Après cette courte mise en bouche, voici le nouveau chapitre pour vous permettre de découvrir un peu plus notre Isabella, ainsi que d'autres personnages.
Merci pour vos premières reviews. Quel plaisir de revoir des noms rencontrés sur mes anciennes fics ! Et bienvenue aux nouveaux/nouvelles !
Bonne lecture !
Faded…
Disclaimer : Les personnages appartiennent à S. Meyer, je ne fais que jouer un peu avec eux.
Rodée dans mon travail plus que routinier de ménage des studios, je terminai tout ce que j'avais à faire aux environs d'une heure du matin. J'avais désormais la nuit pour moi, les premiers salariés n'arrivant que vers 9h00.
Je fis mon habituel tour d'inspection, vérifiant consciencieusement chacune des portes, éteignant les quelques lumières restées allumées dans les bureaux de l'étage, enclenchai l'alarme et les caméras de surveillance sécurisant l'unique porte du bâtiment et m'enfermai dans le studio 7, le plus petit, tout au bout de cet immense couloir. Je sortis mon vieil ipod de la poche intérieure de ma blouse et le branchai sur la console avant d'ouvrir le fichier du dernier enregistrement pour écouter les derniers arrangements proposés par l'un des ingénieurs son du studio.
Ce studio était un peu devenu mon chez-moi durant toutes ces nuits de travail. Pour quelques heures, à l'abri des regards et des oreilles, je pouvais enfin redevenir un peu moi. Rejouer de la musique. Composer. Arranger. Enregistrer…
Tout cela juste pour moi. Car jamais plus je n'aurais le cran de monter sur scène ou même de chanter devant un public. Tout cela avait cessé cette fameuse nuit, là-bas, au Mexique.
Aujourd'hui, je relativisais : j'étais en vie, j'avais un toit au-dessus de la tête et un travail qui me permettait de vivre sans m'être coupée totalement de la musique. Mais ce discours, je n'aurais pas pu le tenir voilà trois ans.
Cette « résurrection », je la devais à Billy Black, un vieil ami de mon père, patron, à l'époque, d'un petit studio d'enregistrement à Los Angeles, déjà bien connu dans le monde de la musique mais qui restait « confidentiel ». Billy m'avait vue grandir avant même que je ne sache marcher et avait rempli, sans l'être, le rôle de parrain, m'accueillant quelques jours par an chez lui, m'emmenant voir des spectacles dans tous les fameux théâtres de la ville...
Lors de mes weekends à Los Angeles, nous enregistrions ensemble quelques maquettes, juste comme ça, sans vraiment travailler pour ma part puisque je ne voyais cela que comme un amusement. Mais il avait une excellente oreille et connaissait du monde, et moins de deux semaines plus tard, un label se montrait intéressé par ma voix.
Billy m'avait donc lancée, avec l'accord de mon père, sur le devant de la scène au lendemain de mes treize ans. J'avais enregistré tous mes albums dans ses studios par la suite. Et même si mon emploi du temps ne me permettait plus de le voir aussi souvent qu'avant, nous restions en contact.
Et Billy avait été là, m'attendant au pied de l'avion qui avait été affrété en urgence par mon producteur pour me ramener aux Etats-Unis. Lorsque la porte du jet s'était ouverte, je n'avais vu que lui au bas des escaliers. Et malgré les multiples pansements qui entouraient mon visage et mes bras, contre l'avis de l'infirmière qui m'accompagnait, je m'étais jetée de toutes mes forces contre lui, recherchant son soutien et surtout la sécurité de ses bras. Il m'avait aussitôt réceptionnée et avait refermé ses bras autour de moi, me laissant pleurer dans son cou alors qu'une équipe d'hommes en noir sortait de la soute le cercueil métallique qui contenait le corps de mon père. Billy avait tout organisé dans le plus grand secret, depuis notre transfert de l'aéroport de LA à l'abri des paparazzis jusqu'à la cérémonie d'enterrement de Charlie, en toute intimité à Forks. La presse avait bien parlé de la disparition de mon père et agent, tout comme de la mienne…mais la vérité n'était jamais sortie dans les journaux.
Billy était le père de Jacob, mais il ne l'avait pas vu grandir puisque ce dernier avait été élevé par sa mère qui en avait obtenu la garde au moment du divorce. Jake, puisque son père l'appelait ainsi, ne voyait quasiment jamais son père et lorsqu'il avait choisi de suivre des études dans la musique et le marketing en Europe, les liens si fragiles que Billy s'évertuait à entretenir avec lui s'étaient encore plus dégradés. Aimant malgré tout son fils unique plus que tout, Billy lui avait légué son studio prospère et reconnu dans le milieu en y plaçant une seule clause non négociable : celle de me garder parmi le personnel du studio. Jacob avait signé tous les documents sans rechigner devant les avocats, à son retour définitif d'Europe, après l'enterrement de son père, et mon quotidien n'avait pas été modifié d'aucune sorte. Je ne sais ce qu'il avait pu penser de cette faveur à mon encontre car Jacob ne savait pas qui j'étais réellement. Il ne connaissait pas mon nom de scène et n'avait jamais fait le rapprochement entre Izzie et moi. Pour lui, je n'étais que Swan, le fardeau qu'il devait supporter à cause des dernières volontés de son père.
Après l'enterrement de mon père, et alors que je pensais déjà avoir touché le fond de l'horreur, il avait fallu que je fasse face aux secrets de mon père. A vingt ans, je me retrouvais à la rue, sans plus aucun argent en poche et le contrat de ma maison de disque rompu. Désemparée, je ne bougeais plus du canapé de Billy, empilant à mes pieds les magazines people faisant les choux gras de ma disparition inexpliquée qu'ils justifiaient par d'improbables histoires de coucheries ou de grossesses cachées au Mexique, et sur mes genoux des monceaux de mouchoirs en papier usagés.
Après des semaines à ce régime, Billy, excédé, était rentré du studio un soir en déposant sur mes genoux un contrat de travail et un trousseau de clés. Il m'avait rapidement expliqué ce qu'il m'offrait : un travail au studio, à l'abri des regards de tous mais me permettant de subvenir à mes besoins, et un logement dans un petit bungalow auparavant dévolu au gardien, à la périphérie de la ville. Puis, sans attendre de réactions de ma part, il avait enchaîné en me posant un ultimatum : soit j'acceptais ce contrat de travail et ce logement à titre gratuit, soit je sortais de chez lui pour ne plus y revenir. Je n'avais pas réfléchi plus longtemps et j'avais accepté, devenant ainsi son personnel de nuit au studio. Le lendemain, il m'avait emmenée visiter le logement qui n'avait plus été occupé depuis des années, l'ancien gardien ayant son propre appartement en ville. Billy avait fait rafraîchir les peintures et j'avais emménagé quelques jours plus tard avec les quelques petits meubles glanés dans le garage de Billy et les maigres affaires que j'avais réussi à récupérer de ma villa avant la saisie, ne voulant pas que Billy ne dépense encore ses dollars pour moi.
Mes premières journées, seule, dans ce bungalow d'une trentaine de mètres carrés avaient été un enfer pour moi. Non pas à cause du manque d'espace, même si la villa que j'avais achetée avec l'un de mes premiers gros cachets comptait une vingtaine de pièces, mais surtout parce que je me retrouvais seule face à quelque chose d'insurmontable pour moi. Tourner en rond dans ce deux pièces me renvoyait continuellement les fautes de mon père et ma déchéance après mon dernier concert en pleine face.
Puis, rapidement, il avait fallu que je reprenne le dessus. Pour payer les factures qui tombaient chaque mois. Pour tenter de boucher petit à petit les dettes qui, elles, ne s'étaient pas effacées avec la mort de Charlie. Mes tubes passaient encore parfois en radio et l'infime partie de droits auxquels j'avais droit était aussitôt absorbée par les créanciers. Autant essayer de vider la mer avec un gobelet…J'avais pour toute ma vie désormais cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Une vie entière avec le salaire que m'offrait Billy ne suffirait jamais. Mais je mettais un point d'honneur à vouloir rembourser et ainsi, d'une certaine façon, effacer un peu mes erreurs.
xxx
-Veuillez accueillir la star numéro 1 des charts internationaux ! s'écria Jimmy Fallon, présentateur vedette de la chaine NBC alors que le public en plateau applaudissait à tout rompre. Izzie ! hurla-t-il dans son micro, faisant surement grimacer l'équipe de techniciens dans la régie.
J'entrai sous les applaudissements nourris des spectateurs et m'installai face à lui.
Depuis plusieurs semaines désormais, on me prêtait une relation avec l'un des membres du groupe Twilight, que j'avais coaché et mené à la victoire, mais j'étais bien trop débordée pour cela, même si, il fallait l'avouer, j'avais un faible pour l'un des deux. Mais peut-être était-ce dû aux nombreuses heures passées ensemble, à travailler, à partager, à vivre la musique… Ces rumeurs infondées perturbaient mes déplacements mais également ceux de mes « poulains » alors, je voulais, même si nous ne nous étions pas revus depuis plus de six mois, encore un peu « veiller » sur eux et leur permettre de faire leur musique plus sereinement.
-Bonsoir Izzie. Toujours aussi magnifique ! Si vous étiez célibataire, me laisseriez-vous vous accompagner aux Grammy demain soir ? commença-t-il direct, fidèle au schéma de son émission qui explosait les audiences chaque samedi soir depuis des années.
-Si j'étais en couple, je vous répondrai non, Jimmy, mais puisque ce n'est pas le cas…répondis-je du tac au tac, habituée et surtout briefée à ces questions.
Jimmy partit dans un grand cri qui fit hurler le public et se jeta à mes pieds en m'offrant un bouquet de fleurs sortis de sous son bureau, suivant le semblant de script que nous avions mis en place en coulisses quelques temps auparavant.
Car rien n'était naturel à Hollywood. Tout était joué, surjoué et amplifié pour accrocher les gens et faire vendre.
-…mais ne vous emballez pas, Jimmy. Je ne suis la femme que d'un seul homme et cet homme, c'est mon père. Mais j'accepte néanmoins vos fleurs. Je n'en reçois jamais assez ! le rabrouai-je en riant, amenant ainsi comme prévu le sujet sur mon manager, tandis que le public en plateau se moquait du présentateur.
-Charlie Dwyer ! L'homme de l'ombre ! Il gère tout ce qui touche votre carrière d'une main de maitre. Est-il vrai qu'il a abandonné son métier pour vous suivre à L.A. lorsque vous avez été découverte ? reprit-il, plus posément en se rasseyant.
-Oui, c'est vrai. A l'époque, Charlie ne concevait pas de me laisser partir seule et d'être dirigée par des étrangers. Alors, il a fait le choix de me suivre. répondis-je en souriant tendrement, sachant que mon père regardait l'émission en direct chez nous.
-Mais aujourd'hui, vous êtes majeure et connaissez bien le milieu. rebondit le journaliste.
-Oui, c'est vrai. Aujourd'hui, je dirais plutôt qu'il veille sur sa fille, comme n'importe quel père. J'ai beaucoup de chance de l'avoir à mes côtés. souris-je en fixant la caméra rapidement. Et puis, ainsi il peut profiter des petits fours et des tapis rouges ! terminai-je en riant plus franchement, faisant s'esclaffer Jimmy.
-Je me disais aussi ! appuya-t-il. Izzie, nous vous souhaitons une magnifique tournée à travers notre pays mais aussi pour une petite escapade pour un concert caritatif chez nos voisins mexicains. Et j'espère que vous viendrez me revoir à votre retour. termina-t-il en me tendant la main.
-Je n'y manquerai pas, Jimmy, c'est promis ! conclus-je avant d'attraper mon micro et de me diriger vers la petite scène installée pour l'occasion.
Un bruit de verre cassé et quelques cris me réveillèrent brusquement. Les enfants des voisins avaient encore brisé une fenêtre avec leur ballon en jouant dans le jardin. Péniblement, comme chaque jour, je me levai, repoussant ces souvenirs jusqu'à mon prochain sommeil, et repris ma routine en me posant une seule question : sur quelle ébauche de maquette allais-je travailler cette nuit ?
(EPOV)
-Je n'en peux plus Tanya ! m'exclamai-je en me vautrant dans le canapé du bureau de notre agent alors que Jasper refermait la porte derrière lui. Plus aucune interview avant la sortie du prochain album, c'est clair ?
-Edward…grinça des dents notre agent.
-Stop Tanya ! Soit tu nous laisses le temps de bosser correctement sur notre prochain album avec l'équipe, soit on rompt le contrat. la coupa Jasper d'une voix glaciale, signe qu'il était lui aussi exténué.
Depuis quand les interviews de journalistes et les émissions de télévision prenaient plus de temps que notre musique sur nos emplois du temps ?
Tanya s'enfonça dans le dossier de son siège et souffla d'exaspération. Elle ne faisait que son boulot mais nous n'en pouvions plus. La musique nous manquait. Jouer nous manquait. Composer de nouvelles choses nous manquait.
Jasper et moi avions grandi ensemble, jamais l'un sans l'autre, tout au long de notre enfance puis de notre adolescence. Nos parents étaient voisins et nos mères avaient vécu leurs grossesses quasiment en même temps, ce qui fit que nous avons été élevés comme des frères et que, pourtant sans aucun lien de sang, la famille de l'un était également la famille de l'autre.
Et naturellement, lorsque l'un des deux revint avec une guitare, l'autre suivit. Jasper se concentra sur la guitare et la basse tandis que j'optais également pour le piano, nous permettant des duos plus riches. D'abord dans le garage de mes parents, puis au fur et à mesure de nos progrès, dans les bals des lycées environnants ou les fêtes de quartiers. C'était durant l'une de ces soirées que Jasper avait rencontré Alice, jeune fille survoltée mais ô combien attachante qui partageait toujours sa vie et nous soutenait à 200%.
Voilà quatre années, nos mères nous avaient inscrits secrètement à un gigantesque télé crochet qui rassemblait les talents des Etats-Unis. Et Jasper et moi avions été retenus sur le visionnage d'un petit clip que nous avions montés nous-mêmes durant un été, pour nous amuser. L'aventure X-Factor était en route. Nous avions dû nous trouver un nom de scène et nous avions opté pour « Twilight ». Nous avions passé aisément toutes les étapes des sélections avant d'arriver aux épreuves finales. Et pour ces dernières émissions, chaque candidat avait reçu l'aide d'un « parrain » qui choisissait son « poulain ». Jasper et moi craignions un peu cette étape mais nous n'avions pu qu'être flattés par notre parrain, ou en l'occurrence notre marraine : Izzie elle-même ! Izzie, grande star internationale nous avait choisis, nous ! La première rencontre avait commencé difficilement car nous étions tous les trois stressés par ce moment. Mais rapidement, la musique et le talent parlants, nous avions eu une première super séance de travail.
Lorsque nous étions rentrés à l'hôtel où la production nous logeait et où nos parents étaient venus nous voir pour le week-end, nous n'avions pu cacher notre enthousiasme à travailler avec Izzie.
-Cette petite doit être un ange si elle réussit à vous plaire à tous les deux ! avait noté en riant Esmé, ma mère.
Et au fur et à mesure de nos séances de travail et des épreuves de l'émission, nous ne pouvions qu'être en admiration devant Izzie. Elle donnait tout pour la musique. Elle vivait musique. Et nous ne terminions jamais nos moments sans chanter tous les trois.
Le soir de la finale, Izzie était restée à nos côtés jusqu'à notre entrée sur scène, nous aidant à gérer notre stress, et nous avait observés depuis le backstage, juste derrière l'un des lourds rideaux de velours rouge. A peine sortis de scène et à l'abri des caméras, elle nous avait sauté dans les bras en nous félicitant encore et encore pour notre prestation.
-Vous allez gagner ! C'est sûr ! nous avait-elle prédit avant de regagner sa place auprès du jury et du présentateur pour le final de l'émission.
Et elle avait encore une fois eu raison. A l'annonce des résultats, lorsque notre nom résonna dans les haut-parleurs, elle se leva et nous applaudit à tout rompre alors que nous recevions notre trophée au beau milieu de la scène et que la production laissait nos familles monter sur le plateau.
Un peu plus tard, une fois les caméras éteintes et le public parti, Izzie nous avait rejoints dans notre loge où nos parents nous avaient accompagnés.
-Bonsoir mademoiselle, c'est un grand honneur de vous rencontrer. J'adore vos chansons et…la salua ma mère, totalement fan d'elle.
-Maman ! la coupai-je avant qu'elle ne commence à faire sa groupie, faisant sourire Izzie.
-Je vous en prie, appelez-moi Izzie. lui répondit-elle doucement avant de la serrer dans ses bras, faisant surement chavirer le cœur de ma mère.
Puis, naturellement, elle avait passé la soirée avec nous autour du repas qui avait été préparé par la production, discutant avec mes parents comme n'importe quelle personne et répondant à toutes leurs questions sur le milieu dans lequel nous venions d'être projetés.
Lorsqu'elle était repartie, ma mère ne pouvait plus arrêter de parler d'elle, allant même jusqu'à me certifier qu'elle était celle qu'il me fallait, ma moitié. Nous avions tous bien ri à cette phrase puis avions regagné l'hôtel dans une voiture aux vitres teintées, les premiers paparazzis nous attendant déjà au pied du studio d'enregistrement de l'émission.
Izzie avait veillé sur nos débuts, tenant à être là à notre grande première au studio d'enregistrement. Puis nous nous étions rencontrés au détour de plateaux télé. Des torchons people nous avait prêtés une liaison à grands renforts de photo-montages et d'images floues. Pas que j'aurais été contre car elle avait réellement pris une place très importante dans mon cœur et mon esprit, mais nous n'avions pas un moment à nous et la musique prédominait sur tout. Puis plus rien. Izzie avait disparu. Nous avions vu les images de la télé mexicaine retransmettant son dernier show à l'occasion d'une soirée caritative mexicaine avant son retour aux Etats-Unis, la semaine suivante. Mais elle n'était pas rentrée pour ses concerts prévus au Texas. La presse à scandale racontait qu'elle était en fait cachée au Mexique car elle était enceinte ou encore qu'elle s'était mariée avec un baron de la drogue locale. En bref, toutes ces inepties qui font vendre. Mais ni Izzie, ni son agent n'avaient démenti ces folles rumeurs. Quelques-uns des techniciens et musiciens avaient témoignés dans des talk-show de leur licenciement brutal par la production du jour au lendemain, ce qui avait donné du grain à moudre aux détracteurs d'Izzie et de sa maison de disques. Le Noël suivant, une brève people était tombée : une femme mexicaine annonçait que Charlie Dwyer était en fait décédé depuis plusieurs mois et que son corps avait été rapatrié discrètement aux Etats-Unis. Il n'en avait pas fallu plus pour que les unes des journaux à scandales se déchainent de nouveau. Mais comme la fois précédente, personne n'y avait répondu et aucun journaliste n'avait trouvé de tombe…encore de la presse de bas étage…Mais toujours ce silence radio. Où était Izzie ?
C'est à cette période que notre premier album est sorti et le succès fut tel que le raz de marée médiatique sur notre groupe effaça l'affaire « Izzie ». Depuis, nous n'arrêtions pas. Le groupe « Twilight » était réclamé partout. De plateaux en salles de spectacle, nous avions traversé tous les Etats-Unis avec les musiciens qui nous avaient rejoints pour la tournée. Depuis, nous avions gardé des liens particuliers avec notre batteur, Emmett, et notre bassiste, Rosalie. Ces deux-là formaient un couple détonant, à la ville comme à la scène. Ils avaient travaillé avec de nombreuses stars, ensemble ou chacun de leur côté, et avaient parcouru des milliers de kilomètres dans d'immenses tournées. Le contact était passé dès notre première rencontre dans l'un des bureaux de notre maison de disque et depuis, nous étions plus que de simples collaborateurs. Alice et Rose s'adoraient, et nous formions ce que l'on pourrait considérer comme une famille. Nos parents avaient immédiatement « adopté » le couple et lorsque nous rentrions chez nous, il n'était pas rare que ces deux-là fassent le voyage avec nous.
-C'est bon, les garçons. C'était la dernière interview. La prochaine ne sera que…répondit Tanya, me sortant de mes pensées.
-Rien du tout, Tanya. Nous entrons en studio dans trois jours alors plus rien jusqu'à la sortie de l'album. la coupai-je alors que Jasper allait répondre, exaspéré par notre agent qui consultait son agenda.
-Mais enfin…
-Rien du tout, Tanya. A compter de ce soir, Jasper et moi coupons nos portables et nous te ferons signe lorsque nous serons prêts. C'est compris ? poursuivis-je en me relevant, suivi de Jasper.
-Prends quelques jours de vacances, ça te fera le plus grand bien ! A bientôt ! lui conseilla en riant Jasper avant de refermer la porte du bureau sur l'air abasourdi de la grande blonde.
Nous traversâmes le bâtiment, riant toujours de notre comportement envers cette pauvre Tanya, avant de gagner notre voiture, garée au sous-sol à l'abri des paparazzis, puis de nous rendre au studio d'enregistrement qui nous accueillerait durant toute la période d'enregistrement de notre prochain disque.
Le nom du studio me disait vaguement quelque chose mais je ne réussissais pas à mettre le doigt dessus. Je n'avais pas fait de recherches poussées sur celui-ci mais je savais de renommée que nous allions travailler avec des gens très compétents.
Le rendez-vous avec le patron dura plus longtemps que ce que nous avions prévu. Jacob Black, après avoir discuté des modalités de travail et d'enregistrement, travaillait un peu différemment des autres studios par lesquels nous étions passés, suivant ce que son père, le fondateur du studio, avait mis en place. Ainsi, nous aurions des accès privilégiés à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit pour accéder au studio n°1, le plus grand, qu'il venait de nous attribuer. Il nous avait également attaché les services du meilleur de ses ingénieurs son, Demetri Volturi, qu'il avait fait venir d'Europe voilà un an. Nous avions terminé l'entrevue par une visite du studio n°1 avant de repartir dans son bureau pour récupérer nos effets.
Jacob Black était des plus serviables mais quelque chose me chiffonnait dans son comportement. On voyait tout de suite qu'il ne pensait qu'à l'immense coup de pub qui allait mettre en avant son entreprise qu'il avait héritée de son père. Notre album serait son premier « trophée » et lui permettrait de sortir de l'ombre de Billy Black. Mais nous croisions quantités de personnes comme lui dans notre milieu, se pensant supérieures aux autres alors qu'elles étaient tout simplement comme tout le monde. Sa manière de traiter la femme de ménage qui travaillait dans le studio juste avant notre départ n'était qu'une confirmation de ce comportement que nous détestions Jasper et moi. Mais heureusement, nous n'aurions pas à le fréquenter tous les jours…
En sortant, alors qu'il faisait déjà nuit, nous regagnâmes notre loft sur les hauteurs de L.A., heureux de pouvoir enfin faire ce qui faisait battre nos coeurs : de la musique.
J'attends vos impressions, vos questions, vos suggestions, etc….tout ce qui motive un auteur à poursuivre l'aventure !
Le prochain chapitre sera pour dans 2 semaines (à moins que… )
Je me permets un petit coup de pub pour une fic que je découvre et qui est, pour moi, une pépite : « Yiruma river ranch » de Rosy-quileutes. Elle comprend pour le moment 2 chapitres mais croyez-moi, elle vaut le détour et mérite bien plus de reviews !
