Série : Viewfinder
Genre : Romance/Drame/YAOI
Pairing : Asami Ryûichi/Takaba Akihito
Disclaimer : Les personnages ainsi que l'histoire originale ne m'appartiennent pas même si j'aimerais bien. Par contre, ceux n'ayant pas été créés par Ayano Yamane m'appartiennent et croyez moi ils vont le regretter (mouhahahaha).
Commentaire : Voila le deuxième chapitre. Pas de grandes nouveautés dans celui-là puisqu'il s'agit de la même histoire que dans le premier chapitre mais vu du côté d'Asami.
J'espère terminer le chapitre 3 dans pas trop longtemps (j'en suis à la moitié à peu près) pour que l'histoire commence vraiment. J'aime bien les trucs assez violents donc je pense que dans les futurs chapitres je mettrais un peu plus de sang.
Chapitre 2 : Pas touche à ma propriété !
Cela faisait déjà plus d'un mois qu'il n'avait pas revu sa propriété et cela ne lui plaisait guère mais il ne pouvait faire autrement. Les affaires avant tout et malheureusement pour lui elles passent aussi avant le plaisir charnel. Pourtant l'homme d'affaire n'avait pas l'air d'être affecté plus que cela de cette situation. Cela le surprit même quelque peu de ne pas ressentir une quelconque peine ou du moins l'envie de le voir. Le travail s'était tellement accumulé qu'il ne savait où donner de la tête. Et tout cela était de la faute de ce petit photographe. Le yakuza espérait tellement qu'il change un peu en évitant de se mettre tout le temps dans le pétrin car il était toujours obligé d'aller le sauver.
Et oui, en bon homme d'affaires qu'il est, il met un point d'honneur à prendre grand soin de ses possessions et surtout de celle-là.
Pour Asami Ryuichi, les jours passent et se ressemblent en tout point. Levé le matin à 6h30. Il prend son petit déjeuner assez rapidement puis part faire une douche. Une heure après le voila prêt à affronter une journée de plus au bureau toujours fidèle à lui-même : costume trois pièces sobre fait sur-mesure, cheveux impeccablement coiffés en arrière laissant quelques mèches rebelles lui balayer le front et regard profond, imperturbable mais tellement captivant. (1)
Depuis qu'il était revenu de Macao, Asami n'en voyait plus le bout. (2) Cela ne lui était jamais arrivé auparavant. En faite, tout à commencé à se détraquer dans son travail dès sa rencontre avec son fougueux photographe. Pourquoi fallait-il qu'il ait autant d'impact sur sa vie ?
C'est ce moment que Kirishima choisit pour s'introduire dans le bureau de son patron. L'énorme pile de dossiers que celui-ci portait à bout de bras désespéra Asami au plus haut point. Le souffle d'exaspération de son patron n'échappa pas à Kirishima qui hésita alors à déposer les dossiers. N'y tenant plus, l'homme de main déposa son lourd fardeau sur un coin du bureau qui résistait encore et toujours à l'envahisseur. (3)
Asami-sama ?
Qu'y-a-t-il Kirishima ?, répondit un Asami complètement las.
Feilong-sama aimerait s'entretenir avec vous. Il attend dans le club. Que dois-je lui répondre ?
Rien du tout. Je vais aller voir ce qu'il me veut et en finir au plus vite avec lui.
Comme le lui avait signifié son homme de main, Feilong attendait calmement en sirotant un cocktail qui avait l'air tout à fait délicieux. Le chef de la mafia chinoise était comme toujours égal à lui-même. Malgré le fait que ses cheveux longs lui donnaient un air efféminé, le jeune homme était beau et élégant. Et sa tunique chinoise à col mao rehaussait encore plus sa beauté. Cependant, Feilong était l'exemple parfait pour expliquer l'expression l'habit de fait pas le moine. En effet ; malgré cette apparence tout ce qu'il y a des plus agréables, le chef de la Baishe pouvait se montrer intraitable et cruel. Sur ce point il ressemblait énormément à Asami.
L'homme d'affaires arriva à la hauteur du jeune chinois. Il ne s'encombra pas des formules de politesse d'usage et commença la conversation sur un ton des plus désagréables.
Qu'est-ce que tu me veux Feilong ? Je n'ai franchement pas de temps à perdre avec toi alors va droit au but et rapidement.
Et bien quelle entrée en matière ! Toujours aussi aimable à ce que je vois. Serais-tu contrarié en ce moment ?, fit Feilong sur le ton de la moquerie.
Cette réflexion était de trop. Asami sentit son self-control fondre comme neige au soleil. Feilong remarqua l'état d'énervement croissant de son interlocuteur. Il décida donc d'arrêter la plaisanterie là où elle en était et repris rapidement son sérieux.
J'ai des nouvelles concernant Mikhaïl, lança le chinois des plus sérieux.
Asami reprit son calme en entendant ce nom. On arrivait enfin aux choses sérieuses. Il alla alors s'installer en face de Feilong pour poursuivre leur entretient de façon plus confortable.
Alors, où est cet enflure ?
Je ne le sais pas exactement. Mais ce qui est sûr c'est qu'il a quitté l'Asie. Mes hommes sont à ses trousses. Donc tu peux rassurer Akihito, il ne viendra pas l'embêter de si tôt. Tiens d'ailleurs, où est-il ?
Je ne sais pas je ne l'ai pas vu depuis plus d'un mois.
Plus d'un mois ? Aurais-tu perdu de l'intérêt pour ton cher photographe ? Si c'est le cas, cela signifie que la chasse est ouverte. Hahahahaha
Je t'interdis de toucher à Takaba. Je ne prête pas si facilement ce qui m'appartient et cela est encore plus vrai le concernant. Takaba est à moi !
Sur ce, Asami se leva mettant ainsi un terme à la discussion. Il n'en avait pas appris beaucoup plus mais au moins il était sûr que son jeune amant n'était plus en danger sachant Arbatov loin des frontières nipponnes. Le yakuza se servit un bon verre de whisky bien rempli avant de retourner dans son bureau où l'attendant une garnison de dossiers en attente d'être traités.
Il était 17h passées quand Kirishima entra dans le bureau de son patron sans plus de manières que cela. Asami fût sur le coup étonné d'un tel comportement venant de son homme de main le plus efficace.
Asami-sama !
Quoi encore Kirishima ? La prochaine fois tu seras prié de frapper avant d'entrer dans mon bureau.
Désolé patron mais il y a un problème. Il s'agit de Takaba Akihito.
C'est pas vrai, qu'est-ce qu'il lui est ENCORE arrivé ?, fît le yakuza qui commençait à en avoir réellement marre.
Il s'est fait enlevé, monsieur. Par Nishikado Akira-san. (4)
Asami s'empara aussitôt de son portable et appela sur le portable d'Akihito. Comme il s'en doutait c'est l'homme d'affaires qui décrocha. S'ensuivit tout un monologue de la part de Nishikado-san lui recommandant fortement de venir à un certain entrepôt numéro 8 situé au port.
La communication terminée, Asami prit sa veste et se dirigea vers la porte.
Kirishima, en route. Nous allons au port.
Le trajet fût extrêmement silencieux et pour cause, Asami était entrain d'élaborer un plan pour sauver son amant tout en évitant de se faire tuer et Kirishima quant à lui n'était pas un grand bavard de nature. Asami regarda sa montre. 17h40. Pas étonnant que la voiture n'avançait pas rapidement. L'artère principale de circulation était bouchée du fait de la sortie du bureau des office ladies et des salarymen. L'homme d'affaires avait beau avoir énormément de pouvoir et de relations haut placé, il ne pouvait absolument rien contre la surabondance du trafic routier. Tant pis, il allait falloir attendre que tout cela se désengorge.
Le yakuza sortit alors son portable de la poche intérieure de sa veste et commença à rédiger un message qui était bien sûr adressé à son jeune photographe. Kirishima qui regardait à ce moment-là dans son rétro intérieur surprit son patron le sourire aux lèvres alors qu'il écrivait son message. Ce n'était bien sûr pas un sourire à pleines dents mais rien que le fait de voir son patron sourire affectueusement et d'un air amusé le surprit énormément quoiqu'il n'en laissa rien paraître.
Asami imaginait très bien la tête d'Akihito à la lecture du message et cela l'amusait beaucoup. Il allait enfin pouvoir rejouer avec lui après ce long mois d'abstinence.
Les abords du port commencèrent à se dessiner au loin. Il ne faudrait qu'une dizaine de minutes pour y arriver vu le trafic automobile. C'était une belle journée d'Août et les mouettes étaient toutes de sortie virevoltant au dessus des innombrables bateaux de pêcheurs occupant les quais. L'odeur très forte de poisson ne devait pas être étrangère à l'amas de volatiles sur les berges et pontons.
Les chemins d'accès aux entrepôts étaient tous plus encombrés les uns que les autres et Kirishima eut bien du mal à se frayer un chemin parmi tous ces cageots de poissons, filets de pêche qui trainaient nonchalamment par terre ou encore bouées d'amarrage éparpillées de-ci de-là.
Les odeurs d'iode incommodaient au plus au point le yakuza. Il se demandait comment Akihito pouvait endurer cela. Il faut dire que l'odorat de l'homme d'affaires était plus habitué aux effluves parfumés de ses jolies clientes et aux odeurs de cigarettes de ces plus hauts membres.
J'aperçois l'entrepôt numéro 8, patron
Parfait. Gare-toi devant les portes, bien en évidence et garde le moteur en marche au cas où il y aurait un imprévu. Mais cela ne devrait pas arriver si tout se passe comme je l'ai prévu.
Patron, loin de moi l'idée de vous contredire mais je pense néanmoins que se rapprocher autant de l'entrepôt est trop risqué. Nous devrions nous mettre dans un endroit un peu plus reculé pour éviter d'être trop à découvert.
Kirishima, fais ce que je te dis et ne discute pas. Je veux qu'il me voie, qu'il sente que je suis là pour lui.
L'homme de main ne savait trop comment interpréter cette dernière phrase venant de son patron. Si celle-ci s'adressait à Nishikado-san alors il ne faisait aucun doute que l'homme d'affaires qui avait eu la très mauvaise idée de kidnapper Takaba allait passer un sacré mauvais quart d'heure. D'ailleurs il ne faisait presque aucun doute qu'il ne reverrait pas la lumière du jour car si il y a bien une chose que le yakuza détestait par dessus tout c'est tout c'est que l'on touche à ses possessions. Il pouvait se montrer d'une inhumanité qui faisait froid dans le dos et ce, surtout quand il s'agissait du jeune photographe. Cependant, cette phrase pouvait aussi être interprétée comme destinée à Takaba Akihito et dans ce cas-là, son patron aurait fait preuve ouvertement d'un attachement tout particulier pour le jeune homme. Connaissant assez bien son patron, Kirishima opta pour la première interprétation même si un doute infime resta ancré dans son esprit.
La BMW noire se gara pile en face des grandes portes de fer coulissantes de l'entrepôt numéro 8. Il n'y avait aucun bruit en dehors de l'activité portuaire qui servait de fond sonore. La tension dans l'atmosphère était palpable. On avait l'impression que tout pouvait arriver et que ce ne serait pas très joyeux. Asami sortit en premier de la voiture, suivit de très près par Kirishima qui troqua sa casquette de chauffeur pour celle de garde du corps. Nishikado accompagné de deux de ses gorilles apparut en face des deux hommes qui étaient restés posté à côté de la berline. L'homologue du yakuza s'avançait vers celui-ci d'un pas lent mais assuré. Son visage démontrait toute sa confiance et cela se matérialisait d'autant mieux dans le petit rictus satisfait qu'il arborait.
Tout les opposait, tant dans leur attitude que dans leur goût vestimentaire. Nishikado portait un complet blanc très chic quoiqu'un peu trop fantaisiste et avait une attitude des plus joviale. Quant à Asami, celui-ci restait égal à lui-même. Il portait un costume trois pièces noir très élégant et sobre et il arborait une mine sans réelle expression ce qui rendait presque impossible de savoir ce à quoi il pensait. L'homme d'affaires vêtu de blanc mit fin au silence en engageant la conversation.
Asami. LE Ryuichi Asami est devant moi. Quelle chance ! Je suis très content que tu te sois déplacé pour me rencontrer.
…
Bien, comme tu n'es pas un grand bavard et que je n'ai pas vraiment le temps de faire la discussion, nous allons en venir à ce qui nous intéresse. Celui que tu es venu chercher se trouve dans cet entrepôt. Ne t'inquiète pas il est encore en vie et je ne l'ai même pas brutalisé. Donc puisque tu récupère ton bien en bon état j'ose espérer que tu m'as apporté ce que tu m'as lâchement dérobé.
Kirishima !, fit Asami sur le ton de l'ordre.
L'homme de main récupéra une serviette qui se trouvait sur la banquette arrière de la voiture allemande. Il l'a remis à Asami. Celui-ci l'ouvrit pour en sortir des documents qui avaient l'air de prime abord très important.
Voici tes titres de propriété sur les hôtels du bord de mer ainsi que tes créances immobilières. Maintenant rends-moi Takaba !
Une fois les documents remis, Kirishima se précipita vers l'entrepôt afin d'aller chercher le jouet préféré de son patron. L'homme d'affaires véreux commençait à quitter les lieux quand Asami suivit les pas de son homme de main. Cependant, un petit imprévu vînt gâcher les retrouvailles. En effet ; Nishikado découvrit un peu trop vite que les documents qu'il venait de récupérer étaient en faite des faux. Son sourire laissa sa place à une expression de rage intense. Il se retourna et sortit un automatique qu'il pointa en direction du yakuza. Celui-ci, qui avait remarqué ce changement de comportement, empoigna aussi son arme et tenta de se couvrir derrière sa voiture mais il n'eut pas assez de temps. Un coup de feu se fit entendre et Asami sentit une douleur dans le ventre. Il était blessé et même bien blessé. Le sang coulait sur le sol formant une flaque plus ou moins grande. Le yakuza entra alors à l'arrière de la voiture tandis que Kirishima accourait à son encontre. En regardant furtivement vers la fenêtre à barreaux de l'entrepôt, Asami aperçut le visage de son amant. Celui-ci avait l'air inquiet mais au moins il allait bien et c'était le principal.
Patron, je m'occupe d'eux, cria Kirishima tout en s'élançant vers les agresseurs.
Asami lui prêta main forte tout en restant à l'arrière du véhicule. Heureusement pour lui, c'était un très bon tireur. Il put ainsi abattre l'un des gorilles de Nishikado et blesser l'autre qui fût abattu par Kirishima. Il ne restait plus que l'homme vêtu de blanc à être encore debout dans un état à peu près correct. La douleur se lisait sur son visage et s'intensifiait au fur et à mesure que son impeccable complet blanc devenait cramoisi. L'homme de confiance du yakuza en termina rapidement avec lui. Malgré sa blessure au bras, il réussit à se débarrasser des corps en les donnant à manger aux poissons. Asami, quant à lui, sortit tant bien que mal de la voiture et aperçut Akihito qui était aux portes de l'entrepôt, le visage pétrifié par la peur et l'inquiétude. Les deux hommes se dévisagèrent sans qu'aucun n'eut le courage de faire le premier pas.
~~~~ Fin du chapitre 2 ~~~~
Notes :
1 - Non non je ne suis pas du tout sous le charme d'Asami. Non ce n'est pas mon perso préféré XD
2 - En faite je situe cette histoire après qu'Asami ait récupéré Akihito sur le bateau-casino de Feilong. Donc je continue après le Naked Truth chapitre 16 même si je sais déjà ce qui se passe dans le chapitre 17 (d'ailleurs vivement le 18 ^^)
3 - Désolée pour cette référence toute pourrie à Astérix et Obélix ^^
4 - Petite allusion à Hana Yori Dango. Mélange de Nishikado Sôjiro et Mimasaka Akira, les amis de Dômyôji et Makino.
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