Disclaimer : rien ne m'appartient, ça ne change pas !
NdA : Oui, oui, j'ose poster la seconde partie ! Et, très honnêtement, je ne m'attendais pas à tant d'avis positif, alors... MERCI BEAUCOUP ! *verse sa petite larme*
Bon, cette seconde partie, pour ceux qui ont vu la série, est une sorte de remix de l'épisode 4 [The Crocodile]. Je ne voulais pas trop changer la relation qu'on les personnages de la série - déjà que mes propres Belle & Rumple sont assez atteints psychologiquement... hum... - alors j'ai juste fait un remix. Histoire de pouvoir continuer comme je le souhaite, parce que, OUI, il y aura encore d'autre OS ! Très guimauve, d'ailleurs... M'enfin, un peu de guimauve, ça fait du bien, parfois ! - non, ce n'est pas une excuse... Bref, je vous laisse lire tout ça !
Ah, si ! Autre chose ! J'ai eu la flemme d'écrire un OS intermédiaire sur tout ce qui se passe, dans la série, entre les retrouvailles et le passage de la bibliothèque, alors si vous n'avez pas encore vu les épisodes, ben... Vous faites ce que vous voulez, je vous préviens juste !
Amicalement ;
Lola
« Together »
Partie 2
Belle poussa la porte du Granny's Diner et entra. Elle mit quelque seconde à repérer une banquette de libre, et dés qu'elle en vit une, elle s'y précipita presque. Elle mourrait de faim. Et elle avait bien dormis. Et il faisait beau. Et chaud. Mais non, rien à faire, elle avait l'impression que son sourire ne reflétait que l'ombre d'elle-même. Elle soupira. Il était décidemment difficile de vivre une histoire d'amour avec Rumplestiltskin. Rumple. Gold. Rah ! Peut importe ! Belle se massa les tempes. Il fallait qu'elle l'oublie au moins cinq minutes, histoire de profiter de son déjeuner.
Ruby s'approcha d'elle, un plateau sous le bras. Elle lui lança un grand sourire qui se voulait sûrement amical, mais Belle le trouva plutôt carnassier. Elle lui rendit cependant un sourire amusé.
- Bon, qu'est-ce-que tu veux manger, Belle ? demanda Ruby, toujours aussi enjoué.
Belle se mordit la lèvre.
- Oh, euh… C'est-à-dire que… En fait… J'ai… Je ne connais pas ce monde, tu sais ? J'ai passé vingt-huit ans enfermé dans une cellule, alors…
Ruby posa une main rassurante sur son épaule.
- Ça va, dit-elle, je vais t'apporter un truc extra.
Et quelques minutes plus tard, Belle se retrouvait devant une énorme assiette de pancakes recouvert de sirop d'érable et une tasse de café. La jeune femme remercia Ruby qui lui lança un nouveau sourire carnassier et retourna travailler. Belle se mit à manger lentement, savourant chaque bouchée, et découvrant toutes les saveurs de ces nouveaux aliments. Lorsqu'elle eu tout finit, Ruby vint la voir.
- Alors, ton verdict ?
Bella eu de nouveau un énorme sourire.
- Succulent !
Ruby se mit à rire. Puis elle enfonça sa main dans la poche de son tablier et en ressortie une petite boîte noire avec un ruban argenté. Elle la posa sur la table, bien en évidence devant Belle.
- Tiens, en fait, j'ai oublié de te donner ça. On l'a laissé pour toi.
- Tu es sûre que c'est pour moi ? s'enquit Belle, surprise.
Ruby ne répondit rien et s'en retourna travailler en lançant un clin d'œil à son amie. Belle eu un sourire amusée. Elle prit la petite boîte dans ses mains. Elle était légère. Tirant sur un bout du ruban, elle le défit et laissa le couvercle tomber sur la table. A l'intérieure se trouvait une clef. Et, attachée à la clef, une étiquette vierge d'encre. Belle saisit la clef et posa la boîte sur la table. Elle retourna l'étiquette. Il y était inscrit « BIBLIOTHÈQUE » en lettres capitales. Eh bien, celui qui lui avait offert ce présent aimait jouer sur les mises en scène. Elle avait évidemment son idée sur la question…
Sa journée promettait d'être agréable, malgré tout. Elle attrapa la boîte et le ruban dans une main, et serra la clef dans l'autre, puis quitta le restaurant. Dehors, le soleil chauffait déjà les trottoirs et ce fut pour elle une sensation extrêmement douce que de le sentir sur sa peau. Joyeuse, elle gambada jusqu'à la Bibliothèque. Qui se situait d'ailleurs a un centaine de mètres sur la gauche, en face, du magasin de Rumplestiltskin. Aussi, Belle ne put s'empêcher d'y jeter un coup d'œil lointain. Elle imaginait très bien son compagnon penché sur une vieillerie… Ou bien en train de faire des mélanges de produits plus ou moins étranges pour redevenir le… monstre, l'homme qu'il était avant. Elle fut presque tenté d'allé vérifier par elle-même, mais elle préféra reporter son attention sur la bibliothèque. Les vitres étaient couvertes par des morceaux de cartons. Belle imagina la salle très sombre, peut-être même un peu fraiche, une odeur de renfermé mélangé à celle des livres et de l'encre, et des livres, encore et encore… Elle inséra la clef dans la serrure mais n'eu même pas le temps de la tourner qu'une voix l'interpellait déjà.
- Miss French ? Pourrais-je savoir ce que vous êtes en train de faire ?
Belle se figea. Non, cette fois, elle ne perdrait pas ses moyens. Non. Non. Non, non, non. Elle enleva la clef de la serrure et se tourna. Regina la fixait d'un regard noir mais abordait un sourire poli – ironique et supérieure, si l'on traduit implicitement.
- Je… euh, je… Eh ben, je…
Oui, bon, elle avait perdu ses moyens. Elle se redressa en inspirant doucement et se fit violence pour reprendre.
- Elle s'apprêtait à ouvrir la porte de la Bibliothèque, dearie, fit une voix derrière les deux femmes.
Gold apparu. Pour l'occasion, il avait une chemise d'un bleu sombre et une cravate noire. Bleu qui s'accordait bizarrement avec celui de la robe de Belle. Coïncidence, bien sûr ! Regina lui lança un sourire en coin très provocateur, que Belle traduisit comme : « Allez, Rumple, vient donc te battre avec moi pour cette petite, je t'attends… ». Gold prit un air pincé et moqueur.
- Et puis-je savoir comment elle les a obtenus ?
- Oh, je les lui aie donné, bien sûr, répondit très honnêtement Gold.
Regina cessa de sourire.
- Fouiller les mairies la nuit, ce n'est pas bon, dit-elle en plissant les yeux.
Gold eu un petit rire. Ce petit rire si caractéristique qui signifiait « ce que vous pouvez être bête, vous autre mortel, j'ai toujours un coup d'avance, bien sûr ! ».
- Oh non, non, dearie, visiter les mairies la nuit pour voler des clefs, ce n'est pas mon truc. Non, il se trouve que tu les avais laissé sur la porte le jour où ta chère amie à voulu brûler Miss Swan. Je les ai simplement prises… Au cas où on les volerait, tu comprends…
Belle crut que Regina allait étriper Gold. Et lorsqu'elle parla, sa voix était froide et dure.
- Et pourquoi n'es-tu pas venue me les rendre ?
- J'ai oublié.
Belle se mordit la lèvre pour ne pas rire. Voir Rumplestiltskin jouer avec Regina était tout simplement… hmm… hilarant.
- Et puis, comme Miss Swan nous a débarrassés de ton petit animal, je pense qu'il est temps que quelqu'un prenne en charge ce bâtiment. Miss French est la mieux placée pour ce rôle.
Regina serra les poings. Bon… Belle commença à s'inquiéter pour son compagnon. Même s'il semblait que Regina souhaitait racheter sa conduite pour être aux côtés de son fils, Rumplestiltskin restait son ennemi. Gold du le voir aussi car il durcit ses traits.
- Tu devrais retourner vers ce que tu as à faire, votre majesté… S'il-te-plait.
Regina sembla un instant sur le point de répliquer quelque chose, mais Belle fut surprise de la voir rebrousser chemin, entrer dans sa voiture et disparaître au coin d'une rue. Elle se tourna vers Gold.
- Qu'est-ce-que tu lui as fais ? demanda t-elle d'un air suspicieux.
- Moi ? Mais rien du tout, voyons !
Et il emprunta un air innocent. Belle haussa un sourcil.
- S'il-te-plait ? tenta-t-elle.
Gold explosa d'un rire sincère qui provoqua des frissons dans le dos de Belle. Elle ne l'avait jamais entendu rire aussi joyeusement et sincèrement, et elle devait dire que ce son était loin d'être déplaisant. Elle ne se sentie même pas vexée par sa réaction.
- Ma chère Belle, soupira Gold entre deux rires.
La jeune femme croisa les bras.
- Oui, bon, vu que tu as bien appuyé là-dessus devant Regina, j'ai pensé qu'il y avait quelque chose avec ça. On n'est jamais sûr de rien, avec toi.
Bon, d'accord, peut-être un peu vexée.
- Et tu as raison, bien sûr.
Belle fronça des sourcils. Alors pourquoi riait-il ? Gold se calla un plus confortablement sur sa canne.
- J'ai… plus ou moins aidé Regina à obtenir la malédiction… en fait, c'est moi qui l'ai conçue, expliqua-t-il en ne s'occupant pas de la moue désapprobatrice de Belle. Le deal pour obtenir mon aide était de ne pas jeter le sort sur mes souvenirs et de… de m'obéir tant que je disais « s'il-te-plait ».
- Oui, bien sûr, c'est logique, bougonna Belle qui n'avait pas vraiment apprécié la réponse.
Elle se tourna vers la porte, enfonça une nouvelle fois la clef dans la serrure… et puis se retourna vivement vers Gold qui sursauta, surpris. Elle pointa vers lui un doigt accusateur.
- Le fait que tu m'aies offert les clefs de la bibliothèque ne veut pas dire que je vais te pardonner, Rumple !
L'homme eu un mince sourire.
- Bien sûr que non, dearie, répondit-il calmement. J'ai fais ça dans le seul but de te faire plaisir.
Belle lâcha un « ah » muet et eu une moue peu convaincue. Elle reporta son attention sur la clef.
- Et peut-être un peu pour me faire pardonner, en effet, glissa doucement Gold dans son dos.
Belle se retourna une énième fois vers lui et le surpris avec un sourire d'ange et un air d'innocent. Elle le fusilla du regard, mais cela le fit rire. Levant les yeux en ciel, elle tourna la clef dans la serrure et ouvrit la porte. Une vague de fraicheur l'atteignit et elle respira l'odeur d'encre qui se faufilait jusqu'à elle. Avec un petit sourire, elle se tourna à demi vers Gold pour l'inviter à la suivre, mais il n'était plus là. Elle eu un sursaut. Elle tourna la tête dans l'autre sens, et tomba nez à nez avec lui. Il était là, lui tenant calmement la porte, tel un parfait gentleman… Bon, un peu trop près, certes, bien que cela ne dérangea pas tant que ça la jeune femme. Elle montra l'endroit où il se tenait quelque instant auparavant.
- Comment est-ce que tu as… ? Est-ce que tu… ? Pourquoi… ?
- Hmm… J'ai utilisé la magie. Oui. Seulement pour voir ce qu'il m'arrive lorsque j'en use.
- Et alors ?
Il se pencha vers elle jusqu'à ce que sa bouche frôle son oreille.
- Ça me fatigue un peu, murmura-t-il.
Puis il se recula et fit un geste pour l'inviter à entrer. Vrai gentleman, hein ? Belle entra dans le bâtiment. En effet, la pièce était sombre, fraiche, et sentait comme toute bibliothèque digne de ce nom. Elle rejoignit les premiers rayons et caressa les livres du bout des doigts. Ils avaient changés, eux aussi. Ils n'avaient plus ces couvertures solides et recouvertes de tissus, donc le titre était en fil doré. Ces livres qu'elle aimait temps. Ceux là étaient plus petits, plus fragiles, moins beaux. Mais ils restaient des livres. Et vingt-huit ans sans livres, ça faisait long. Elle sortie de ses pensées nostalgiques et tourna la tête vers l'entrée. Gold attendait devant, posté sur ses jambes et sa canne. Il la regardait tendrement… Du moins jusqu'à ce qu'elle ne se retourne vers elle, car son regard devint plus neutre.
- En m'autorisant l'accès à la bibliothèque, tu savais que je t'en serais infiniment reconnaissante, n'est-ce-pas ?
Belle ne pouvait pas penser autrement. Même si elle était en colère contre lui, contre son attitude, contre ses choix, elle était heureuse qu'il se souvienne de sa passion, et qu'il lui permette de se sentir mieux dans ce monde si nouveau pour elle.
- Infiniment reconnaissante ? répéta-t-il l'air de rien, un sourcil levé.
Elle soupira.
- Sérieusement, Rumple. Tu savais que je ne pourrais plus t'en vouloir, après ça.
Gold soupira et s'avança péniblement dans la pièce. Il rejoignit une chaise, dans l'ombre d'une étagère, et s'y laissa tomber.
- Je m'en doutais, décida-t-il de répondre.
Belle pinça les lèvres. Une étrange déception l'envahissait sans qu'elle ne comprenne réellement pourquoi. Gold le remarqua.
- Ne le prend pas mal, s'il-te-plait. J'étais sincère quand je disais vouloir ton bonheur.
Belle acquiesça distraitement. Elle fit quelque pas puis laissa son dos s'appuyer sur le mur, juste en face de Gold.
- Tu veux me faire plaisir ? dit-elle après un silence, choisissant très soigneusement ses mots.
- Oui.
Pas de son suspendu, pas d'inquiétude, pas de curiosité. Rien qu'un « oui » sincère. Bien, s'était un bon début. Finalement, peut-être qu'il allait se faire pardonner plus rapidement que prévue. Bonne nouvelle, parce qu'elle ne voulait plus dormir seul, et pourquoi pas avoir quelqu'un pour la rassurer lors d'un des horribles cauchemars qui l'habitaient depuis quelques temps.
- Alors tiens ta part du marché. Réponds à mes questions. Laisse-moi t'aider.
Gold quitta Belle du regard et le laissa papillonner dans la pièce. C'était à son tour de choisir ses mots.
- Ce n'est pas si facile, dearie, dit-il en parlant lentement.
- Bien sûr que c'est facile ! s'emporta Belle. Fais-moi confiance ! Comme je peux te faire confiance ! Fais un effort !
Le dernier mot était lourd de sens. Gold se ferma un peu plus. Pousser quelqu'un à parler n'étais jamais la meilleure solution, mais pour Rumplestiltskin, s'était presque suicidaire.
- Dois-je te rappeler ta promesse, Rumplestiltskin ?
C'était une mise en garde. En plus, elle était sympa ! Belle se dit qu'elle ne devrait pas l'être autant, mais elle savait que, non, en effet, ce n'était pas si facile. Gold s'assombrie. Elle voyait qu'il était sur le point de craquer. Il ne manquait plus qu'une petite touche et il parlerait. Belle se décolla du mur dans un mouvement d'épaule. Elle laissa ses bras tomber le long de son corps.
- Bon…
Et elle se dirigea vers la sortie. Le « Belle ! » paniqué de Gold la fit se stopper. Elle gomma son sourire victorieux et pivota gracieusement verslui. Elle haussa un sourcil.
- Baelfire.
Belle rejoignit sa place, contre le mur. Gold soupira. Il appuya ses deux mains sur canne et laissa son regard se perdre dans ses souvenirs.
- Mon fils, Baelfire. Les pouvoirs que j'ai aujourd'hui, je les ais eu pour lui. Après que sa mère nous ait quittés, j'ai vécu seul avec lui. Il était… Ill était tout ce que j'avais. Mon trésor le plus précieux.
Un ricanement lui échappa.
- Mais on a voulu me le retirer pour qu'il devienne soldat. Le duc qui s'occupait de venir chercher les enfants dans mon village avait sous son pouvoir un homme appelé le Ténébreux. J'ai apprit, par un vieil homme, comment récupérer les pouvoirs de ce monstre.
Ah… Toujours aussi prudent. Elle n'aurait pas toute les explications aujourd'hui.
- Et j'ai réussi à les obtenir, bien sûr. Mais la relation que j'avais avec mon fils s'est détériorée. Très rapidement. Un jour, il m'a fait promettre d'abandonner la magie s'il trouvait un moyen de nous emmener ailleurs, tout les deux. Il a trouvé. Mais… Mais je n'ai pas tenu cette promesse. Et je l'ai perdu.
Le silence s'installa. Belle ne disait rien. Elle savait qu'il n'avait pas finit, et elle ne voulait pas le couper.
- Quand je t'ai dit que s'était moi qui avais conçu la malédiction… reprit-il en plongeant son regard dans celui de Belle.
- … tu ne l'as pas fait pour Regina, mais pour retrouver ton fils dans ce monde, conclut-elle.
Il hocha la tête. Belle soupira. Oui. Bien sûr. Tout lui apparaissait logiquement, à présent. La jeune femme pensait que Gold aurait finit, mais ce n'était apparemment pas le cas. Il se leva et s'approcha de la porte d'entrée. Un rayon de soleil glissa jusqu'à l'ouverture et éclaira ses pieds.
- Je suis un lâche, tu as raison, Belle. Mais j'ai mes raisons.
Il se tourna à moitié vers elle. Belle croisa les bras. Même si elle se sentait émue, elle ne lâcherait pas l'affaire si facilement.
- Et je peux savoir lesquels ? dit-elle en secouant légèrement la tête, ses boucles brunes voletant autour de son visage.
- J'ai perdu ma femme parce que je l'aimais. J'ai voulu sauver mon fils parce que je l'aimais. J'ai obtenu la magie et j'ai sauvé mon fils. Puis j'ai perdu mon fils à cause de la magie. Je t'ai perdu, toi, à cause de la magie. Parce que j'avais peur d'aimer, et peur de souffrir. Parce que je suis un lâche. Mais c'est un cercle vicieux. L'un entraîne l'autre. Et puis…
Il passa sa langue sur ses lèvres, cherchant ses mots.
- Et puis j'ai choisit le plus simple. L'amour amène à être honnête. La magie amène à être seul et puissant.
Il eu un sourire désolé. Belle se passa une main sur le visage et la laissa glisser dans ses cheveux.
- Eh bien…
- Ça te suffira pour aujourd'hui ? tenta-t-il de plaisanter.
- Une dernière question, imposa-t-elle.
Il se tourna complètement vers elle.
- Et maintenant, tu choisis quoi ?
Elle avait été sympa. Avant. Mais là, le temps de la question piège était venue. Gold se mit à rire. Encore. Sincèrement. Mais doucement, cette fois. Il s'approcha de Belle.
- Dearie, je crois que vingt-huit ans passé sans toi font réfléchir. Toi, évidemment.
Belle ne put retenir son sourire.
- Mais tu as besoin de temps, et j'ai besoin de retrouver mon fils.
Ce fut la douche froide.
- Alors… Je vais te laisser le temps, d'accord ?
Pas si froide que ça, en fin de compte. Depuis quand Rumplestiltskin était doux, romantique et délicat ? Depuis qu'il était tombé amoureux d'elle ? Ah, oui, sans doute… Belle saisit la main de Gold et la serra. Il n'y avait pas forcément de mot pour décrire ce qu'elle ressentait. On aurait dit un mélange de toutes les émotions possibles et inimaginables. Et c'est sans doute pour cela qu'elle ne réalisa pas que Gold avait lâché sa main et quitté la pièce.
