Hey,

Voilà la suite, pour l'instant je vais probablement garder un rythme de parution de chapitre d'une semaine d'intervalle, peut-être que ce rythme s'allongera si je rattrape trop vite mon avance de chapitres, histoire que ça ne devienne pas complètement irrégulier et chaotique. Ce qui est pratiquement sûr, c'est que je ne publierai probablement pas plus d'un chapitre par semaine.


Chapitre Un

Un autre jour au bureau

« Frappe-toi. »

« Non ! »

« C'était le marché, Rory. Si tu avais tord, tu devais te frapper. »

« C'était un marché stupide ! »

« Un marché que tu as pourtant fait. Allez. »

Rory Williams regarda fixement le couple en face de lui, se demandant s'il arriverait à leur faire entendre raison. Le Docteur Matt Smith était étendu sur sa chaise, sa petite-amie et assistante Amélia Pond penchée contre le bureau, et tous deux le regardaient.

« Allez, vas-y. » l'incita-t-elle, lui faisant signe de tenir son engagement. « Et que ça laisse une marque. » Rory grogna et leva sa main droite, pliant ses doigts et se préparant au choc.

« RORY ! » Le jeune assistant laissa tomber son bras et se tourna promptement au son de la voix de son patron.

« Oui, Docteur ? » Il priait pour que le Docteur John Smith le sauve.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

« Il allait se frapper. » Répondit Matt, qui voulait toujours voir Rory accomplir cette action. John lui lança un regard long et indéchiffrable.

« Je suis sûr que vous avez autre chose à faire que de regarder mon assistant se frapper. »

« Probablement. »*

Amy renifla au commentaire de Matt, ignorant le regard noir que lui lança John. « Il a perdu le pari, John. C'est la punition. » Expliqua-t-elle.

« Amélia Pond, j'avais une meilleure opinion de toi. » Dit John, une pointe de déception dans la voix, causant à Amy de se tortiller sur sa chaise, mal à l'aise. « C'est le type de comportement puéril que j'attends de ton compagnon. »

« Hey ! » Protesta Matt.

« Vous savez quoi, Docteur Smith, frappez-vous également. »

« Quoi ? Non ! » Rétorqua celui-ci, incrédule.

« C'est la moindre des choses. Vous et M. Rory allez le faire ensemble. » Ordonna John. Amy opina, approuvant le fait de voir son petit-ami se donner une gifle. Après un long moment de jérémiades de la part du plus jeune Docteur, ce dernier et Rory se tenaient tous les deux une main en l'air, prêts à se frapper eux-mêmes.

« Et… Allez-y! » S'exclama Amy.

Les deux se giflèrent à même la peau et des cris de douleur perçants résonnèrent dans la salle alors que John et Amy s'esclaffèrent, se supportant l'un l'autre tandis que des larmes s'échappaient de leurs yeux, Matt et Rory se frottant chacun leur joue rouge.

« Bon sang, que se passe-t-il ici ? » Lança un retentissant accent du nord qui indiqua à tout le monde que leur chef, le Manager de Projet Docteur Christopher Smith, entrait dans la salle. Il avisa Amy et John qui gloussaient toujours, puis Matt et Rory, tous les deux avec une marque rouge sur leur joue. « Ne me faites pas répéter. » Dit-il avec un regard dur.

« Eh bien, Rory a perdu le pari, et Matt a conclu qu'il devait se gifler. John a ensuite dit qu'il devait se frapper également. Alors lui et Rory se sont tous les deux giflé. » Expliqua Amy avec une petite voix.

Christopher examina chacun d'eux durant une longue minute, le regard sur son visage indiquant clairement qu'il était tout sauf impressionné par ce groupe. « Désolé d'avoir demandé. » Il posa la pile de dossiers qu'il tenait sur le bureau de Matt, le bruit les faisant sursauter. « Voilà, je vous ai amené du travail. De quoi vous occuper les enfants. »

« Vous êtes… une personne très amère. » Fit remarquer Rory à Christopher avec hésitation, lequel lui lança un regard noir.

« Ah oui, eh bien, j'étais supposé m'en aller il y a six mois, et pas rester là à faire du babysitting pour des singes stupides. J'ai entendu que le Docteur Song s'était envolé, et me voici. »

« Oui, qu'est-il arrivé au Docteur Song ? » Demanda John, balançant sa chaise de bureau de gauche à droite.

« J'ai entendu qu'elle avait tué quelqu'un. » Dit Amy d'un air conspirateur.

« Ce n'est pas bien de raconter des ragots, Amélia. » La réprimanda Matt.

« Tu parles ! C'est toi qui m'as raconté ça ! »

« Hey ! Occupez-vous de finir ces dossiers et fichez le camp ! » Ordonna Christopher avant de marcher d'un pas lourd vers la porte ouverte du laboratoire dans lequel ils travaillaient.

Les membres du groupes se dévisagèrent un instant avant d'éclater de rire. Même si Donna et Jack (et Rose) lui manquaient, John n'aurait échangé ce groupe pour rien au monde.


« Tu as des nouvelles de Rose ? » Demanda Donna Noble à son demi-frère, le Capitaine Jack Harkness, alors qu'ils s'asseyaient au bar de la salle de bal où leurs parents organisaient la fête de leur anniversaire de mariage. Jack sirotait une bière tandis que Donnait buvait un cocktail.

« Elle a dit qu'elle était désolée de ne pas pouvoir venir, mais qu'elle passait le bonjour à Papa et Maman. » Raconta-t-il.

« Hmm, » Donna observa la foule. « Toujours en train de courir. »

« Cela fait six mois, pourtant. »

« Ne sois pas dur, Jack, ça a été une rupture difficile. Pour nous tous. Et de toute façon, le Docteur s'est fait la malle, alors c'est tout aussi bien. »

« Ouais, tu as peut-être raison. » Jack finit sa bière et en commanda une autre.

« Tu n'es pas censé partir dans deux semaines ? » Demanda Donna, se rappelant que son unité était prête à partir.

« Nan. Le docteur qui m'a examiné a dit qu'il entendait des sifflements dans mes poumons et qu'il voulait vérifier que tout allait bien. »

« Des 'sifflements' ? Tu vas bien, Jack? »

« Ouais, j'ai juste cette satané toux. » Répondit-il, en vérifiant que ses parents ne pouvaient pas l'entendre.

« Encore ? Ça fait plus d'un mois, Jack. » Dit Donna en se tournant vers lui, inquiète.

« Relax, Donna. Je vais bien. » Affirma Jack en soupirant. « Je suis juste… fatigué. »

Ce qui était la vérité. Ces six mois avaient été durs pour tous. Avec l'envol de John vers l'Amérique pour échapper au désastre qu'il avait créé, il avait laissé Rose abasourdie, elle qui était pourtant sure qu'ils pouvaient s'en sortir. Elle avait passé un mois terrée dans son appartement, où elle se nourrissait et se lavait à peine, ne se préoccupant même pas de se doucher pour aller à son travail. Cela rappelait aux deux frère et sœur de la dépression de John lorsqu'il avait perdu ses parents. À l'époque, c'était Rose qui l'avait fait se ressaisir, et cette fois-ci cela avait été à Jack et Donna de le faire pour Rose. Jack avait contacté l'Université et avait obtenue une absence prolongée pour Rose, et Donna avait pris soin de la plus jeune Tyler, en la faisant manger et prendre son bain, et vérifiant qu'elle ne se suicidait pas. Rose avait fini par aller mieux, et après un autre mois, elle avait vendu son appartement et toutes ses affaires avant de prendre la route. Elle avait commencé à voyager, une ville différente toutes les semaines, un pays différent chaque mois. Elle été partie depuis quatre mois maintenant, donnant des appels et envoyant des cartes postales sporadiques.

Elle fuyait, tout comme le Docteur.

Et tout comme pour le Docteur, personne ne savait quand elle reviendrait.


*NdT : Il y avait un jeu de mot dans la version anglaise, que je ne peux malheureusement pas retranscrire ici. Il s'agissait d'un jeu de mot avec "Surely" et "Shirley" (les phrases étant : "Surely you have something better to do than make my assistant slap himself." - "I probably do. And don't call me Shirley."),qui se prononcent quasiment de la même manière. La « blague » du personnage a pour but de refroidir l'atmosphère et de plaisanter avec John (ce qui, évidemment, ne marche pas) voilà pourquoi John réagit de façon aussi froide à la réponse de Matt.