Note d'Aësälys : Cette fic est en fait l'adaptation du roman 'le lys rouge' de Karen Rose. Je suis presque exactement la trame (surtout au début, après je dévie pas mal). Si vous voulez pas attendre que j'écrive, vous pouvez aller voir, mais… Où serait le suspense ? ^^
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Chapitre 1
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'Tiens, c'est curieux. En général, les suicides attirent plus de monde.'
Severus Snape réajuste ses robes froissées par le transplanage et s'avance vers le petit attroupement, la neige crissant sous ses pas. A quelques jours de Noël, l'air était glacial, la neige abondante, et les passants peu nombreux. Il était près d'une heure du matin, les magasins étaient fermés et cette Allée de l'écume rose –ou quelque soit son nom niais- ne comportait ni bar ni restaurant, étant entièrement résidentielle, malgré sa proximité avec le Chemin de Traverse.
Le petit groupe, en revanche, semblait bien sortir d'un bouge quelconque –légère alcoolémie, robes clinquantes et/ou vêtements moldus de sortie.
Malgré ses deux ans en tant que détaché auprès du Bureau des Aurors, il eut encore une hésitation avant de franchir la bulle de protection, comme s'il craignait encore d'être bloqué à l'extérieur.
L'horreur de la scène le frappa.
Ce qui avait dû être une très belle jeune femme gisait dans un état combinant l'empalement et le broiement sur les décorations de Noël parant l'entrée de la résidence. La petite scénette naïve –angelots flottants sur petits nains de Noël- est devenue un paysage grotesque et atroce.
La suicidée, en tombant, a atterrit cœur le premier sur un des petits nains, dont le bonnet pointu a traversé sa cage thoracique.
'Le sort a tenu' note son esprit méthodique en voyant l'absence de casse sur le dit nain, qui, comme les autres statuettes, a été protégé de sorts contre le vol et la dégradation, permettant donc à…
« Qui est-ce ?
-Cho Chang. »
…De se suicider en toute… Saleté.
Le sang recouvre le nain, le sol, la neige en a fondu. Les viscères se montrent un peu entre les côtes et la peau déchirée.
« Je l'ai eue comme élève.
-Je sais. »
Charlie Weasley, grand, roux, impressionnant de calme, vient d'arriver.
« Merlin. »
Même lui, la scène le choque. L'écœure.
Il affiche un calme impressionnant mais Severus ne s'y laisse pas prendre –il le connaît maintenant suffisamment pour repérer les différences, la tension de la mâchoire et des épaules, le tic nerveux qui fait frémir son sourcil.
« Cronn et Guid interrogent les jeunes. Ils répètent qu'ils l'ont vue flotter jusqu'à la rambarde et sauter.
-Flotter ? Comme un fantôme ?
-Ouais. On essaie d'entrer dans l'immeuble pour vérifier l'appart', mais c'est bien bloqué et le gardien…
-Je m'en charge. »
Il contourne la mare de sang et les éclaboussures, et s'attaque à la porte à grands renforts de sorts.
« Charlie, viens.
-Quoi ?
-Comment sais-tu que c'était Chang ?
-Je ne sais pas, je crois juste. Un de mes frères est vaguement sorti avec elle il y a quelques années. C'était… Fred, je crois. On a fait une sortie à quatre avec ma copine de l'époque puis on a redéposé les filles. C'est l'immeuble de Chang et cette fille a l'air asiat'. Enfin, malgré… »
Pas besoin de dessin. Avec la chute, les os sont défaits, le visage méconnaissable. 'Oui, elle a l'air asiatique' acquiesce intérieurement Snape, 'mais comment en être sûr ?'
« Le gardien est… ?
-Au match des Canons. Je l'ai fait appeler du Bureau avant de rappliquer. Après, je t'ai appelé toi –si le mec est toujours au match, il ne bougera pas forcément pour ouvrir l'appart d'une suicidée…
-Pourquoi il n'y a pas plus de monde ? Je pensais que la Gazette…
-J'ai tout fait bloquer. Les petits, là-bas… » Il désigne les quelques jeunes rassemblés six mètres plus loin. « …Sont les seuls à l'avoir vue, en dehors des Aurors.
-Bien. Qui a fait la bulle ?
-Aucune idée. Guid, je présume. T'y arrives ?
-Oui, il… »
Un léger craquement suivi un dernier éclair bleu.
« … Ne s'est pas foulé. Voilà. Quel étage ?
-L'avant dernier étage a une porte fenêtre ouverte, alors… »
Ils grimpent l'escalier du hall pour se retrouver face à un ancien ascenseur moldu remis en état par magie, dans lequel ils entrent, avant de choisir leur étage.
L'antiquité se hisse tranquillement pour les relâcher tout aussi lentement.
L'étiquette sur la porte confirme l'identité de la morte.
La porte d'entrée cède facilement –quelques secondes, tout au plus- et, baguettes levées, ils entrent dans l'appartement.
Après la tiédeur –certes relative- du couloir, le froid glaciaire extérieur, qu'ils retrouvent dans l'appartement, les fait frissonner.
Ils sont dans un couloir relativement large, décoré avec prix –dire avec goût serait peut-être s'avancer un peu- et parsemé de portes de bois peint.
Ils vérifient les premières pièces –un placard fourni de matériel d'horticulture, un petit bureau, une bibliothèque.
« C'est quoi cette odeur ?
-Je ne sais pas. Des fleurs et… Quelque chose d'autre.
Une chambre jaune pâle visiblement laissée libre est la suivante, puis c'est une cuisine –mais qui n'a pas la moindre odeur de cuisine, juste un sac de livraison du Chaudron Baveur.
Une salle de bain est la suivante –gels douches et savons parfumés en grand nombre, quelques peignoirs de soie, des serviettes-éponges épaisses, et une collection impressionnante de petites boîtes de carton glacé, en format poche.
« C'est quoi ? »
Charlie n'a visiblement jamais été avec une moldue.
« Des préservatifs. »
Charlie attrape un emballage décoré de fruits.
« Pour la nourriture ? Pourquoi c'est dans la salle de bain ? »
Snape ricane.
« Non, certainement pas pour de la nourriture. Pour ta queue. C'est un contraceptif moldu. Ceux-là sont parfumés au fruit pour les… »
Il hésite. Et abandonne.
« Wow. »
Charlie est soufflé.
C'est rare.
Et appréciable.
« Wow ! »
Il ricane.
« Que n'ai-je une copine moldue !
-Ou née-moldue.
-Tu parles d'expérience ?
-On peut dire ça. »
Charlie rit un peu –le cœur n'y est pas franchement. La salle de bain ne révélant rien de plus que toutes ces boîtes, ils ressortent, traversent et trouvent une seconde chambre.
Draps de satin –soie ?- tableau d'art moderne moldu, tables de chevets design. Un coussin gît contre le sol, sur une longue bougie –tout aussi design- et enveloppée de verre.
Deux autres boîtes traînent sur la tablette. Un mobile moldu les accompagne. Sur un mur, un panneau d'acier parcouru de trous et clous est chargé de bijoux, principalement des babioles, quoique certains semblent être en or. Pas de manque évident dans la collection.
« Charlie. »
Celui-ci ressort son nez de la penderie –fanfreluches, fanfreluches, fanfreluches.
« Il faudra voir si Gringotts lui a fait une assurance sur les bijoux. Ou une assurance moldue, qui sait. On pourra comparer leur liste et ça.
-Ok. »
Alors que Charlie vérifie la dernière porte, un patronus se faufile derrière eux puis se rematérialise totalement pour livrer son message.
« Le docteur de la morte est arrivé. Redescendez. »
Ils font marche arrière, jetant une bulle de protection sur l'appartement –on est jamais trop prudent.
L'ascenseur démontre à nouveau sa parenté galapagienne.
En bas, un nouvel Auror garde la porte, tout en prenant des notes avec trois plumes à papote simultanément –rapport de sortie en trois exemplaires.
A nouveau, le froid les surprend.
Il y a toujours peu de monde à l'extérieur, mais Severus repère de nouvelles têtes –Potter et femme –aussi Aurors l'un que l'autre- ainsi que quelques voisins, attirés par l'activité inhabituelle.
Il s'assure que le nom ne circule pas parmi les badauds –autant éviter d'alerter les feuilles de chou.
Potter lui fait signe depuis l'autre côté de la rue. Avec lui, une petite femme brune, coiffée à la lionne et portant des bottes de cuir à talons impressionnants, lui tourne le dos.
Le vent agite lentement les longues mèches frisottées, et lorsqu'il voit des flocons s'y déposer, il réalise que la neige a recommencé à tomber.
La silhouette est agréable –'un peu charnue' repère-t-il, appréciateur. Les bottes vertigineuses, quoiqu'elle reste bien plus petite que lui.
« Potter.
-Ah, Snape. Voilà le docteur de la fille. C'est Hermione. Hermione Granger. »
La femme se tourne et il fait face à Granger, l'ancienne Miss Je-sais-tout d'élève, la psychomage.
'Cette garce.'
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Note de Sockscranberries : Ca commence bien tout ça (ironie quand tu nous tiens ^^) En tout cas jusque maintenant c'est assez différent de ce que tu écris d'habitude, mais c'est tout aussi bien. Je me plonge direct dans le second chapitre :D
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Note de Sevy4eveR : Et bien, voilà une fic dans le style polar qui m'a l'air prometteuse. La pauvre Cho a dégusté... dans le genre mort dégueu, elle remporte le pompon ^^
La fin du chapitre nous laisse clairement entendre que Severus ne porte pas Hermione dans son cœur … me demande ce qu'elle a bien pu lui faire ^^
Bon, comme toujours c'est du très bon boulot et comme toujours aussi (^^) vivement la suite parce que je suis impatiente d'en savoir (beaucoup, beaucoup) plus ^^
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La petite scénette naïve –angelots flottants sur petits nains de Noël- est devenue un paysage grotesque et atroce. (Hmm ça donne envie !) (Ouais... rien de tel qu'un cadavre baignant dans son sang pour pourrir l'ambiance XD)
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Le sang recouvre le nain, le sol, la neige en a fondu. Les viscères se montrent un peu entre les côtes et la peau déchirée. (Aë, tu as regardé quoi comme film avant d'écrire ça ? Massacre à la Tronçonneuse ? Saw ? ^^) Aë : J'ai jamais vu un saw et c'est à peu près une fierté. Hum.
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-Je m'en charge. » (Tadam tadam… )
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Il hésite. Et abandonne. (Vaut mieux ^^)
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Celui-ci ressort son nez de la penderie –fanfreluches, fanfreluches, fanfreluches. (Fanfreluches ? :p) Aë : Ouais ^^
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'Cette garce.' (Oh, il l'apprécie à ce que je vois… ^^)(mmmh … apparemment il n'en garde pas un souvenir tout sucre et miel XD)
