Bon réveillon tout le monde !

Voici le deuxième OS, celui-ci se situe peu après Apocalypse. Je n'en dis pas plus !

C'est une commande de ma petite femme, elle voulait voir la suite du dernier film et évidemment du lemon ! :P

Bonne lecture !

Merry Christmas :


Erik regardait l'effervescence environnante d'un œil nouveau. Il allait fêter Noël. Une première pour lui ! Il n'avait que célébré Hanoukka depuis son enfance… quoi que, durant une longue, très longue période il n'avait plus rien eut à fêter… Et puis sa fille était née… Il avait repris cette tradition familiale… cependant cette année, il n'allait pas renouer avec sa fête Juive… ici au manoir Xavier, il se retrouvait noyé sous des kilomètres de guirlandes or et rouges ! Il était gavé de chant de Noël débité à toutes les sauces par les élèves mutants qui galopaient, volaient ou planaient dans l'institut. Personne n'était épargné par la fièvre de la nativité. Pour Erik, c'était un joli tas de connerie, comment pouvait-il vraiment encore croire en un Dieu qui avait permis ce qu'il avait vu ou vécu ? Mais, il gardait son scepticisme pour lui et se contentait d'êtres spectateur à tout cela. Il regardait les couloirs se remplir de décorations kitchs, un sapin de trois mètres investir le hall, juste devant le double escalier qui présidait dans l'entrée. Il supportait les boules de gui, qui pendaient un peu partout entre deux portes, cependant sa conception de la patience atteint ses limites lorsqu'il vit Charles arborer fièrement un de ses stupides pull de Noël. Erik les trouvaient grotesques et voir Charles revêtir une de ses horreurs, c'était comme voir l'homme le plus séduisant du monde porter un sac poubelle ! Erik soupira lourdement, montrant malgré lui son mécontentement. Charles ne pouvait pas adhérer à ce genre de conneries ! Non, pas lui ! Il était bien trop posé, rationnel et intelligent pour…

- Ce n'est pas parce que je suis tout cela, que je n'ai pas un sens de l'autodérision, interrompit Charles en faisant s'arrêter son fauteuil devant Erik.

- Encore dans ma tête, soupira Erik en se massant les tempes agacé.

- Tu es un émetteur très puissant.

- C'est quand ça t'arrange…

Charles fit une petite moue adorable. Erik leva les yeux au ciel, soupirant d'avantage. Ce foutu télépathe avait le chic pour mettre Erik dans sa poche en un seul foutu regard !

- Et si, au lieu de râler, tu venais m'aider à installer l'étoile au sommet du sapin ?

- Je ne crois pas que tes étudiants apprécieraient que Magneto, place l'étoile au sommet de ton sapin… Pour eux je suis une bombe à retardement…

- Et si justement c'est ce qu'ils attendaient de voir, pour comprendre que tu n'es plus cet homme-là, que tu as changé.

- En installant simplement une étoile ?!

- Et on pourrait peut-être leur parler de…

- Non. On n'a pas à leur en parler à eux. Je n'ai de compte à ne rendre à personne.

Charles caressa d'un doigt la main d'Erik, qui pendait le long de son corps.

- Charles…

- Se serait mon cadeau à moi.

Erik fronça les sourcils. Vraiment ? Le télépathe voulait se servir de cette soirée de Noël pour parler de ça aux élèves qui étaient resté au manoir pour les fêtes ? Erik n'était pas du tout convaincu par la manœuvre, mais comme d'habitude, il se plia à la demande de Charles. C'était nouveau pour lui d'écouter un autre et de prendre en considération son avis. Pour Charles, il faisait l'effort. Pour lui et lui seulement.

- Merci, sourit Charles en enclenchant son fauteuil pour se diriger vers le hall.

- Mais avant tu ne veux pas retirer cette horreur ?

- Mon pull ?

- Oui.

- Mon pull avec Rudolph ?

- Oui.

- Mon pull avec Rudolph que j'adore ?

- … Il te va « bien ».

- Merci.

Charles sourit, Erik pestait intérieurement. Le brun arrivait toujours à ses fins !

Devant le sapin, pratiquement achevé, les élèves et professeurs se tenaient en arc de cercle pour chanter un cantique en chœur. C'était beau, Erik ne pouvait le nier, beau, mais chiant ! A la fin du dernier refrain qui parlait de l'enfant roi, Charles sourit et s'installa devant le sapin. La plus jeune étudiante, une gamine de dix ans s'avança et déposa, entre les mains du directeur, une grosse étoile en or. Charles leva la décoration vers Erik. Tous reportèrent leur regard vers le mutant, qu'ils considéraient toujours avec méfiance. Erik se saisit de l'étoile pailletée, qui déposa aussitôt une multitude de paillettes sur ses mains et son pull noir. Il grogna et usa de son pouvoir pour voler jusqu'au sommet du conifère. Tous retinrent leur respiration et Erik installa l'étoile sur la dernière branche, la plus haute, celle qui pointait vers le plafond. Il s'appliqua, il ne voulait pas que l'objet tombe et donne une mauvaise impression. Après tout, cela allait lancer les festivités pour la veillée de Noël ! Une fois l'étoile disposée avec soin, Hank brancha les guirlandes électriques et le sapin s'illumina sous une flopée d'applaudissements enchantés. Erik redescendit au pied de l'arbre à la droite de Charles. Il attendait, si le télépathe voulait en parler, ok, mais qu'il ne compte pas sur lui pour commencer !

- Avant de passer au salon, pour l'apéritif, je voulais vous dire quelques mots, débuta Charles faisant taire le brouhaha joyeux.

Tous les yeux se braquèrent sur eux. Erik était imperturbable, il toisait du regard la foule d'étudiants et d'adultes, qui se tenait face à lui. Si l'un d'entre eux, n'osaient seulement, que broncher, il n'hésiterait pas à les détruire. On pouvait s'en prendre à lui, ça il avait l'habitude et limite, il préférait, mais toucher à Charles… Critiquer Charles… Ah, ça non… personne n'en avait le droit !

- Voilà, je tenais à vous faire partager une grande joie personnelle, qui m'anime ces dernières semaines, mois… Comme vous le savez Erik vit avec nous désormais, il est devenu votre professeur d'entrainement des X-men. Il a de nombreux talents et c'est un combattant émérite. Il n'est pas uniquement un excellent professeur, ni un collègue dévoué, ni un ami cher à mon cœur, mais c'est aussi et depuis quelques temps maintenant, mon…

Erik baissa ses yeux vers Charles, le timbre clair de sa voix avait changé. Le télépathe avait les yeux embués, il souriait ému. Erik s'abaissa vers lui et se mit à sa hauteur en lui prenant la main. Les deux hommes se regardèrent.

- Tu veux que je le fasse ? demanda Erik à voix basse prêt à briser ses propres règles pour épargner Charles.

- Ne t'inquiètes pas, je suis trop sentimentale.

- Longtemps j'ai cru que c'était ta faiblesse, Charles, maintenant je sais que c'est ta force.

Charles sourit et serra les doigts d'Erik avant de reporter son attention sur les jeunes, qui les observaient de façon interdites.

- Voilà, je voulais vous annoncer qu'Erik et moi, nous étions en couple.

Une bombe, ou un tsunami aurait pu se déclencher au beau milieu du hall, cela n'aurait pas fait plus d'effet que ce qui éclata à cet instant. Hank vira bleu, Raven se hérissa de toutes ses écailles, les étudiants, parlaient, pillaient entre eux, les yeux ronds comme des ballons, tous étaient choqués. Pour chacun et chacune, c'était LE ragot de l'année ! Le professeur X avait un mec ! Le professeur X avait une vie sexuelle ! Non mieux : le Prof' X était gay ! Gay et avec son pire ennemi ?! Le professeur X couchait avec Magneto !

Celui, qui avait la mâchoire qui tombait le plus bas, était Peter. Il regardait alternativement son père et celui qui venait de devenir son « beau-papa » ? Jamais, au grand JAMAIS il n'avait pensé que son père, si viril, si mec, pouvait aimer les hommes ! Non pouvait aimer un infirme ! Non, aimer son dirlo ! Peter était pâle, bien qu'il le soit déjà énormément de nature, là il était encore plus pâle. Il déglutit, avalant la pilule en silence.

Hank était devenu une boule de fourrure bleue. Comment ce petit connard d'enfoiré d'Erik pouvait oser toucher Charles ! Comment Hank avait-il fait pour ne pas s'en apercevoir ?! Lui qui prenait soin du professeur depuis plus de vingt ans ! Et surtout qu'est-ce que ce petit vicieux d'Erik infligeait au corps de Charles lors de leurs… « Ébats » ?!

Raven était tout bonnement scandalisé. Son frère ! Son frère avec son ex ! Elle n'aurait pas pu rêver pire scénario ! Non, vraiment à aucun foutu moment ! Et puis d'abord est-ce que Charles pouvait bander avec ses lésions ? Qu'est-ce qu'Erik avait bien put dire ou faire pour arriver à devenir l'amant de Charles ? Ou alors… Ou alors Charles manipulait mentalement Erik pour assouvir des besoins sexuels ?! Elle qui voulait se servir de l'excuse des fêtes pour se rapprocher à nouveau d'Erik – qui était resté aussi sexy qu'avant- c'était foutu ! Il était passé à l'ennemi !

Charles depuis son fauteuil, écoutait les réactions de tous ces petits cerveaux et s'en amusa. Il n'était pas blessé, ni surprit par leurs pensées. Il connaissait les mécanismes de réflexions de tous ceux qui vivaient ici. Personne n'avait de secret pour Charles. Seul lui pouvait en avoir pour eux et ce soir il se dévoilait. Il exposait sa vie privée. Non pas pour revendiquer quoi que ce soit, ni pour dire « Eh moi aussi je peux baiser ! », non c'était plus par respect pour tout le monde. Qu'ils comprennent pourquoi Erik était toujours à ses côtés, pourquoi il allait venir s'installer définitivement dans sa chambre et surtout pourquoi certains soirs ils allaient entendre des soupirs et autres choses de ce genre… Erik et Charles étaient deux adultes consentants, ils ne faisaient rien de mal, bien au contraire.

Erik était tendu, il crispait ses poings. Il défiait du regard toute l'assemblée. Le premier qui oserait s'élever contre leur couple allait souffrir. Il aimait Charles ! Il l'aimait si fort qu'il pourrait en crever. Il aimait son télépathe depuis des années, il se refusait à ce bonheur pour différentes raisons, qui à présent n'avaient plus aucunes valeurs. Maintenant il s'autorisait ce bonheur, cette joie d'être avec l'homme qu'il aimait. Le seul homme qu'il n'avait jamais aimé et qu'il n'aimerait jamais ! Quand il était avec Charles, tout était évident, limpide, clair et rassurants. Jamais il n'avait éprouvé cette forme de refuge et de compréhension totale. Charles était son phare dans une nuit éternelle. Il était à lui ! Charles lui appartenait et lui était dévoué corps et à âme à son amant.

Charles leva les mains et les voix se turent naturellement.

- Je suis ravi de constater que vous accueillez la nouvelle avec autant d'enthousiasme. Je profite également de ce moment pour te dire à toi Erik…

Charles fit pivoter doucement son fauteuil vers Erik, qui était resté à croupis.

- Erik… tu es l'homme le plus important dans ma vie et ce depuis des années, depuis le jour de notre rencontre au beau milieu de l'océan. Tu es le mutant le plus puissant, mais aussi le plus courageux que je connaisse, peu on ta fougue et ta détermination et peu encore aurait ton courage pour renoncer à tout. Tu as tout quitté pour moi… Erik… Je suis devenu l'homme que tu as façonné par tes guerres et ton amour… Je t'aime. Tu es mon cadeau.

Le télépathe termina sa tirade émouvante en se penchant pour embrasser tendrement les lèvres chaudes et charnues d'Erik. La foule, resta suspendue à ce baiser improbable. C'était comme si le jour existait avec en même temps que la nuit ! Aux yeux de tous ils osaient s'embrasser, montrer qui ils étaient vraiment au fond d'eux : deux hommes, qui s'aimaient simplement.

Peter soupira d'aise. Hank se radoucit, bien qu'inquiet et Raven pinça ses lèvres interdite. Les élèves assistaient à une sorte de miracle : deux hommes, que tout oppose, s'embrassaient, unis. Charles sourit un peu plus, Erik était encore tendu, mais il essaya de se montrer plus posé.

- Et si nous passions au salon maintenant ? proposa Charles en faisant pivoter ses roues dans la bonne direction.

Erik se redressa de toute sa hauteur, il se plaça derrière Charles et poussa simplement son fauteuil. La petite cohorte suivie, redevenant bruyante. Au fur et à mesure de la soirée les esprits s'apaisèrent et les consciences s'élargirent tranquillement. Finalement ce qui se passait entre Charles et Erik ne regardait qu'eux, non ?

Vers deux heures du matin, alors que les musiques avaient fini de tourner dans la pièce et que les plus téméraires avaient regagné leur chambre. Erik prit Charles dans ses bras. D'un regard il fit léviter le fauteuil et il monta les escaliers en tenant son amant serré contre lui.

- Je peux rouler, tu sais, nota Charles amusé.

- Tu es fatigué.

- Toi non ?

- Moi, ça n'a pas d'importance.

La porte de la chambre du brun s'ouvrit, Erik s'engouffra à l'intérieur.

- Pour moi, c'est important.

Erik déposa Charles sur le couvre lit. Le fauteuil alla se ranger dans un coin de la pièce. Erik détestait ce fauteuil, il le haïssait, autant qu'il se haïssait d'avoir infligé cette souffrance à vie à Charles. Il était responsable de son infirmité, de tout ce qu'il avait dû subir pour essayer de garder ses jambes. Charles vivrait à jamais privé de sa mobilité, c'était le fardeau d'Erik. Aussi, il mettait tout en œuvre pour faire oublier à Charles qu'il était infime. Pour Erik, cela n'avait pas la moindre importance. Qu'il court, ou qu'il roule, il était le même homme généreux, tendre, drôle, sensible et passionné.

- Je vais t'aider à te mettre au lit, fit Erik en commençant à fouiller la commode de Charles pour en sortir un de ses fameux pyjama complet que le britannique aimait tant.

- Et si… on se mettait juste nu sous les draps ? suggéra Charles assit sur son lit comme n'importe qui.

- Tu as des idées en tête ? sourit Erik en refermant le tiroir.

- Tout un tas, pour être honnête, répondit Charles en se mordant la lèvre inférieur faisant ressortir d'avantage sa couleur pourpre.

Erik s'adossa à un mur et croisa ses bras.

- Si tu t'imagines, que je vais te faire l'amour, alors que tu portes ce pull…

- Je croyais que tu l'aimais ? feinta le brun.

- Je préfère largement ce qui se cache en dessous.

Le télépathe, sourit et passa une main sur son torse, il fit rouler le pull et tira dessus pour le retirer, dévoilant une chemise grise. Charles retira ses boutons un à un. Erik ne bougeait pas. Il avait une vue parfaite. Les lampes de chevet tamisaient la pièce. Charles était beau. Torse nu, sur son lit. Une expression entendue sur ce qui allait suivre, exposant sans pudeur son corps, son torse musclé, ses bras fermes. Il était superbe.

- Je t'aime, souffla Erik en grimpant enfin sur le matelas.

- Je t'aime, répondit Charles alors qu'il recevait un baiser brûlant.

Le brun s'allongea, tandis qu'Erik faisait sauter en l'air son propre pull sombre, ébouriffant ses cheveux, si impeccable d'ordinaire.

- Quoi ? demanda Erik en voyant le large sourire moqueur du professeur.

- Tu es beau, pouffa Charles en caressant du plat de la main les cheveux en épis.

- Toujours le mot pour rire Monsieur Xavier, souffla Erik en abaissant son visage pour mordiller les tétons du brun.

Immédiatement le souffle de Charles se figea, il plaqua sa main sur sa bouche pour faire taire le gémissement qui menaçait de sortir de sa bouche. Erik fronça les sourcils. Il retira la main de Charles.

- Non… je veux t'entendre… Je veux t'entendre, comme pour notre première fois. Si on l'a annoncé ce soir, c'est bien pour pouvoir être un peu bruyant. On n'a plus besoin d'étouffer nos envies. Alors, Charles, lâches-toi… gémit si tu en as envie et supplie-moi également, si tu en as envie.

Le brun embrassa Erik, heureux.

- Te supplier de quoi ?

- De te faire du bien ! sourit Erik dévoilant à Charles seulement un sourire gigantesque.

- Crétin, susurra le télépathe alors qu'Erik suçotait à nouveau ses tétons.

Les mains d'Erik descendirent, déboutonnant le pantalon bleu de Charles. Il le fit glisser avec respect sur ses jambes. Erik retenait toujours son souffle lorsqu'il voyait les jambes de son amant. Deux grandes tiges mortes. Certes, elles étaient chaudes, sa peau avait le même parfum que le reste de son corps, mais les muscles n'étaient plus là. Charles qui se targuait d'avoir pratiqué tellement de sport en étant jeune… tout avait fondu, disparu. On ne voyait que les os presque. C'était si tranché avec le haut du corps qu'Erik avait le cœur qui se serrait. C'était de sa faute à lui. C'était sa folie, qui avait fait ça à Charles. C'était d'autant plus cruel que ce soit le bon qui soit punis pour les erreurs du mauvais…

- Arrêtes Erik, dit tout bas Charles. Ne penses pas à ça… c'est vieux tout ça.

Erik colla son front sur la cuisse droite de Charles. Il ne pourrait jamais oublier ce qu'il avait fait, mais il priait chaque jour pour que Charles le pardonne.

- C'est déjà le cas. Je ne suis plus en colère Erik. J'ai appris à m'accepter tel que je suis.

- Tu dis ça uniquement pour que je me sente mieux.

- Je jure sur ce que j'ai de plus précieux : que c'est ce que je ressens au plus profond de mon âme.

La main chaude de Charles attrapa sans brusquer le menton d'Erik et l'attira à lui.

- Erik, je revivrais toutes mes douleurs, toutes mes peines et mes erreurs, si elles me conduisent à nouveau à toi, à tes bras, à ton amour.

Le blond sentit une larme filer sur sa joue, Charles sourit touché par la pureté de ses émotions.

- Fais-moi l'amour Erik, demanda d'une voix douce et sensuelle le brun.

Erik déglutit. Il ne pouvait pas résister à ses yeux bleus, à cette voix, à cette chaleur. Il le souleva et l'installa sous les draps. Erik se mit nu dans la douceur d'une lumière tendre. Charles le dévorant du regard. Une fois nu sous les draps, Erik colla son corps à celui de Charles. Ils se transmettaient leur chaleur respective. S'embrassant tendrement.

- Comment tu peux m'aimer à ce point ? questionna Erik en caressant le crâne lisse de Charles.

- C'est moi qui devrais te poser cette question…

- Pourquoi ?

- Je suis handicapé, chauve et vieux…

- Je suis plus vieux !

- De peu…

- Charles tu n'es pas handicapé pour moi. Tu es beau, fort et avec ou sans cheveux, ça ne change rien à qui tu es…

- Je serais bossu tu m'aimerais autant ? s'amusa Charles.

- Sûrement.

- Et laid ?

- Mais tu ne l'es pas !

Charles éclata de rire. Un rire, qui mit du baume sur le cœur d'Erik. Les mains du brun descendirent le long du dos d'Erik et caressèrent les fesses de celui-ci. Le blond frissonna de plaisir.

- Et moi ? Tu m'aimerais si je n'étais pas aussi séduisant ? sourit Erik.

- Erik… je ne le savais pas quand on s'est rencontré, mais à la seconde où je t'ai perçu… nos âmes se sont liées l'une à l'autre. On a eu beau le nier durant des années, c'est un fait. Je t'aimais et te désirais avant même de savoir qui tu étais, ni à quoi tu ressemblais. Je t'aime.

Erik embrassa de façon éperdue Charles. La main droite de Charles empoigna le sexe d'Erik, le faisant grogner doucement.

- Toi aussi je veux t'entendre, souffla Charles à son oreille.

Dans un geste lent et précis il commença à branler son amant tout en le couvrant de baiser. Il ne fallut pas longtemps pour que le membre d'Erik se tende très fièrement entre les doigts experts de Charles.

- Tu aimes ? interrogea Charles en léchant les lèvres ouvertes d'Erik.

- …Hum… Oui…

- Tu veux me prendre ?

Erik caressait la peau de Charles, son dos, ses fesses, ses bras, son torse. Il voulait le posséder tout entier. Il voulait le faire jouir, encore et encore…

- Oui, je veux te prendre.

Charles trembla d'anticipation. Il avait perçu dans la voix d'Erik cette flamme de désir. Cette passion qui ne s'éteignait jamais entre eux.

Erik introduisit un doigt en Charles, celui-ci ne sentait rien, il se contenta d'embrasser son amant pour l'inciter à continuer. Erik se rappelait de leur première fois une sorte de feu d'artifice et de questionnement. Ni l'un ni l'autre ne savait comment s'y prendre. Ils avaient laissé leurs têtes de côté et leur corps s'étaient exprimé. Depuis, ils apprenaient à s'accorder, à deviner ce que l'autre voulais. Erik entra un troisième doigt, Charles souriait, tout en le branlant lentement. Erik savait ce qu'attendait Charles pour se « brancher ». Le télépathe voulait qu'Erik le pénètre, ensuite Charles se rendrait dans la tête de son amant. Ainsi ils partageraient les sensations d'Erik. Au début cela avait été chaotique, mais depuis peu ils trouvaient leur plaisir l'un et l'autre de cette façon, les comblant tout deux. Erik fit rouler Charles sur le dos. Ce n'était pas parce qu'il ne sentait rien à cet endroit qu'il ne devait pas le traiter avec respect et égard. Quatre doigts. Il était prêt. Charles se mordait les lèvres, il était rouge d'envie. Erik le trouva encore plus désirable. Le blond s'installa entre les cuisses de Charles, s'assurant qu'il mettait ses jambes dans une position confortable. Il se pencha sur le brun et l'embrassa. Il empoigna son sexe particulièrement tendu et le guida en Charles. Immédiatement il sentait dans son esprit la présence du télépathe. C'était leur rendez-vous, leur habitude sexuelle, et il adorait ça. Son sexe rentra en douceur jusqu'au fond, grogna de plaisir en sentant l'étroitesse et la profondeur du professeur. Charles gémit, car lui aussi captait ce que ressentait Erik. C'était divin. Erik commença doucement, arrachant à l'un et l'autre des sons rauques. Charles planta ses doigts dans la chair du dos d'Erik, cambrant son dos comme il le pouvait, incitant Erik à aller plus vite, plus fort, l'embrassant.

- Tu aimes ? gronda Erik en faisant grincer le lit comme jamais.

- Oui. Oui-oui-oui…

Le montant du lit cognait de plus en plus vite contre le mur en lambris, créant des vibrations puissantes qui se transmettait à la chambre d'à côté, tirant un Hank du sommeil. Le mutant ouvrit les yeux surprit par le bruit. Il tourna son regard flou vers le mur et colla sa paume dessus. S'il avait un doute, il se dissipa en entendant Charles gémir. Hank retira sa main d'un geste rapide, comme un enfant prit sur le fait d'une grosse bêtise. Il déglutit. Charles et Erik faisait… faisait des choses à seulement quelques centimètres de sa tête ! Lui qui avait toujours considéré le professeur comme une sorte d'être asexué, cette image venait de prendre un sacré coup… enfin façon de parler ! Hank tendit l'oreille, curiosité toute scientifique, il voulait entendre Erik. Il voulait avoir le cœur net sur ce qui se déroulait dans cette chambre. A cet instant Hank surprit un grognement, qui aurait pu lui appartenir. Erik grognait de plaisir ! Dieu seul sait ce qu'il osait faire subir au pauvre corps du professeur ! Charles l'esprit ouvert capta le cerveau en éveil, ainsi que les pensées intrusives d'Hank. Charles ferma les yeux et savoura un peu plus ce qu'Erik lui faisait. Hank s'endormit brutalement, comme si d'un seul coup on avait poussé un bouton dans sa tête. Charles ouvrit à nouveau les yeux. L'expression que lui montrait Erik le faisait trembler de bonheur et de plaisir. Erik, les joues rouges, la bouche ouverte, respirant dans des râles non contenus, les yeux baissés vers ce qu'il faisait, les cheveux tombant en avant, la peau luisante de sueur. Il était magnifique.

- Je … ahn… t'aime, gémit le télépathe en levant son visage pour embrasser Erik.

- Charles… Charles….

- Plus fort…

- Oui.

Les coups, qui pilonnaient le brun, s'intensifièrent, Charles dû se retenir au mur pour ne pas s'y cogner. Erik laissait sortir toute sa passion, c'était incroyable, l'énergie qu'il dégageait, et dont qu'il comblait le brun.

- Je vais… jouir…

- Je sais…han…. Oui-oui….

- Charles… mon Charles…

- Erik !

Le sexe du blond frappa une dernière fois dans le corps tendre du brun, déclenchant un orgasme, si puissant qu'il arracha un rugissement à Erik. Charles était terrassé par cette vague incommensurable qui venait de s'abattre sur lui. Erik s'affala comme un gros chat, sur le corps bouillant de Charles. Ils se serraient l'un et l'autre dans leur bras, s'embrassant tendrement. Savourant encore et encore les ondes de plaisir qui circulaient entre eux.

- Charles, je ne pourrais plus jamais me passer de toi, confia Erik en se retirant doucement. S'il t'arrivait quoi que ce soit, j'en mourrais…

- Il ne m'arrivera rien, si ce n'est de vieillir avec toi.

Charles captura une main d'Erik et la porta à ses lèvres.

- Je ne veux pas d'une vie sans toi, avoua à son tour le télépathe en quittant l'esprit d'Erik sans heurt.

- Je resterais à jamais avec toi.

- Ne me quitte plus jamais.

- Impossible.

Ils scellèrent leurs paroles d'un baiser rempli d'amour et de promesse. L'avenir n'était pas écrit, mais ils savaient l'un et l'autre qu'ils affronteraient l'adversité ensemble désormais. Unis comme alliés, mais surtout comment amants.

Les lampes de chevets s'éteignirent, Erik remonta les draps sur eux. Blottit l'un contre l'autre, le sommeil les emporta doucement, sur leurs lèvres flottaient encore leurs sourires.


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A très vite !