Chapitre 2: les hommes endormis ( Calogéro)

Dumbledore et son jeune élève se rendirent dans une pièce très, mais vraiment très reculée. Une pièce inconnue et oubliée. Son principal avantage était de pouvoir y rester des heures sans y être dérangé d'aucune façon. L'isolement était ce qui avait de mieux, a vu de ce qui allait s'y dire. Ce qui eu pour effet d'augmenter le stress et la peur du petit Harry. Si le directeur prenait autant de précaution pour lui parler, c'est que le sujet devait être très important, ou très grave, voir les deux.

_Je vous écoute, finit-il par dire, avec une boule au ventre.

_Passes-tu de bonnes vacances?

C'était vraiment tout ce qu'il le préoccupait en ce moment ? Cette question, il aurait pu la poser n'importe où, sans être obligé de se cacher des autres. Les facultés mentales de cet illustre personnage étaient-elles en train de périclitées? Était-il devenu fou, ou complètement inconscient?

_Pardon?

Harry ne trouva rien d'autre à dire, peut-être parce que oui et non n'était vraiment pas ce qui lui était venu en premier à l'esprit.

_Je t'ai demandé si tu passais de bonnes vacances?

_Je devrais en passer de bonnes selon vous?

_Bien sûr mon enfant! On passe toujours de bonnes vacances lorsqu'on est en compagnie de ses amis.

_Oui vu comme ça… Ceci dit, je ne suis en compagnie de mes amis que depuis deux ou trois heures, pas plus.

_Je sais. Ce matin tu étais encore avec ta famille.

Étrange cette remarque. Décidément cette journée n'était qu'une succession d'évènements tous aussi étranges les uns que les autres. Il n'y avait rien d'écrit à l'avance, ni de planifier, comme le fait qu'il soit dans la maison de son parrain. Pourtant le professeur Dumbledore était visiblement au courant, puisqu'il s'était rendu sur place pour le voir lui.

Tout ce qu'il avait vécu depuis le début de la journée ne devait pas être un rêve, cela c'était vraiment passé. Les deux personnes qu'il avait vues chez son oncle, avaient forcement un rôle à jouer dans cette histoire. Mais lequel? Étaient-il des amis, des ennemis à la solde de Voldemort? Dumbledore en savait plus qu'il ne le disait. Et Harry méritait d'avoir des réponses à ses questions.

_Vous savez aussi ce qu'il s'est passé là-bas, n'est ce pas?

_Je ne vois pas de quoi tu parles. Il ne s'est rien passé de spécial ce matin.

_Alors comment expliquez-vous le fait que je sois passé de chez mon oncle à ici, alors que je n'ai rien fait pour. Il s'est forcément passé quelque chose.

_De quoi te plaints-tu ? Ce n'est pas exactement ce que tu voulais; revenir auprès de tes amis?

_Si. Mais pas de cette façon. Pas contre mon grès. Vous trouvez ça normal que quelqu'un décide à ma place de l'endroit où je dois me trouver?

_Il n'avait pas de mauvaise attention à ton égard. Crois-moi. Mais tu venais de prendre connaissance dans le jardin de ton oncle. Il ne pouvait pas t'y laisser, il aurait pu t'arriver tout et n'importe quoi. Alors pour te protéger, il t'a emmené dans le seul endroit où tu ne risquais rien.

_Qu'en savez-vous? Il aurait très bien pu avoir de mauvaise attention à mon égard!

_Il a toute ma confiance. Il est parfaitement incapable de faire de mal aux autres. Et ce fut bien le cas. Tu es bien arrivé ici sains et sauf.

Ce qui n'était pas des plus rassurant, Dumbledore étant du genre à faire confiance à n'importe qui. Celui qui avait conduit Harry aurait pu être malintentionné.

_Ce n'est pas une raison. Et je préfère garder mes distances, surtout avec ceux que je ne connais pas. Vous qui semblez si bien le connaître, pouvez-vous me dire qui c'est?

_Un ami.

_Mais encore. Quel est son nom?

_La seule chose que tu as besoin de savoir, c'est qu'il s'agit de l'un de mes amis. Pour le moment, tu n'as pas besoin de connaître son nom. Tu pourras lui demander lorsque tu le reverras à la rentrée. Il sera ton nouveau professeur de défense contre les forces du mal.

Le chapitre était clos. Du coté de Dumbledore en tout cas. Le ton employer prouvé bien qu'il n'ait pas l'intention d'en dire plus à ce sujet, qu'il était inutile de lui poser d'autres questions à ce sujet, parce qu'il ne répondrait pas.

En plus de manier avec habilité la langue de bois, il avait le « don » de choisir les professeurs de défense contre les forces du mal. Il y a eu un possédé par Voldemort, un prétentieux narcissique, un mangemort imposteur, une veille hystérique, et maintenant un snobinard. Ce dernier n'avait même pas eu la politesse d'attendre son réveil, afin de se présenter dans les règles de l'art. Comme si son statu de professeur le dispensait d'un tel usage !

Bref c'était aux yeux de Harry un nouveau professeur dont il n'avait pas envie de faire sa connaissance. Dire qu'il devrait suivre ses cours pendant une longue, longue année. Car pas de doute possible, il ferait exactement comme ses prédécesseurs, un petit tour et avant de s'en aller.

_Bien. Il se fait tard, tu as sans doute des tas de choses à faire.

_ Quoi? C'est tout? Vous êtes venu uniquement pour me demander comment se passent mes vacances?

_Ah! Oui, j'avais oublié. Tu peux rester ici autant de temps que tu le veux. C'est chez toi à présent.

_Chez-moi? Non, on est chez Sirius!

_Cela fait parti de son héritage. Tu étais le seul à qui il voulait que cette maison revienne.

_Non, je ne suis pas d'accord. Il n'est pas vraiment mort, il est juste endormi. Je suis sûr que vous pouvez faire quelque chose pour lui. Pourquoi vous ne faîtes rien?

_Un jour, il faudra que tu regardes la vérité en face. Sirius est bien mort. Plus personne ne peut rien faire pour lui. C'est la réalité, une réalité bien triste, je te l'accorde.

Albus savait que ses paroles étaient dures. Harry n'était qu'un enfant. Mais cela ne serait pas lui rendre service si lui laissait garder l'espoir que son parrain pourrait revenir à la vie.

_Je suis vraiment désolé pour toi Harry.

Puis il pris affectueusement le jeune homme dans ses bras. Geste qui était plus approprié à la situation, puisque aucun mot n'aurait le pouvoir de le consoler de toute façon.


Harry n'eu pas la force de rester avec ses amis. Il resta deux jours, isolé de tous. L'ancienne chambre de Sirius lui permit de trouver un peu de réconfort. Et si ce dernier voulait communiquer avec lui, ce serait le meilleur endroit pour cela. Il s'attendait donc à recevoir un signe, même infime. Il ne se passa rien de tel. Le troisième jour, il se rendit compte à quel point cette attente était vaine. Il ne recevrait aucun message de l'au-delà, et il n'y avait fantôme à ses côtés.

Aujourd'hui il allait vivre l'un des jours le plus triste de sa vie. Il devrait dire adieux pour toujours à son parrain. Ce dernier reposerait pour toujours aux côtés de ses meilleurs amis, James et Lily Potter. Ce qui n'était qu'une bien faible consolation.

C'est Dumbledore qui lui avait expliqué comment la cérémonie allait se dérouler. Tout en s'inquiétant pour lui, craignant qu'il ne soit pas assez fort pour cela. Ferait-il mieux de ne pas y aller?

_Tu es vraiment sûr de toi ? Lui demanda t'il. Personne ne t'en voudra si tu n'y vas pas?

_Oui. Je sais. Mais je dois le faire. Je ne veux pas qu'il fasse seul son dernier voyage, sans que je sois à ses côtés.

_C'est courageux de ta part.

Malheureusement son courage ne l'accompagna pas. Une fois face au cercueil, de celui qui avait donné sa vie pour le sauver, il se senti vidé de toute son énergie et perdit connaissance. L'idée qu'il se trouvait face au corps sans vie de Sirius, était trop dure pour lui. Par chance Remus était resté près de lui. Il le porta et l'emmena dans une isolée. Il l'allongea sur un lit. Il sorti ensuite de la pièce, afin d'empêcher quiconque de venir le déranger.

Ron et Hermione apprirent par Ginny que Harry venait de faire un malaise. Ils décidèrent immédiatement d'aller le rejoindre. En aucun cas, il ne devait rester seul. Il pourrait être tenté de faire une bêtise. Ils voulurent le rejoindre. Fidèle à son poste de gardien, Remus les empêcha d'entrer.

_Vous ne pouvez pas entrer maintenant. Il préfère rester seul un moment.

_Il va nous ignorer encore longtemps ? S'exclama Ron.

_Il ne vous ignore pas. Il veut juste être seul. Seul avec sa souffrance. Peux-tu au moins le comprendre?

_Il n'est pas le seul, nous aussi. Alors laisse-nous entrer.

_Tu n'as décidément rien compris! Harry vient de me demander de le laisser seul. Il m'a aussi demandé de vous dire, au cas où vous insisteriez à entrer, qu'il est désolé et qu'il vous verra plus tard. Pour le moment il ne se sent pas près et n'a pas envie d'être vu dans son état.

_Mais, nous sommes ses amis. Notre place est donc avec lui. C'est ensemble que nous surmonterons cette épreuve, pas en restant chacun de son côté. Dit Hermione indignée.

Remus était en manque de patience et ces deux là commençait vraiment à le soûler.

_Vous savez, il n'y a pas une seule façon de faire un deuil. Chacun le vit à sa façon. Vous, vous ressentez le besoin d'être ensemble pour ça. Harry lui préfère être seul un moment. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise méthode. Et ça vous pouvez le comprendre?

_Non pas vraiment. J'ai du mal à le concevoir. Mais je ne me suis pas trouvée dans la même situation non plus. Répondit Hermione, tout en jetant un regard à Ron. Alors on va attendre qu'il veuille revenir vers nous. N'est-ce pas Ron. Dites-lui que si jamais il avait besoin de quelque chose, ou d'un peu de compagnie, nous répondrons présent.

La cérémonie avait déjà commencé lorsque Harry sorti. Il préféra rester un peu en retrait. Il se contenta de faire un petit signe de tête envers Ron et Hermione. Il ne pensait pas qu'autant de personne aurait fait le déplacement, afin de rendre à Sirius les derniers hommages. Tous avaient des paroles gentilles à l'encontre du défunt. Comme si ce dernier n'avait eu que des qualités. Ceux qui l'avaient vraiment connu pourraient vous dire le contraire. Mais pas aujourd'hui, ce genre de choses ne doivent pas se dire, ce n'est pas politiquement correcte de dire du mal d'un mort.

Le discours qu'allait prononcer Dumbledore serait donc conforme aux normes en rigueur. La vie de Sirius ne se résumerait qu'à de bonnes actions, comme s'il n'avait pas fait la moindre bêtise de toute sa vie.

_Nous sommes tous réunis mes amis, pour rendre un dernier hommage à un homme qui a vécu et qui est mort debout….. Un homme qui a vécu avec courage, et qui a su défendre ceux qu'ils aimaient même au péril de sa vie…

Harry en avait assez entendu. Il ne pouvait pas en supporter plus. Discrètement, il s'éloigna des autres, en espérant que personne ne remarquerait sa disparition. Le ministre Fudge était présent lui aussi. On se demandait bien pourquoi, il n'était ni un parent, ni un simple collègue, et encore moins un ami. Bref il n'était pas à sa place ici. Pourquoi était-il là dans ce cas? Pour mettre son grain de sel, sans aucun doute. C'est pour ça qu'il n'était pas vraiment attentif à tout ce qui avait été dit. Son attention était rivée autre part. Puis il vit que Harry allait s'isoler. Il décida donc de lui suivre, pour voir où il comptait se rendre. Il fut si rapide, qu'il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour le rejoindre.

_Bravo Harry! Brillant ! Lui dit-il. Je dois t'avouer que tu m'impressionnes. Tu joues le rôle du filleul éploré à la perfection. Tes larmes sont si réelles, que je pourrais croire que tu as vraiment de la peine. Et quand tu as fait semblant de t'évanouir. Tu as été un acteur brillant. J'ai failli y croire.

_Comment pouvez-vous me dire ça ! Hurla Harry hors de lui. Sirius est mort! Il est mort à cause de moi!

_Mais non. Personne n'est mort.

_Comment osez-vous vous moquer de moi ? Vous devrez avoir honte de venir me harceler pendant un enterrement. Maintenant je voudrais que vous me laissiez seul avec ma douleur.

_Ta Douleur? Mais voyons cesse de jouer cette petite comédie, tu n'éprouves aucune douleur. Tout ceci n'est rien d'autre qu'une supercherie. Vous pensez me duper, me faire croire à sa mort. Je ne suis pas aussi bête que toi et tes amis pouvez le croire. Je vais continuer à le chercher, et je finirais par le trouver. Tu sais pourquoi, parce qu'il est toujours vivant. Sache que lorsque je vais l'attraper, car je vais le faire, je lui ferais subir le châtiment qu'il mérite. Et personne, je dis bien personne ne pourra n'empêcher de rendre justice.

Le ministre n'avait vraiment aucun scrupule. Il pensait avoir raison, et pensait qu'il avait tout les droits. Que la fin justifiée les moyens. Il avait de la chance que Harry garde son sang froid, qu'il ne lui envoie pas son poing dans la figure, afin de le faire taire une bonne fois pour toute.

_Vous êtes vraiment un être abject. Vous ne respectez rien.

_Harry, Harry, Harry. Veux-tu arrêter de mentir, et de pleurer aussi. Ce ne sont pas des larmes de crocodiles qui vont me convaincre que Sirius est vraiment mort.

_Son corps. Dumbledore m'a fait voir son corps. Ce n'est pas pour vous une preuve suffisante? Vous ne voyez pas à quel point je souffre, à quel point cela me fait mal. C'est vous qui auriez du mourir, parce que vous vous n'êtes pas quelqu'un de bien.

_Oui, oui, je sais, je suis cruel et sans cœur. Mon pauvre Harry, que tu es étroit d'esprit. J'ai peut-être des défauts, mais moi je n'ai tué personne.

_Vous avez fait bien pire. Vous faites vos petits coups en douce, à l'abri des regards. Finalement, vous êtes pire que Voldemort. Lui au moins ne se cache pas pour faire ses méfaits. Au moins, on sait à qui on a affaire, pas avec vous.

_Et toi? Tu t'es bien servi de la magie chez ton oncle, devant plusieurs moldus? Tu n'es pas la meilleure personne pour me faire la morale.

_Mais vous êtes vraiment malade!

_Non! Je sais, de source sûre, que tu as même utilisé un sort puissant. Pourtant, il n'y a pas eu beaucoup de dégâts, un peu de vaisselle, et quelques bris de verres. Tu vois, toi non plus tu ne respecte pas le règlement. Tu aurais dû être renvoyé de Poudlard. C'est ce qui se serait arrivé, si quelqu'un n'avait pas effacé cet acte sur nos registres. Je ne sais pas de qui il s'agit, mais je vais le découvrir. Et ce jour, cette personne et toi, vous allez avoir des tas de pro…

_Cornelius, s'exclama Dumbledore qui venait d'arriver. On vous entend de l'autre côté du cimetière. Vous n'avez pas honte de parler de la sorte. Maintenant que vous avez dit, ce que vous avez à dire, je vous prierais de laisser cet enfant tranquille.

_Vous voilà enfin Dumbledore! Je ne voulais pas embêter Harry, juste le féliciter pour ses talents d'acteur.

_Ses talents d'acteur!? Oui c'est bien ce que j'ai cru comprendre. Pour vous il n'a pas de chagrin, et Sirius n'est pas mort.

_C'est bien cela. J'affirme HAUT et FORT qu'il est vivant. Il est peut-être ici en ce moment, caché derrière un arbre.

_Il n'y a que son corps qui est ici. Son esprit, n'est hélas plus avec nous. Vous l'avez bien vu, non? Pour vous ce n'est pas une preuve?

_C'est un corps que j'ai vu. Un qui ressemblait étrangement à ce

Sirius Black. Rien ne me prouve que c'était lui. Un complice aurait pu prendre un peu de polynectar. Cette potion n'est pas si difficile que ça à fabrique après tout.

_Comment osez-vous dire ça?!

_Ah! je comprends. Vous n'avez rien dit à Harry ? C'est ça. Vous lui avez mentit afin qu'il soit le plus crédible possible. N'avez-vous pas honte de mentir à ce jeune enfant ?

Le jeune enfant en question, regarda Dumbledore. Ce dernier lui avait déjà caché bien des choses dans le passé. En était-il de même avec la mort de son parrain. Si c'était le cas, il était pire que Fudge. Chose qui relevait de l'exploit, le ministre de la magie ayant mis la barre très haute. Il en assez entendu, il ne pouvait plus rester avec ces deux hommes.

C'est en courant, qu'il quitta les lieux, afin de rester seul. Il bouscula quelqu'un dans sa course, et ne se donna pas la peine de s'en excuser.

Épuisé, il finit par s'asseoir sur un banc. Là il vit quelqu'un qu'il connaissait venir dans sa direction. Encore une personne qu'il n'aimait pas envie de voir, son professeur de potion, le professeur Rogue. Ce dernier lui donna un mouchoir, et posa une main sur son épaule.

_Je ne connais aucun mot pour vous dire à quel point je suis désolé pour vous. Je crois qu'il n'en existe pas non plus. Venez avec moi. Il est préférable que vous ne restiez pas seul. Et que vous preniez un peu de distance avec une certaine personne.

Severus n'avait pas besoin de nommer la personne en question. Il était évident qu'il s'agissait du ministre de la magie, qui était toujours en parfait désaccord avec le directeur de Poudlard.


Hermione et Ron étaient en pleine lecture d'un journal lorsque Harry arriva. Il leurs adressa un sourire timide et un peu triste aussi.

_Salut. Eu Je suis désolé, je…

_Ne te traquasses pas pour ça. Tu n'as pas à te justifier, ni à nous demander de t'excuser. Je… Enfin on ne t'en veut pas. Viens t'asseoir avec nous. Répondit la jeune fille.

_Comment te sens-tu? Demanda Ron.

_Un peu mieux. Enfin je pense. Et vous?

_Nous aussi.

Harry prit affectueusement ses amis dans ses bras, avant de s'installer en face d'eux.

_Vous lisez quel journal?

_La gazette du sorcier, répondit Hermione.

_Je croyais que tu ne voulais plus le lire.

_Moi aussi. C'est juste parce qu'il y a un article très intéressant. Tu devrais le lire toi aussi.

_Ah bon! S'exclama t-il avec un soupçon d'hésitation dans la voix. Comme si on ne pouvait pas trouver dans cette feuille de choux quelque chose digne d'intérêt.

_Si, écoutes un peu ça. Les lois absurdes d'Ombrage ont toutes été annulées. Le professeur Lupin pourra travailler de nouveau. Il pourra même enseigner. Quant à toi, tu réintègres l'équipe de Quidditch.

_C'est vrai? Tu ne me fais pas une blague? Tu as pu vérifier les informations ?

_Je vérifie toujours les informations, avant de les communiquer. Pour une fois les fondateurs ont fait leur travail. Ils auraient quand même pus réagir plus vite.

_Les quoi? Demandèrent, Harry et Ron d'une seule voix.

_Les fondateurs. Vous savez au moins entendus parler d'eux.

_Euh. Non ça ne me dit rien.

_Vous connaissez O.M.S au moins?

_C'est un mouvement que tu viens de créer?

_Mais pas du tout! Je parle de L'Organisation Mondiale de la Sorcellerie. Elle a pour mission de superviser et contrôler, tous ceux qui pratiquent la magie. Ceux qui y travaillent sont appelés les fondateurs. Ils interviennent à chaque fois que quelqu'un passe outre ses droits et fait tout ce qu'il a envie. Fudge s'est fait tirer les oreilles parce qu'il n'a pas fait attention à cela, et qu'il est aller trop loin.

_Il va être renvoyé, demanda Harry plein d'espoir.

_Non malheureusement. Il a juste eu un avertissement. Il le sera si jamais il recommence. Espérons qu'il va nous laisser tranquille à présent.

_Tu en sais des choses, s'exclama Ron admiratif.

_Monsieur Binns nous l'a dit pendant son cours. Tu devrais les écouter de temps en temps. On peut y apprendre beaucoup de chose, si on y est un peu attentif.

_Pourquoi se donner cette peine, tu le fais à notre place. Au fait ils sont longs pour nous envoyer les résultats des buses.

Ron allait regretter ce qu'il venait de dire. Car c'est à ce moment que sa mère débarqua dans la salle à manger, rouge comme une tomate, et avec les yeux injectés de sang.

_Ronald hurla t'elle. Tu n'es un cancre, un pauvre âne. Tu n'as même pas réussit à avoir la moyenne à tes examens.

_Mais mes notes sont largement supérieures à toutes celles que j'ai eues pendant l'année.

_Ne Fais pas ton malin, RONALD WEASLEY, tes frères ont toujours eu de très bonnes notes, Bill a même eu les félicitations du jury.

_Mais lui ce n'est pas pareil, il a plus de facilité que moi.

_Non, lui c'est parce qu'il travaillait dur, et toi tu ne dois pas te donner beaucoup de mal.

_Mais je…

_Pas de mais je. Tu vas venir avec moi, ton père a aussi beaucoup de choses à te dire. A moins que tu préfère qu'il le fasse devant tes amis?

_Non maman.

Le pauvre Ron se sentait bien assez humilier comme ça, il était inutile d'en rajouter une couche. Et puis ses amis n'avaient pas à entendre certaines choses.

_Pauvre Ron, dit Hermione, peu après son départ. Il va falloir qu'on l'aide un peu pour ses devoirs.

Si vous avez une remarque à me faire, ou une critique, vous avez la parole dans les reviews. Mais rien ni personne ne vous oblige à le faire.

A suivre dans le chapitre 3: Face à la mer

See you again