Je vous laisse les noms des ancêtres, on ne sait jamais ^^

Akashi Seijuro (M) / Akashi Sen (F)

Aomine Daiki (M) / Aomine Daichi (F)

Kagami Taiga (M) / Kagami Taki (M)

Kise Ryota (M) / Kise Reizo (M)

Midorima Shintaro (M) / Midorima Shun'en (M)

Murasakibara Atsushi (M) / Murasakibara Anzai (M)

Lady dragonnia : Merci pour ta review ^^ Je suis très contente que le début te plaît et que la suite continuera à le faire !


- Votre Majesté ? Votre Majesté ? Il est temps de vous lever, dit d'une voix calme le serviteur d'Akashi Seijuro.

Le Roi se redressa et cligna plusieurs fois des yeux à cause de la lumière qui entrait par l'immense fenêtre. De sa chambre, Seijuro pouvait observer sa ville, ses gens et pouvait, par la même occasion, garder un œil sur ses cinq généraux qui passaient beaucoup de temps dans la cour.

Fargand, le serviteur attitré de Seijuro depuis les sept ans du Roi, attendait patiemment les ordres d'Akashi mais ce dernier semblait dans ses pensées. En effet, Seijuro se rappelait la soirée d'hier après l'apparition de Kuroko Tetsuya, un des sept. Instinctivement, Akashi porta sa main gauche à son autre main pour toucher ses bagues. Mais désormais, il en manquait une, celle qui appartenait à Kuroko Tetsuya. Akashi ne comprenait pas trop les sentiments qu'il avait ressenti face à ce dernier. Une grande peur avait tordu ses tripes mais une immense joie avait rejoint l'angoisse dans son ventre en créant de multiples papillons. Des frissons l'avaient parcouru quand les doigts de Kuroko Tetsuya avaient touché délicatement les siens pour récupérer la bague qui lui appartenait.

La peur, il pouvait aisément identifier. Il redoutait le malheur qui allait s'abattre sur le monde, sur son royaume, sur ses amis... Il ne savait pas contre quoi ils allaient se battre, ne savait pas si la fin approchait pour lui qui n'avait pas encore d'héritier, si se serait la fin de la famille Akashi. Il ne savait pas qui allait survivre, qui allait périr. Il ne savait pas si cette fois-ci la Créature des Ténèbres allait triompher. Il ne savait pas et cela lui faisait peur.

Par contre, la cause de la joie et des frissons n'avait toujours pas été trouvé par Seijuro. Il se souvint du choc qu'il avait eu en l'apercevant. Quand il a vu le jeune homme c'était comme si son monde s'illuminait. Akashi s'était rendu compte qu'avant la venu de cet illustre personnage, il était toujours un peu triste, comme si il lui manquait quelque chose. Il avait été resté sans voix durant la soirée et n'avait fait qu'observer Kuroko Tetsuya. Le jeune homme le troublait et Seijuro ne savait pas d'où cela lui venait.

- Votre Majesté ? Interrompit Fargand. Tout va bien ?

Akashi leva les yeux vers son serviteur et hocha subrepticement la tête. Il sortit du lit sans rien dire et confirma d'un mouvement de main qu'il était prêt. Fargand s'approcha alors avec des vêtements puis commença sa tâche. Une fois vêtu, le Roi se dirigea vers la grande salle à manger où devaient attendre ses généraux et Kuroko Tetsuya. Mais, Seijuro se figea dans un des couloirs. Il tourna le regard vers un des portraits.

C'était celui de sa grand-mère paternel, Akashi Amélia. Elle portait la bague que Seijuro portait et que son père avait porté avant lui en plus de celle de la famille des Kuroko. Elle arborait un sourire bienveillant et ses yeux révélaient à quiconque observant ce tableau qu'elle était une Dame respectable. Mais une pointe de tristesse se discernait sur le visage entourés de long cheveux rouges.

Akashi se souvint alors de la raison des sentiments survenus la veille.


Seijuro, âgé de cinq ans, entra en courant dans la chambre de la Reine. Sa grand-mère était malade et Murasakibara Riju, le père d'Atsuchi, avait annoncé son décès prochain. Il lui restait trois mois à vivre. Bien sûr, à ce moment-là Akashi n'en savait rien.

Amélia Akashi était assise sur une chaise et regardait par la fenêtre. Elle tourna alors la tête quand elle entendit le petit Seijuro arriver.

- Grand-mère, regarde ! Je peux faire du feu ! Je peux faire du feu ! Annonça-t-il tout excité et en agitant ses mains enflammées devant le visage d'Amélia.

- Je suis fière de toi, dit-elle un grand sourire aux lèvres.

Elle prit Seijuro dans ses bras quand les flammes disparurent suite au compliment et elle lui murmura qu'il sera un grand roi et un grand sorcier. Amélia l'avait dit en souriant mais elle pleurait en même temps.

- Toi aussi, tu vas le ressentir. Seul les plus puissants Akashi le ressentent quand ils entrent au contact avec la bague, avait-elle continuait tout en pleurant dans le petit cou de Seijuro.

Akashi avait alors enfermé ses petits bras autour de sa grand-mère et avait attendu calmement qu'elle lui donne une explication tout en étant inquiet de la venue soudaine de larmes.

Qu'allait-il ressentir ? Pourquoi seul les plus puissants le ressentaient ? Pourquoi cela apportait le chagrin ?

Amélia recula doucement Seijuro et lui caressa tendrement les cheveux. Un sourire triste orna ses lèvres qu'elle ouvrit ensuite :

- Elle l'aimait. Oh ! Elle l'aimait tellement... Elle l'aimait tellement qu'elle n'a pas seulement mis ses pouvoirs dans sa bague. Elle a mis également ses sentiments, son amour pour lui.

Seijuro la regarda confus. Mais de quoi diable parlait-elle ? Qui aimait qui ?

- Mais elle a mis son amour profondément dans la gemme de cette bague qu'il fallait pouvoir l'atteindre. Tous n'y arrivaient pas puisque tous ne pouvaient pas supporter tant de puissance. Les faibles ne réussissaient qu'à toucher le pouvoir mais pas le plus important : l'amour qu'elle avait pour lui. Seijuro, ceux qui peuvent avoir accès à cet amour, l'aime également. Mais sache que ce n'est pas un sentiment qui te sera imposé. Ne penses pas qu'elle t'obligera à l'aimer. Tu l'aimeras par toi-même. Elle te fait juste part de ce qu'elle ressent. Tu comprends Seijuro ? Tu l'aimeras de ton propre chef.

Seijuro, complètement perdu, hocha la tête.

-Tu parles de qui, grand-mère ?

Elle sourit tendrement puis elle reporta son regard sur la ville grâce à l'immense fenêtre.

- De celui qui sauvera cette terre à nouveau.


Ainsi donc, le mystère s'éclairait.

Akashi sursauta quand il sentit une main sur son épaule. Avant même qu'il puisse faire un mouvement, une voix familière arriva à ses oreilles.

- Tu vas bien Sei-chin ? Demanda la voix préoccupée d'Atsuchi.

- Je vais bien. Ne t'inquiètes pas.

Il se dégagea de l'emprise et reprit sa marche suivit de Murasakibara. Aujourd'hui, ils devaient parler avec Kuroko Tetsuya pour mettre tout en place, l'informer des choses qui seront importantes. Ils n'ont évidemment pas pu le faire la veille car le voyage dans le temps avait soudainement épuisé Kuroko Tetsuya. Le jeune homme s'était soudainement évanoui après avoir répondu à Shintaro. Heureusement que Seijuro, malgré son ébahissement, avait réagi sinon l'éminent personnage se serait fracassé la tête au pied du trône

Après un repas bruyant, les cinq généraux, le roi et l'un des sept se tenaient dans la salle de trône pour pouvoir parler. Des chaises et une immense table avaient été amené pendant le repas pour pourvoir être plus à l'aise. Pour que Shintaro puisse prendre des notes, pour qu'Atsushi puisse continuer à manger, pour que Daiki et Taiga puissent s'étaler sur la table quand l'ennui les prendra et pour que les autres puissent être assis puisque cela allait durer forcément toute la journée et même plus.

- Alors ? On doit faire quoi ? Demanda brutalement Daiki qui en avait marre d'attendre.

- Il faut d'abord que je connaisse la situation, dit calmement Tetsuya.

- Et tu veux savoir quoi ? Interrogea Taiga.

- L'état du royaume, s'est-il scindé ou est-il toujours unifié ? Vos connaissances sur la Créature des Ténèbres, que je sache ce qui est utile de vous dire. Vos capacités pour pouvoir mettre un plan en place, annonça platement Tetsuya comme-ci cela ne lui faisait ni chaud, ni froid.

- Pour tout vous dire, on ne sait pas grand chose sur la Créature des Ténèbres, annonça honteusement Ryouta.

- Sinon le royaume se porte bien. Une bonne période, aucune tension avec les autres royaumes environnants. Une alliance commence à se former suite aux choses étranges se passant dans les Terres de l'Ouest, expliqua Shintaro.

- D'accord, arrêtons-nous là, interrompit Tetsuya alors qu'Aomine allait prendre la parole. Heureusement que j'ai pensé à toutes les éventualités, commenta-t-il pour lui.

Kuroko se pinça l'arrête du nez et soupira longuement. Au moins, il avait pris la bonne décision même si ça le conduira au malheur.

- Beaucoup de choses sont à expliquer. La bonne nouvelle c'est que des alliances se forment et qu'aucun royaume ne soit en guerre. Donc par où commencer ?


Le ciel s'était couvert soudainement de nuages noirs et épais. Le temps jusqu'alors clément avait déchanté en l'espace de quelques secondes. Le soleil était à son zénith et désormais j'avais l'impression qu'il faisait nuit. Toutes les personnes autour de moi paniquèrent. Tous s'étaient réfugiés dans leurs habitations, le marché était totalement silencieux pour la première fois.

J'étais resté sur place. Je n'avais pas bougé d'un pouce, le visage tourné vers le ciel. La seule lumière qui subsistait était celle de feu qui servait à cuire la viande.

J'avais alors plissé les yeux. J'avais eu l'impression que les nuages n'avait pas la texture qu'ils devraient avoir. On aurait dit quelque chose de visqueux. Je vis alors quelque chose descendre lentement. Tournant la tête à droite j'aperçus distinctement ce qui descendait. C'était une sorte de colonne noir et gluante. Il pleuvait, les nuages tombaient un peu partout autour de moi. Je commençais alors à paniquer. J'avais eu un sursaut suite à une désagréable impression. La pluie poisseuse avait touché mon épaule et continué de couler dessus. Je m'étais décalé vivement. Je n'osais pas toucher cette flaque immonde.

- Oï ! Gamin ! Qu'est-ce que tu fous dehors ? Viens te mettre à l'abri ! Avait crié une voix.

Paniqué, je la suivis et entra dans la chaumière. Un feu était allumé et j'aperçus une immense silhouette. Celui devant moi était Murasakibara Anzai. Il m'avait observé rapidement. Soudain j'eus mal et je grimaça. Anzai avait alors arraché mon haut et l'avait jeté dehors. Sans que je puisse protester, il m'avait empoigné fermement et avait observé mon épaule. Il passa sa main dessus et une lumière violine avait fait son apparition. Une fois guéri, il me relâcha et me tendit un de ses hauts qui était définitivement trop grand pour moi.

Nous restâmes ainsi longtemps. Nous nous étions présentés et nous avions fait connaissances. Trop fatigué pour rester éveillé, nous nous endormîmes.

Quand nous nous réveillons le soleil avait réapparu. D'après sa position, une journée avait passé. Nous sortîmes et c'était comme si que rien ne s'était passé. Pas de flaque noire répugnante, aucune trace de peur chez les habitants. Ils ne se souvenaient de rien.

Anzai et moi avions alors pensé qu'un grand malheur allait s'abattre. Mais le problème était : Comment prévenir les gens qui ne se souvenaient de rien ?

Nous avons alors essayé de trouver d'autres personnes qui se souvenaient de l'événement. Nous eûmes satisfaction quand un paysan avait déboulé, affolé, dans le marché. Les gens ne comprenaient pas ce qu'il disait mais nous avions compris qu'il se souvenait.

- Holà, l'ami ! L'avait interpellé Anzai. Calmes-toi, nous nous souvenons aussi.

Le paysan, qui n'était autre que Kise Reizo, avait soupiré de soulagement de ne pas être devenu fou. Tous trois avions discuté longuement dans le marché en espérant découvrir d'autres personnes non-amnésiques. Passée la journée, nous étions parti dans la maison d'Anzai et nous avions mis un plan en place. Il fallait que nous puissions nous défendre contre ce qui allait arriver.

Le lendemain, Reizo, inconnu au marché vu que c'était sa fille et sa femme qui y allait habituellement, s'était habillé des vêtements d'Anzai trop grand pour lui. Il avait essayé de se rendre mystérieux. Mais notre carte maîtresse était le pouvoir inné de Reizo. Le charisme allait permettre au gens de le voir et de lui faire confiance, la bonté qui transparaîtra sur son visage allait accentuer la confiance puisque les gens s'apercevront qu'il ne voudra que leur bien et pour finir, la volonté qu'il insufflera chez les gens permettra de mettre en place un moyen de se défendre.

Le marché n'était pas encore bondé alors cela permit à Reizo de se placer au centre. Il se mit alors à gigoter étrangement ce qui attira le regard de certaines personnes.

- Écoutez-moi ! Écoutez-moi ! Quelque chose de terrible va arriver ! Un grand danger va s'abattre sur le monde ! Oui un grand danger va arriver ! Il s'attend à ce que nous restions à ne rien faire puisque nous l'avions oublié ! Vous avez oublié ! Vous avez oublié la pluie noire ! Le mal est arrivé par cette pluie et plus personne ne s'en souvient ! Écoutez-moi ! Ceux qui se souviennent sont des élus ! Ils doivent nous guider ! Nous devons vous guider puisque je me souviens !

Reizo s'écroula alors à terre. Soudain Anzai s'approcha et se tourna vers l'assemblé.

- Moi aussi je me souviens ! Je me souviens de la pluie visqueuse et du soleil caché par les nuages !

- Je me souviens également, je l'ai vu aussi, avais-je dis tout en rejoignant Anzai.

- Je ne suis donc pas seul à l'avoir vu. Cette pluie qui brûlait, dit une voix caverneuse.

Un imposant homme nous avait rejoint. Kagami Taki, nous avait rejoint. Les gens du marché commencèrent à s'agiter. Des murmures s'éleva puis des voix distinctes arrivèrent jusqu'à nous.

- Que devons-nous faire ?!

- Pourquoi ?

- Nous devons nous préparer !

- Guidez-nous !

Reizo se releva et apaisa la foule. Il prit un visage jovial et dit calmement.

- Il faut prévenir tout le monde. Il faut que tous les élus nous rejoignent. Allaient porter la nouvelle, il faut que nous nous dépêchons.

Plusieurs personnes furent désigner et partirent à dos de cheval au grand galop. Reizo expliqua alors que les quatre élus présents allaient commencer à les entraîner aux armes. Tous se mirent au travail. Anzai guérissait les brûlures dû à la pluie noire puis il aida Taki à apprendre aux gens à se défendre à l'épée avec des imitations en bois. Reizo apprenait à manier la lance. Et moi, ne sachant pas me servir d'arme, je m'entrainais ou aidais les quelques forgerons à créer de multiple d'armes.

Deux jours comme ça se passèrent avec la venue de plus en plus de personne. Le marché était devenu un lieu d'entraînement. Au bout du troisième jour, un élu était arrivé. Aomine Daichi, grande assassin, avait également aidé à apprendre aux gens à manier les dagues, shurikens et autres armes qu'elle savait manier. Elle était aidé par les personnes à son service.

Une semaine plus tard, tous les élus avaient été réuni. Tous aidèrent à inculquer ce qu'ils savaient faire. Bien évidemment d'autres personnes sachant déjà manier les armes ou la magie aidèrent également, ce qui permettait d'avoir des groupes ne dépassant pas les dix personnes.

Mais le treizième jour après la pluie gluante, un messager, envoyé pour prévenir les autres du malheur, était revenu avec une femme dont une jambe et la moitié du visage étaient brûlés. Anzai s'était empressé de la guérir mais le mal était présent depuis bien trop longtemps. Le messager nous avait informé pendant ce temps-là qu'il l'avait croisé en chemin et avait donc fait demi-tour vu la situation. La femme blessée avait interrompu le messager et avait décidé d'expliquer.

- Je m'appelle Momoi Sakura. Je me souviens encore de la pluie qui m'a fait ces blessures.

- Vous êtes donc une élue.

- Oui, mais tout le monde avait oublié ce qu'il s'était passé. J'ai essayé de convaincre les gens qu'il y avait un malheur qui approchait mais aucun ne m'a cru. Alors je suis parti pour trouver d'autres personnes ayant vu ce que j'ai vu. En étant assez loin de notre petit village, je vis de la fumée. Mon village prenait feu mais quelque chose était étrange. Il était noir. La créature avait attaqué.

- Comment savez-vous que c'est une créature ? Avait demandé Midorima Shun'en.

- J'ai une capacité spéciale. Elle me permet de lire les gens, leurs compétences et autres. Ce que j'ai vu s'apparentait à une créature. Même à une Créature des Ténèbres. Elle se déplace de village en village.

- À quoi ressemble-t-elle ? Avais-je demandé.

- Elle a l'apparence d'un homme mais au fur et à mesure de sa progression elle se déformait.

- Comment ça ? Demanda Sen.

- Des fois des bulles noires et visqueuses éclatent de son corps et se figent. Au moment où j'ai rencontré votre messager, elle ressemblait à une créature bossue ayant plusieurs bras disproportionnés et quatre jambes, ainsi que deux têtes.

- À combien de temps estimez-vous qu'elle va arriver ici ? Demanda poliment Reizo.

Dans à peu près une semaine.


To be continued . . .