DISCLAIMER: tous les personnages appartiennent à J.K.R

Cela fait plusieurs mois que Ron trouve Hermione différente. Ceci avait commencé lors des vacances d'été, quand elle a brusquement arrêté de répondres aux lettres que lui et Harry lui envoyaient, puis depuis six mois que les cours ont repris, elle est plus renfermée, rit beaucoup moins et aborde une mine assez triste. Ce n'est pas la Hermione qu'il connait. Bien sûr, c'est toujours elle, elle qui rit quand même à toutes ses blagues idiotes, elle qui les sermonne quand ils ne font pas leurs devoirs, elle qui lève la main en classe, qui apprend assiduement ses cours et qui rédige trois parchemins sur l'histoire de la magie en une journée.
Mais bizzarement, son sourire est triste, ses réponses aux questions des professeurs sont moins enjouées, et ses rires sonnent faux.
Quelque chose a changé, pendant l'été, car c'est là que tout a commencé.

Ce matin, Hermione, comme a son habitude, se lève plus tôt que ses camarades de chambre. Douche, lavage de dents, petit dejeuner avec Harry et Ron. Comme chaque jour. Une éternelle répétition, un éternel recommencement, un éternel cercle infernal.
Malgré son envie de paix, elle ne peut s'empêcher de détester les vampires au plus haut point. En fait, ce sont surtout les vampires qui ont tué ses parents, qu'elle déteste. Mais elle sait que n'importe lequel d'entre eux arait fait pareil: Trouver les moldus, les tuer, saccager leur maison.
Elle les hait, mais elle n'en laisse rien paraître. Pour ses amis, elle est et restera la jeune fille qui défend toutes les créatures du monde et qui ne souhaite aucun mal à ancun elfe, aucun animal, aucun ... vampire.

Seconde après secondes, minutes après minutes, heures après heures, dans sa journée, Hermione s'efforce de rire, de sourire, d'être celle qu'elle était avant, même si une part d'elle même est détruite, envolée à jamais.

Elle le sait, que Ron et Harry se doutent de quelque chose. Mais maintenant, elle ne peut pas leur en parler. Ca serait trop dur, et puis c'est trop tard. Si il fallait qu'ils sachent la vérité, c'était bien cet été. Leur en parler dans une lettre, voilà une idée qui a souvent traversée sont esprit. Voilà une idée qu'elle n'a jamais mise en pratique. Voilà une idée, qu'elle ne regrette pas.
Elle ne veut pas que le comportement de ses amis change à son égard. Elle veut qu'ils soient, comme à leur habitude, souriant, chaleureux, et sarcastiques. Si elle leur avait dit, ils auraient été "aux petits soins" avec elle. Et ça, c'est tout sauf ce qu'elle souhaite.

-Hermione?

-Heeeermione?

-Eho! Mione? tu m'écoutes?!
-Hmmm?
-Ah! Te revoilà! Tu ne m'écoutais pas!
-Ah excuse-moi... Tu disais?
-Je disais qu'il fallait qu'on y aille, Harry nous attend au petit dej'!
-Il est avec Ginny?
-Oui, je crois... (mine dégoutée de la part de Ron).
-D'accord, on y va..

Comme chaque jour, Hermione ne mange pas grand chose. Elle n'a jamais très faim et n'arrive pas à aller au delà du jus de citrouille et d'une tartine.
Le midi, pareil. Juste de quoi tenir pour le reste de la journée.
Ron s'inquiète un peu plus chaque jour. Chaque matin, chaque midi, et chaque soir, il lui demande de manger plus, de ne pas se contenter d'une petite dose, et si il le fallait, de manger comme un ogre. Il aurait largement preféré ça plutôt que de voir Hermione toucher à peine à son assiette.

-Mione il faut que tu manges plus! Prend exemple sur moi!
-Euh... Ron? j'espère que tu te rends compte que si je te prenais pour exemple, je risquerais d'atterrire à Ste Mangouste...?
-Aha, aha, aha. Hermione tu es hilarante!
-Bah oui, Ron! Elle a raison Hermione! Si elle se mettais à manger comme un ogre, euh comme toi, je veux dire (regard noir du concerné), elle risquerait de ne pas y survivre!
-Merci, je vois que Ginny comprend mon point de vue!
-Ouais, vive la solidarité familiale, hein!

Sur ces mots, les quatres amis rient.
Sur ses mots, Hermione fait semblant.
Sur ces mots, elle augmente sa douleur d'un cran.

Cela fait maintenant trois jours que les vacances de Noël sont entammées. Harry et Hermione vont les passer au Terrier, avec tous les Weasley. Ron, toujours aussi heureux des "visites" de ses deux amis, ne peut cependant arrêter de s'en vouloir: "et si Mione voulait passer Noël avec ses parents? Si elle avait accepté de venir juste pour me faire plaisir, mais qu'elle voulait retrouver sa famille...?". Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'Hermione ne pourra pas passer Noël avec ses parents. Et puis, pour elle, les Weasley et le Terrier, c'est exactement comme si c'était sa famille et sa deuxième maison (après Poudlard, étant-donné que sa maison à Londres a été vendue, après la mort de leurs possesseurs). Elle donnerait n'importe quoi pour ne pas retourner chez sa tante, pour les vacances. Lieu qui est maintenant son domicile officiel.
Elle déteste sa tante au moins autant que Harry déteste les Dursley.

Hermione prépare sa valise, elle partirait ce soir, par le réseau des cheminées, avec Harry. Lui aussi, prépare sa valise.

Il le sait, lui aussi, que quelque chose a changé, chez sa meilleure amie. Il en a d'ailleurs discuté avec Ron, lors des nombreuses soirées où Hermione les avait laissés pour aller se coucher, ou faire un devoir dans le calme de son dortoir.

Hermione regrette. Elle regrette de ne pas avoir sut mieux cacher ses sentiments. La brunette le sait, que ses amis se doutent d'un quelquonque changement, mais elle ne peut plus reculer, et continue de garder la face. La face d'une fille joyeuse, malgré le fait qu'elle n'en donne pas tout-à-fait l'air...

Une heure plus tard, Harry et Hermione se retrouvent dans la salle des lions. Ron est déjà partit chez lui, hier.

-Hermione?

-Oui? répondit la conscernée.

-Je peux te poser une question, pour le moins... indiscrete?

-Oui... Oui vas y, Harry, je t'en pris.

Elle le savait, qu'il allait remettre ça sur le tapis. Ce n'était pas la première fois qu'ils avaient ce genre de discution, tous les deux.

-Je me demandais... Qu'est-ce qui ne va pas, hermione!? Tu es différente, d'avant les vacances de cet été! En sixième année, et bien avant aussi, tu paraissais pleine de joie de vivre, de...

-Excuses-moi, Harry, je te coupe, mais... Pourquoi?! Pourquoi t'obstines-tu à savoir quelque chose qui n'est pas vrai!?

-Si, Hermione, ne dis pas le contraire! On le voit bien, Ron et moi, que tu es plus... triste.

-Ah oui? vous devisez de mon état à voix basse, maintenant? Non, vraiment, excuses-moi, Harry, mais j'ai du mal à penser que vous, mes sois-disant mailleurs amis, ne me croyez pas sur paroles quand je vous dis que tout va bien!

-Bon... Excuses-moi de m'être emporté, je... je suis désolé, tu as raison, il faut que j'arrête avec ça.

-Oui. Et désolée, moi aussi. Je ne sais pas ce qui m'a pris, d'hausser de ton.

-C'est pas grave... Allez, viens, on va demander un chocolat chaud aux elfes.

-Harry... tu peux te le faire toi-même, non? Plutôt que de déranger ces pauvres créatures qui sont déjà bien occupées avec les repas!

-Mais... Hermione! Tu sais bien que leur chocolat est le meilleure de toute l'Angleterre!

-Ah oui? Va dire ça à Mrs Weasley, je suis sûre qu'elle a hâte d'entendre que tu préfères le chocolat des elfes plutôt que celui qu'elle nous fait tous les jours!

-Roooh, Hermiooooone!

Et c'est en débatant gaiement qu'ils franchirent le portrait de la Grosse Dame, se dirigeant vers la grande salle.