Si vous vous posiez la question, le choix du titre s'explique en raison de son double sens. "Broken Arrow" étant le terme militaire pour statuer (d'après le film du même nom) de la perte d'armes nucléaires. Tout en symbolisant à mes yeux dans son sens littéral de « flèche cassée », le caractère brisé à venir de notre très cher Marty Deeks.
Sinon, un GRAND MEGA MERCI pour vos retours ! Avec un merci spécialement dédié à la Rev anonyme m'ayant aidé à corriger le dialogue orignal de la série précédent « The » baiser ! (moi et l'anglais ^_^'')
Bonne lecture !
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BROKEN ARROW
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14H40 – Villa d'Isaak Sidorov au cœur du désert de Mojave
Quand Marty Deeks vit son partenaire du moment, l'agent Sam Hanna poussé dans la piscine et contraint de rester sous l'eau, le jeune lieutenant de police sut qu'il ne pouvait tarder à réagir. L'homme risquant la noyade, il n'avait que quelques minutes devant lui. Aussi, bien qu'il sache qu'il se jetait littéralement dans la gueule du loup, pas une seconde le doute traversa son esprit, quant à ce qu'il devait faire.
Se précipitant avec la voiture de Kensi au plus près, c'est sous une remarque sarcastique de leur cible Isaak Sidorov en personne qu'il s'approcha d'eux, l'arme au poing.
- Les renforts, je suppose ? S'il devait y avoir quelqu'un d'autre, je suis certain qu'il serait déjà là.
Laissant l'homme parler, Deeks resta en alerte. Il savait n'avoir aucune marge de manœuvre. Aussi bon soit-il au tir, sans support, ni protection, il n'arriverait jamais à les abattre tous avant de finir transpercé de balles. Pourtant, il devait agir et vite !
Sachant pertinemment dans quelle situation l'invité-surprise se trouvait, le trafiquant d'arme eut grand plaisir à lui présenter son marché.
- Les clefs des menottes en échange de votre arme. lui proposa-t-il généreusement.
Beaucoup de ses ennemis n'en avaient pas eu autant ! Après tout, il avait plus pour habitude de descendre toute menace en approche. Mais il avait surtout besoin de savoir à quel point son équipe était gangrenée d'agents infiltrés et s'il était toujours prudent pour lui de vendre ses deux bombes. En d'autres termes, pour ses prochains coups d'échec, il devait mieux connaître la force adverse. Et cela n'était possible qu'en conservant encore un peu ces pions vivants.
Voyant l'inconnu incertain quant à la réponse à lui apporter, Sidorov insista d'un argument imparable.
- Ou je pourrais lui dire de vous tirer dessus. Et vous mourrez tous les deux.
Sachant n'avoir guère de choix dans celui proposé, Deeks céda finalement sans mal. Rendant son arme à l'homme présent juste derrière lui, il fut conscient de signer un véritable pacte avec le diable par les mots qu'il prononça enfin.
- Donnez-moi les clefs.
Sachant que Sam ne pouvait pas perdre une seconde de plus, il insista.
- DONNEZ-MOI LES CLEFS !
Le précieux passe ouvrant les menottes jeté dans la piscine, il n'attendit pas plus pour plonger à son tour, s'en saisir et délier Sam de la mallette emplie d'or. Suite à quoi, il réussit non sans mal à extraire le corps engorgé d'eau du Navy Seal - plus de 100 kilos de poids mort - et parvenir in extremis à lui redonner vie en lui prodiguant massage cardiaque et respiration artificielle.
Une fois la Réanimation Cardio-Pulmonaire parachevée avec succès, c'est épuisé de cet effort physique d'importance qu'il tentât de reprendre contenance, reposant sur ses genoux près du corps toussant du ressuscité. Mais à peine avait-il pris deux inspirations pour calmer ses poumons en feu et un cœur battant à tout rompre que déjà les choses devenaient moins… évidentes.
Alors que Sam - toujours inconscient bien que son corps évacuait toujours l'eau de ses poumons - était trainé vers une voiture ; Deeks fut violemment relevé et entouré d'une poignée d'hommes. Positionnant ses mains, paume ouverte face à lui pour tenter vainement de les garder à distance, il tenta un premier coup de bluff.
- Écoutez les gars. Je ne sais pas ce que vous croyez de moi. Mais c'est plus simple qu'il n'y parait.
- Bien sûr ! Vous êtes juste un agent du gouvernement décidé à interrompre nos échanges. l'interrompis Sidorov
- Quoi ? NON ! Je ne suis pas un agent du gouvernement !
- Nous verrons bien ! Embarquez-le.
D'un claquement de doigts, le russe le fit à son tour trainer par ses sbires vers une seconde voiture aux vitres teintées, tandis qu'il continuait à nier l'évidence.
- Hé ! Vous ne pouvez pas faire ça ! Je suis flic !
- Alors, ta gueule, la flicaille !
Ce sur quoi, Deeks reçu un crochet du droit qui le mit aussitôt KO.
NCIS - LA
16H00 - Lieu inconnu à quelques kilomètres du désert de Mojave
Quand il reprit conscience, Deeks se découvrit sans grande surprise ligoté sur une chaise en bois. Autour de lui, les étagères couvertes d'outils et d'appareils en tout genre ne présageaient rien de bon. Mais plus encore, la présence de Sidorov devant lui le glaça de surprise. Si se retrouver en une telle position n'était pas sa première fois, ne pas s'y savoir seul était la nouveauté. Après tout, quand il rencontrait une situation de ce genre, c'était plus habituellement au sein d'une infiltration de police. Le genre d'enquête qu'il assumait toujours en solo… au contraire des opérations du NCIS…
Il s'apprêtait à dire un bon mot, histoire de briser ce silence qui s'éternisait quand un signe de tête du russe poussa son chien de garde à le frapper une première fois au visage. Ok. S'ils voulaient la jouer traditionnel ? Y'avait pas de soucis. Il ne s'agissait clairement pas de son premier bal. Et à ce jeu, il avait toujours su déjouer la vigilance de ses gardes par son arme fétiche et la mieux maitrisée : Se montrer plus faible et fragile qu'il ne l'était, tout en affichant une complète sincérité ! Devait-il pour cela mêler une part de vérité à ses mensonges. D'expérience, tout nier en bloc n'avait jamais été soldé de succès le concernant.
Restait juste à apprendre où se trouvait Sam et en quel état, pour savoir à quel point ils étaient enfouis dans la Mer…
Un nouveau coup le stoppa net dans ses pensées. PUTAIN ! Il cognait fort, ce con.
- Dites-moi combien d'agents sont encore en place ?
- J'ignore de quoi vous parlez ! indiqua-t-il en simulant un brin de panique dans son timbre de voix. Je suis flic au service des Stups. J'étais de surveillance pour confirmer les dires d'un appel anonyme nous ayant informés qu'un trafic se mettait en place dans la maison où nous nous sommes rencontrés.
- Vous ne connaissez donc pas l'agent que vous avez sauvé ?
- Absolument pas.
- Ni même une femme répondant au nom de Quinn ?
- Nope ! Est-ce l'une de ces jolies tigresses qui ont enfourché les motos un peu plus tôt ? Je parie que ce sont vos mules !
Ok, glisser une boutade, alors qu'on devait se faire passer pour un homme effrayé tentant difficilement de garder contenance n'était peut-être pas sa meilleure idée. D'autant qu'elle se conclue d'un nouveau coup bien placé qui l'obligea à cracher du sang.
Comme c'était parti, ce serait un miracle s'il échappait à la mâchoire cassée
- Essaie encore.
- Quoi ? La black que vous avez gaulé avant qu'elle file ? Désolé. Loin de moi l'idée d'être raciste, mais c'est clairement pas mon type. Comme elle n'apparaît pas beaucoup plus, être le vôtre par ailleurs… si je puis me permettre.
Le nouveau coup, direct sur l'arcade sourcilière, l'incita à cesser net l'humour !
Fermant les yeux un instant pour tenter de retrouver son équilibre interne mis à mal par ce dernier crochet du droit de la porte de prison jouant les gros bras, Deeks entendit avant de le voir, l'entrée d'un nouvel individu.
- Il se réveille !
- Bien. Alors, nous n'allons pas le faire attendre.
Sidorov se tournant une dernière fois vers lui, sa consigne fut claire.
- Un mot et un seul ! Et nous le tuons d'une balle dans la tête. Compris ?
Ne pouvant nier qu'il n'avait guère le choix, Deeks se contenta d'un hochement infime du chef ponctué de leur départ. Alors seulement, il réalisa surtout avoir vue - à travers des carreaux sales d'une porte-fenêtre - sur une chambre blanche au centre de laquelle se trouvait son partenaire du moment, ligoté serré sur une chaise de métal.
À son plus grand soulagement, il put ainsi s'assurer par lui-même que Sam était bel et bien éveillé ! Il avait donc réussi ! Il avait réussi non de Dieu ! Il l'avait bien sauvé de la noyade.
Son cœur battant de joie à cette confirmation, Deeks révisa aussitôt à la baisse son soulagement. S'il n'entendait pas un mot sortir de la pièce blanche à l'évidence insonorisée. Il n'était pas stupide. La torture. La vraie torture ! Était déjà de mise pour le Navy Seal.
Dès lors, c'est enragé d'impuissance qu'il les observât infliger d'innombrables électrocutions à celui dont il aurait dû mieux protéger les arrières. Il pouvait même déjà commencé à sentir l'odeur caractéristique de la peau humaine qui se consume...
MERDE !
Serrant les dents pour ne pas faire un bruit - de peur que ce soit pris comme une provocation et qu'il soit le responsable d'une balle dans le crane de son partenaire - Deeks tenta en revanche de tester chaque parcelle des liens le retenant à sa chaise sans jamais quitter la scène des yeux.
Si à aucun instant, Sam ne laissa présager qu'il craquerait sous leurs sévices, Marty Deeks comprit sans mal que d'ici peu, son tour viendrait de nouveau. Comme il ne doutait pas que leur positionnement respectif avait été murement réfléchi. Ne pas leur permettre de connaître la ligne de défense de l'autre pour les obliger à se contredire. Tout en leur offrant le temps venu de profiter du spectacle dégradant d'assister à la souffrance de l'autre pour mieux les faire culpabiliser. « Parle ou il souffre ! » Autant dire : Rien de nouveau sur la planète « Bad Boys »…
Quand ils semblèrent comprendre que Sam n'était pas encore prêt à céder, dut-il en mourir à l'instant, c'est sans aucune surprise que Deeks les vit revenir à lui par la porte-fenêtre lui faisant face. N'ayant eu guère le temps de trouver la moindre faille pour s'échapper de sa fichue chaise, c'est impuissant qu'il croisât un bref instant le regard serré de Sam.
Un mélange d'inquiétudes et de détermination qu'il comprit sans mal. D'autant qu'à voir l'engin en métal présent dans les mains de l'homme accompagnant Sidorov - trop semblable à du matériel de dentiste d'une autre époque - Deeks sentit son cœur battre subitement bien plus fort encore que jusqu'alors. C'était une chose d'assister à la torture d'un autre homme. C'en était une tout autre de savoir que son tour était venu. Et une tout autre encore, que de subir les douleurs inhumaines qui en découlait.
Refusant de croire jusqu'au bout qu'ils puissent réellement se servir de ce que celui qu'il venait de nommer Andros tenait en main, le lieutenant de police essaya piteusement de reprendre la communication, aussi nul soit-il en la matière aux dires de Kensi.
- Ça n'a pas l'air très fun…
Non.
Cela n'avait même pas l'air acceptable par aucun des décrets internationaux dictés par les accords de Genève !
- Est-ce sûr pour moi de vendre les bombes ? Ou y a-t-il d'autres agents sous couvertures ? demanda alors Sidorov
- Je vous l'ai déjà dit. Je suis un officier de police au service des Stups ! Nous surveillions la maison, pour…
Ne le laissant pas finir, son bourreau du jour empoigna sa mâchoire.
- Ahhh. Je ne le connais même pas ! pria-t-il en indiquant Sam d'un bref regard.
Conscient qu'ils ne le croyaient toujours pas, Deeks commença à s'affoler pour de bon. Déjà l'écarteur de bouche lui était imposé ! Réalisant un fugace instant que ce n'était pas le très classique écarteur en plastique utilisé par son dentiste pour lui blanchir les dents - Oui. Ça lui arrivait, en cause sa surconsommation de café qui tachait l'émail... Il en conclut que l'un de ces types avait certainement dû se le procurer dans une boutique SM… Bon Dieu ! Cela avait dû valoir son pesant d'assister aux emplettes de tels hommes dans une boutique de ce genre… Mettant de côté cette image éphémère, uniquement vouée à l'aider à prendre un peu de recul sur ce qui allait suivre, Deeks se plaint plus surement de la douleur que l'appareil procura déjà, coupant ses joues tandis qu'ils le lui fixaient. Alors contraint de garder la bouche ouverte plus grand que cela lui était naturellement confortable, il fut de nouveau mis à la question.
- Quinn est un agent sous couverture ? Oui ou non ?
Inconsciemment, c'est à cet instant que ses yeux se fixèrent de nouveau sur la forme immobile de Sam toujours présent non loin de lui. L'homme pouvant a priori entendre ce qui se passait de son côté, Deeks ne douta pas que toutes ses pensées étaient alors dirigées sur sa femme et son souhait qu'ils mettent tout en œuvre pour préserver au maximum sa couverture. Comme s'il n'en avait pas lui-même conscience ! Repositionnant ses yeux sur ses agresseurs, il tenta une nouvelle fois de faire valoir l'inutilité de telles pratiques.
- Aller mec ? Qu'est-ce que tu fais ?
Voyant alors la fraise de dentiste l'approcher inexorablement, toujours plus près, il refusa toujours d'y croire. Ce n'était que du chiqué pour lui faire peur ! Aucun être humain ne pouvait jouer à ça. C'était juste bon pour un film comme « Marathon Man » ! Une série policière de milieu de semaine, tout au plus. Les escrocs et autres vendeurs d'armes n'allaient pas jusque-là dans la vraie vie ! N'est-ce pas ?
- Qu'est-ce que tu fais ?
Ne voyant plus aucun miracle à sa portée pour lui éviter le pire. Deeks n'eut autre choix que d'assister à sa propre perte. Aussi, quand la fraise investit sa première dent, la douleur fusa aussi violemment et douloureusement qu'il le redoutait – Une souffrance si puissante qu'il n'eut aucun moyen de retenir ses hurlements. Plus encore lorsque la pointe du foret atteint la racine de sa dent avant de franchir sa gencive pour mieux poursuivre jusqu'à l'os de sa mâchoire…
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À suivre.
Bon pour l'instant, je prévois au moins 4/5 chapitre à venir. Donc vous n'êtes pas prêt d'en avoir fini avec mes updates ^_^'''
Encore merci pour votre soutien !
La suite, je l'espère, dès demain soir, promis.
mimi yuy
