NDA : je n'ai jamais fait ça avant mais je présume que l'on peut interdire aux mineurs la scène à la fin de ce chapitre. Ceci est donc un avertissement.

Chapitre 2 :

You are my sweetest downfall

I loved you first, I loved you first

Beneath the stars came fallin' on our heads

But they're just old light, they're just old light

- Samson

Scorpius avait toujours admiré Rose. Et c'était simple. En effet quelque chose en elle la distinguait de la foule, son profile se découpait de façon plus nette sur l'horizon, elle prenait la lumière. Peut être était ce parce qu'elle était issue d'une famille nombreuse et qu'il fallait se distinguer pour survivre. Peut être était ce autre chose. Ce je ne sais quoi qui faisait qu'il la remarquait à chaque fois. Sur le quai du Poudlard Express, à la table des Gryffondors et, ce soir au bal organisé par le Ministère de la Magie.

Même dans sa mémoire, elle éclipsait tout le reste. Son simple souvenir avait plus de vie que le présent autour de lui. Ça avait rendu la vie après leur séparation difficile. Avant même qu'ils soient ensemble elle avait été la gravité qui organisait son monde, sans même le savoir. Durant leur relation beaucoup de chose avait été éclairé seulement par la lumière qu'elle dégageait. Après … il avait eu l'impression d'être plongé dans une sorte de néant chaotique et sombre.

Il en était ressorti plus fort. Le chaos s'était ordonné, la poussière était retombée et Scorpius s'était extirpé des cendres. Un Scorpius à l'image de celle qui l'avait quitté. Même aujourd'hui il devait reconnaître la part d'elle qu'elle avait imprimé en lui. Un souvenir destructeur, un manque qui se traduisait parfois comme une blessure saignant un peu plus à chaque battement de cœur mais aussi salvateur. Il se rappelait son courage, son indépendance farouche et sa capacité à se distinguer. Alors, elle devenait sa force.

Elle était là, à quelques mètres de lui. Sa robe était bleu nuit et étreignait chacune de ses courbes. La soie et les cristaux qui y étaient brodés scintillaient doucement sous les lustres de cristal, lui donnant l'aspect d'une flamme sombre. Il devinait son dos nu. Il allait parcourir en quelques longues enjambées la distance qui les séparait, poser le plat de sa main au creux de son dos, sur sa peau nue. Elle se tournerait vers lui, surprise, et il embrasserait l'adorable o que formeraient ses lèvres roses.

Son corps déjà se tendait en avant, prêt à exécuter le mouvement qui le porterait vers elle de l'autre côté de la salle. Soudain, un homme, qu'il reconnaissait vaguement, émergea de la foule et pris Rose par le bras avant de se pencher à son oreille pour lui murmurer quelque chose. L'expression du visage de cette dernière lui était dissimulée. Cressida posa la main sur son bras et le ramena à la réalité.

- Il y a beaucoup de monde ce soir, tu ne trouves pas ? demanda-t-elle.

- Elle avait pris pour la soirée ce ton mondain que les socialités perfectionnent depuis l'adolescence. Il acquiesça d'un air absent.

- J'ai l'impression que le clan entier des Weasley et des Potter est réuni ! C'est tellement rare de les voir tous ensemble maintenant …

En temps normal, il ne l'écoutait que d'une oreille, mais la mention de ces noms de famille eu pour effet de lui faire reporter toute son attention sur elle. Bien sur, il s'agissait là d'un sujet commun, il n'y avait rien d'extraordinaire à ce que quelqu'un, dans le monde des sorciers, parle des Weasley et des Potter tant l'influence de cette famille était immense. Cependant, et là encore c'était normal de la part d'une lectrice assidue de la page 6 de le remarquer, elle avait eu raison de noter qu'ils étaient tous là. Les parents de Rose étaient là, tout ses oncles et toutes ses tantes et tout ses cousins.

- Tu étais dans la même année que Rose Weasley à Poudlard n'est ce pas ? Pourquoi ne pas aller la saluer ? C'est vraiment dommage qu'elle ait décidé de devenir médicomage tu ne trouves pas ? Quel gâchis !

Bien sur elle voulait lui arracher des informations. Il avait toujours été peu enclin à se dévoiler, et il avait clairement renforcé ses défenses après que Rose y eu créé une brèche. Aussi, son passé, et plus particulièrement ses souvenirs de Poudlard, restaient un mystère pour elle dont elle ne connaissait que ce qu'elle avait pu deviner en lisant entre les lignes. Son amitié avec Albus bien sur était notoire, de même un simple calcul permettait de découvrir avec lesquels des Weasley –Potter il avait été le plus proche à l'école … Mais elle ne disposait de guère plus d'informations.

- Connais tu une profession plus noble ? A part aurore peut être … lui répondit-il sèchement.

Cassiopée fut prise de cours par sa soudaine prise de position. Scorpius, même s'il était froid et distant ne prenait que très rarement le ton sec et incisif qui avait assis la réputation des hommes de sa famille au Ministère. Elle pris une gorgée de son verre pour se donner une contenance avant de s'exprimer de nouveau.

- Je disais simplement qu'avec un visage comme le sien et une telle notoriété je n'aurais pas perdu mon temps dans hall d'hôpital désert pour m'occuper de la dragoncelle, très peu pour moi.

- Alors il est heureux que certaines personnes soient moins superficielles que toi ma chère, sinon nous aurions un véritable problème de santé publique sur les bras, dit il de plus en plus sarcastique.

- Je ne dis pas que nous n'avons pas besoin de médicomage. Je dis simplement que certain sont fais pour briller. Regarde moi par exemple, est ce que tu me vois avec un de ces affreux trench que porte les aurores ?

Elle rejeta la tête en arrière et parti d'un grand éclat de rire, dans un mouvement qu'elle savait idéal pour illuminer l'éclat de son ras de cou en diamant. Scorpius l'imita, en effet, imaginer Cressida en tant qu'aurore avait tout de la mauvaise blague, mais ce n'était pas tant l'uniforme qui était en cause que la mentalité de la jeune femme : jamais au grand jamais elle n'irait se placer quelque part où que ce soit en première ligne, sauf peut être un soir de défilé. A cette pensée son hilarité redoubla.

Il était en train de se ressaisir quand il compris qu'il était déjà trop tard. Un mouvement vif attira son regard. Attirée par le son des éclats de rire au milieu de cette ambiance plus que formelle Rose et Albus tournèrent la tête vers lui d'un geste sec et simultané.

Mais la ressemblance devait s'arrêter ici. Le visage d'Albus s'éclaira et se fendit d'un sourire accueillant tout à la fois. Rose, elle, pâlit à sa vue ses yeux s'écarquillèrent, sa bouche s'entrouvrit exactement comme si elle avait reçu un coup : la surprise et le choc. Albus la bouscula quelque peu avant qu'elle n'ait eu le temps de se recomposer un visage, et elle tressaillit mais ce geste eu pour effet de la ramener à la réalité : l'expression du trouble qui l'avait envahit s'effaça de son visage et elle le transperça de son regard perçant.

Bientôt, trop vite au gout de Scorpius, son visage et sa silhouette disparurent tout entier derrière Albus qui se dirigea déjà à grandes enjambés vers lui.

- Vieux frères ! Je ne savais pas que tu serais là ce soir ! Tante Hermione ne m'a rien dit ! dit il en lui donnant l'accolade.

- Il est fort probable qu'en tant que Ministre de la Magie elle ait eu d'autres choses à gérer concernant cette soirée, des choses plus importantes que la liste des invités par exemple …

Scorpius souriait mais ne perdait rien de la scène en arrière plan. Prendre Albus dans ses bras lui avait permis de ravoir Rose dans sin champ de vision et maintenant qu'il se détachait de son vieil ami il pouvait se positionner à loisir pour la garder en périphérie.

- Bien sur, mais bon, j'aurais pu te prévenir que tout le clan serait au complet.

Il insista particulièrement sur cette phrase, la ponctuant même d'un clin d'oeil. Il connaissait tout de l'obsession de son meilleur ami, enfin presque. En effet lors de leur septième année Rose et Scorpius avait réussi un tour de force, leur relation avait réussi à passer pour une simple amitié. Albus s'était douté de quelque chose à l'époque, plus encore quand il avait vu l'état dans lequel son meilleur ami était plongé après le départ de sa cousine. Mais, égoïstement et maladroitement il n'avait pas creusé le sujet trop content qu'il était d'avoir enfin trouvé un équilibre après toutes ses péripéties. Il se souvenait avoir pensé : s'ils s'enferment dans un coin sombre tant mieux pour eux. Et bien plus cyniquement : ça ne durera pas. Et il avait eu raison.

Cressida choisi ce moment pour rappeler sa présence d'un petit toussotement. C'tait une chose de saluer un vieil ami, mais s'ils en étaient à faire des blagues, il se devait de la présenter.

Son cavalier capta son regard et repris son sérieux.

- Albus, je te présente Cressida Burke.

Quelque part en son fort intérieur la jeune femme fut vexée de ne pas se voir attribuée un quelconque titre dans la vie de Scorpius. Cavalière ? Amie ? Petite amie ? Mais s'il y eu froncement de sourcil celui ci fut interne et ne se répercuta en rien sur le sourire étincelant qu'elle présenta au fils cadet et encore célibataire du héro du monde des sorciers.

- Enchanté, je suis Albus Potter, dit il poliment en inclinant légèrement le sommet de sa tête vers la blonde.

- On ne vous présente plus, Monsieur Potter.

- Les amis de Scorpius peuvent m'appeler Albus.

Scorpius n'était pas dupe. Il voyait clair dans le jeu de sa cavalière, mais c'était de bonne guerre. Il en était là de son amusement quand le premier objet de ses réflexions se dirigea vers eux.

La démarche souple, les cheveux artistiquement rejetés en arrière, le visage dans la lumière la foule de la soirée semblait se déplaçait autour d'elle et non l'inverse.

- Albus, ton père te cherche, Hugo n'est pas encore arrivé, James a disparu et le cavalier de Lily croit qu'il a sa place avec nous sur la photo officielle. Il ne reste plus que toi pour lui parler parce qu'oncle Harry fait toujours semblant qu'il n'existe pas. Bonsoir Scorpius, bonsoir cavalière de Scorpius, maintenant il faut qu'on y aille.

Rose, Rose, Rose, étais je bête de crois que tu avais changé ? Incisive, coupante, de là à prolonger le parallèle avec les épines protégeant son homonyme il n'y avait qu'un pas que Scorpius avait trop franchit dans son adolescence pour y céder. Mais l'image était restée, à juste titre.

- Rose, je pense que tante Hermione serait horrifiée si elle était témoin de tes manières en société. C'est comme ça que tu traites tes patients à l'hôpital ? La remarque était trop tentante pour Albus qui avait si rarement l'occasion de remettre à sa place sa parfaite cousine. Tu ne t'es même pas présentée ou enquise de l'identité de la cavalière de Scorpius.

Elle soupira, toutes ses émotions disparurent sous un nouveau masque. Après la Rose déterminée et trop occupé pour qui que ce soit elle leur présenta le visage poli et froid qu'elle avait passé sa jeunesse à polir face à Hugo aux diners officiels.

- Veuillez excuser mon léger débordement, il ne semble ne jamais y avoir assez d'heure dans une journée. Je suis Rose Weasley, la cousine d'Albus et une ancienne camarde de classe de Scorpius.

Elle avait prononcé ces mots en regardant Cressida droit dans les yeux. Scorpius imagina que lorsqu'elle découpait des cadavres en cours d'anatomie elle le faisait avec plus d'émotion. Mais si le détachement et le professionnalisme sont génétiques il y avait quelque chose de rassurant dans le fait de savoir que c'état sa mère qui dirigeait le pays ?

- Vous êtes toute excusée, j'imagine que votre temps est très précieux. Je suis Cressida Burke, un sourire suave accompagnait ces mots.

Rose ne régissait toujours pas. Scorpius scrutait son visage et pas la moindre émotion ne s'en dégageait. Il aurait voulu voir autre chose que ce masque parfait et froid, n'importe quoi, une preuve qu'elle ressentait encore quelque chose, que sa présence ici avec une autre femme de surcroit la touchait. Mais rien, elle ne faisait même pas preuve d'arrogance. Elle était la parfaite fille de politicien.

A la surprise générale, Scorpius mit fin à cette mise en scène.

- Il me semble que la première famille des sorciers de Grande Bretagne a de nombreuses affaires à régler et que ces mondanités aussi utiles soient-elle – puisqu'elles font tourner le monde – ne font que les retarder.

Scorpius préférait quitter la partie maintenant. Rose le croyait pris, elle était venue seule pour ce qu'il en savait, Cressida n'avait rien de stupide et même Albus ne l'avait as embarrassé, pour le moment il avait le dessus. Mais pour combien de temps encore ? Il ne voulait pas le savoir.

Rose croisa son regard, hocha doucement de la tête le regard indéchiffrable mais fixe pendant qu'Albus saisissait cette opportunité au vol et faisait leurs adieux, ignorer Harry Potter était forcement une solution temporaire et encore plus quand vous partagiez son nom de famille.

La tête brune et la tête rousse se fondirent bien vite dans la foule, dans la vague direction du reste du clan. La tête blonde elle, resta, et se tourna vers Scorpius. L'expression de son visage était indignée, et ses yeux pleins de questions.

- Quand la personne en l'honneur de laquelle la soirée a été crée vous parle, la moindre des choses c'est de ne pas la renvoyer.

- La soirée profite du récent départ des enfants de tout le monde pour Poudlard pour célèbrerai le nouveau mandat de la Ministre de la Magie et parler de sujet d'adulte important comme la politique. Répondit sèchement Scorpius.

Cressida se renfrogna. Sortir avec un Malfoy était excitant, avec un joueur de Quidditch encore plus, mais encore fallait il que celui- ci se prête au jeu. Or Scorpius jouait selon ses propres règles à des jeux qu'elle ne connaissait pas.

- Je crois que Marigold Parkinson te fait signe. Je serai au bar.

Elle avait à peine eu le temps de tourner la tête dans la vague direction que son cavalier lui avait indiqué qu'il avait déjà disparu. Tant pis. Elle sourit et marcha vers son groupe d'amies.

123

Quand il rejoint enfin la famille Weasley – Potter, après un passage moins qu'éclair au bar de la réception – les derniers flashes des appareils photo des photographes s'éteignaient.

Les lumières aveuglantes cessèrent, la foule de dispersa et en même temps ils se détachèrent les uns et des autres. Ils ne pouvaient partir bien loi, ils étaient pour, l'instant, tous prisonniers de l'univers parental de ses règles et de ses coutumes. Sourire à la photo, ranger son petit ami dans un coin sombre et prier pour Saint Potter et le monde des sorciers. Toutes les familles sont dysfonctionnelles.

Le regard de Scorpius les balaya à tour de rôle. Il y en avait pour tout les gouts, pour tous les formats. De la biographie en trois tomes sur les mémoires de guerre, au livre sur le New Deal, jusqu'à l'entrefilet dans la presse locale, sans oublier la rubrique mondaine.

Seule Rose retenait son attention mais ce fut Albus qui le prit par l'épaule.

- Cressida Burke, vraiment ? dit il en haussant un sourcil.

- C'est une amie de la famille, répondit il simplement.

- Le genre d'amie avec qui des forces supérieures pourraient te fiancer ou le genre d'amie qui sert de paravent ?

- Il me semble que cela ne dépend que de moi. Mais le manager de l'équipe préfère nous savoir sans attache.

Albus assimila l'information. Feu vert. Il respectait les limites de Scorpius, car il était son plus vieil ami, son premier ami, le seul vrai. Tout le reste était prétexte à l'interprétation et à la compétition. En un sens ses vieilles insécurités dont il avait été la victime et qui avaient failli à tout jamais changer la face du monde des sorciers avaient muté. Il était désormais animé d'un immense désir de faire ses preuves, plus clair et éclatant que jamais. Il lui fallait au moins ça pour devenir aurore du premier coup à ce stade.

- Rose est partie prendre l'air alors cesse de la chercher du regard. Maman lui a trouvé une place à la gazette en attendant sa nomination dans un hôpital. Et son rédacteur était présent ce soir … Il a cru qu'elle serait un ticket en or pout les arcanes du pouvoir…

Scorpius s'esclaffa, Albus fit de même. Une main ferme se posa simultanément sur leur épaule respective et mis fin à leur hilarité. Ils se retournèrent d'un seul homme pour faire face à l'intru.

- Bonsoir Scorpius, ravi qu'un membre de ta famille ait pu se libérer ce soir.

Comme à chaque fois qu'il le transperçait de son regard sans âge, Scorpius oubliait qu'il était désormais un adulte qui avait quitté Poudlard depuis quelque année et qui venait d'être sélectionner en équipe nationale pour jouer au Quidditch. Il n'était plus qu'un enfant regardant Harry Potter.

- Mais bon quand Harry Potter est le père de votre meilleur ami, vous vous en remettez plus vite que la moyenne du reste du monde des sorciers.

- Mon père en est vraiment désolé. Mais d'importantes affaires le retenaient à l'extérieur du pays, se cru-t-il obligé de se justifier.

- Ton père est un homme important Scorpius, son temps est précieux, répondit gentiment Harry.

- Il n'y a que des hommes importants ce soir, il aurait voulu être là.

Harry acquiesça, il savait désormais que rien ne servait de se quereller avec un Malfoy quand la loyauté familiale était en jeu. Même pour la forme, même pour la plaisanterie, même sans penser à mal, la famille restait la famille. C'était un très de caractère intéressant et il aurait peut être voulu que les enfants de sa propre famille eux même l'expriment avec plus de facilité. Enfin, ilse tourna vers son fils qu'il était venu déranger.

- Albus, Hugo te cherche. Lily veut donner une interview.

- Et qu'a t elle donc de si intéressant à dire ? Visiblement, Albus trouvait la chose amusante.

- Rien, c'est bien ça le problème. Le but est donc de ne pas venir brouiller le message politique de cette soirée avec de vagues rumeurs.

- J'aime quand tu répètes les mots de Tante Hermione papa.

Harry Potter reconnu sa défaite d'un sourire. Mais sa main, qui s'était attardée sur l'épaule de son fil, restait ferme. Ce dernier finit par céder et se dirigea vers sa sœur entrainant son père à sa suite non sans avoir rappelé à son ami qu'il lui rendrait visite plus tard dans la semaine.

Scorpius se retrouva donc seul et dans un silence tout relatif pour la deuxième fois de la soirée. Et encore, c'était beaucoup que de compter la première alors qu'il avait volontairement abandonné son rendez vous à ce moment là.

Mais ce silence n'était en adéquation ni avec la scène qui l'entourait, agitation d'une vaste foule enivrée et famille chaotique, ni avec le feu intérieur qui s'était déclaré dans sa poitrine.

Sans même réfléchir, et contre tout instinct de préservation, chose étonnante pour un Serpentard, il vida son verre d'un trait et se dirigea vers les jardins du bâtiments, vers celle à qui il devait cet élan de hardiesse si Gryffondor que les anciens membres de sa maisons en serait offusqué.

123

Elle se tenait de dos, face à la Lune. Il devinait d'après sa posture qu'elle était plongée en pleine réflexion. Il aurait pu la laisser là, seule dans la lumière de la nuit et disparaître dans l'ombre là d'où il était venu. Mais une fois encore, de manière spontanée, il prit la parole.

- Alors comme ça ils t'ont laissé t'échapper, dit il brisant ainsi le silence et la faisant légèrement sursauter par la même occasion.

- Une fois que la photo a été prise … Et puis nous sommes suffisamment nombreux pour qu'il y ait toujours quelqu'un de disponible pour régler les problèmes … lui répondit- elle en se tournant lentement vers lui.

C'était trop facile. Ils se comportaient comme si c'était hier qu'ils partageaient les appartements réservés au préfet et à la préfète en chef. Après un léger temps d'adaptation la conservation entre eux était devenue fluide, naturelle et elle n'avait jamais cessé de l'être.

Mais, il ne voulait pas faire comme si de rien n'était. Elle était partie, elle l'avait quitté, à un moment crucial. Et se laisser aller aussi facilement à leur complicité naturelle était uen chose à laquelle il ne pouvait se résoudre, pas tout de suite, pas sans avoir essayer.

« Alors comme ça tu es revenue », lâcha t il abruptement les étonnant tout deux au passage. Il repris, sans lui laisser la peine de répondre. « J'imagine que c'est plus que pour la photo et moins que pour la vie. »

Elle acquiesça doucement, interdite. Ce visage de Scorpius, fort et déterminé, elle le connaissait, il s'était d'abord révélé à elle mais force était de constaté qu'il avait fait quelques progrès pendant son absence.

Tout à coup elle regarda autour d'elle, un jardin ouvert à tous largement éclairé par la Lune. Ce paysage aurait été idyllique pour les retrouvailles de n'importe qui, sauf pour eux. En l'état actuel, ils pouvaient être surpris par à peu près tout le monde d'à peu près n'importe quelle direction. Elle se sentit obligée d'intervenir, d'une part parce qu'un tel scandale ne pouvait pas éclaté ce soir lors de la réception l'honneur de sa mère et d'autre part parce qu'elle ne savait que répondre à Scorpius.

- Peut être que j'aurais du te prévenir, mais personne n'était véritablement au courant jusqu'à la dernière minute. En tout cas quoi que j'ai pu faire de mal, ce n'est ni le lieu ni l'endroit pour en débattre. Cet endroit grouille de journaliste.

Il pouvait lire la sincérité dans ses yeux, ce regard immense qui parfois comme en ce moment pouvait lui manger le visage. Mais il voulait cette explication.

- Trouvons un autre endroit Rose. Tu ne peux m'ignorer plus longtemps.

Il avait raison. Elle le savait. Elle avait essayé, n'avait pu s'y résoudre et avait donc décidé d'embrasser ce manque. Elle s'était métaphoriquement jeté dans le feu pour tenter de l'étouffer. D'un geste absent elle caressa le creux à coté de son sternum, sous sein où elle pouvait sentir son cœur. A cet endroit se trouvait la cicatrice indélébile qu'elle avait choisi de porter en souvenir de cette histoire. Puis son attention se reporta sur lui.

Il retourna dans l'obscurité des arbres, et elle lui emboita le pas jusqu'à une autre entrée, plus discrète que celle qu'ils avaient tout deux utilisé pour sortir.

- Où est ce que tu m'amènes ? demanda t elle sur le ton de la plaisanterie afin de détendre l'atmosphère.

- Ma grand-mère maternelle a donné une réception ici pour les fiançailles de mon cousin. Père et moi avons passé l'essentiel de la soirée dans un salon à l'étage oublié de tous à fumer des cigares et pour du whisky pur feu.

- Alors comme ça même chez les Malfoy l'esprit de famille connaît une limite, souleva t elle sans se départir de son air amusé.

- Chez les Greengrass uniquement, lui répondit il du tac o tac même pas perturbé par sa connaissance toujours intime de son système de pensée.

Il l'entraina a sa suite vers un escalier dérobé dont il gravit les marches quatre à quatre. Elle essaya de le suivre tant bien que mal. Si la fente de sa robe lui permettait une certaine liberté, ses talons eux ne la laissait pas se mouvoir aussi rapidement qu'elle le désirait. Quand elle parvint enfin en haut des marches, il se tenait déjà nonchalamment appuyé contre l'embrasure d'une porte plus bas dans le couloir qui devait être celle du salon qu'il venait d'évoquer.

Quand elle fut presque à sa hauteur, il se détacha de la porte, l'ouvrit silencieusement d'un mouvement de baguette et se courba pour lui intimer d'entrer tout en l'invitant d'un geste.

Une fois entré à son autour il verrouilla la porte à l'aide de diffèrent sorts, la chose faite il se tourna vers elle.

Elle utilisa une sorte de briquet en argent qu'il n'avait jamais vu en sa possession pour allumer les lampes de la pièce. Il s'agissait de lampe Tiffany, aussi la lumière restait tamisée.

- Voilà un objet intéressant, dit il légèrement impressionné tout en dirigeant sa propre baguette vers la cheminé pour y allumer un feu.

- Papa me l'a offert quand je suis entrée à l'école de médicomage.

Certes son père le lui avait donné pour célébrer sa réussite, mais à ses yeux ce n'était pas un simple cadeau. Elle avait dans son esprit irrémédiablement lié l'objet aux paroles de son père à ce moment là. Il avait profité de cette occasion pour lui parler des choix que la vie offre, il avait souligné la difficulté de certains de ces choix. Mais ce sur quoi il avait particulièrement insisté elle ne pourrait jamais l'oublier, les mots exacts raisonnaient d'ailleurs encore dans son esprit. Parfois, je ne te souhaite pas, tu seras perdue à un carrefour de l'existence. Peut importe si les choix qui t'y ont conduis ont été raisonné ou impulsif. Ce qui compte vraiment Rose, c'est de savoir que si tu le désires vraiment et que tu laisses l'amour en toi parler tu pourras faire marche arrière et trouver ton vrai chemin.

Parler d'amour n'avait jamais été le point fort de Ron Weasley, c'était un homme d'action. Toutes ses actions bien sur trahissaient l'amour immense et infaillible qu'il portait à sa famille, mais qu'il ait pris la peine ce jour là de le traduire en autant de mots comptait beaucoup aux yeux de sa fille.

- C'est un beau cadeau, un cadeau utile.

- Oui, répondit elle simplement.

Ils étaient revenus à la situation de toute à l'heure. Maintenait qu'ils étaient seuls devaient il lâchement gâcher cette opportunité et enchainer les banalités jusqu'à trouver un excuse pour s'échapper ? Ou devaient ils au contraire plonger dans le vif du sujet et rouvrir les blessures mal fermés qu'ils portaient tout deux aux flancs ?

- Qu'est ce que tu fais ici Rose ?

- Et bien c'est difficile quand on est la fille de la ministre de la magie de …

- Je ne te parle pas de ça, coupât-il.

Elle regarda autour d'elle pour trouver une réponse. Elle aurait du regarder en elle, mais c'était trop difficile. Alors, elle laissa son regard vagabonder dans le salon. Une cheminée de marbre, des canapés de cuir cognac et des sculptures en bronze. Le parfum du cigare planait dans l'air, ainsi que celui des alcools fort, avec quelque chose de musqué et l'odeur du cuir vieilli. Son regard s'arrêta sur un des arabesques de bronze posé sur le guéridon à coté d'un des canapés. Lasse enfin, elle se laissa tomber gracieusement sur le canapé et reposa son regard sur Scorpius.

- J'ai quelque chose comme six mois pour faire une pause avant d'intégrer un hôpital et d'entamer la formation pratique. Trouver un travail et un semblant de stabilité me semblait pus facile à Londres où la population sorcière est plus dense et où ma famille réside.

- Et après ? demanda t il suspendu à ses lèvres.

- Après, je ne décide pas. C'est au directoire de centre de formation de décider des affectations. Pour le moment, je couvre une partie des évènements sportifs à la gazette grâce à tante Ginny. Ce qui n'empêche pas mon patron de me solliciter dans le cadre des évènements mondains.

C'était donc lui l'homme qu'il avait vu avec elle en début de soirée, voilà pourquoi il lui disait quelque chose ! C'était le rédacteur en chef de la rubrique évènementielle de la gazette pour ce qui relevait des activités dites « sport et société ».

Le silence retomba entre eux. Une question lui brulait les lèvres. Mais la réponse à cette question ne lui appartenait pas. Pourquoi es- tu partie ?

Sans parler, il vint s'installer à côté d'elle sur le canapé. Instinctivement elle avait choisi l'extrémité la plus proche du feu, lui laissant l'ombre qui lui allait très bien.

Soudain, ils prirent conscience simultanément du silence qui les entourait. Ils étaient enfin seuls. L'atmosphère de la pièce changea brutalement.

Elle le regarda, tournant le dos à l'âtre. Ils auraient du se sentir gêner de la présence de l'autre. Elle, parce qu'elle l'avait abandonné, lui à cause de son rejet. Et comme si cela ne suffisait pas, ils ne s'étaient pas même aperçus en 2 ans. Mais il n'en était rien.

Ils avaient tout deux l'impression de s'être quittés la veille. Le même sang coulait dans leur veine jusque dans leur cœur battant à l'unisson. Ils avaient le souffle court, l'air semblait s'être raréfié dans la pièce en même temps que la température avait augmenté.

Pourtant, un même geste les fit tendre la main l'un vers l'autre sur le fauteuil, jusqu'à ce que leur doigt s'enchevêtrent.

- Alors six mois … repris t il toujours sans détacher son regard du sien.

- Oui. Juste le temps de se construire un beau chagrin.

- Ou le temps de se dire au revoir dans les formes.

Rose sentait bien qu'un pacte était en train de se forger. Elle sentait aussi qu'ils étaient en train de jouer avec le feu. Mais, l'apparente lucidité de Scorpius et leur avidité respective l'emportèrent sur la raison. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour lui répondre et que l'acceptation se dessinait à peine dans les traits de son visage, son regard descendit sur ses lèvres et il rapprocha son visage du sien jusqu'à ce que leur front se touchent ce qui eu pour effet de lui couper le souffle et la parole.

« Rose », lui dit il enfin d'une voix rauque après un moment de silence. C'était le seul mot qu'il parvenait à articuler, le seul mot dont il avait besoin, le seul mot susceptible d'englober toutes les émotions contradictoires qu'il ressentait à cet instant pour elle.

« Oui », concéda t elle en fermant les yeux le visage toujours contre le sien.

Quelque part en eux, au même moment, un barrage céda. D'un même mouvement, ils cherchèrent la bouche de l'autre, se heurtant presque à cause de la violence des sentiments qui les habitaient. Les mains de Rose remontèrent vers le visage de Scorpius pour s'en saisir et le maintenir près d'elle, maintenir ce baiser tant attendu alors que celles de Scorpius lui enserrèrent la taille pour la maintenir tout contre son torse. Se toucher le plus possible. Si l'autre leur avait manqué, son corps aussi.

Très vite, s'embrasser devint insuffisant. La bouche de Scorpius descendit dans le cou de Rose, effleurant sa peau de lèvre et laissant dans son sillon une ligne enflammer. c'est tout son corps qu'il voulait dévorer à nouveau, enfin. Instinctivement, elle fit glisser ses mains sur son crane jusqu'à en glisser une dans ses cheveux, laissant l'autre retomber sur le coté de son corps s'offrant à lui dans un geste d'ouverture.

S'emparant de cette opportunité au vol, il se détacha d'elle un bref instant pour la renverser sur le canapé. Des reflets métalliques que prenait ses cheveux dans la lumière du feu, de son visage souligné par le clair obscure de la pièce à sa robe sombre qui brillait doucement dans l'obscurité du reste de la pièce et entrainait la moindre de ses courbes il ne voulait rien oublier et graver cet instant aussi fugace soit il dans sa mémoire. Sa voix le rappela à l'instant présent.

« Viens ». Son regard brulant, son souffle couper, comment dire non ? Il se rapprocha d'elle pour mieux l'étreindre s'allongeant presque sur son corps. Il sentait ses mains vagabonder dans son dos, suivant la ligne des muscles que dessinaient ses épaules et sa colonne vertébrale jusqu'à ses reins. Au même instant, elle s'employait à littéralement gouter son cou quand dans son enthousiasme débordant elle se laissait à mordiller sa chair.

Il n'osait aller plus loin. Un feu s'était allumer en lui et il le dévorait doucement, mais il ne pouvait se résoudre à franchir ce dernier cap qu'il laisser à la seule appréciation de Rose. Elle ne le déçut pas. Enfin, après avoir étreint son torse elle glissa ses mains dans son calçon posant ses mains délicates sur ses fesses. Ainsi, elle étreignit le bas de son corps contre le sien créant une friction qui électrisa leur deux corps. Il ne lui en fallait pas plus.

Ses mains quittèrent ses seins qu'elles caressaient à travers le tissu de sa robe pour chercher à tâtons la fente qui courrait le long de ses jambes et qui lui avait permis de monter l'escalier. Lorsqu'enfin il la trouva au milieu de la fureur de leur baiser, il ne perdit pas de temps. Elle comprit ce qu'il était en train de faire et essaya d'onduler des hanches pour lui permettre de la remonter plus facilement. La soie ne résista pas à leur action combinée et se déchira jusqu'à sa taille. En se déchirant, le tissu fit un bruit presque humain. Mais cela ne les arrêta pas, au contraire.

Alors qu'il s'attelait à trouver un nouveau positionnement entre ses jambes, Rose essayait de le débarrasser de sa chemise, dont finalement la moitié des boutons finirent sur le sol. Puis, il s'attaqua à son pantalon qu'elle parvint uniquement à détacher.

Jusqu'à présent ils avaient agit comme sous l'effet d'un sort, pris dans un tourbillon magnétique et irrésistible se comprenant autrement qu'avec des mots.

Scorpius avait la main sur sa hanche et inconsciemment il traçait des cercles sur sa peau nue avec son pouce. Il devait lui poser la question.

- Tu es sure ? demanda t il enfin.

- Oui, répondit elle dans un souffle, encore ce oui ferme et définitif, radical à son image.

Tous ses sens s'enflammèrent. Avec une douceur dont il ne se croyait plus capable il fit glisser sa main sur sa peau le long de la culotte fine qu'elle portait sous sa robe sans jamais détacher son regard du sien. Arrivé sous son nombril, il s'arrêta et traça de l'index une ligne jusqu'à son entre jambe, au cœur de sa féminité. Il pouvait sentir son humanité et sa chaleur à travers le tissu léger. Cela le rassura et il se mis à la caresser doucement toujours sans lui enlever le sous-vêtement.

Rose se consumait sous ses attentions. Elle tendit vainement la main vers l'entrejambe de son compagnon mais il se refusait à elle voulant savourer cet instant. Alors elle se laissa aller totalement à ces nouvelles sensations relevant les hanches vers lui et poussant un faible gémissement.

Il se rapprocha d'elle pour lui enlever cette dernière barrière de tissu et alors que la culotte pendait enfin autour d'une de ses chevilles, elle en profita pour tirer d'un coup sec son pantalon ainsi que son caleçon. Leur regard se croisèrent et ils y lièrent des feux jumeau. Leur regard ne s'étaient pas encore quitté alors que Scorpius se repositionnait entre ses jambes. Il avait callé sa main droite contre sa tête pour se soutenir ce qui mettait leur yeux au même niveau et décuplait l'intimité du moment. Sa main gauche retourna entre leur deux corps enchevêtrés et repris les caresses qu'il avait arrêtées plus tôt.

Enfin, elle senti son membre durcit par le désir frôler son intimité. Elle retint son souffle et cligna des yeux en signe d'assentiment final. Enfin, seulement, dans un soupir de soulagement il la pénétra.

Ils savourèrent un instant ce sentiment de complétude, avant que leur désir réciproque ne se rappelle à eux par un mouvement involontaire du bassin de Rose. Alors se fut à Scorpius de se mettre en mouvement, allant et venant en elle. Ses mouvements se voulaient d'abord doux et mesuré, comme si le moindre changement pouvait provoquer un bouleversement terrible et réduire ce presque rêve en éclat. Mais les murmures d'encouragement de Rose ainsi que les mouvements qu'elle tentait à son encontre pour prolonger le mouvement ou appesantir la friction que sa main créait toujours sur sa féminité l'amenèrent bientôt à accélérer le rythme.

Soudain, au milieu des gémissements et de leur respiration, Rose l'appela plus fort et braqua sur lui son regard bleu. Et alors qu'il la sentait se resserrer et se desserrer convulsivement autour de lui, il vit son visage se défaire et se refaire empli d'un plaisir nouveau. Il retira sa main et accéléra le rythme, si bien que tandis que les derniers soubresauts de son orgasme s'estompait, un autre, tout aussi violent s'empara de lui rendant ses mouvements erratiques et profonds. Et il se deversa enfin en elle, murmurant son nom encore et encore.

Une fois la sensation dissipée il se laissa retombé contre elle, le nez dans le creux de son cou où ce qui restait de son parfum se mêlait à son odeur naturelle. Leurs poitrines se soulevaient en un même rythme désorganisé alors qu'ils tentaient de reprendre leur souffle.

Puis Rose éclata d'un rire sincère et soulagé, si fort qu'il raisonna dans la poitrine de Scorpius encore allongé sur elle. Il leva les yeux et scruta son profile depuis son cou.

- Heureusement que les photos ont été prises …

- Moi, j'aime mieux ta robe comme ça, dit il en caressant lascivement sa jambe toujours découverte.

Elle rit de nouveau, et il rejoignit son hilarité. Ils voulaient prolonger ce moment d'innocence et de légèreté. C'était une situation familière par trop similaire à celles qu'ils avaient déjà rencontré lorsqu'ils partageaient leurs appartements en septième année.

Mais après le silence de la récupération et la blague de Rose, il ne pu s'empêcher de la serrer un peu plus fort contre lui. Six mois. Elle du sentir l'urgence et l'angoisse de son geste puisqu'elle se détacha doucement de lui avec la claire intention de se redresser. Il la laissa faire.

- Il va falloir se montrer discret pour rejoindre la soirée.

- Y retourner ? Tu n'y penses pas ?

Elle sorti sa baguette d'une des coutures encore intactes de sa robe. Sortilège d'extension indétectable, merci. Elle l'agit en l'air d'un geste sec en deux temps, le tissu de sa robe se reforma, les boutons de la chemise de Scorpius volèrent du sol pour se recoudre d'eux même et enfin son pantalon se rattacha.

- Je crois malheureusement que la suite de la soirée n'est pas optionnelle pour moi, mais u pourrais au moins signaler à ta charmante cavalière que tu l'abandonnes …

- Dois-je aussi lui donner les détails de cet abandon ? Ou un simple Bonsoir suffira-t-il ? railla- t –il.

Elle soupira et se coula contre lui de nouveau. Elle non plus ne voulait pas y retourner. Mais, comme à leur habitude, elle était la plus sensible des deux aux obligations du monde extérieur alors que Scorpius avait lui développé au fil des ans un gouts prononcé pour l'instant présent dans toutes ses imperfections.

- Ne sois pas comme ça, le taquina-t-elle.

Elle l'embrassa sur la joue, remis une de ses mèches en place puis se leva pour lui jeter un regard par dessus son épaule. Un regard de défis, quelque chose comme je t'attends si tu veux venir me chercher. Alors, qu'est ce que tu veux ?

Il se leva à sa suite, remis de l'ordre à sa tenue et lui emboita le pas vers la suite de la soirée laissant derrière eux le salon baigné par la Lune.

Tout avait changé, rien n'avait changé.

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C'EST LA PREMIERE FOIS QUE J ECRIS CE GENRE DE CHOSE ! Je vais m'en remettre, peut être.

Vraiment une part de moi croit que ça peut tenir en two shot, une autre a encore plein d'idées.

Je sais que je poste de manière très sporadique mais parfois je finis ce que je poste (cf ma mini fic en trois partie sur Rose et Scorpius : Les liens qui nous unissent, désespérément en manque de reviews si je puis dire).

Bref, dites moi et merci encore de m'avoir lu.

Et au passage j'écoutais entre autre Diamonds de Joseph Salvat en écrivant la fin de ce chapitre.

Bisous