Partie 2
Iruka
Le 14 juillet - journée
Iruka leva les yeux sur l'horloge au dessus de la porte de la salle de mission : 12h05. Son service était presque terminé, et toujours pas l'ombre d'Anko. Elle ne viendrait plus. Elle ne venait jamais dans la salle de mission entre 12h00 et 14h30 : elle disait toujours que c'était pendant ces heures là que les pauvres chuunins affamés, frustrés et énervés par les diverses plaisanteries et lubies sans queues ni têtes des Jounins refilaient les pires missions possibles et inimaginables aux dits Jounins s'ils avaient l'immense bonheur (et pour le plus grand malheur des autres) d'en voir un traîner à moins de 100 m de la salle. Iruka retint un petit sourire : elle n'avait pas tort. Lui-même avait profité de cet « horaire » pour confier des missions peu reluisantes à certains jounins, histoire de leur apprendre la modestie et le respect. En fait tous les chuunins qui travaillaient au bureau de mission faisaient ça, c'était une sorte de tradition. Le Hokage avait surnommé lui-même cet horaire « la vengeance infernale des chuunins » et ils l'avaient souvent vue traîner près de la salle à ce moment là et rire franchement quand ces puissants hommes d'élite tombaient dans les griffes de ces pauvres chuunins de bureau. Un franc sourire naquit sur le visage d'Iruka à voir ceux qu'arboraient ses confrères en se rappelant certaines « missions » qu'ils avaient confiés aux jounins, se souvenant de leurs mines horrifiées et suppliantes. Il jeta un autre coup d'œil 12h20. Bon bien il ne reste plus qu'à envoyer Neko pour porter l'invitation à Anko, il va être ravi... Il se retint de rire.
« Nora, tu me couvres deux minutes ? Je reviens… S'il te plait. » demanda le chuunin au jeune homme assis au bureau à côté.
« Pas de problème Iruka-sensei… Si vous repérez Genma-san ou Bajy-san vous me les envoyez ? » répondit avec enthousiasme le jeune homme.
« Oh ! ? Mission infernale ?… Pas de problème, compte sur moi ; je me ferai un plaisir de transmettre ton message. » Un sourire complice ornait son beau visage.
Il sortit de la salle, se dirigea sur le toit de la tour du Hokage avec l'intention de convoquer Neko, pour aller porter son invitation à la jeune jounin ainsi que s'assurer qu'Asuma ait bien reçu l'invitation.
« Quelle chaleur ! Il devrait être interdit de travailler avec une telle température, ou dans ce cas, cela devrait être classifié comme mission de rang C » gémit le sensei tout en tirant sur son gilet et sa chemise, dans l'espoir illusoire de se ventiler.
« Je dirai plutôt de rang B, voir de rang A si elle augmente encore. » lui répondit une voix moqueuse.
Iruka se retourna vivement pour faire face à la belle voix.
« Oh ! Vous m'avez surpris » puis se reprenant « Bonjour, Tsunade-hime, Jiraiya-sama, Jounins-sama » indiqua-t-il en s'inclinant respectueusement devant ses supérieurs hiérarchiques.
« Bonjour, Iruka…comment vas-tu ? » questionna Jiraiya qui avait énormément d'affection pour le jeune sensei.
« Bien, je vous remercie… » répondit il en caressant sa cicatrice « oh Genma-san, Bajy-san, votre présence est requise en salle de mission » parvint-il à rajouter avec le plus grand sérieux.
Genma et Bajy échangèrent un regard désespéré. Si on ne trouve pas le moyen d'échapper à la salle de mission on va passer un sale quart d'heure, vu le tour qu'on leur a joué hier… pensèrent à l'unisson les deux ninjas d'élite.
« Bien, nous sommes en service donc... » déclara Genma content de sa trouvaille.
« Oui, nous ne pouvons pas quitter notre poste comme ça… » prit la peine de rajouter Bajy, tournant un regard plein d'espoir vers Tsunade.
« Ne vous en faites pas messieurs, je suis parfaitement capable de me défendre seule, je suis le Hokage et de plus Ebisu, Iruka et Jiraiya seront là le cas échéant. » fit elle, une flamme malveillante dans les yeux.
Iruka, Ebisu, et Jiraiya se regardèrent en ayant du mal à se retenir de rire tandis que les deux ninjas de haute renommée, craints par leurs adversaires, admirés par leurs pairs descendaient vers la salle de mission le pas lourd, la tête misérablement enfoncée dans les épaules, le dos courbé, le regard rivé au sol, une aura de crainte et de désespoir émanant de leur être.
« Que fais tu là ? Je n'ai pas vu ton nom sur le tableau de service pour aujourd'hui… » interrogea gentiment le nouvel Hokage.
« Je remplace Kazuma-san seulement pour son service du matin. Sa femme attend leur premier enfant, il l'accompagnait à la consultation » expliqua le professeur.
« Mmmm, je vois, toujours aussi généreux… » fit-elle avec affection « Mais je t'en prie Iruka, fais donc ce que tu étais sur le point de faire lorsque l'on t'a interrompu. Tu allais procéder à une invocation non ?… » Indiqua Tsunade.
Iruka la regarda, inclina légèrement la tête pour montrer son accord, fit les suites de signes en prenant garde à les exécuter à la vitesse à laquelle un chuunin la ferai. Bien me voilà renseigné sur le fait que ces deux là savent… pensa-t-il en voyant le regard narquois que les deux senins lui envoyèrent. Un nuage de fumée s'éleva et un Neko pas vraiment ravi d'être là se tint devant eux.
« Non, mais franchement tu ne pouvais pas attendre un peu, Petit ? Ca commençait à devenir intéressant là… » informa le chat, le regard lubrique.
« Qu'est-ce qui devenait intéressent, Neko ? » questionna Tsunade.
Le félin se retourna nonchalamment et observa son assemblée. Un sourire supérieur étirait ses babines.
« Tsunade-hime, vous avez bien grandi depuis là dernière fois, ravi de vous revoir, et encore plus de voir que votre poitrine a décidé de croître elle aussi ...Bonnet E ou peut-être F… » déclara comme si de rien n'était le persan pervers. Iruka porta sa main à ses yeux, le visage aussi rouge qu'une tomate, Jiraiya abordait un sourire ravi et Ebisu faisait une parfaite imitation d'un poisson en hyper ventilation un air profondément choqué sur le visage.
« Neko, un petit passage chez le toiletteur ça te tente ? Histoire de te débarrasser de ces poils qui doivent te tenir chaud par cette canicule ?» grogna Tsunade.
« Si c'est vous qui me tenez tendrement contre votre cœur moelleux, je n'y vois aucun inconvénient … bien au contraire » ronronna le chat sans se démonter « Ce devrait même être très agréable… Mais je me pose une question : sont-ils naturels ou vous êtes-vous faite opérer ? Non, parce que passer de l'état de plaines arides à l'état montagne avec neiges éternelles… ça soulève la question n'est-ce pas Jiraiya-sama ? » demanda le matou d'un air réellement intéressé en se tournant vers l'ermite aux grenouilles.
« Maintenant que tu le dis… elle est passée d'une planche à pain à ça… » Nota Jiraiya, caressant son menton avec la main droite l'air plongé dans une profonde réflexion.
Iruka était rouge de honte, ne sachant pas quoi faire. Il était bien placé pour savoir qu'en dehors des missions qu'il devait effectuer pour continuer à être considéré comme ninja et surtout comme chuunin, son chat ne prenait pas la peine d'obéir à ses injonctions. Ebisu regardait la scène comme s'il était entré dans la 4ème dimension. Jiraiya était ravi et la tempe de Tsunade battait de façon inquiétante.
« Jiraiya, tu veux que je me mette en colère ? » proféra l'ex planche à pain.
« Non, mais il faut reconnaître qu'il a soulevé une question intéressante… » insista l'ermite.
« J'en ai plein d'autres aussi… Mais bon on n'est ici pour ça, alors si tu me disais pourquoi tu m'as appelé, Petit, parce que tu vois là j'étais très occupé. » affirma le félin avec un petit air blasé.
« Ah oui et à quoi faire ? » fit du tac au tac le chuunin avant de rajouter plus pour lui qu'autre chose « Mauvaise question, très mauvaise question… » Il secoua la tête d'un air perdu.
« Et bien la fille du tavernier a renversé de l'ambroisie sur le pantalon d'un de ses clients et quand tu m'as appelé, elle était en train de nettoyer le pauvre ninja... » commença à raconter le matou.
« Continue ! » « Stop ! » crièrent en même temps les deux senins.
« Iruka-sensei,... votre chat... votre chat est... un pervers… » bredouilla Ebisu complètement perturbé par cette découverte.
« Écoutez qui dit ça !! Personnellement je connais un ninja qui a été mis KO par une technique peu orthodoxe réalisée par un gosse de 12 ans... Plus de détails ? » rétorqua narquoisement le pervers poilu.
Le dit ninja d'élite devint aussi rouge que le poisson qu'il était en train d'imiter. Iruka décida d'intervenir avant que la situation ne dégénère. Autrement dit que le « pervers » n'ait le temps d'entrer dans les détails. Jiraiya haussa un sourcil intéressé.
« Neko, va trouver Asuma et Anko, dis leur que je les attends chez moi à 13h pour manger ! » ordonna-t-il.
« Quoi ! ? Tu veux que je trouve cette folle ? Hors de question ! La dernière fois elle a juré que si elle me revoyait elle m'écorcherait vif et se servirait de ma belle toison immaculée pour polir ses cuivres ! » s'écria le nin-chat d'une voix horrifiée.
« Et la fois d'avant elle avait dit qu'elle veillerait à ce que tu ne puisses pas te reproduire, or tu es toujours entier que je sache. » riposta le chuunin d'un air exaspéré avant d'ajouter « Et de toute façon tu l'avais mérité : tu lui dis que physiquement elle ressemblait plus à un homme qu'a une femme… entre autres gentillesses. »
« Ben quoi ? C'est vrai non ? Elle.. »
« NEKO ! ! Maintenant ! » le coupa le sensei de sa voix professorale qui terrifiait ses plus coriaces élèves.
Neko, le regarda d'un air choqué avant de partir tête haute et queue fièrement dressée. J'ai intérêt à surveiller mes arrières, il va se venger… Kami-sama quelque que chose me dit que ce n'est pas ma journée.
« Iruka, j'adore ton chat, il a des centres d'intérêts… intéressants. J'aimerais avoir une discussion avec lui plus tard. » déclara Jiraiya avec un petit sourire.
« Je suis sûr qu'il en sera ravi Jiraiya-sama, il est l'un de vos plus grand fan. Je lui transmettrai votre invitation » indiqua le sensei en passant sa main sur ses yeux d'un air las. « Si vous voulez bien m'excuser il faut que je retourne à mon poste. » Il s'inclina respectueusement devant eux avant de se réfugier dans la salle de mission.
Une fois son service fini, Iruka passa récupérer les pizzas qu'il avait commandées. Il passa chez le poissonnier pour prendre un steak de thon, histoire de se faire pardonner par son matou. Quand il arriva à son appartement Asuma et Anko était déjà arrivés et attendaient sagement dans le salon.
« Bonjour vous deux, désolé pour le retard j'ai dû m'arrêter chez le... » Il s'interrompit quand il vit l'état de son amie « Anko ça va ? Que t'est il arrivée ? Pourquoi es tu…rose ?» demanda-t-il.
Asuma avait du mal à se retenir de rire. Sa cigarette, penchant dangereusement sur le côté de sa bouche, menaçait de tomber à tout instant.
« Demande à ton stupide sac à puces ! Un jour je vais le tuer, le massacrer, l'exterminer, le lapider, le trucider, l'écorcher vif, le zigouiller, le lyncher, le réduire en steak tartare !!!... » fulmina t elle, en fixant le sac à puces qui la narguait, tranquillement couché sur le meuble de la télévision.
« Ok, c'est bon j'ai compris » maugréa le sensei d'un air désespéré en regardant le coupable, puis avec un sourire il ajouta « Si tu tiens vraiment à le punir je te conseille plutôt d'effectuer une castration totale, puis de l'enchaîner en lui bandant les yeux dans le vestiaire des femmes aux bains public et de l'oublier là-bas. »
Le chat voyeur arbora un air horrifié et Anko un air ravi et mauvais. Asuma avait les larmes aux yeux à force de se retenir de rire.
« Bien Gai ne devrait plus tarder, mais en attendant tu devrais prendre un douche. Tu sais où trouver le nécessaire pour te changer. »
« Oui, merci » dit-elle en se dirigeant vers la douche, puis s'arrêtant devant le persan elle susurra d'un air sadique « Savoure tes derniers instants de mâle… ».
Iruka n'eux pas le temps de demander comment Anko s'était retrouvée couverte de peinture rose, car Gai arriva à cet instant précis avec le ravitaillement de boissons. Et la discussion partit sur l'état de santé de Lee, puis sur le nouvel Hokage. Quand Anko sortit de la douche ils se mirent à table en discutant de choses et d'autres. Ils plaisantèrent beaucoup, le chat ayant gagné 15 menaces de mort supplémentaires et 6 sur son intégrité de mâle. Gai ayant bu plus que de raison pour quelqu'un qui ne tient absolument pas l'alcool, s'endormit sur la table. Ils l'installèrent sur le lit d'Iruka, prenant garde à laisser un seau à côté de lui et un grand verre d'eau avec un médicament : il était parti pour dormir au moins 12 heures. Asuma fuma un paquet et demi de cigarettes pendant le repas. Anko se mit à chanter à cappella : elle possédai une très belle voix, même le chat devait le reconnaître. Iruka détailla quelques tours qu'il avait l'intention de mettre en œuvre à l'encontre de certains jounins … Un repas classique entre eux. Vers 17 h n'ayant plus de « munitions » autrement dit de boissons pour Anko et de cigarettes pour Asuma, ils décidèrent de sortir, Gai dormirait jusqu'au matin donc...
« Allons chez moi, c'est plus près » suggéra Asuma.
Anko et Iruka acceptèrent. Aussi bon an mal an, ils arrivèrent dans une des zones résidentielles les plus huppées de Konoha. Ce n'est pas loin de chez Kakashi, il devrait bientôt rentrer de mission… dans cinq jours normalement ou plutôt dans une semaine connaissant le phénomène, pensa le chuunin avec cette drôle de sensation au cœur qui lui devenait familière. Mais pourquoi je pense à lui moi ?... Comme s'il me manquait… Mais c'est faux archifaux… Il ne peut pas me manquer… Il ne doit pas me manquer… Je n'ai pas le droit… Le chuunin commençait à paniquer : il n'était pas habitué à ressentir ce genre d'émotion, il se l'était toujours interdit. Asuma nota son trouble mais préféra attendre qu'Anko se soit également endormie sur son canapé en serrant dans ses bras le matou pervers qui les avait suivis et qui pouvait ainsi vérifier, niché là où il trouvait, qu'Anko possédait des arguments féminins, de très bons arguments. Une fois que les deux ennemis eurent dérivé au pays des rêves, il décida d'entraîner le chuunin dans la cuisine pour avoir une discussion avec lui.
« Tu veux un thé ? » proposa le Junin.
« Oui, ce n'est pas de refus. » accepta le chuunin combattant un bâillement.
Asuma mit l'eau à chauffer en se demandant comment aborder le sujet sans braquer son ami. Iruka était très sensible en ce qui concernait sa vie privée, ou plutôt son absence de vie privée. Une fois le chuunin s'était confié à lui alors qu'il était complètement saoul, lui expliquant son incapacité à avoir « une relation normale » et en quoi c'était impossible et comment il faisait en sorte que l'autre le comprenne aussi.
Mais depuis trois mois son ami avait changé, il le voyait. Il sentait qu'Iruka voulait établir une relation normale avec quelqu'un et non plus se contenter de ses agissements habituels. Il le voyait hésiter entre un schéma connu qui le frustrait et l'inconnu qui le terrorisait, faisant un pas en avant et deux en arrière. Il voulait le rassurer, l'aider à franchir le cap. Il ignorait qui était la personne qui donnait à Iruka l'envie d'essayer mais il était sûr que cette personne aimait vraiment le sensei sinon jamais elle n'accepterait de subir tout ce qu'il lui faisait. Cela le rassura et il se promit d'aider cette personne car Iruka méritait vraiment d'être heureux.
« Tu y as droit toi aussi, Iruka. » affirma gentiment Asuma en servant le thé.
« Hein, .... À quoi ? » répliqua très intelligemment le professeur.
« Au bonheur baka, tu as le droit d'être heureux. » la voix d'Asuma était très douce.
« Mais je suis heureux, j'ai des amis formidables, je fais un métier qui me passionne, je suis vraiment heureux, non vraiment… » énonça le chuunin de plus en plus perplexe du comportement de son ami.
« Je ne te parle pas de ce bonheur là baka. Je dis que tu as le droit d'être amoureux, que tu as le droit d'aimer et d'être aimé. » rectifia le fumeur.
« Je ne vois pas de quoi tu parles, je ne suis amoureux de personne ! » Iruka avait démenti trop vite, et ils le savaient tous les deux.
Iruka joua avec sa tasse pour se donner contenance. Méditant sur ce que son ami lui avait dit Amoureux ? Ce pourrait-il que ce çà soit ça ? Mais ai-je vraiment le droit à l'amour comme il le dit ? ... Non quelqu'un comme moi n'y a pas droit ... A moins que… Le chuunin fronça les sourcils perdu dans ses doutes.
«Enfin, amoureux ou pas, sache que tu as le droit d'aimer ou d'être aimé Iruka. Tu es quelqu'un de bien, de très bien même. » Puis il ajouta en avalant une gorgée de thé « Tu n'es en rien responsable de ce qui t'es arrivé Iruka, tu avais à peine 4 ans. Tu es la victime tu n'es coupable d'aucun crime, alors arrête de te punir. » Sa voix était douce.
Iruka ne dit rien, il savait que son ami avait raison il n'était en rien responsable, mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable de ce qui s'était passé pendant et après les événements. Il avait besoin de réfléchir calmement et seul à ce que son ami lui avait indiqué mais impossible de rentrer chez lui, Gai était installé sur son lit. Chez Anko ? Non elle se douterait qu'il allait mal : combien de fois l'avait elle retrouvé dans son lit le matin, attention en tout bien tout honneur, ou couché sur son canapé ! Chez Kakashi, il n'est pas là. Il ne rentra pas avant plusieurs jours, pensa t il.
« J'ai besoin de faire un tour, je te confie Anko et Neko, OK ? » demanda-t-il en finissant son thé.
« Pas de problème, à plus. »
Iruka quitta la résidence d'Asuma et se dirigea chez Kakashi en prenant garde de ne pas se faire repérer, mais bon depuis cinq mois qu'il allait chez le jounin, il connaissait toutes les zones d'ombres lui permettant de passer inaperçu. En effet leurs « ébats » ne s'étaient jamais passés que chez le jounin. Arrivé à la demeure Iruka ouvrit la porte sans aucune difficulté. Il rentra et, pensant ne rester qu'une heure ou deux, il ne prit pas la peine de refermer la porte d'entrée à clef. Il s'installa sur le divan, appréciant pour la première fois le calme et le cadre de vie du jounin. Sa maison était décorée avec goût : en face du salon se trouvait la cuisine, celle-ci était aménagée avec énormément de soin pour la rendre conviviale, accueillante tout en étant fonctionnelle, tous les meubles étaient en bois de chêne, une belle table en bois massif trônant au milieu. Elle possédait tous les éléments électroménagers modernes, témoignant que le propriétaire savait et aimait cuisiner. Il retourna son attention vers la pièce dans laquelle il se tenait : elle était séparée en deux dans les proportions 2/3 1/3, le canapé servant de limite entre un espace salon et un espace bureau. L'espace salon était plutôt dans les tons clairs avec une grande bibliothèque, vidéothèque en pin qui courait le tout le long du mur. Il regorgeait aussi d'une multitude de petites figurines en cristal représentant des animaux, principalement des chiens et des loups. En face du canapé couleur crème se trouvait un meuble TV également en pin avec grande TV, lecteur DVD…, un tapis dans les tons jaune paille, blanc cassé, sous une table basse en verre. Il se dégageait de cette espace une atmosphère de détente et de tranquillité. Un meuble bas faisant toute la longueur du canapé se trouvait derrière celui-ci avec divers objets posés dessus. Un parquet en bois, des meubles de rangement et un bureau colonial en acajou constituaient l'espace bureau. Là régnait une atmosphère studieuse et calme. Il était parfaitement rangé. Il est vraiment plein de contradiction, entre sa maison et son comportement…pensa t il.
Alors qu'il était assis sur le canapé, la fatigue le surprit. Plutôt que de s'endormir sur le divan au risque de finir perclus de courbatures, il décida de rejoindre la chambre. Il se déshabilla entièrement avant de se glisser sous le drap frais. Il se sentait un peu coupable de dormir ici, après tout il n'était jamais resté après leurs rapports, mais il était trop épuisé pour se rendre ailleurs. De plus Kakashi ne serait pas là avant plusieurs jours. Mais par acquis de conscience, il se promit de changer les draps avant de partir.
Son sommeil fut agité, son esprit revivant certains événements de son passé mais c'est la désagréable sensation d'être observé qui le réveilla.
A suivre…..
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Alors ? verdict ?
Il vous plait mon matou?
