Note d'auteur 1 : Bonsoir tout le monde ! Voici donc la suite de cette traduction. Merci à ceux qui nous ont suivi et qui nous ont laissé des reviews !

Comme vous l'avez remarqué, le chapitre 1 n'était pas très long. Nous avons donc décidé de regrouper le chapitre 2 et 3 afin que vous ayez un chapitre un peu plus long et agréable à lire.

N'hésitez pas à nous dire si cela vous convient ou non…

Disclaimer : Les personnages de The 100 ne nous appartiennent, tout comme l'histoire originale qui appartient à Skairipa. Seule la traduction est de nous.

Merci encore à elle de nous avoir autorisé à traduire sa Fanfiction.

Si il reste quelques fautes d'orthographe, nous nous en excusons.

Nous vous souhaitons une bonne lecture !


Les peintures de guerre sur le visage d'Anya étaient fraîches et sombres. Elle avait monté son cheval de bataille favori et dirigeait son peuple à travers les bois. Il y avait eu des rapports de raids Azdega dans la zone. Anya avait soif de leur sang. C'était audacieux de leur part de penser pouvoir entrer sur le territoire Trikru. Elle ne tolérerait pas cela. Le sang appelle le sang.

Elle le sentit avant de le voir. L'odeur de brûlé, de la mort. Elle donna un coup de talon dans le flanc de son cheval qui se mit au galop. Lorsqu'elle arriva dans la clairière, elle vit les cendres encore fumantes du village Trikru, et les corps sans vie de tous ses habitants. Anya hoqueta, choquée, avant qu'un sentiment de rage ne l'envahisse. C'était son peuple, et on les avaient massacrés comme des animaux dans leur sommeil. Azgeda paiera pour ce qu'ils ont oser faire.

« Faîtes le tour du village. » Commanda Anya. « Cherchez des survivants. »

Anya descendit de son cheval. Tout semblait bien pire vu sous cet angle. Les morts la fixaient de leurs regards vides et accusateurs. Où étais-tu ? Pourquoi ne nous as-tu pas sauvés ? Cependant, elle ne laissa pas ses émotions prendre le dessus. Elle devait rester forte pour ses guerriers. Rien de devait percer l'armure qu'elle s'était créée.

Elle s'approcha du corps d'un enfant, drapé dans l'étreinte éternelle de celle qui devait être sa mère. Anya se pencha pour retourner la petite fille, et n'eut que le temps d'apercevoir l'éclat de l'argent dans les rayons du soleil tandis qu'un couteau se pressait sous sa gorge. La petite fille était vivante. Et c'était une battante.

Anya sourit. « Qu'avons-nous là ? » Demanda-t-elle tout en pivotant pour prendre le couteau des mains de la jeune fille. « Comment t'appelles-tu ? »

La petite fille lui lança un regard méfiant. « Je m'appelle Lexa kom Trikru, et j'aurai ma vengeance. »

Anya acquiesça. « Je m'appelle Anya kom Trikru » Répondit la jeune femme. « Et oui, tu l'auras. »

En un regard, elles se comprirent. Lexa sentit l'espoir renaître au fond d'elle et elle se releva pour serrer le bras de celle qui l'avait sauvée.

« Lexa kom Trikru. » Commença Anya. « Tu seras mon second. Je te ferai guerrière et te donnerai la force de venger ta famille. »

« Jus drein jus daun. » Répondit Lexa. Le sang appelle le sang.

Une jeune fille pleine de fougue, songea Anya. « Jus drein jus daun. »

Comme l'exigeait la coutume Trikru, ils brûlèrent leurs morts. Ce fut les guerriers d'Anya qui érigèrent le bûcher funéraire. Lorsque le moment de l'allumer arriva, Anya tendit le flambeau à Lexa. La jeune fille l'accepta sans dire un mot, mit le feu au bûcher et regarda brûler son passé avec les corps de son peuple. Elle allait suivre un chemin différent à présent, celui d'un guerrier, et elle savait qu'il serait parsemé d'embûches.


2 ans plus tard…

« Encore ! » Cria Anya en parant un nouveau coup de Lexa. La jeune fille s'était avérée être une très bonne élève et Anya, un professeur encore meilleur. Lexa se battait avec une grâce et une vitesse qu'Anya elle-même lui enviait. Elle frappait Anya, encore et encore.

« Stop. » Lança Anya. « Tu dois combattre avec ta tête et non avec ton cœur. Le secret de la victoire ne réside pas dans l'attaque mais dans la stratégie. Tu dois anticiper mon prochain mouvement et bouger en conséquence. Tu dois prévoir ton coup et ton contre-coup à l'avance. Tu peux faire mieux que ça. Encore. »

Lexa était fatiguée et couverte de bleus, mais elle leva son épée en bois et chargea de nouveau, en prenant cette fois les mots de son mentor à cœur.

« Oui ! » S'écria Anya lorsque Lexa lui fit lâcher son épée. « Très bien. C'est fini pour aujourd'hui. Demain, nous nous battrons avec de vraies épées. »

Enfin, pensa Lexa en souriant.

Anya était forte. Lexa l'admirait, l'aimait même, mais elle savait que ce n'était pas des mots à dire à haute voix. Anya avait offert à Lexa une maison et elle commençait à se sentir à nouveau en sécurité. Mais elle bouillonnait de rage à l'intérieur. Anya l'avait avertie, encore et encore, de contrôler ses émotions, et elle essayait, vraiment.

Cette nuit-là, Anya rejoignit Lexa et s'assit près du feu. La jeune femme suivit le regard de Lexa. Costia. Encore. La jeune fille aux cheveux blonds et aux yeux bleus avait gagné l'attention de Lexa.

« Qu'est-ce que je t'ai appris, Lexa ? L'amour est une faiblesse. » Lança froidement Anya.

« Mais pourquoi ? » Demanda Lexa, indignée.

« Tu sais pourquoi. Je ne vais pas te l'expliquer encore une fois. Ça. » Commença-t-elle en pointant Costia du doigt. « Ça ne te mènera qu'à la douleur et au chagrin. Tu dois abandonner la notion enfantine de l'amour. Ce n'est pas pour les guerriers. »

« Je suis capable de séparer mes sentiments de mon devoir. » Répondit Lexa, en mesurant chacun de ses mots pour ne pas laisser sa voix trahir toute trace d'émotions.

Lexa se leva. « Bonne nuit, Anya. »

Anya regarda Lexa marcher jusqu'à sa tente. Elle resta assise près du feu et vit Costia rejoindre la jeune fille dix minutes plus tard. Oh Lexa, que la vie peut être cruelle, pensa tristement Anya.

Le lendemain matin, Lexa attendait Anya quand celle-ci sortit de sa tente. Elle lui lança une épée. « C'est parti. »

Lexa se sentait plus que prête pour cette leçon. Elle était frustrée qu'Anya prenne autant de temps pour la laisser s'entraîner avec des vraies armes. Elle ne comprenait pas la réticence de sa professeur.

Tandis qu'elles échangeaient les premiers coups, Lexa sentit un frisson lui parcourir le corps. C'était donc ça que ressentait un guerrier. Elle ne s'était jamais sentie aussi vivante. Le poids de son épée dans sa main lui donnait un objectif, lui donnait de la force. L'épée devint une extension de son corps et elle se vit anticiper les coups de sa partenaire et y répondre en consé que ses pensées dérivaient vers de futures victoires, elle perdit l'attention qu'elle portait sur le combat en cours. Anya dirigea son épée vers Lexa. Cette fois, la jeune femme ne fut pas assez rapide pour parer le coup et la lame trancha les chairs de son bras gauche. Elle ne s'était jamais coupée auparavant. C'était comme une brûlure. Elle sentit couler son sang chaud, mais ne regarda pas la blessure. Elle devait continuer à se battre. Elle leva son épée pour porter un coup à Anya, mais la jeune femme avait baissé son arme. Elle semblait blessée. Lexa ne comprit pas l'expression de sa professeur. Elle suivit le regard d'Anya sur son bras. Dès qu'elle le vit, elle comprit. Le sang qui coulait de sa blessure était noir.

« Tu es une Natblida. » Murmura Anya, n'en croyant pas ses yeux. Une Nightblood. « Tu le savais ? »

Mais l'expression d'horreur sur le visage de Lexa suffit à Anya.

« Non. » Souffla Lexa. La jeune fille sentit faiblir ses jambes et tomba au sol avant de lâcher son épée. Ses parents avaient du le lui cacher, ils devaient le savoir.

Anya s'agenouilla à ses côtés et la prit dans ses bras. C'était la première fois qu'elle la réconfortait.

« Nous partirons pour Polis à l'aube. » Chuchota Anya à son oreille.

Lexa se contenta d'acquiescer.


Note d'auteur 2 : Et voilà ! On espère que ce chapitre vous a plu !

On vous dit à bientôt et on vous fait des bisous !