Titre : Un dimanche enneigé
Genres : Toujours fluff, toujours débile, mais en pire.
Rating : K
Personnages/Pairings : Murasakibara et Himuro + Fukui. C'était censé être du MuraHimu mais c'est raté.
Disclaimer : Les personnages et leur univers appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.
Résumé : Le principal défaut d'Atsushi était sans doute qu'il était non pas lent, mais plutôt... fainéant.
Note bis : Youhou, voilà le fameux "MuraHimu" mentionné dans la note de l'OS précédent 8D Je préfère mille fois le NijiHai que j'ai posté en premier, mais bon... Si l'OoC, le fluff débile et le manque cruel de romance ne vous font pas peur, alors peut-être que vous aimerez cet OS... sait-on jamais... XD
(Mots : 1691)
Un jour de décembre
02 : Un dimanche enneigé
Akita avait toujours été l'une des régions du Japon où il faisait le plus froid.
Ce jour-là, un dimanche, en était un bel exemple : la veille et jusque tard dans la nuit, il avait neigé, et au petit matin, lorsqu'à l'horizon le soleil avait pointé le bout de son nez, tout était blanc dehors et la température avait encore chuté.
En se réveillant, Himuro Tatsuya sentit aussitôt que l'air s'était rafraîchi. Les dortoirs de l'école avaient beau être correctement chauffés, ce matin-là, ils semblaient l'être moins – et par la fenêtre de sa chambre, il eut tôt fait de remarquer la neige, et le ciel qui s'était changé : autrefois gris, il était devenu presque blanc.
Avec un soupir, le jeune homme attrapa son téléphone portable, qui jusqu'alors reposait gentiment sur sa table de chevet. Il en alluma l'écran, et ses yeux encore mi-clos, collés par les sables du sommeil, purent y lire : huit heures. Pour un jour de congé où il n'avait ni l'entraînement de basket à suivre, ni le moindre horaire à respecter, c'était relativement tôt. Il fallait dire qu'il n'était pas vraiment du genre à dormir longtemps, à traînasser au lit et à ne rien faire de sa journée sous prétexte que c'était dimanche, ou leur jour de repos, comme on disait parfois.
Il joua quelques instants avec son portable, envoya un message à Taiga dans l'espoir de le réveiller et, par conséquent, de l'embêter un peu, puis il quitta ses draps et se hâta de s'habiller.
Vu la température à l'extérieur, un pantalon chaud, de grosses chaussettes, ses pantoufles et l'un de ces gros pulls en tricot à col roulé, à la couleur claire et décoré de petits flocons de neige, étaient de mise.
Dès qu'il fut prêt, il sortit de sa chambre, et se dirigea vers la salle commune de cet étage, là où se trouvaient la cuisine, quelques tables, et peut-être deux ou trois camarades – qui sait.
Une fois là-bas, il ne lui fallut que quelques minutes pour se préparer une tasse de café bouillant, mais il dut attendre encore une heure ou deux (pendant lesquelles il discuta avec un élève de première année qu'il n'avait croisé auparavant mais qui, visiblement, était vraiment fier de l'équipe de basket du lycée) avant d'être enfin rejoint par l'un de ses coéquipiers.
« Yo, lui lança simplement Fukui avant de se laisser tomber sur une chaise en face de lui, une tasse fumante entre les mains.
– Hello, répondit simplement Tatsuya, sans prendre la peine de lui faire ne serait-ce qu'un signe de la main.
– Toujours le premier debout, à ce que je vois... c'est pas trop dur, la vie de mec parfait, j'espère ? »
A ces mots, Himuro eut l'ébauche d'un sourire amusé.
« Je ne suis pas si parfait que ça.
– Ahah, laisse-moi rire ! Toutes les filles sont à tes pieds ! »
Le second favori de Yousen s'apprêtait à lui répondre, mais l'écran de son téléphone, qu'il avait gardé avec lui, attira soudain son attention ; il était dix heures trente. Déjà. Encore une dizaine, une vingtaine de minutes et il serait onze heures moins le quart, puis viendraient onze heures – lorsqu'il s'en rendit compte, Himuro ne réfléchit pas un instant de plus et se leva, laissant à Fukui tout le loisir d'écarquiller deux yeux surpris.
« Tu fuis ? Demanda-t-il, un air de défi sur le visage.
– Non, je dois aller réveiller Atsushi. Je reviens. »
A n'importe qui d'autre qu'à un membre du club de basket de Yousen, cette phrase aurait pu sembler étrange, voire incompréhensible – mais quiconque s'entraînait régulièrement avec Himuro Tatsuya savait qu'il ne pouvait s'empêcher de materner son camarade, Murasakibara Atsushi, et déduisait ainsi que cette idée n'était qu'une prolongation (un peu exagérée) du rôle de mère ou d'ange gardien qu'endossait Tatsuya vis-à-vis de son cadet.
Aussi, Fukui soupira et ne lui dit plus rien – Himuro, lui, rangea son téléphone dans sa poche et se hâta de descendre d'un étage, pour se rendre jusqu'à la chambre de son ami.
Le principal défaut d'Atsushi était sans doute qu'il était non pas lent, mais plutôt... fainéant ; et de cette paresse découlaient naturellement la plupart des problèmes qu'il rencontrait. Comme le manque de temps, par exemple. En cet instant et comme chaque dimanche, Himuro aurait pu parier sans crainte ses deux mains qu'Atsushi n'avait toujours pas fait la moitié de ses devoirs pour le lendemain – tout comme il n'avait probablement pas encore entamé ses révisions, ni même songé à les commencer, et...
Depuis qu'ils se connaissaient, les deux champions de Yousen en avaient fait un rituel : tous les dimanches matin, c'était à Himuro qu'il revenait d'aller réveiller Murasakibara avant midi, afin qu'il ne passe pas toute la journée au lit.
« Atsushi ? »
Himuro s'était arrêté devant la porte de la chambre de son coéquipier et venait d'y frapper – pas de réponse, cependant. Silence complet dans le couloir entier.
Il toqua une deuxième fois contre le bois peint, puis soupira et chercha dans une poche la clé qu'Atsushi lui avait donnée (ou plutôt, qu'il lui avait soutirée) ; ainsi, une seconde encore et il était entré.
« Atsushi, dit-il doucement, en refermant derrière lui, c'est presque onze heures. Il faut se lever. »
Sur l'unique lit de la pièce, son camarade était recroquevillé dans un enchevêtrement de couvertures diverses et cette vision manqua de le faire éclater de rire.
Du tas de draps, cependant, ne lui parvint qu'un grognement à peu près distinct – quelque chose qui s'approchait du non, c'est trop tôt, plus ou moins.
« Ah ! S'exclama alors Himuro, un peu surpris. Tu es réveillé ! »
Il s'approcha sans plus attendre, et s'agenouilla à côté du lit ; mais en le voyant, Atsushi eut tôt fait d'enfouir sa tête sous son coussin.
« Naaan, Muro-chiin, geignit-il avant de bâiller. Pas maintenaaant... »
Patient, Himuro croisa ses bras au bord du matelas et pencha la tête, pour l'appuyer contre un de ses coudes.
« Sois content, c'est plus tard que d'habitude, fit-il remarquer, un léger sourire aux lèvres. Et je sais que tu as encore plusieurs exercices d'anglais à faire, Atsushi.
– Maiiis... »
Murasakibara se plaignit, une fois encore, exigea de Tatsuya qu'il fasse ses devoirs à sa place, aussi, mais face au refus et à l'inflexibilité de son coéquipier, il abandonna bien vite le combat et décida, pour mettre fin à la discussion, de se retourner.
« Atsushi... »
Himuro, un peu décontenancé, essaya de tirer doucement l'une des rares mèches violettes qu'il parvenait encore à atteindre, mais pour toute réponse, Atsushi fit semblant de ronfler.
Un peu agacé, Tatsuya songea un instant qu'il valait peut-être mieux laisser ce grand bébé (de deux mètres huit, quand même) à son triste sort ; mais il n'était pas comme ça, non, et ce n'était pas la première fois qu'il avait de la peine à réveiller Atsushi, et... il avait une idée.
Sans un bruit, il s'éloigna du lit de son camarade et quitta sa chambre ; Murasakibara, de son côté, crut avec joie qu'il avait gagné, et se fit un plaisir de se blottir plus encore dans ses couvertures, avant d'essayer de se rendormir.
(Mais Fukui, quant à lui, n'avait pas bougé de la salle commune à l'étage supérieur et put voir Himuro remonter, à ses lèvres le sourire léger qu'il affichait lorsqu'une idée cruelle lui avait traversé l'esprit, puis son coéquipier redescendre quelques minutes plus tard seulement, avec une tasse fumante qu'il tenait par l'anse.)
« Atsushi, lança Himuro, plus fort que la première fois, lorsqu'il entra de nouveau dans la chambre de son ami. Je t'ai apporté quelque chose... »
Sur son lit, Murasakibara ne bougea pas, ne grogna même pas, et se remit à faire semblant de ronfler.
Peut-être, cependant, aurait-il fait l'effort de se retourner s'il avait su ce qu'il y avait, exactement, dans la tasse bouillante que l'autre as de Yousen venait de lui ramener.
Le chocolat chaud aux marshmallows était une recette rapide et facile que Tatsuya avait eu mille fois l'occasion de tenter et surtout, de goûter, lorsqu'il vivait encore aux États-Unis.
Dans ses souvenirs, c'était d'ailleurs la boisson qu'il préférait lorsqu'il était enfant et devait rester dedans les après-midi de neige, sans pouvoir jouer au basket. Taiga et lui avaient d'ailleurs pris l'habitude de passer ces soirées-là devant la télévision, plongés dans un quelconque match de NBA, armé chacun d'une tasse de ce chocolat chaud, et ces souvenirs comptaient peut-être parmi les meilleurs de Tatsuya – enfin, si l'on ne comptait pas ceux qui avaient rapport au basketball, bien sûr.
« C'est du chocolat chaud, déclara calmement Himuro, avant de s'asseoir sur une chaise qu'il approcha du lit. Tu veux goûter ? »
Aucune réponse ne lui parvint, mais le jeune homme comprit qu'il avait gagné lorsqu'il aperçut un peu de mouvement sous la couette.
« J'ai mis de bons marshmallows dedans, aussi. »
Cette fois-ci, Murasakibara réagit carrément, et son visage ne tarda pas à réapparaître entre les couvertures.
« Mais si tu n'en veux pas, poursuivit alors Tatsuya, le ton taquin et faussement désolé, je peux aussi le boire moi...
– ... Muro-chin osera pas faire ça. »
Muro-chin sourit.
« En es-tu bien sûr, Atsushi ? »
Et il n'attendit pas une seconde de plus pour porter la tasse à ses lèvres, incliner un peu le récipient et avaler une petite gorgée de chocolat bouillant. A peine avait-il dégluti, cependant, que son camarade jaillit de ses draps et que deux immenses mains vinrent se poser contre la céramique encore bien chaude ; Himuro n'eut pas le temps de protester, que Murasakibara lui avait déjà arraché la tasse des mains, invoquant un quelconque c'était pour moi, et buvait la moitié du chocolat d'une seule gorgée.
Fier de lui, Tatsuya passa sa langue sur ses lèvres, y goûtant ainsi l'arôme du chocolat une dernière fois, et ne put s'empêcher de sourire doucement.
Atsushi était un véritable ours, des fois, et c'était incroyablement drôle de s'amuser à l'attirer avec des sucreries ; parce qu'en fin de compte, qu'il le veuille ou non, l'as de Yousen était réveillé, maintenant, et même – debout.
(Fin)
Ouuuh, comment c'était mauvais D: Je suis désolée... J'ai envie de dire "Rassurez-vous, les prochains seront mieux !" mais je peux même pas le dire parce que les suivants sont... encore pire... ? XD La prochaine fois, je publierai l'AoKaga... encore plus cours, encore plus niais, encore plus OoC, encore plus inutile~ Désolée d'avance... T.T
En tout cas, merci de vos suggestions :) Depuis la dernière fois, j'ai commencé un AkaKise, et j'ai surtout retenu le KiyoKaga et le MidoKise. Je vais voir ce que j'arrive à faire sur tout ça ! ^^
Encore une fois, si vous avez envie d'un pairing qui n'a pas été cité, ou d'un thème particulier, ou que sais-je... hésitez pas ! ^^ Merci d'avoir lu et à la prochaine :)
