Blabla : Oui, déjà ! Mais d'ici un ou deux jours, je n'aurais plus internet jusqu'en août. Comme de toute façon j'ai déjà écrit pas mal de "chapitres" (si on peut appeler ça comme ça vu leur taille), je n'allais pas vous faire poireauter un mois pour un truc aussi court !
Je suis contente, cette fiction est bien accueillie, malgré le peu qu'elle a à offrir pour l'instant ! :)
Guest : Hoho, merci, ravie que le début te plaise ! :)
Marie : Quand tu dis que ce chapitre est trop court, c'est dans le sens "J'aime beaucoup j'en veux plus !" ou "J'aime pas les chapitres courts" ? :o Dans les deux cas, ch'us désolée, mais c'est le principe même de cette fiction :p Merci ! (: (hop, on change le sens du smiley pour varier un peu !)
Le lendemain
J'ai pensé à prendre des chaussures plates ! J'aurais du m'y essayer plus tôt. Vraiment ! De un, je n'ai plus mal aux pieds et rester debout ne me gène plus. De deux, euh… Ben j'ai plus mal aux pieds. Ca c'était l'aspect positif. Maintenant le négatif : comme je suis minuscule, j'ai maintenant droit aux dessous de bras des gens. Vous vous souvenez, ceux qui transpirent tout le temps ? Beuuuurk ! J'aurai du essayer avant pour ne plus JAMAIS recommencer. Et un jour où il y n'y aurait pas eu autant de monde. Sérieusement, tout le Bronx s'est donnée rendez-vous sur cette ligne ou quoi ?
« 168 Street »
DELIVRANCE ! C'est ma station ! Pas besoin de me précipiter dehors, il suffit de me laisser porter par le flot de gens : je ne touche même plus le sol. Je trottine vers le quai de la A. Huit minutes d'attente. Pfff. Je sors mon portable et commence à jouer à un de ces jeux qui m'agacent mais que j'adore. Ceux où on est enfermé dans une pièce, ou un appartement, et qu'on doit s'échapper. Ca manque cruellement de réalisme, je m'énerve en général très vite dessus mais je continue d'y jouer. Tout le temps.
Le métro arrive et j'ai une petite boule au ventre. Stupide…
Plus qu'une minute et… Il est là ! IL EST LA ! Ne me regardez pas comme ça, je sais que je suis pathétique. Laissez-moi être pathétique comme je l'entends. Cette fois il n'a pas le nez plongé dans un journal mais fixe son portable, l'air embêté. Et devinez quoi... Il porte une chemise bleue ! Il lève les yeux, me voit et me sourit. IL ME SOURIT ! Je ne rêve pas ? C'est un sourire en coin un peu espiègle. Il articule un « merci » et retrouve son air perplexe devant son téléphone.
…
…
Kyaaaaaaaaa ! C'est bête mais je me sens pousser des ailes.
J'essaye de l'observer de façon un peu moins flagrante qu'hier. J'arrive pas à m'en empêcher. J'y suis pour rien, mes yeux bougent tous seuls vers lui. Mais il doit sentir qu'ils sont rivés sur lui parce que, de temps en temps, il lève les siens vers moi. A chaque fois, je baisse très vite mon regard en rougissant. Mais encore une fois, sans que je ne contrôle rien (je vous jure !) je le regarde de nouveau. Oh oh, il me regarde encore ! Et en SOURIANT ! Je dois être rouge jusqu'aux oreilles. Voire même jusqu'à la racine des cheveux. Au moins.
C'est pas mon genre de perdre tous mes moyens devant un garçon. OK, c'est tout à fait moi. Enfin ça l'était jusqu'au lycée. Depuis une seule chose m'intéresse : la mode. L'amour passe APRES.
Non mais tu t'entends penser ? Déjà à parler d'amour. Pff, ridicule. C'est juste une attirance physique. Mais une GROSSE attirance alors. J'ai déjà vu tout un tas des beaux mecs. Ca oui, New York en regorge (ENFIN un vrai point positif). Mais jamais je ne me suis sentie aussi…. Attirée.
Qui ne le serait pas ? Même si d'habitude je ne suis pas très portée blonds aux yeux bleus, là c'est différent. Son regard est électrique et me transperce de part en part. J'avais raison, le bleu clair va à la PERFECTION avec ses yeux et son teint pâle. Il faudrait qu'il sorte un peu, il est tout blanc ! Mais ça lui va bien, Diable ce que ça lui va bien.
Hm… Je me demande bien ce qu'il peut le contrarier. C'est dommage, cette expression le rend super austère. Il reste super beau, hein, mais il pourrait l'être tellement plus avec un petit sourire !
N'allez pas croire que seul le physique compte pour moi. Mais allez, avouez, on est tous un peu comme ça. A différents degrés, certes. Moi je suis sérieusement atteinte, je sais. Papa me le dit souvent, avec son ton las. Il est psychiatre. Il plaisante mais je sais qu'il a raison. Comme Bella, la femme de mon cousin Edward. Bon, eh, j'ai tout le temps de penser à eux plus tard. Il faut que je me concentre sur- Attendez... Il faut ? Pourquoi il faut ? Peu importe. J'aime bien imaginer les histoires des gens. J'essaye d'imaginer la sienne. Il est en costume, et il a l'air plutôt cher. Issu d'une famille riche ou métier qui paye très bien ? Les deux peut-être ? Il est super propre sur lui et il a… Grave la classe. Je l'imagine bien chef d'entreprise. Même s'il est assez jeune (la trentaine à tout casser). Mais s'il vient effectivement d'une famille riche, il a pu reprendre l'entreprise familiale. Ou tout simplement avoir gravi les échelons assez rapidement. A voir… Ou banquier ? Hm non. Je déteste les banquiers, ils me crient toujours dessus. Je les reconnais et j'ai la chaire de poule quand il y en a un à moins de vingt mètres de moi. Oui, je suis dépensière. Mais est-ce que c'est de ma faute s'il y a d'aussi jolies chaussures et vêtements en vitrine ? Certainement pas ! Les banquiers devraient me remercier d'amener de la mode et de la classe dans les rues bondées de mauvais goût !
Tout à coup, mon bel inconnu (oui c'est le mien alors pas touche !) lève la tête vers le quai et range son portable. Il sort du métro et se passe la main dans les cheveux. Ouaaah.
Une seconde. Il sort du métro ?! Mais… Il était sortit après moi hier. Je plisse les yeux et regarde le nom de la station. « 81 St - Museum of Natural History » Oh. Zut. J'ai loupé ma station. Comble du malheur : les portes viennent de se refermer. Le bel inconnu se tourne vers moi et mon air ahuri, et je le vois rire alors que le métro repart.
