le combat, le collège et son petit oiseau jaune!
-Gokudera, est-ce que tu es blessé à la tête? interrogea Yamamoto qui suivait le même raisonnement.
-Bien sûr que non, idiot de sportif! Cet enfoiré est tombé sous le charme de la Juudaime, c'est pour ça qu'il la harcèle! Ne vous inquiétez pas, Juudaime. Je vais vous protéger des avances sordides de ce pervers.
-Mais, Gokudera-kun...
-Je vais lui apprendre qu'il est à des millénaires d'avoir le droit ne serais-ce que penser à la Juudaime comme petite amie, gronda l'italien en sortant des dynamites sous le regard ahuri et affolé de ses amis. Une raclure dans son genre ne devrait même pas avoir le droit de la regarder.
-Attends, Gokudera! Tu ne crois pas que tu euh... conclues un peu vite? objecta Yamamoto en haussant un sourcil inquiet.
-C'est tout réfléchi! rétorqua l'autre en écrasant sa cigarette entre ses dents. Je vais lui casser la gueule pour avoir osé faire des avances à la Juudaime.
-S'il te plaît, Gokudera, attends! Tu n'es pas en état, et puis, on n'est pas sûrs qu'Hibari me...
Elle n'osa pas finir sa phrase. Elle était même sûre du contraire, de toute façon. Elle, sortir avec Hibari le glaçon sadique ? Mais c'était pire que de se coltiner Reborn! Au moins l'arcobaleno ne se réveillait pas au moindre bruit! Hayato eut les yeux qui se mirent à briller.
-Juudaime... comme toujours, vous êtes prête à vous sacrifier pour les autres...
-S'il te plaît, Gokudera-kun, ne vas pas voir Hibari!
-Juudaime... fit l'italien d'une petite voix, les yeux s'humidifiant devant tant de dévouement.
Ayant (temporairement) réglé ce problème, Tsuna annonça :
-Je ferais mieux de rentrer chez moi.
-Je vous escorte, Juudaime! Je vous défendrai jusqu'à la mort contre ce pervers s'il vient vous embêter! s'égosilla le futur bras droit.
-Je viens avec vous! Aller en cours tout seul n'est pas très amusant, affirma Yamamoto.
-Mm, merci tous les deux, répondit Tsuna avec un sourire reconnaissant.
Ils rentrèrent donc chez la brunette.
Sur le toit, un jeune homme, dissimulé par une cheminée et quelques illusions rangea ses jumelles en souriant.
-Kufufu... Petits sous-vêtements, grands effets...
Une dizaine de mètres en dessous, étendu de tout son long sur une banquette de la salle de réception, Hibari méditait en cherchant le sommeil. Sawada Tsunayoshi était une plaie. Tantôt faible tantôt forte de façon imprévisible, et quand elle était forte donc intéressante à combattre, sa tenue laissait à désirer et il en était réduit à lui laisser son manteau pour éviter les outrages à la pudeur. Et, avec ça, entourée d'une bande d'excités qui n'hésitaient pas à abimer le collège. S'il n'y avait pas ce bébé, il l'aurait faite renvoyer et l'aurait mordue à mort (avec ses vêtements) une bonne fois pour toute.
oOOo
Tsuna rentra chez elle, un peu honteuse. Expliquant maladroitement à sa mère qu'elle avait déchiré ses vêtements, elle se précipita à l'étage pour se changer. Et c'est avec un soulagement certain qu'elle remit une jupe et un chemisier.
-Ça y est, je suis prête! s'exclama-t-elle en descendant les marches quatre à quatre.
Elle passa près de Lambo et vérifia qu'elle avait son porte-monnaie sur elle.
-C'est bon! affirma-t-elle, avant de froncer les sourcils. Euh, qu'y a-t-il?
Gokudera et Yamamoto avait le visage rouge comme s'ils venaient de passer trop de temps au soleil. La brunette baissa les yeux, inquiète. Avait-elle mis sa jupe de travers et voyait-on une nouvelle fois cette culotte à lacets? Non.
Perplexe, elle regarda ses deux amis.
-V... vache stupide! s'écria Hayato d'une voix étouffée.
-Lambo? s'étonna la jeune fille en cherchant des yeux le morveux.
Il était près d'elle.
-Moule! brailla-t-il en montrant sous la jupe de Tsuna, sa petite taille lui permettant d'avoir une parfaite vue de dessous.
Gokudera et Yamamoto semblèrent s'étouffer. Sawada rougit violemment et recula en couinant, terriblement mal à l'aise. L'italien sauta aussitôt sur le bovino en hurlant.
-VACHE STUPIDE! COMMENT OSES-TU GÊNER LA JUUDAIME?
Seule l'intervention de Nana (avec des cookies) permit à l'enfant d'avoir la vie sauve. C'est donc avec des amis toujours couleur tomate que Tsuna alla au supermarché. Et, une fois là-bas, leur comportement ne s'améliora pas.
Mais, c'était prévisible. Un garçon au rayon sous-vêtements féminins, c'est comme un poisson dans une poêle à frire. Les deux veulent en sortir rapidement, et seul le poison osera avouer qu'il a trop chaud.
C'est donc en regardant partout sauf ledit rayon, Tsuna et le choix de ses articles que le petit groupe passa la caisse.
-Ah, je n'ai plus qu'à rentrer chez moi, soupira avec soulagement la jeune fille.
Choisir des culottes en compagnie de garçons n'était pas son activité préférée. C'était d'un gênant!
-Maintenant que tu as des sous-vêtements décents, on va pouvoir reprendre l'entraînement, annonça Reborn en souriant d'un air inquiétant.
-NOOOOOOON! hurla Sawada en se rendant compte que, définitivement, sa journée était pourrie.
oOOo
Tsuna avait confié le manteau d'Hibari à sa mère en lui recommandant de faire très attention. Nana expliqua à sa fille qu'elle ne devrait pas oublier de remercier ce charmant garçon qui le lui avait gentiment prêté. La brunette approuva, se demandant intérieurement si elle ne serait pas plus avisée d'engager un homme de main pour rendre son bien au terrible manieur de tonfas.
-Aaah! Je ne vois pas comment ça aurait pu être pire avec Hibari! gémit-elle en se prenant la tête à l'idée de devoir le rencontrer le lendemain.
-Facile, la contra son tuteur en souriant. Tu aurais pu avoir un « problème féminin » dans son manteau.
La jeune fille pâlit à l'idée cauchemardesque.
oOOo
En changeant enfin la culotte transparente pour un boxer, Tsuna se croyait à l'abri de toute métaphore marine douteuse.
-Lapin! s'écria le morveux.
Sawada maudit le bugs bunny de sa culotte.
oOOo
Il était vingt heures du soir, mais, Gokudera en était sûr, Hibari serait là. Il avait une tête à camper à Namimori.
L'italien balança une dynamite qui explosa bruyamment dans la cour. Si ça ne faisait pas rappliquer au pas de course l'excité du comité du discipline, rien ne le ferait venir.
-Il est interdit de venir dans l'enceinte du collège en dehors des heures d'ouverture, fit une voix glaciale sur sa droite. Je vais te mordre à mort.
-Je savais que tu serais ici, affirma l'italien d'un air méprisant (qu'est-ce que ce fou furieux pouvait trouver à ce tas de briques grisâtres qu'était leur collège?).
-Qu'es-tu venu faire ici? demanda Hibari en sortant ses tonfas. Serais-tu masochiste?
-Enfoiré! Je suis venu te dire que la Juudaime va te rendre ton manteau demain. ET IL EST HORS DE QUESTION QUE JE TE LAISSE LA DRAGUER!
Hibari cligna des yeux, perplexe. Draguer? Que lui voulait cet imbécile? Le silence encouragea l'autre à continuer.
-T'es pas au niveau pour espérer quoi que ce soit de la Juudaime! Donc tu vas arrêter de lui tourner autour ET DE LUI FAIRE DES AVANCES CACHÉES SALE PERVERS!
-Qu'est-ce que tu racontes comme connerie? interrogea Kyoya en se mettant en garde.
-Comme si c'était ton genre de ne pas frapper tes victimes à terre et de leur laisser ton manteau! C'est une fille trop bien pour toi, alors oublie!
Une fois n'est pas coutume, Hibari choisit d'essayer d'éclaircir la situation avant de cogner.
-Tu m'accuses d'avoir essayé de draguer cette herbivore indécente avec qui tu traînes? s'enquit-il d'un ton quelque peu incertain. Sawada Tsunayoshi?
-La Juudaime n'est pas indécente, sale pervers!
-J'ai dû te frapper trop fort à la tête ce matin, constata le brun avec effarement.
Face à de tels dommages au niveau du cerveau, il prit note intérieurement de penser à achever ses victimes la prochaine fois. Pour le bien de la société.
-Fais l'innocent! gronda Gokudera, furieux. Crois-moi, je te surveillerai quand elle te rendra ton manteau!
-Et pourquoi je m'intéresserais à cette herbivore stupide?
Le fumeur vit rouge.
-Parce qu'elle est forte, belle, intelligente et charismatique. Plus que toi, connard!
Hibari se demanda s'ils parlaient de la même personne. Puis il se rappela que son adversaire avait visiblement bien pris au niveau de la cervelle.
-Elle est plate, commenta-t-il avant de charger.
Sur le toit, un jeune homme aux yeux vairons pleurait de rire.
-Oya... Moi qui espérais que Kyoya serait disponible pour un massage... Tant pis.
Prochaine victime, euh... je ne sais pas ^^'. Peut-être Hibari.
