Hello, les gens !
Merci beaucouuuup pour les follows et les reviews, ça me fait super super plaisir (même la review HYPER constructive de La Dévoreuse de Livres :p) ! :D Pour ce qui est de la mise en page, normalement, j'ai modifié, ça devrait être mieux, enfin j'espère ! XD
La suite est plus courte, par contre, et je compte peut-être refaire un chapitre après, mais ce serait plus du Destiel, mais du Sabriel, si ça vous dit ^^
Bonne lecture ! :)
Dean se réveilla le lendemain dans la journée, avec un monstrueux mal de crâne et de grandes difficultés à se souvenir de la veille. Il se redressa dans son lit, en se massant les tempes et en essayant vainement de se rappeler du déroulement de la soirée. Il n'y avait personne dans son lit déjà. Pour le reste, il allait peut-être devoir demander à Cas. Cas... Un flash de son ami contre un garçon dans un canapé lui revint... Puis de lui frappant ledit garçon... Puis... Puis... Oh mon dieu. Non. Non, il n'avait pas fait ça. Il n'avait quand même pas fait ça ?! Se levant précipitamment de son lit, il se jeta dans la chambre de son colocataire. Ne trouvant personne, il commença à paniquer, avant de se souvenir où il s'était enfermé -par sa faute-, la nuit dernière. Il essaya d'ouvrir la porte de la salle de bain, la trouvant verrouillée, il sut que Cas y avait probablement passé la nuit. Cas avait passé la nuit enfermé dans la salle de bain. A cause de lui. Il frappa doucement contre le bois et commença à parler :
"Oh mon dieu, Cas... Cas, dis-moi que ça va... Répond-moi, j't'en supplie. Mon dieu, qu'est-ce que j'ai fait ? Je... Je me souviens pas trop bien de tout, mais je... Je sais... Enfin tu vois... Je n'ai jamais voulu te faire de mal. Oh mon dieu, comment j'ai pu faire ça ? C'est pas possible... Mais j'suis destructeur, Cas, je ruine toutes mes relations, et je voulais pas te blesser... J'veux pas te blesser Cas, t'es la personne la plus précieuse que je connaisse, j'suis désolé Cas... Je tiens tellement à toi, j'ai toujours su que je tenais beaucoup trop à toi, bien plus qu'à tous mes autres amis. Mais j'ai toujours eu peur de te faire du mal, c'est pour ça que j'ai jamais rien essayé avec toi, t'es trop important pour moi, tu mérites quelqu'un de mieux que moi. T'es quelqu'un de beaucoup trop bien, et évidemment moi, j'arrive et j'te blesse, alors que t'es la personne qui mérite le plus d'être heureux que je connaisse. Mon dieu, je m'en veux tellement, dis-moi que ça va, Cas, j't'en supplie."
Dean l'entendit bouger dans la salle de bain, et il ne put retenir un soupir de soulagement. Le battant de la porte s'ouvrit, et Cas passa à côté de lui, sans un mot. Les yeux gonflés et rougis qu'il croisa brisèrent un peu plus le cœur de Dean, et lui prouvèrent à quoi Cas avait passé sa nuit, si besoin de preuve il y avait. Dean n'osa pas faire un geste mais chuchota :
"Cas... M'abandonne pas, j't'en supplie."
Cas alla s'enfermer dans sa chambre, sans répondre. Ce fut alors au tour de Dean de se laisser tomber contre le mur. Ca y était, il allait faire ses valises, partir. Evidemment, il comprenait parfaitement. Comment aurait-il pu rester avec lui ? Il l'avait quasiment... Non, complètement, agressé cette nuit. Dans sa propre chambre. Après avoir non seulement insulté, mais aussi frappé un garçon avec lequel il flirtait. A chaque soirée, depuis toujours, il ne se gênait pas pour ramener de nombreuses conquêtes, et il avait fallu que Cas tente de le faire une seule fois pour qu'il explose. Il n'aurait rien pu faire pour devenir un être plus détestable. Il aurait voulu s'enterrer quelque part, et que plus personne ne l'approche, jamais, pour qu'il arrête enfin de détruire tout ceux qu'il aimait. Cas ne l'avait probablement jamais considéré autrement que comme son meilleur ami, et après ce qu'il avait fait et dit ce matin, c'était fini, il ne le reverrait plus jamais. Il resta assis là un long moment. Après plus d'une heure, Cas ne réapparaissant toujours pas, il songea qu'il n'était peut-être pas en train de faire ses valises. Il se dit qu'il était éventuellement endormi, ayant passé une nuit sur le sol d'une salle de bain, tout de même. Il savait qu'il ne pourrait rien faire pour être pardonné, il avait bien trop dépassé les limites pour être pardonnable, mais il se dit que jusqu'à ce que Cas parte pour de bon, il essaierait au moins d'être le plus aux petits soins possibles. Sur ces pensées, il alla dans la cuisine, préparer des pancakes, il savait que Cas aimait particulièrement les siens. Ou alors il lui avait toujours dit cela pour lui faire plaisir, il ne savait pas trop.
Alors qu'il terminait les derniers pancakes, il entendit la porte de la chambre s'ouvrir. Dean arrêta tout mouvement. Est-ce qu'il allait venir le voir ? Il ne savait pas vraiment s'il voulait qu'il vienne, ou qu'il parte directement. Il n'était pas certain d'être prêt à affronter son regard blessé et déçu, d'écouter ses insultes totalement justifiées. Et il n'avait rien à dire pour sa défense. Apercevoir de la souffrance dans ses magnifiques yeux bleus avait toujours été quelque chose de douloureux pour lui, qui lui donnait envie de tout faire pour l'effacer, mais en sachant qu'il en était la cause, c'était au dessus de ses force de le supporter. Et d'un autre côté, il voulait tellement lui parler, lui crier à quel point il se haïssait, à quel point il ne savait que tout gâcher, à quel point il l'aimait. Qu'il ne savait probablement même plus vivre sans lui. Les quelques secondes durant lesquelles toutes ces pensées se bousculèrent dans sa tête, Cas traversa l'appartement sans passer par la cuisine pour aller dans la salle de bain. Quelques minutes plus tard, Dean entendit l'eau de la douche couler. Puis il retourna directement dans sa chambre après. En soupirant, Dean se dit qu'il ferait mieux de prendre une douche également, les relents d'alcool étaient encore imprégnés sur lui. Il espérait simplement que Cas n'en profite pas pour partir définitivement.
Quand il sortit, enfin propre et habillé, il entendit de l'agitation dans la cuisine. Et une odeur de pâte flottait dans l'air. Dean hésita. Mais s'il voulait pouvoir lui dire tout ce qu'il pensait, ce qu'il ressentait, il allait bien falloir qu'il aille le voir. Si vraiment Cas ne voulait pas de lui, il le remarquerait bien, et le laisserait tranquille, sans insister. Il prit une grande inspiration, et s'avança dans la cuisine. Cas était assis à table, les yeux rivés à son assiette. Dean attendit quelques secondes, qu'il lui dise de partir, qu'il ne voulait pas de lui, n'importe quoi mais qu'il parle. Mais comme il commença à manger, sans un mot, Dean hésita une seconde de plus avant d'exprimer timidement :
"Je... Je t'ai fait des pancakes.
- J'ai vu."
Dean remarqua alors que Cas avait fait des pâtes pour lui seul. Il n'avait jamais fait cela, quand il cuisinait, c'était toujours pour deux. Mais à quoi s'attendit-il, après l'horreur de la nuit ? Cas n'allait certainement pas lui mijoter un petit repas comme avant. A l'idée que plus jamais l'un ne cuisine pour l'autre, il réalisa ce que cela signifiait. C'était fini leur vie à deux, fini leur amitié. Fini les soirées collés dans le canapé devant des films. Fini. Dean sentit les larmes lui monter aux yeux. Il prit de nouveau une grande inspiration, essayant vainement de se contrôler. Ce n'était pas possible, il ne voulait pas perdre Cas, parce qu'il était trop stupide. Il était prêt à absolument tout pour qu'il accepte si ce n'est de lui pardonner tout de suite, au moins de ne pas trop le détester. Il alla s'asseoir en face, en diagonale de Cas. Il voulut essayer de s'expliquer, même s'il savait que c'était perdu d'avance de rendre tout cela pardonnable.
"Quand... Quand je t'ai vu avec...
- Dean, tu ne peux pas me laisser tranquille ?, le coupa directement Cas."
Dean sentit son cœur se serrer, il referma la bouche et les yeux pendant un instant. Les larmes débordèrent une seconde, et il les essuya d'un geste rageur.
"Cas, laisse moi m'expliquer, s'il te plait."
Il rouvrit les yeux, cherchant le regard bleuté, mais son visage était toujours penché sur son plat.
"Après... Après, si tu veux, je pars, je te laisse l'appart, et je te laisse tranquille, pour toujours. Mais s'il te plaît, écoute-moi."
Cas se crispa sans rien dire. Alors, ça y est, c'était la fin de ce qu'il leur reste d'amitié ? Au fond, Cas craignait d'entendre ce qu'allait dire Dean. Il culpabilise simplement, il ne peut pas ressentir la même chose que lui, rien de ce qu'il va dire ne sera vrai. Et cela va achever leur relation, il partira, et Cas sera seul, sans Dean. Il ne releva pas les yeux et attendit que Dean continue, sans rien dire.
Prenant cette absence de réponse comme une confirmation pour qu'il s'explique, Dean commence :
"Quand j'étais avec Lisa, je t'ai vu qui parlait à Charlie, et tout allait bien. Puis, quand je me suis de nouveau tourné vers toi, bien plus tard, y avait... Balthazar avec toi, et il avait la main sur ta jambe, et il jouait avec tes doigts, ses lèvres à un millimètre des tiennes et le pire... Le pire, c'est que tu souriais. Je crois que je ne t'ai jamais fait sourire comme ça. Je n'ai jamais pu te toucher comme lui. Dès que je te frôle, tu t'enfuis, depuis qu'on vit ensemble, à part quelques rares fois. Et là, lui... Il était là, il te touchait plus que je ne l'ai jamais fait, il te rendait même heureux. Et j'ai pensé... J'ai pensé... Que ça devrait être moi à sa place. Et j'ai paniqué, tu comprends, j'ai pas compris pourquoi je pensais ça. Je suis pas... Enfin, tu sais... Et j'ai pété un plomb. J'ai pas supporté de le voir comme ça avec toi, je me suis pas supporté, moi, de penser des choses pareilles. Je m'en veux tellement Cas, j'ai jamais voulu te faire de mal. J'suis désolé, j'comprends si tu veux plus jamais me voir..."
Cas ne savait pas quoi penser. Dean semblait si sincère, si... Vulnérable. Il était là, les coudes sur la table, le visage dans ses mains, les larmes dans sa voix. Cas se prit à y croire. A espérer. Depuis tout ce temps à attendre, peut-être que finalement, cela pouvait lui arriver pour de vrai.
"Dean."
Pas de réponse.
"Dean, dis-moi que tu penses vraiment tout ça. C'est pas juste la culpabilité qui te fait dire ça. S'il te plait.
- Evidemment que c'est vrai, Cas !, s'exclama-t-il en relevant soudainement la tête."
Comment Cas pouvait-il croire qu'il serait capable de dire tout cela, lui qui déteste si fort les chick flick moment, sans être absolument sincère ?
Leurs yeux se croisèrent enfin, et chacun put y lire toute la sincérité, l'espoir, la peur de l'autre. Cas se leva, et tendit timidement la main vers Dean. Celui-ci hésita, sans vraiment comprendre. Puis il finit par prendre tout doucement la main dépliée vers lui. Cas le tira délicatement vers lui, pour le relever. Il se rapprocha de Dean, pas tout à fait sûr de ce qu'il faisait. A quelque centimètres de son visage, il s'arrêta. Et s'il avait mal compris, si Dean ne voulait pas cela ? S'il prenait peur ? Après tout, il n'a pas non plus clairement dit qu'il voulait ce genre de relation avec Cas. Mais l'absence de mouvement de recul de Dean, et cette main qui restait dans la sienne, le laissa espérer un peu plus, et lui donna le courage de franchir ces derniers centimètres. Leurs lèvres se frôlèrent, hésitèrent, puis enfin, ils s'unirent dans un baiser. Dean ne réagit pas immédiatement, il hésita quelques secondes, puis répondit timidement. Il n'osait pas bouger, gardant sa main libre le long de son corps. Alors que Cas se lovait contre lui, une main agrippant sa chemise, et approfondissant un peu plus leur baiser. Si jamais Dean finissait par s'enfuir, n'assumant pas cette relation avec lui, il aurait au moins vraiment profiter d'un baiser avec lui sobre. Cas comptait bien goûter au maximum le plaisir de cette situation, surtout si elle devait ne pas durer. Mais sentant Cas si sûr de lui, Dean osa tout doucement poser sa main sur la taille de Cas, terrifié à l'idée de ne pas faire le bon geste, ou de le faire trop brusquement, lui rappelant douloureusement les événements de la veille. Prenant un peu plus confiance en lui, en sentant Dean finalement coopératif, il lâcha sa main, pour l'agripper à sa chemise, et le poussa contre la table, se serrant encore plus contre lui. Dean se laissa faire, glissant ses deux mains dans le bas du dos de Cas, l'appuyant doucement contre lui. Ils éloignèrent leur lèvres, pour reprendre leur souffle, et se regardèrent en souriant quelques secondes. Aucun n'osait parler, de peur de briser l'instant. Cas posa son front contre celui de Dean, leurs nez se frôlant, et ils restèrent ainsi quelques instants de plus. Puis Cas se dégagea gentiment de l'étreinte de Dean, et avec un grand sourire dit :
"Je crois qu'on a des pancakes à partager !"
Dean sourit, plus heureux que jamais, et alla sortir les pancakes du frigo. Tout n'allait pas être simple pour la suite, il allait falloir du temps pour que Dean se pardonne à lui-même, mais Cas, en sentant le bonheur le réchauffait doucement, sut que tout se passerait bien.
Et c'est finiii, pour le moment, en tout cas, j'espère que ça vous a plu ! :D
