C'est parti pour le deuxième jour de la KiKasa week ! Le thème du jour est : être possessif

Notes concernant le deuxième one-shot : basé sur l'idée officielle que le genre de filles de Kise est "celles qui ne le retiendraient pas". Désolée de la traduction, le terme anglais est plus parlant : " one who wouldn't tie him down".


Jour 2 : Être possessif

Kasamatsu savait que Kise n'aimait pas les gens possessifs. Enfin, tout du moins, ceux qui le retenaient trop. Alors, depuis qu'ils sortaient ensemble, il faisait toujours de son mieux pour ne pas paraître trop possessif, tâche qui requerrait un effort presque surhumain. Le brun savait, par ailleurs, qu'en ayant un top model comme petit ami – et ce fait l'étonnait toujours autant – il devait s'attendre à ce que tout le monde lui saute dessus, filles comme garçons, et que certains aillent même jusqu'à le draguer. Il savait que Ryôta apparaîtrait dans les magazines people et que toutes sortes de rumeurs courraient sur lui, ainsi que toutes sortes de clichés truqués. Mais parfois, c'était trop dur.

- Kasamatsu-sempai !

Le susnommé se retourna à l'appel de son nom, et, sans surprise, vit Kise accourir vers lui.

- Bonjour, répondit le capitaine d'un ton neutre, attendant que son kôhai vienne à ses côtés.

Le blond lui adressa un sourire rayonnant, et se retint de l'embrasser du fait qu'ils se trouvaient dans la cour du lycée. Son aîné ne put finalement empêcher un sourire attendri d'étirer ses lèvres à son tour, et tous deux se regardèrent un instant dans les yeux. Yukio allait d'ailleurs ouvrir la bouche lorsque des cris l'interrompirent : les deux garçons se retournèrent d'un même mouvement pour voir, avec horreur pour l'un, et surprise pour l'autre, une quinzaine de filles se diriger vers eux d'un pas plus que décidé. Kasamatsu, sentant un sentiment inconfortable monter en lui, s'éloigna prestement, marmonnant une demi-excuse à son petit ami. Kise regarda d'un côté ses fans, et de l'autre son copain, et une expression peinée recouvrit son visage.

- Kasamatsu-sempai ! hurla t-il à l'attention de son coéquipier alors que ses fans l'entouraient.

Par chance, ce dernier se retourna à demi. Retenant un cri de joie, Kise articula silencieusement « je t'aime », accompagnant sa déclaration d'un clin d'oeil. Yukio rougit violemment, et, agitant misérablement une main pour montrer qu'il avait compris, se tourna à nouveau avant de marcher en direction de la porte donnant sur le bâtiment des terminales.

~YuRyô~

Je le veux pour moi seul. Après l'entraînement du club, c'est en quelque sorte avec cette idée passant en boucle dans son esprit que Kasamatsu plaqua un Kise torse nu contre son casier, et l'embrassa sans même se soucier de savoir si le blond allait répondre à son baiser ou non. Au bout d'une poignée de secondes, l'as s'abandonna à l'étreinte forcée de son aîné, et consentit à ouvrir la bouche pour permettre à la langue qui ne cessait de passer sur ses lèvres de rejoindre la sienne. Leur baiser se prolongea, puis Yukio le rompit pour continuer à poser ses lèvres sur la nuque du plus jeune. Il remonta lentement jusqu'au lobe d'oreille percé, qu'il mordilla. Les mains du top model glissèrent autour de sa taille, les rapprochant. Celles du capitaine étaient toujours contre l'abdomen de son vis-à-vis, poings fermés.

Après un nouveau baiser qui tenait plus du rapprochement confus de leurs lèvres que de l'échange amoureux partagé, Kasamatsu sembla se calmer. Haletant, il passa ses mains autour des épaules de Kise, et baissa le regard. Le blond attendit patiemment : il sentait que son petit ami n'était pas dans son état normal, et avait préféré le laisser faire ce qu'il voulait avant d'intervenir.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? souffla t-il, posant un baiser sur les cheveux noir corbeau de son copain.

- … Je t'aime. Mais... je... j'ai l'impression d'en vouloir trop. Je veux dire, je sais que tu es quelqu'un de sociable, et que tout le monde t'aborde naturellement, mais je... je voudrais ton attention. Je déteste ce sentiment, mais je te voudrais pour moi tout seul... !

Ryôta resta un instant sans savoir quoi dire devant cette soudaine révélation. Depuis qu'ils formaient un couple, Kasamatsu ne lui était jamais apparu comme possessif. Il avait au contraire un côté très altruiste, et respectait toujours l'espace vital de Kise, ainsi que ses sentiments. Il initiait très rarement les choses, de peur de brusquer leur rythme, et préférait laisser ce rôle à Ryôta. C'était presque amusant de voir comment le leader sur le court n'était pas forcément un leader dans d'autres aspects de sa vie.

L'as se reprit bien vite : il ne pouvait pas laisser son capitaine dans cet état là.

- Yukio, murmura t-il du ton le plus tendre qu'il pouvait, faisant descendre une main jusqu'au visage baissé de son vis-à-vis.

Le brun releva un peu la tête. Le dossard 7 lui sourit, rassurant, et l'encourageant à le regarder dans les yeux.

- Je ne te trouve pas possessif. Bien au contraire, tu mets toujours une certaine distance entre nous, parce que tu ne veux pas m'étouffer. Mais tu ne m'étouffes absolument pas, tu sais ? Que tu prennes l'initiative des fois, ou que tu veuilles clamer que je sois tien, rien de tout ça ne me gêne. Tu ne fais pas partie des gens qui me retiennent trop : tu es mon précieux petit ami, et toi plus que n'importe qui d'autre a le droit d'être possessif avec moi, d'accord ?

Kise, content de lui, conclut sa déclaration en se penchant et en posant ses lèvres en un baiser léger sur celles de son amoureux. Celui-ci reprit doucement contenance, et se contenta d'appuyer sa bouche contre celle du beau jeune homme qui lui faisait face.

- Pardon, parvint à articuler Yukio dans son oreille, collé à lui. Je t'aime.

- Je t'aime aussi, sourit Ryôta, lui caressant le dos.

Un peu plus tard dans la soirée, alors qu'il était allongé sur le lit de Kise sous ce dernier, et que le blond lui murmurait à l'oreille sans s'arrêter « je t'aime, je suis tout à toi, je t'appartiens » tout en ondulant des hanches, Kasamatsu comprit qu'il réfléchissait trop, et que son amant tenait à lui tout comme il tenait à son amant.

À demain...


On continue, on continue... j'aime bien celui-là. J'hésitais entre un Kise possessif et un Kasamatsu possessif, et finalement, comme j'ai des idées pour un Kise possessif dans d'autres histoires, je suis restée sur Kasamatsu. Yu-kun, tu es tellement adorable ! *fangirl* Bon, c'est pas tout ça mais je n'ai toujours pas écrit le troisième OS...