Bonjour à vous! Contente que l'histoire vous plaise! Comme vous vous en doutez : le plus croustillant est à venir... Pour ceux qui s'interrogeaient sur la fréquence de mes traductions, je ne saurais dire. À part que je suis étudiante à l'université alors ça occupe. Autrement, concernant la traduction, je suis Québécoise alors, il est possible que j'écrive des mots et/ou expressions que vous ne saisissez pas bien. N'hésitez pas à me demander! Voilà, à bientôt! Bonne lecture de ce chapitre! :)
LEXIQUE ITALIEN-FRANÇAIS:
Mio bello/Mon beau… Signore/Monsieur…Energia/Énergie…Sfarzoso/Superbe…Bello/Beau…Bella/Belle…Drago/Dragon…Mio Dio/Mon Dieu…Spirito/Esprit…Atmostfera/Atmosphère
o.O.o
o.O.o
Chapitre 1 : Vendu au mignon blond à l'arrière
o.O.o
Les journalistes s'agglutinèrent autour de lui alors qu'il sortait de la voiture noire du Ministère de la Magie.
- Monsieur Potter! Monsieur Potter! appela l'un d'entre eux.
Harry regarda une femme. Elle travaillait pour la Gazette du Sorcier et ce fut seulement pour cette raison qu'il lui répondit. Il reconnut les représentants de Sorcières-Hebdo ainsi que de plusieurs autres journaux et magazines.
- Oui, Claire? dit-t-il en lui faisant un éblouissant sourire.
Elle avait la même taille que lui, de courts cheveux blonds. Bien qu'elle soit âgée, elle était respectée – et enviée – parmi les journalistes. Harry l'appréciait. C'était une femme ambitieuse sans être rude ou cruelle, tel qu'avait été son prédécesseur: Rita Skeeter. Elle faisait aussi du bénévolat, travaillait à des programmes de charité en les promouvant, en partenariat avec Hermione Granger, même si elle pouvait aussi aider avec l'organisation d'événements.
- Comment vous sentez-vous pour ce soir, Monsieur Potter? demanda-t-elle. Une plume violette flotta autour d'elle, allant de pair avec son costume. – Pensez-vous briser un record avec les donations?
- Oh! Je crois que nous ferons très bien. Il y aura d'incroyables sorciers et sorcières aux enchères ce soir. Moi-même, je donnerais tous les gallions que je possède pour entendre Célestina chanter juste moi, pour une soirée.
Presque par réflexe, il gratta une ligne cicatrisée sur sa main « Je ne dois pas dire de mensonge. » car c'en était un. Il ne voulait acheter personne, particulièrement pas elle. Il voulut repartir chez lui, se prendre un livre et un verre de vin. Mais bien sûr, ça n'arriverait pas. Surtout qu'il serait le dernier sorcier sur la liste. « le Grand Prix », c'était comme ça qu'on ne surnommait depuis quelque temps. Merlin, c'était encore pire que de se faire appeler « l'Élu » ou « l'Héritier de Serpentard ».
- Mais vous pouvez miser, n'est-ce pas?
- Euh... Malheureusement, non, mentit-il à nouveau. Par contre, Ron Weasley et Hermione Granger sont sur place, avec leurs portefeuilles prêts.
Il n'avait pas le moindre gallion sur lui car il avait déjà transféré des fonds dans le compte bancaire de Poudlard. Évidemment, personne n'avait besoin de savoir qu'il voulait quitter aussi vite que possible.
- Le programme de charité, commença Claire mais elle fut interrompue par Harry qui leva la main poliment.
- Vous savez à qui je donne toujours. Je l'ai fait ces sept dernières années.
- Poudlard, répondit-elle comme si ce n'était pas de notoriété publique.
- Oui, en plus de soutenir d'autres programmes de charité, tel que Lumos**, approuva Harry. Mais il reste encore beaucoup de personnes qui ont besoin de notre aide alors je voudrais rappeler aux gens ce soir, de donner généreusement, chaque gallion compte.
Le jeune homme se sentait étourdi par les caméras et les flashs.
- Combien pensez-vous rapporter à la vente? demanda Claire tandis que des journalistes rigolaient.
Harry se joignit à eux, se gratta le dessus de la tête.
- Hé! bien honnêtement, je n'ai aucune idée. Le plus sera le mieux, je pense. Je serais plutôt content que quelqu'un veuille payer pour moi.
- Une dernière question, Monsieur Potter, dit la femme en souriant, pouvant percevoir que le Héros National désirait quitter cette foule. – J'ai entendu dire que les sorcières et sorciers de l'enchère pouvaient décider à quel endroit ils souhaitaient aller lors de leur rendez-vous. Par exemple, votre amie, Ginevra Weasley, offre d'amener son gagnant à la partie de quidditch Angleterre-Allemagne qui se tiendra à Berlin la fin de semaine prochaine. Et qu'en est-il de vous? Où prévoyez-vous amener votre gagnant?
- Rien d'aussi extrême, j'en ai peur. En fait, je pensais à quelque chose qui se rapprocherait plus d'un rendez-vous conventionnel, vous voyez. Une promenade dans le parc, un repas chez moi, une bonne bouteille de vin… et puis on verra où ça nous mène, ajouta le jeune homme avec un sourire charmeur.
Certains journalistes commencèrent à lui crier des questions tandis que Claire remerciait rapidement Harry. Celui-ci se retourna et monta les marches d'un vieux manoir. La maison appartenait à une dame âgée qui aimait organiser des fêtes somptueuses afin d'amasser de l'argent pour les programmes de charité. Ce genre de chose habituellement, horripilait le jeune homme. Il ne comprenait pas pourquoi tout le Monde Sorcier devait savoir le quand, pourquoi, combien et à qui il versait des sous. Il préférait gérer ça de la même façon que le reste de sa vie entière: dans la paix et le silence.
Il n'aurait pas été ici si Claire ne l'avait pas approché, plusieurs mois passés afin de lui demander s'il accepterait d'être vendu à un gala de charité, au Nouvel An. Elle expliqua qu'en mai prochain, ce serait le 7ème anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre Sorcière. Il y aurait diverses activités d'organisées en guise de commémoration. Certains organismes se joindraient au Ministère pour profiter de la publicité et espérant amasser davantage de dons.
Harry, au début, pensa qu'il s'agissait d'une blague élaborée de son meilleur ami Ron. Mais non. Claire était extrêmement sérieuse et voulait convaincre d'autres sorciers d'y prendre part. Avec lui, ça avait débuté par des photos et des statistiques d'enfants sans-abris. Puis elle insista en lui envoyant des lettres en grand nombre. Il vint un moment donc où le jeune homme craqua, commença à changer d'avis, à se dire que finalement, ce serait peut-être une bonne idée. Il s'investit davantage dans le processus de recrutement. Il obtint l'accord des sorciers suivants: Ginny, Neville, Luna, George Weasley ainsi que le ministre.
Les enchères en soi, lui avait-on dit, étaient assez simples. Il lui faudrait porter un joli costume et se tenir devant une salle remplie de gens. Alors, la soumission initiale serait fixée, la sienne débuterait à mille gallions. Harry croyait que jamais on n'accepterait de payer un prix si élevé. Lui-même ne le ferait pas, pourquoi eux? Il espérait seulement qu'il ne serait pas laissé seul, debout, si ça se produisait. Enfin, après qu'il ait été acheté par une riche sorcière – ou sorcier – il serait conduit jusqu'à cette personne afin de s'entendre sur la suite du programme. Puis, tout le monde pourrait rentrer chez lui. Il lui tardait d'y être déjà rendu.
Au moment où il entra dans la vaste demeure, cinq elfes de maison apparurent dans un « pop » retentissant devant lui. L'un prit son manteau, le second lui offrit du thé et du café, le troisième de l'alcool, le quatrième un encas à grignoter et le dernier le pria de le suivre dans la salle d'essayage.
Heureusement, un sauveur le tira de ce trop-plein d'attention.
- Hé! mon gars! Finalement! s'exclama Ron en lui envoyant la main depuis le hall d'entrée. Une assiette remplie de nourriture se trouvait dans l'autre. – Viens, Ginny est presque prête, faut que tu la vois. Elle a l'air d'une meringue bleue!
Harry se renfrogna. Qu'est-ce qu'on pourrait bien vouloir lui faire porter à son tour?
- Tu sais qu'elle a foutu le feu deux fois d'dans déjà, le renseigna Ron.
Soudain, des cris leurs parvinrent de la pièce à côté, vers laquelle ils se dirigeaient.
- Ah! Trois! continua à rigoler son frère.
Ils pénétrèrent dans un élégant salon du 19e siècle, juste à temps pour voir Ginny arracher avec rage une bande de dentelle de sa robe bleue pâle, tandis que son styliste lui tordait une poignée de cheveux.
- JE-NE-PORTERAI-PAS-ÇA! cria-t-elle encore en articulant bien chacun des mots comme si elle s'adressait à un imbécile. – Regardez… toutes ces fanfreluches! Elle désigna son vêtement, dégoûtée. Puis, en apercevant Harry, elle tenta de lui sourire. – Oh! salut.
- Salut Ginny. Tu t'amuses? s'enquit le Héros National, tendu.
- Vraiment, vint la réponse sarcastique de la rouquine, rassemblant dix poignées de tissus, marchant en-dehors de la salle et s'engueulant Hermione à côté. Même son styliste la poursuivit, s'égosillant contre quelqu'un aussi.
- Potter? demanda une fille derrière lui d'un ton blasé.
- Oui, Harry se tourna et fit face à une sorcière qui avait une expression qui semblait hurler laissez-moi sortir d'ici.
Elle était vêtue de noir jusqu'à la ligne de crayon sous ses yeux. Elle lut une note sur le calepin qu'elle tenait, fit une bulle de sa gomme rose qui éclata avant de se retourner vers une porte.
- ETTORE! gronda-t-elle d'une voix grave qui surprit Harry et le fit sursauter.
Elle lui fit face à nouveau, observa le Héros National des pieds à la tête. Puis, sans rien ajouter quitta l'endroit.
Ron et Harry échangèrent un regard.
- C'est quoi le problème? se renfrogna Harry, en faisant apparaître une chaise pour s'y asseoir mais une force soudaine l'en empêcha.
- Non, non, non! Debout! Mio bello!
Un sorcier se tenait près de lui, grand, élancé et juste o la la. Les cheveux bruns, courts et épais mais en forme de vague sur le front. Les yeux bleus comme l'océan, intenses. Les lèvres plantureuses et pleines, à travers lesquelles il y avait une fine cicatrice. La barbe noire, davantage fournie autour de sa bouche et légère ailleurs.
Il était d'une si incroyable beauté qu'Harry aurait presque pu le jalouser. Il se racla la gorge, se sentant pathétique de ne pas pouvoir faire la même chose avec son esprit.
- Qui êtes-vous? demanda-t-il au diable sexy.
L'homme le scruta, confus le temps d'une seconde puis dit de son accent italien: - Ah! Mes manières, où les ai-je mises? Il ria. Je suis ton styliste, Signore Potter. Il sortit une main large qui agrippa celle d'Harry avec fermeté. – Ettore Serafini, c'est un plaisir, Signore.
- Oh!… Bon… jour, réussit tant bien que mal à bafouiller le jeune homme, le souffle court.
- Et je suis Ron Weasley. Et je m'en vais, dit le rouquin, en tapant sur l'épaule du Héros National en clignant d'un œil de façon suggestive.
Il sortit de la pièce, laissant seuls son ami avec son... Dieu italien, c'était certain.
- Maintenant, Signore Potter, est-ce qu'on te déshabille? dit en souriant, faisant rougir Harry telle une adolescente.
- Oui… euh… bien sûr, marmonna-t-il. Qu'est-ce que je vais porter?
- Au début, ils voulaient quelque chose d'ordinaire, mais j'ai dit non, non, non. Nous avons besoin… de style. Et de pouvoir. Et de l'energia de la jeunesse.
Tandis qu'Ettore parlait, Harry retira ses vêtements jusqu'à ce qu'il se tienne devant lui en boxer noir. Il plia son tee-shirt et ses jeans. Tout à coup, il se rendit compte que l'autre homme s'était arrêté. Il se sentit encore rougir car en effet, le Dieu italien lui matait le cul sans aucune gêne, ayant presque la bave qui lui coule sur le menton.
- Sfarzoso, murmura-t-il.
Le jeune homme, évidemment, n'avait aucune idée de ce que ça pouvait voulait dire. Cependant, le ton lui rappelait quelque chose. C'était un similaire qu'il employait lorsqu'il se trouvait devant un rare et magnifique artéfact, à son travail.
Ettore vint se placer derrière lui, ses doigts courant sur la taille d'Harry. Ce dernier se figea immédiatement et essaya de se retourner mais l'Italien l'en empêcha.
- Non, non, non, bello, laisse-moi jeter un coup d'œil, dit-il en se mettant à repousser Harry, jusqu'à ce qu'il atteigne un mur.
II était partagé entre deux émotions. Une part de lui se sentait insultée d'être tripoté, traité de cette façon. Par contre, une autre part était plutôt contente, flattée, qu'un homme tel que lui puisse le détailler comme ça. Il n'était pas habitué à voir de magnifiques sorciers le regarder comme s'il était la chose la plus délicieuse aux alentours. Avant qu'il ne puisse se décider, Hermione pénétra dans la salle. Harry devint instantanément livide.
- C'est pas ce que tu crois! lâcha-il, aussitôt, effrayé.
- Est-ce que tu ne dois pas l'habiller? demanda la jeune femme en se tournant vers Serafini qui lui renvoya un air piteux, donnant l'impression d'un enfant qu'on venait de surprendre la main dans un pot de bonbons.
- Mais, bella, regarde-le. Tellement… sfarzoso!
- Je sais, il est superbe, on est sur le point de commencer l'enchère et Harry n'est même pas encore habillé! Donne-lui un costume, Ettore.
- Mais…, tenta-t-il avant d'être interrompue par Hermione.
- Pas de mais. Ni de fesses. Ce n'est pas pour ça que tu es payé.
- Bella, tu me paies rien! se moqua Ettore. Charité, tu te souviens!
L'homme se détacha d'Harry et alla dans une autre pièce.
- Fais seulement ton travail! lui cria Hermione. Elle jeta un regard d'excuse à Harry. Désolée pour lui. J'aurais dû te prévenir qu'il pouvait… tu sais. C'est un styliste italien, c'est le meilleur là-bas. C'est un génie lorsqu'il s'agit des vêtements mais avec les gens? Il a été marié six fois. Il séduit tout ce qui bouge et il me rend folle.
- Je peux comprendre ça, admit le Héros National, ses yeux sur la porte derrière laquelle Ettore avait disparue. Il est définitivement quelque chose, sourit le jeune homme.
- N'y pense même pas, Harry, rigola-t-elle.
- Hermione, t'as vu cet homme? Il est magnifique, c'est certain que j'y pense.
- Oh! Harry, on t'a perdu aussi? Elle lui fit un air triste. Tu es le cinquième, seulement aujourd'hui.
- Tu sais bien que c'est pas mon type. Je m'intéresse à quelqu'un d'un peu plus… compliqué. Ceci dit, il est quand même…
- Je crois que le terme que tu cherches est « mangeable », rétorqua Hermione.
Ettore rit lorsqu'il revint avec un habit trois pièces à son bras et deux souliers noirs lustrés qui le suivaient en marchant.
- Je peux te garantir, Signore Potter, que je suis plusieurs choses mais pas facile. Je suis comme le drago: magnifique à regarder mais dangereux à approcher.
- Je voulais pas dire ça, essaya de s'excuser Harry.
- Je ne suis pas offensé, dit-il avec un doux sourire. On se connaît pas encore. J'espère que ça changera bientôt. Ses yeux bleus océan s'accrochèrent aux siens, semblèrent vouloir le sonder jusqu'à l'âme. Avant de poursuivre: - Ceci sera ton costume pour ce soir, Signore. Un pantalon de soie gris anthracite. Bien serré pour montrer ce fessier qu'on aimerait tous voir.
- Ettore! cria Hermione indignée.
Il montra les pantalons à Harry puis les déposa délicatement sur le canapé le plus proche.
- Ceinture et chaussures noires, les deux fabriquées du plus fin cuir italien et avec la plus délicate magie évidemment. Ton chandail, aussi de la soie, simple et blanc. Et maintenant, ma pièce préférée, la veste. Une bonne veste, Signore Potter, tue. Et Stephan va faire de toi un tueur là-bas.
- Stephan? regarda Harry, intrigué. Il se tourna vers Ettore.
- Je nomme toujours mes créations d'après mes amoureux, ricana l'homme. Dis-moi, Signore, est-ce qu'il y aura un Harry là-bas, à côté de mes Stephan et de mes Alphonso?
- Non, il n'y en aura pas, geint Harry commençant à comprendre que ce qui rendait folle Hermione.
Ettore rit à gorge déployée.
- Ah! c'est une honte. Mais regarde Stephan, peux-tu le voir? demanda-t-il à Harry alors qu'il prenait la veste. – La légère couleur grise, comme ses cheveux. Et la traîne à motifs verts, comme ses yeux. Mon bello. C'était un homme superbe. Il va serrer ton corps, comme lorsque Stephan le faisait avec le mien quand on faisait l'amour.
Harry toussa. À dire vrai, il ne savait ce qui était le pire, mettre cette veste Stephan ou aller sur scène complètement nu.
- Viens, habille-toi. Je veux te voir dans ma création, lui ordonna Ettore et le jeune obéit mais seulement après qu'Hermione ait pressé les pantalons de soie contre son torse.
Son corps n'avait jamais senti avant la douceur la soie. C'était très plaisant, mieux que ce qu'Harry avait imaginé. La plus basse partie de Stephan tombait sur ses hanches et oui, Serafini avait raison, l'entourait comme un amoureux. Le vêtement était moulant et serait probablement pénible à porter toute la soirée. Cependant, il était à l'aise dedans. D'ailleurs, plus tard, il apprit qu'Ettore avait coupé ses vêtements sur mesures, envoyées préalablement par Hermione. Il mit le chandail, son amie noua sa cravate.
- Mio Dio, regarde-toi! cria Ettore.
- Tu vas nous faire gagner beaucoup d'argent ce soir, rayonna Hermione alors qu'elle tenait la veste pour Harry. Il passa ses bras à travers les manches et boutonna jusqu'en haut le vêtement. Il mit les pieds ensuite dans ses chaussures qui se lacèrent toutes seules. Enfin, il était presque prêt.
Ettore ajouta la touche finale, retoucha ses cheveux. Au lieu de d'essayer leur donner une allure mieux peignée, il les ébouriffa davantage.
- Joli, bello, remarqua-t-il, se tenant debout devant Harry qui se sentit extrêmement inconfortable alors que l'homme avait encore ses doigts derrière sa tête. - Maintenant, tu as l'air de juste venir de terminer de faire l'amour avec mon Stephan.
- Je ne veux pas faire l'amour avec ton Stephan, se renfrogna Harry alors qu'Hermione qui riait près d'eux.
- Tu l'as déjà fait, Signore Potter, dit Ettore en tournant le garçon vers le miroir. Et je te le dis, je n'ai jamais rien vu qui me rendrait aussi…
- Ettore! l'interrompit Hermione, l'avertissant.
- Dur, chuchota-t-il contre l'oreille d'Harry alors qu'il se trouvait derrière lui.
Le Héros National regarda dans le miroir. Il détailla l'homme qui s'y trouvait. Il avait un teint un peu plus foncé que le sien, les épaules larges ainsi que les hanches étroites. Il reflétait le pouvoir, celui de posséder le monde entier. Clairement, lui, n'avait aucune envie d'aller à la maison tôt, pour lire et boire du vin en solitaire.
- Tu sais… Je pense que... ça me va bien finalement, avoua-t-il à Ettore en s'observant toujours dans le miroir. L'homme sourit avant qu'ils ne se mettent tous les deux à rire de bon cœur.
- Si Stephan peut te faire cet effet, imagine ce que je pourrais te faire.
Hermione grogna d'énervement derrière eux.
- Rien, j'ai bien peur ne me fera sentir aussi confortable, répondit Harry et Serafini rigola à nouveau.
- Je t'aime bien, lui avoua-t-il en souriant toujours. Tu as du spirito, tu ne perds pas facilement la tête pour un bel homme.
- Je ne suis pas facilement trompé par aucun homme, le corrigea Harry en songeant, excepté pour un.
- Est-ce que tu aimes les hommes?
Harry fut déstabilisé par la franchise de cette question. Mais alors il se rappela qu'il y avait un moment à peine, cet homme avait avoué qu'il le faisait bandé; donc c'était certain qu'une ligne avait été franchie, de s'en tenir uniquement à une conversation polie. De plus, admettre sa préférence sexuelle était normal.
- Euh… c'est le cas.
- Mais pas moi? Mon cœur se brise, soupira dramatiquement l'homme tandis que ses yeux rieurs laissaient comprendre à Harry que ce n'était qu'une plaisanterie.
- J'ai peur que non. Vous n'êtes pas ce que je recherche, s'excusa-t-il.
- Signore Potter, peut-être que tu ne sais pas encore ce que tu cherches.
- Oh! En fait, si. Je sais. Ça ne veut juste pas devenir réel.
Ettore secoua la tête, en lui adressant ce qui se voulait un sourire encourageant dans le miroir.
- Alors, Signore, tu dois l'attirer jusqu'à toi.
o.O.o
o.O.o
Ginny avec sa robe meringue bleue fut vendue au prix le plus élevé: sept mille gallions. Il eut Neville avec six mille cinq cent. Harry se sentit malade rien que d'y penser. Sûrement, il montrait là-haut, personne ne désirant payer pour lui. Il en était sûr et tout à coup, la cravate autour de son cou l'étouffa. C'était une bonne chose qu'Hermione se tienne près de lui, le supportant. En plus, d'assurer le flot constant du champagne.
- Et maintenant, cria la femme responsable de la vente, notre Grand Prix.
La foule se réjouit, on poussa Harry sur la scène. Il ne vit pas grand-chose. Des sorciers et des sorcières s'étaient entassés dans la première rangée mais en raison de l'éclairage aveuglant, il ne vit pas derrière eux. Près de lui, se tenait les autres qui avaient été achetés.
- Une agréable promenade dans le cœur de Londres, un repas trois services préparé par lui, chez lui, là où aucun journaliste n'a jamais été…
Harry s'amusa de la remarque de la dame. Évidemment, qu'il ne les laissait pas aller là-bas; sa place avait l'habitude d'être en désordre.
- ...En d'autres mots, un rendez-vous avec notre Héros National, l'Élu, membre de l'Ordre du Phoenix et de la Ligue contre les Forces du Mal, récipiendaire de l'Ordre de Merlin, Première classe: Harry Potter.
Tout à coup, il entendit la foule applaudir avec force, sifflée, des personnes scandaient son nom. Pour lui qui ne s'attendait à rien, il faillit en tomber. Cependant il avait un rôle à jouer, il se reprit. Il s'inclina devant eux et leur offrit son plus lumineux sourire.
- Les enchères commencent à un millier de gallions. Qui donnerait... la dame ne put terminer sa phrase qu'aussitôt des mains se levèrent dans les airs, les sorcières criantes. Harry se sentit rassuré qu'il y ait des personnes qui veuillent bien l'acheter. Son sourire devint encore plus brillant. – Deux mille, que j'entends. On cria à nouveau. – Incroyable, trois mille alors, sorciers et sorcières? Harry pu encore compter trois mains dans la rangée à l'avant. – Quatre mille! Deux mains. Cinq mille gallions d'or! Qui va partir chez lui avec Harry Potter? Une main continua à se lever vers le ciel.
Harry tenta de voir à qui appartenait cette main mais ne réussit pas à distinguer son visage. Le bras se tendit plus haut encore. Il s'en amusa.
- Est-ce que j'entends six mille là-bas, la dame en rose?
Elle avait dû comprendre correctement parce que la foule applaudit quelqu'un à droite de la scène. Il paraissait y avoir encore plusieurs mains levées même si Harry ne pouvait les voir. Il essaya de couvrir son regard mais ça n'aidait pas. Il décida d'en revenir à son rôle.
Il retira sa veste et la lança au milieu des gens. Il y eut des cris à nouveau et il sourit là où se trouvaient les voix les plus fortes. Il enroula ses deux manches et desserra sa cravate. D'après Ettore, ceci donnerait une amusante atmosfera, que les sorcières et sûrement quelques sorciers, apprécieraient. Il sortit sa baguette pour la rouler entre ses doigts.
- Sept mille gallions, nous allons briser notre record! Oui, on pourra, je vois une nouvelle enchère! Incroyable! Huit mille gallions?
Harry invoqua des roses rouges avant de les distribuer dans la première rangé, en lançant aussi plus loin derrière.
- Huit mille cent, est-ce que j'entends huit mille cent? Oui, la main est levée! Oh! Quelle vente, sorcières et sorciers! Huit mille deux cent! Est-ce que j'entends... oui, incroyable!
- Dix mille gallions d'or! s'éleva soudain une voix familière, froide, au fond et tous, brièvement, en demeurèrent silencieux.
Même Harry, parce qu'il la reconnut tout de suite et qu'il n'avait pas la moindre idée pourquoi Draco Malfoy pourrait vouloir l'acheter pour dix mille gallions.
- Dix mille! Oh! par Merlin! Dix mille gallions, sorcières et sorciers!
Repas, rien qu'un court serait la pire des tortures maintenant qu'il savait qui il devrait endurer ce calvaire.
- Personne d'autre? Pour avoir l'incroyable honneur d'un rendez-vous en tête-à-tête avec le Sauveur du Monde Sorcier, l'Élu?
Voilà, on y était, c'était la goutte faisant déborder le vase. Harry en avait assez de ces surnoms idiots. Il aurait souhaité pouvoir fuir par une trappe.
Le petit marteau de bois cogna sur le bois et la femme cria:
- Harry Potter est vendu pour un prix record de dix mille gallions au mignon blond sorcier, à l'arrière! Je demanderais aux gagnants d'aller à travers les doubles-portes à leur droite pour collecter leur prix! Merci d'être venus et passez une bonne fin de soirée!
Harry se hâta de trouver Ron et Hermione dans un couloir à côté.
- Mon gars, t'as été brillant!
- Merci beaucoup! Lumos sera très reconnaissant!
- Ça été Malfoy! chuchota-t-il en agrippant ses amis pour les amener dans un endroit plus isolé. Malfoy m'a acheté!
- Quoi? Est-ce qu'il a tant d'or? demanda Ron en fronçant les sourcils.
- Bien il semblerait! grogna Harry. Je veux pas aller à une sortie avec lui. Je pensais que ça allait être simple. Rencontrer un fan, avoir une conversation et un dîner. Mais Malfoy?
- Es-tu certain que c'était lui, Harry? demanda la sorcière.
- Crois-moi, Hermione, je reconnais sa voix quand je l'entends.
- Il faut quand même aller le voir pour décider de ce que vous ferez. Il doit t'attendre, tu dois te dépêcher.
- Oui, il m'a acheté alors je vais y aller. Dix mille putain de gallions. Est-ce qu'il a vendu son âme ou quoi?
- Ça ne lui aurait pas coûté autant, rigola Ron.
o.O.o
o.O.o
Dans le salon du 19e siècle, les gagnants de la vente de charité discutaient avec leurs précieux prix.
- Potter, fit une voix derrière lui.
Harry se retourna et tâcha de ne pas s'énerver. Un blond aux robes scintillantes s'approcha.
- Je ne veux pas ça dans les journaux. Tu as été acheté anonymement, tu m'entends.
L'autre jeune homme acquiesça. Il se concentra sur le fait que les dix mille gallions du programme de charité allaient beaucoup aider.
- Tu ne laisseras pas les journalistes être près de toi la nuit du rendez-vous. Tu peux m'envoyer un hibou pour m'informer de l'endroit où on se rencontrera mais la date est fixée à samedi prochain. À six heures. Ou est-ce que sept heures te conviendraient mieux?
Harry était sur le point d'éclater. Ce qui lui conviendrait le mieux, ce serait de n'avoir jamais été acheté par lui et qu'il foute le camp. Mais la voix de Claire résonna dans sa tête. Il fallait absolument qu'il pense au sort de ces pauvres enfants.
- Sept heures. Oui, je vais t'envoyer mon adresse. Il y a un parc pas loin, tu peux apparaître là. On peut faire une promenade et…
Malfoy éternua bruyamment, l'interrompant.
- D'accord. Assure-toi d'être là. Oh! et il… euh… j'aime… chocolat. N'importe quoi de chocolaté. Et le scotch. Pas le whisky. Souviens-toi de ça. Ou du vin mais une bonne sorte. Il – Je ne bois pas de jus de raisins.
Harry avait envie de lui rentrer une grappe au complet en travers la gorge pour le faire taire. Non mais qu'est-ce que j'en ai à foutre de ce qu'il préfère boire.
- C'est noté: chocolat, scotch, bon vin. Rouge ou blanc?
- Euh… j'en sais rien. Rouge? Oui, je pense, rouge.
- Ok, autre chose?
Malefoy regarda au loin un moment, réfléchissant, puis les yeux gris acier remontèrent jusqu'à son pire ennemi.
- Je crois que c'est tout. Oh! Et Potter, quoi qu'il arrive ce samedi, rappelle-toi de ta position. J'ai donné une grande quantité d'or pour obtenir un repas avec toi, tu saisis? Alors, peu importe, ce dîner sera consommé jusqu'au bout ou je reprendrai l'argent.
- C'est une putain de façon romantique de me demander un rendez-vous, sale trou-cul, rétorqua Harry qui n'arrivait plus à se retenir.
- Un rendez-vous romantique? répéta l'autre en fronçant les sourcils. Ce serait vraiment malade, Potter. Qu'est-ce qui ne va pas chez toi?
Il s'en retourna, en maugréant. Harry observa la tête blonde s'éloigner. Qu'est-ce que tout ça pouvait bien signifier?
** Lumos est une fondation de charité imaginée par J.K Rowling qui vient en aide aux enfants dans les orphelinats.
