Titre:Jusqu'à te retrouver
Auteur:Vicki09
Disclaimer: Et non ! Ces gentils personnages ne m'appartiennent toujours pas. Mais... Ça ne serait que trop tarder !
Rating: M
Couples: Itachi x Sasuke avec dans le fond Kakashi x Iruka, Asuma x Kurenai et d'autres (je n'ai pas encore décidé * se frotte les mains *)
Avertissement: Attention, cette fan fiction est une ItaSasu ! Il y aura des LEMONS c'est-à-dire des relations homosexuelles incestueuses (pour les intéressés, je ne sais pas encore quand xD) ! Si cela ne vous convient pas, merci de laisser votre place à quelqu'un d'autre !
Note de l'auteur: Voici le chapitre 1 de ma toute première fan fiction à chapitre ! Il était censé ne faire qu'un avec le prologue mais, après réflexion, j'ai préféré en faire deux chapitres distincts.
Remerciements: Merci à Guest (qui que tu sois) pour ta review, à Yami-ya-Nichi et likethesea pour vos favoris, à Aoibheal Fae, Eikyuu no Utsukushi, Saucisson, Sei Wesuka et zerefdr3 de me suivre et surtout à TheSasugay de m'encourager autant (sous-entendez me séquestrer pour que j'écrive plus vite xD)
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Chapitre 1 : Séparation
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An 1843, Capitale du pays de l'éventail.
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- Non Sasuke, je t'ai déjà dit que tu ne pouvais pas m'accompagner lorsque je pars à cheval.
Itachi était accroupi devant Sasuke dans l'écurie du palais. Le petit garçon de cinq ans avait une adorable moue boudeuse sur les lèvres, les bras croisés et les sourcils froncés. Tout dans son attitude montrait son mécontentement contre ce refus de l'accompagner. Il était grand maintenant, il pouvait s'entraîner avec son frère !
- Mais Ita ! Je veux venir avec toi !
- Sasuke... Tu ne sais même pas monter à cheval.
- Alors apprends-moi !
Itachi se redressa en souriant à son petit frère. Il le prit dans ses bras et se dirigea vers son cheval. L'écurie était immense. C'était la plus grande des quatre qui entouraient le palais. Elle comportait à elle seule une cinquantaine de chevaux dont les dix plus beaux et plus rapides du pays. Le jeune garçon était heureux de pouvoir monter chaque jour l'un d'entre eux.
À cette heure-ci, il n'y avait pas grand monde. Quelques écuyers s'occupaient de nettoyer les box ainsi que de nourrir et brosser les chevaux et, près de Raven, la jument du Prince, Kakashi attendait son élève avec un sourire amusé. Chaque jour, c'était la même chose. Le jeune Prince remuait ciel et terre pour pouvoir accompagner son grand frère et chaque jour celui-ci refusait. Ce qui était normal. Le Prince Sasuke était bien trop jeune pour pouvoir sortir du palais à cheval. Il faudrait déjà qu'il puisse tenir sur le cheval sans en tomber. Ce qui n'était pas maigre affaire.
Ce petit manège amusait toujours Kakashi. Le pire dans cette histoire, c'est que, quand il réussissait enfin à ce que son jeune frère retourne à ses propres leçons, le Prince Itachi s'en voulait toujours énormément. Les quinze premières minutes de leur cours se passaient toujours de la même manière : le Prince Itachi restait plongé dans ses pensées avec une moue renfrognée. Il détestait dire non à son petit frère et cela lui brisait le cœur. Après tout, tout le palais était au courant qu'il était quasi impossible de séparer les deux frères. Et si quelqu'un avait le malheur de tenter de le faire, il finissait soit enseveli sous une crise de cris et de pleurs, soit agenouillé à s'excuser sous des regards noirs et menaçants. Toutes les femmes du palais trouvaient ça absolument adorable. Kakashi, lui, se marrait déjà en imaginant la réaction des futures prétendantes des deux princes.
Itachi arriva à la hauteur de son enseignant avec son frère, toujours dans ses bras. Il fit un petit sourire désolé à son professeur et reporta son attention sur son frère. Il s'approcha de Raven, la magnifique jument Frison à la robe et crinière d'un noir pur, et dit à son frère :
- Tu peux la caresser si tu veux, Sasuke. Elle ne te fera aucun mal, elle est aussi douce que toi.
Kakashi ne put s'empêcher de sourire à cette phrase, ce qui lui valut le droit à un magnifique regard noir made in Uchiwa. Tandis que Sasuke, lui, était fasciné par la beauté de l'animal qui lui faisait face. Il n'y avait plus que l'animal à ses yeux. Itachi ne l'avait jamais laisser approcher les chevaux, prétextant que c'était trop dangereux pour lui. Le garçon avait le cœur rempli de joie et de fierté. Il était devenu un peu plus grand aux yeux de son frère. Doucement, il approcha sa petite main vers la tête du cheval. C'était excitant et effrayant à la fois. L'animal était tellement grand et avait l'air si puissant que s'il décidait de le mordre pour lui faire du mal, Sasuke y perdrait à coup sûr l'avant-bras. C'est donc craintif que le petit garçon posa le bout de ses doigts sur le chanfrein de la bête. Un grand sourire illumina son visage. Il tourna la tête vers son frère pour être sûr qu'il le regardait en pleine action. Itachi lui répondit par un magnifique sourire et Sasuke, encore plus fier de lui, repris son exploration de l'animal. Il posa entièrement la paume de la main trouvant la sensation douce et chaude et commença à bouger la main.
- Doucement Sasuke. Tu dois caresser dans le sens du poil, comme quand tu caresses Calypso, lui souffla Itachi en le guidant pour lui montrer le bon geste à faire. Voilà... Comme ça.
Sasuke continua ses caresse tout souriant pendant encore quelques minutes. Minutes pendant lesquelles Itachi ne fit que l'observer. Il finit par lui dire :
- Sasuke, je vais devoir aller à ma leçon. Mais dès que je rentre cet après-midi, on montra ensemble Raven et je t'apprendrai l'équitation.
- C'est vrai ? demanda le garçon en se tournant précipitamment vers son frère.
- Oui, répondit Itachi en riant. Mais seulement si tu travailles bien pendant tes leçons, d'accord ?
L'enfant hocha la tête et serra fort son frère dans ses bras. Il lui murmura un « Merci » audible seulement pour Itachi et l'embrassa doucement sur les lèvres. Il demanda ensuite à être reposé et dit :
- À tout à l'heure Ita ! Dépêche-toi de revenir !
Et il couru vers le palais.
Itachi se tourna vers son professeur seulement une fois qu'il n'avait plus son frère dans son champ de vision. Il lui fit un petit signe de tête et lui dit :
- Je suis encore une fois en retard. Je m'en excuse.
- Ce n'est rien, j'ai l'habitude à présent... répondit l'aîné avec un grand sourire. Allons-y ! Si le prince Sasuke revient avant nous, ce sera une catastrophe !
Il fit un clin d'œil amusé à son élève et monta à cheval. Itachi répondit par un petit grognement agacé en grimpant sur Raven ce qui fit éclater de rire Kakashi.
- Je me demande vraiment comment vous ferez plus tard ! Dit-il en riant.
- Eh bien, on n'y est pas encore ! Grogna l'élève.
Ils sortirent au pas des écuries. Deux écuyers les accompagnèrent jusqu'à la sortie du palais en tenant leurs chevaux par la bride. Itachi fit le chemin avec une mine boudeuse. Kakashi, exaspéré par le comportement de son élève, leva les yeux au ciel. Ils firent tout le chemin jusqu'à la sortie de la ville seuls et au pas.
Beaucoup de passant s'arrêtèrent pour saluer leur prince. Des « Prince Itachi » fusaient de partout. Un petit attroupement se réunit autour des deux cavaliers. De grands sourires éclairaient sur tous les visages, les enfants essayaient de se frayer un chemin pour pouvoir apercevoir leur prince. Comme chaque jour, un commerçant tendit un petit sac de provision vers Itachi en lui lançant un « Travaillez bien et surtout nourrissez-vous bien mon Prince ! ». Comme chaque jour, Itachi lui fit un magnifique sourire en prenant le sac. Il adorait passer en ville. Tout était si joyeux et si vivant. Chaque citoyen adorait vivre dans cette ville et Itachi était fière d'être leur prince.
Une fois sortie du palais, Kakashi et Itachi se mirent au galop pour s'éloigner de la ville.
- On va continuer ton entraînement au tir à l'arc, lui cria l'enseignant pour se faire entendre. Tu as encore du mal à calibrer ta vitesse et ton tir. Quand on arrivera à notre lieu d'entraînement, je te placerai les cible en vitesse pour que tu puisses t'y mettre tout de suite.
Pendant plus d'une heure, Itachi s'entraîna sans relâche. Il lançait Raven au galop, tendait son arc, visait et lâchait la corde. Il encochait au plus vite une deuxième flèche, puis une troisième et une quatrième afin de réussir à toucher le plus possible de cible en une seule foulée. Il recommença l'exercice encore et encore jusqu'à le réussir parfaitement au moins une fois.
- C'est parfait Itachi ! On va faire une pause, le félicita Kakashi.
Itachi avait un sourire satisfait. Il avait enfin réussi. Même s'il progressait très vite, sa cuisante défaite contre Kimimaro deux ans plus tôt l'avait poussé à se surpasser. Il travaillait dur sans se plaindre et avait même augmenter le nombre de ses séances d'entraînement.
Il prit place aux côtés de Kakashi et ouvrit le sac en toile de provision. Il en sortit deux pommes, une galette de pain et une gourde. Il la dévissa et la porta à sa bouche quand Kakashi le stoppa.
- Eh ! C'est pas pour toi ça ! Lui dit-il en lui prenant la gourde des mains et lui en tendant une autre. Tiens, prends celle-ci.
Itachi fronça les sourcils, perplexe, mais écouta son aîné. Il bût goulûment l'eau de la deuxième gourde en interrogeant du regard Kakashi. Celui-ci lui répondit en souriant :
- J'ai demandé à Iruka, le marchand, de mettre une gourde d'eau et une de vin.
- Mais ! C'est pour moi qu'il donne des provisions ! J'accepte juste de partager avec toi ! Tu n'as pas honte, soûlard !
- Ha ha ha ! J'ai réussi à le soudoyer, si tu vois ce que je veux dire, lui répondit-il en lui faisant un clin d'œil.
- Non je ne vois pas justement !
- Laisse, tu es trop jeune pour compren...
Une énorme explosion coupa Kakashi. Les deux hommes se levèrent d'un coup regardant tout autour d'eux, les oreilles à l'affût. Alors qu'ils pensaient que c'était fini, une seconde retentit.
- Ça vient de la ville, souffla Kakashi. On va aller voir.
Ils remontèrent en vitesse en selle et se lancèrent vers l'entrée de la capitale. Ce qu'ils y découvrirent n'était qu'horreur. Des gens couraient dans tous les sens, des cris et des pleurs retentissaient de partout, plusieurs maisons avaient pris feu. La terreur avait remplacé le calme et la joie. Au loin, près des portes du palais, des soldats aux couleurs du pays d'Oto tentaient de s'introduire à l'aide de béliers et d'échelles. On les avait attaqués.
- Descend ! Ordonna Kakahi. On va continuer à pied, ce sera plus sûr.
Itachi ne se fit pas prier. La panique pouvait se lire sur son visage. Il ne comprenait pas. Que s'était-il passé pour qu'il en arrive là ? Kakashi prit la main de l'enfant et se mit à courir.
- Où... Où est-ce qu'on va ?!
- Te mettre à l'abri ! Et... J'ai quelque chose à vérifier... répondit-il
Les deux hommes couraient plongés dans leurs pensées. Itachi ne pensait qu'à une chose : Sasuke. Où était-il ? Comment allait-il ? Que faisait-il ? Une grosse explosion et des lumières bleues jaillirent des portes du palais et celles-ci disparurent. C'était de la magie ! Comment la magie des elfes avait pu arriver jusqu'ici ? Étaient-ils de mèche avec le pays d'Oto ?
- Les enfoirés ! Siffla Kakashi.
Ils s'arrêtèrent un peu plus loin devant une échoppe. Kakashi tambourina à la porte en criant des « Ouvre, c'est moi ! ». La porte s'entrouvrit une petite minute plus tard et Itachi pu apercevoir le marchand qui lui donnait les fameux en-cas chaque jour. Après vérification, il ouvrit la porte en grand et Kakashi le prit dans ses bras en le serrant de toutes ses forces. Ils se murmurèrent des choses qu'eux seuls pouvaient entendre. Itachi les observa, un peu interloqué. Une autre explosion lui fit tourner la tête vers le palais. La voie était libre. Les soldats étaient entrés laissant le passage dégagé. Il regarda à nouveau Kakashi, puis le palais, Kakashi, le palais et, après une fraction de seconde de réflexion, il se mit à courir sans un mot. Il fallait qu'il trouve Sasuke. Il était hors de question qu'il se cache sans savoir s'il était à l'abri.
Il ralentit en s'approchant du palais. Tout en restant sur ses gardes, il pénétra dans l'enceinte. Le silence qui régnait dans la cour était sinistre. Il entra dans le palais et se dirigea en courant vers la bibliothèque. Sasuke devait y avoir cours. Il évita tous les soldats qui auraient dû être sur son chemin en empruntant d'autres passages et se pétrifia d'horreur devant la bibliothèque. Il entra doucement. Toutes les étagères étaient renversées, des livres jonchaient de partout le sol et les pots de plante étaient cassés. Des larmes perlèrent sur les joue de l'enfant d'onze ans. Il se mit à chercher son frère, refoulant tous les souvenirs qu'il avait passés dans cette pièce.
- Sas'ke ! Sas'ke ! Appela-t-il.
Il fit un tour en vitesse dans l'immense pièce en continuant de l'appeler et, n'ayant aucune réponse, décida d'aller chercher ailleurs. Mais, alors qu'il s'apprêtait à sortir, un enfant de la même taille que lui apparut devant l'embrasure de la porte.
- Tiens, tiens, tiens, dit-il, un sourire malveillant aux lèvres.
- Ki... Kimimaro ? Demanda Itachi. Que... Qu'est-ce que vous faites ?! Pourquoi ?!
- Je t'avais bien dit que vous étiez trop faible... Kabuto ! Je l'ai trouvé ! Appela-t-il.
- Sasuke ! Où est Sasuke ?!
Mais en voyant l'homme beaucoup plus âgé, Itachi ne pût que reculer de frayeur.
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oO°Oo
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Sasuke était assis dans la bibliothèque devant plusieurs parchemins. Le professeur Kurenai tentait tans bien que mal de lui enseigner les mathématiques. Mais elle voyait très bien que le jeune prince était perdu dans ses pensées. Elle s'arrêta donc dans son explication et demanda :
- Prince Sasuke, tout va bien ?
Celui-ci sursauta et rougit d'avoir été pris sur le fait. Il bafouilla timidement en baissant les yeux :
- Oui. Je... euh... Désolé... Je ne suivais pas le cours...
- Et pourquoi donc ? Demanda-t-elle un sourire aux lèvres.
- Itachi m'a dit qu'il m'apprendrait à monter à cheval tout à l'heure ! Répondit-il, soudainement beaucoup moins timide, un magnifique sourire fleurissant son visage.
- Et ne t'a-t-il pas dit que si tu ne travaillais pas tes mathématiques, cela ne se ferait pas ?
- ... Si...
Kurenai ouvrit la bouche pour répliquer, mais un bruit sourd et un tremblement la fit s'arrêter. Surprise, elle regardait intensivement le mur en direction du bruit. Sasuke se leva et demanda timidement :
- Qu'est-ce que c'était ?
- Je ne sais pas... Ayame, veux-tu bien surveiller le Prince Sasuke pendant que je vais voir ce qu'il se passe ? Demanda-t-elle à la servante qui s'occupait en cet instant de ranger la bibliothèque. Je reviens tout de suite.
- Bien sûr, Madame, répondit la jeune femme en s'inclinant.
Kurenai sorti en vitesse de la pièce. Sasuke gigotait sur sa chaise. Il se demandait ce qu'il pouvait bien se passer dehors lorsqu'un deuxième grondement et tremblement se fit ressentir. Le petit garçon regarda la servante, commençant un peu à paniquer. Sa professeure rentra dans la pièce presque immédiatement après. Elle s'approcha à toute vitesse d'Ayame et lui dit :
- On se fait attaquer. Je vais aller aider, occupe-toi de Sasuke. Protège-le et surtout, fais-le sortir du palais ! Il ne doit en aucun cas lui arriver quoique ce soit de mal !
- Oui ! Bien sûr !
Ayame posa rapidement les livres qu'elle avait quelques secondes plus tôt dans les mains et se précipita vers le Prince Sasuke. Celui-ci ne comprenait pas du tout ce qu'il se passait. Il regarda tour à tour Ayame et Kurenai dans l'espoir que l'une d'elles lui explique. Mais la professeure était bien trop occupée à vérifier que personne n'arrivait dans leur direction et la seconde femme avait l'air tout aussi terrifiée que lui.
- Changement de programme ! D'après ce que j'arrive à percevoir, l'ennemi arrive des portes Est et Sud. Je vais vous accompagner jusqu'à la porte Nord. De là, vous entrerez dans la ville et vous irez vous cacher. C'est bien compris ?
La jeune servant acquiesça montrant son soulagement de ne pas être seule alors que Sasuke se mit à réellement paniquer, les larmes aux bords des yeux.
- Et... Et Ita ? Je veux pas partir ! Je veux rester ici ! Avec Maman, Papa et Ita ! Cria-t-il en éclatant en sanglot.
- Chuuuuut... Sasuke chuuuuuuut... réconforta Kurenai en le prenant dans ses bras. Tout ira bien, je te le promets. Ton père le Roi et ta mère la Reine sont très bien protégés. Tu vas juste te cacher le temps qu'on se débarrasse de tous ces vilains, d'accord ?
Sasuke hocha doucement la tête en essuyant ses larmes. Il devait se reprendre. Comme lui disait souvent Itachi, un Prince ne montre pas ses sentiments aux autres. Il les garde pour lui et se relâche seulement devant ses proches.
- Et Ita-chi ? Demanda-t-il inquiet.
- Tout ira bien pour lui aussi. Il est avec Kakashi, il ne risque rien. Maintenant, on va devoir y aller, d'accord ?
- Oui ! Répondit l'enfant un peu plus rassuré à présent.
Kurenai lui prit la main et se dirigea en vitesse vers l'engawa*. Elle rouvrit les noki*, revérifia que la voie était belle et bien libre et, après un coup d'œil derrière elle pour s'assurer que la servante les suivait bien, sortit dans le jardin. Elle espérait de tout son cœur que Kakashi et le Prince Itachi était en sécurité. Pour eux, être à l'extérieur de la ville pouvait être une très bonne chose comme une très mauvaise.
Pendant vingt minutes qui paraissaient interminables, le petit groupe marchait parmi les arbustes à l'abri des regards. Kurenai, en tête, ne cessait de regarder dans tous les sens, la tête pleine de questions. Comment diable le pays d'Oto avait-il bien pu faire pour entrer ans la ville sans faire déclencher l'alerte ? Où le Roi et la Reine étaient-ils ? Kakashi était-il au courant ? Et Asuma, comment avait-il réagi face à l'annonce ? C'était le capitaine de la garde royale, il n'avait pas intérêt à s'être jeter dans la gueule du loup sans penser que ses hommes auraient besoin de lui pour la suite !
Kurenai se stoppa net en jurant un « Et merde » presque inaudible. Ils étaient arrivés au niveau de la porte Nord du palais et celle-ci était infranchissable. Des soldats d'Oto la cernaient de partout. Il était impossible d'entrer ou de sortir sans se faire remarquer. La professeure se tourna vers ses deux protégés et leur murmura :
- On va prendre l'un des passages secrets. Vous pourrez rejoindre la ville sans vous faire remarquer.
À peine avait-elle fini ces mots, qu'elle se retourna et fit demi-tour. Ils ne marchèrent que cinq petites minutes en contre-sens et se mirent à la lisière des arbres et arbustes. Cent mètres plus loin, face à eux, se trouvait une petite trappe dans le sol. Elle était à peine visible. De la mousse et de l'herbe avaient poussé dessus et la poignée était toute rouillée. Le seul problème, c'est qu'elle était largement à découvert.
- Vois-tu la trappe ? Demanda Kurenai à Ayame. À mon signal, vous allez courir jusqu'à et y entrer. Vous serez dans un tunnel qui vous amènera à l'Ouest de la ville. Une fois là-bas, cachez-vous. Le Prince Sasuke n'est encore jamais sorti du palais, personne ne le reconnaîtra. Ne l'appelle pas par son prénom. C'est bien compris ?
Ayame hocha la tête un peu perdu. Kurenai l'attrapa par les épaules et la secoua comme un prunier.
- Eh ! Ce n'est pas le moment de craquer ! La vie du Prince est entre tes mains. Je t'interdis de flancher ! La gronda-t-elle. Sasuke, à partir de maintenant et jusqu'à ce qu'on vienne te chercher, tu t'appelleras Chidori et tu n'es plus Prince. C'est bien clair ?
Alors que la jeune servante reprenait ses esprits, le jeune Prince hocha la tête et Kurenai lui répéta :
- Comment t'appelles-tu ?
- Chi-Chidori... souffla-t-il
- Quel est ton statu social ?
- Ils... Je... Je suis le fils d'une des servantes du palais...
Kurenai le regarda surprise. Même s'il n'en avait pas l'air, le Prince Sasuke comprenait très bien la gravité des événements qu'ils se passaient. Elle s'accroupit devant l'enfant, prit son visage entre ses mains, lui essuya les joues encore un peu humide et lui murmura avec douceur :
- C'est parfait Sasuke. Tout ira bien, d'accord ? On revient te chercher le plus vite possible. Reste bien caché en attendant, d'accord ?
Le petit garçon hocha la tête, plus que déterminé. Kurenai se releva avec un grand sourire. Elle comprenait à présent le vieux dicton qui disait : « On naît Prince, on ne le devient pas ». Elle n'avait pas vu chez le quart des adultes qu'elle avait rencontrés au cours de sa vie le courage qui émanait de l'enfant de cinq ans. Elle fit un signe de tête à Ayame pour vérifier qu'elle s'était remise de ses émotions.
- À mon signal, courrez, leur dit-elle en regardant partout autour d'eux. Maintenant !
L'enfant et la servante se mirent à courir à toute vitesse. Ils arrivèrent en moins d'une minute à la trappe. Ayame se jeta dessus et tira de toutes ses forces. Impossible de la soulever. Elle était coincée. La jeune fille continuait tout en paniquant. Des larmes perlèrent sur ses joues. Elle ne voulait pas. Non, elle ne voulait pas que tout se finisse aujourd'hui. Elle n'avait que dix-sept ans. Elle avait toute la vie devant elle. Elle devait l'avoir.
Kurenai, qui les observait toujours depuis sa cachette, ne comprenait pas ce qui mettait autant de temps. S'ils ne se dépêchaient pas, ils allaient se faire repérer ! Elle regarda les intrus à la porte Nord. Les soldats ne regardaient absolument dans leur direction. C'était leur chance ! La professeure courut aussi vite qu'elle le put, attrapa la poignée et aida Ayame en tirant de toutes ses forces. À elles deux, elles réussirent à ouvrir la trappe.
- Dépêchez-vous ! Leur murmura Kurenai.
Le jeune Prince entra dans le tunnel sans hésitation mais Ayame ne le suivit pas. Elle regarda son aîné. La panique se lisait dans ses yeux.
- Je-J'ai peur... souffla-t-elle
- Je sais ! Mais tu dois rester forte ! Le Prince à besoin de toi ! Tu m'as entendu ? Il a besoin de toi !
- Ou-oui ! Tout... Tout ira bien ?
- Je te le promets.
À ces mots, Ayame entra doucement dans le tunnel. Kurenai se retenait de lui hurler d'accélérer. Dès qu'elle le put, elle ferma la trappe en douceur et courut se remettre à l'abri sous les arbustes. Elle priait tous les dieux pour que tout aille au mieux.
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Et voilà le chapitre 1 ! J'espère qu'il vous a plu !
Je vous dis à dans deux semaines (le 5 mars) pour un nouveau chapitre où vous en apprendrez plus sur nos deux Princes !
Bisous !
Vicki09
*L'engawa, littéralement « bord côté », a un rôle d'isolant, de transition entre l'intérieur et l'extérieur, mais aussi de lieu de détente ou encore de méditation. Cette galerie qui court tout autour des maisons japonaises peut aussi se retrouver à l'intérieur, entourant un patio. Il est prolongé par un auvent ou *noki qui protège à la fois du soleil et de la pluie.
