« Salut Kai ,

Comment vas-tu depuis les trois mois ou nous nous sommes pas vu? Quelle idée tu as eu de déménager dans une autre ville. J'espère que tout va bien là où tu es. Tu t'y plait? Si oui, c'est le principal. Il faut que je te raconte quelque chose qui m'est arrivé récemment.

La dernière fois, il y a quelques semaines de ça, j'ai eu un petit coup de blues comme on dit alors j'ai décidé d'aller faire un petit tour en ville du côté commercial. Tu sais bien que j'adore faire les boutiques. Alors que j'avais flashé sur un haut noir à manches longues, j'étais trop petit (même en levant mes pieds) pour l'attraper vu qu'il était en hauteur accroché au cintre. Et c'est là que quelqu'un est venu m'aider pour le prendre. Je me suis retourné vers cet inconnu pour le remercier et c'est là que je suis rester littéralement bouche-bée. Si tu savais la beauté que j'avais en face de moi à ce moment là. Il était plus grand que moi, blond avec une crête et quelques mèches sur le côté, des yeux foncés, un bandeau sur le nez et un style vestimentaire super classe. Je suis rester un moment à le regarder tellement qu'il était beau. Il souriait et c'est là que j'ai remarqué qu'en plus d'être beau, il avait un sourire magnifique qui lui allait vraiment bien. Mais je pense qu'il rigolait parce que j'avais la bouche entre-ouverte. Sa bouche aussi s'est ouverte et c'est là qu'il m'a dit sans doutes pour rire que je devais manger de la soupe. C'est pas de ma faute si je suis petit quand même! Il a vu que j'étais vexé alors il s'est mis à rire mais je sais que ce n'était pas bien méchant. Après tout, il a un visage qui inspire confiance. En voyant mon expression boudeuse, il s'est approché un peu plus pour me faire une pichenette sur le front. Je frotte légèrement mon front rougi à un petit endroit et le regarde alors dans l'intention de lui dire que ça fait mal mais c'est là qu'il m'ébouriffe les cheveux. Je n'y comprenais rien mais vraiment rien du tout à ce qui se passait mais bizarrement, je ne cherchais pas à comprendre. Tant qu'il était là, le reste m'importait peu.

Il m'a alors dis son nom. Il s'appelle Reita. Joli nom non? Moi je l'aime bien. J'imagine bien le sourire que tu as en lisant ceci et ça me fait sourire moi aussi.

Revenons à nos moutons. Après qu'il m'ait dit son (magnifique) nom, j'ai ouvert la bouche pour lui dire un « Ruki ». Fallait bien que je lui dise mon prénom tout de même.

Je lui offris alors un sourire, le plus beau que j'avais. Ben quoi c'est pour faire bonne impression. Après m'avoir dit qu'il était content de faire ma connaissance, il s'est dirigé vers la caisse pour payer ce qu'il avait en main. Je ne peux pas te dire ce que c'était je n'y ai pas fait attention. Il a donc effectué son achat, s'éloignant de moi. Je me suis alors dépêcher de payer le haut que j'avais vu pour le rejoindre à la sortie du magasin.

Alors que je m'étais mon nouvel achat dans un plastique, il se retourna vers moi, une cigarette allumée à la bouche. Tiens il fume mais ça ne me dérange pas.

Il m'a sourit et m'a demandé si je le suivais. D'après le coup de chaud que j'avais eu d'un coup, j'en déduis que j'avais rougi sur le coup. Je lui répondit par un « n'importe quoi » médiocre. Je le vis qu'il s'éloignait, marchant tranquillement, les mains dans les poches malgré le plastique qu'il avait à son poignet droit.

Je suis rester là, à le regarder jusqu'à temps qu'il sorte de mon champ de vision. Tu n'imagine pas l'effet que ça m'a fait de ne plus le voir. Même qu'au passage la vue que j'avais était loin de me déplaire loin de là. Ok je le connaissais que depuis quelques minutes mais je crois que je m'étais déjà attacher à lui. Je suis bizarre je sais.

Regardant l'heure sur la montre que j'avais à mon poignet, j'ai décidé d'aller faire les autres magasins. Après tout, j'avais le temps il n'était que quatorze heures.

Un mois c'était passé depuis que j'avais rencontré le beau non magnifique Reita. Dès que je fermais les yeux, je revoyais son visage dans les moindres détails. Ses traits, la couleur de ses yeux, la forme de sa bouche, la couleur de son bandeau, tout était dans mon esprit. Et le pire, c'est que je n'arrivais pas à penser à autre chose. Non non je n'avais que lui en tête.

Après le repas du soir, je m'étais décidé à prendre ma douche. Et tu sais bien que moi et les douches... Bref pensant à l'eau qui coulait sur mon corps, j'ai imaginé que c'était lui, ses mains qui parcouraient mon corps. Mais qu'est ce qu'il m'arrive? Je me sens étrange par rapport à d'habitude. Tu crois que je suis malade et que je devrais aller voir un docteur? C'est peut-être une bonne idée après tout. J'irais dans pas longtemps.

Bien entendu j'ai été au médecin mais il m'a dit que ce n'était rien avec un clin d'oeil et tu ne devineras jamais qui j'ai vu en retournant au magasin de la dernière fois. Je sortais et avancer en direction de la sortie et j'ai bousculais quelqu'un. J'ai alors lever la tête dans l'intention de m'excuser et je me retrouve face à des yeux foncés et un bandeau. J'écarquille les yeux sous l'effet de la surprise et je vois qu'il sourit. Il me dit alors « Comme on se retrouve mon petit Ruki ». Et le fait d'entendre sa voix m'a fait quelque chose d'inhabituel. Mon cœur s'est accéléré comme ça d'un coup sans que je puisse y faire quoi que ce soit. J'ai vu qu'il rentrait dans le magasin et je ne sais pas pourquoi, j'ai alors décidé de l'attendre. D'ailleurs quand il a sorti du magasin de vêtements pour hommes, il fut surpris de me voir appuyé contre la vitrine, à l'attendre. Il est sorti et c'est appuyé lui aussi contre la vitre de façon à être à côté de moi. Je lui ai souris malgré le rouge qui était apparu sur mes joues sans doutes à cause de la proximité et il m'a rendu mon sourire.

Comme un couple a passé près de nous une glace à la main, il m'a alors demandé si ça m'intéressais de passer l'après-midi avec lui. Bien sûr, j'ai accepté sans même réfléchir.

Nous marchions tranquillement dans la rue des magasins, regardant divers vêtements et parlant de tout et de rien. Je ne pouvais pas m'empêcher d'être fasciné par lui. J'écoutais attentivement la moindre ses paroles. J'espère qu'il ne l'a pas remarqué sinon je m'aurais senti gêné.

Il me raconta alors un truc intéressant quoi qu'un peut triste. Moi-même j'ai été surpris mais j'étais tout de même intéressé par ce qu'il allait me dire. Il me dit qu'il avait avoué à sa mère et à son père que ça ne l'intéressé pas de poursuivre des histoires amoureuses avec des filles. Sa mère n'ayant pas compris lui a dit de mieux s'expliquer et il leur a dit clairement que les filles ne l'intéressaient plus et qu'il était attiré par les hommes. Ses parents l'ayant mal pris, ils l'ont mis à la porte. Il rajouta avec un sourire que ce n'était pas grave et qu'il fallait qu'il trouve un logement. Je n'ai put m'empêcher d'être triste pour lui. Je lui ai alors dit que j'allais l'héberger dans mon petit appartement. Ça ne posait pas de problème vu que ma mère m'a toujours dit de ramener un ami à la maison s'il était dans le besoin. Il parut un peu gêné mais finit quand même par faire un léger sourire qui m'aurait bien faire fondre sur place.

Et c'est comme ça que ma colocation avec Reita commença. Bien sûr comme nous n'avons que deux chambres, je dormais à terre dans ma chambre tandis que lui avait pris mon lit. Ça ne me dérangeais pas plus que ça mais lors d'un orage, j'ai eu tellement peur que je me suis précipiter dans mon lit pour me coller à lui. Il me dit quelques mots doux et je m'endormis vite avec la chaleur que ses bras me procuraient.

Un soir, tout à changé. Je prenais ma douche alors que mes parents étaient sortis au restaurant en amoureux. Je les envié un peu d'ailleurs. J'étais tellement absorbé par la sensation de bien être que me procurait la douche que je n'avais même pas entendu que quelqu'un était rentré dans la salle de bain. Je sentis un corps contre moi et des mains sur mes hanches. J'ai alors sursauté manquant de tomber. C'était Reita mais que faisait-il là? Je me suis retourné pour lui faire face et c'est là qu'il m'a embrassé. Un simple baiser mais pour moi était le plus beau du monde. Ses lèvres avaient un goût fruité. Le baiser s'approfondit bien sûr et tu connais la suite des événements. Il m'a plaqué contre le mur et a fait balader ses mains... Partout.

Maintenant nous sortons ensemble depuis un mois. Je pensais te le dire avant mais tu avais déménagé et ton internet n'était pas remis.

J'espère que ce mail n'était pas trop long. J'ai hâte de te revoir.

A bientôt, ton meilleur ami Ruki. »