Bonjour tout le monde ! Je vous remercie pour tout vos gentilles reviews :) Voici la suite qui (je pense/je l'espère) devrait vous plaire ^^ ENJOY !


Ambre tapota ses ongles contre la table basse de la salle d'attente. Elle fermait les yeux à essayer de se remémorer les leçons que Caprice lui avait donné. La jeune femme avait été dur à retrouver, Mycroft avait dû mettre la moitié de son équipe sur le coup, mais finalement au bout d'une longue semaine ils avaient réussi à lui mettre la main dessus. La jeune femme avait étudié Ambre de la tête au pied avec un sourire éblouissant, ravi de rencontrer le produit d'amour entre un dragon et un humain, répétant une litanie de « ma mère avait raison » avant de reprendre son calme et de lui parler du sort que sa mère avait lancé sur Sherlock. Elles avaient parlés pendant de nombreuses heures pour évaluer les capacités magiques d'Ambre avant de parler du vif du sujet : du sort en lui-même, des conditions pour le réaliser et savoir si Ambre arriverait à le faire dans le temps imparti. Caprice lui avait dit que c'était possible mais très difficile et qu'il serait préférable qu'elle essaie de gagner du temps en parlant à John. Alors la voilà à attendre un rendez-vous médical, dans cette maudite salle d'attente, ses yeux rivés sur la porte où un écriteau « John Watson » la narguait de sa couleur dorée.

Ambre détourna ses yeux alors que ses mains se mettaient à trembler. Elle n'avait jamais été intimidé par quiconque ou quoi que ce soit. Son père lui avait permit de partager ses souvenirs pour qu'elle connaisse le visage de John… mais elle ne l'avait jamais connu. La disparition du grand Sherlock Holmes datait de deux ans et demi alors qu'elle avait vécu vingt-et-un ans loin de son second géniteur.

- Mademoiselle Holmes, appela une jeune femme blonde.

Ambre se leva avec un sourire prête à la suivre mais la femme retint sa main alors qu'elles se les serraient dans un salut professionnel.

- Vous êtes de la famille de Mycroft et Sherlock Holmes ?

Ambre déglutit en offrant un sourire froid à la femme.

- Oui. Et vous êtes ?

La blonde expira bruyamment en un rire nerveux.

- Mary Morstan.

Ambre ne put empêcher son visage de se tendre en une expression de surprise. Elle avisa l'annulaire de la femme avant de soupirer.

- Oui évidemment, question stupide.

- Suivez moi.

Ambre la suivit dans une pièce où elles commencèrent à remplir des papiers administratifs ensemble. La sorcière fit de son mieux afin de cacher son lien de parenté avec Sherlock, racontant seulement qu'elle était une cousine au troisième degré, restant très évasif sur sa raison à Londres. Mary était courtoise et très jolie, ce qui mettait Ambre mal à l'aise. Elle était aussi blonde que Sherlock était brun, les yeux aussi foncés que ses yeux étaient clairs, aussi expansive que son père était introverti… le parfait contraire de l'homme de la vie de John. Il avait souhaité que rien en sa femme ne puisse lui rappeler son amant alors il avait choisi la femme la plus éloigné possible de lui autant d'un point de vue physique que mental.

Mary lui annonça que la paperasse était terminé et que le docteur Watson allait l'accueillir. Elle suivit donc la blonde jusqu'à la porte qu'elle avait fixé avec peur, l'ouvrant avant de la pousser pour qu'elle rentre dans la salle. Ambre ne regarda même pas à l'intérieur, se tournant vers Mary en lui offrant sa main pour qu'elles se disent au revoir avant de sourire poliment.

- Passez une bonne journée Mademoiselle Morstan, j'espère que vous aurez un magnifique mariage.

Mary sembla étonné quelques secondes avant de rendre son sourire à Ambre, offrir un hochement de tête à son futur mari et s'enfuir en fermant la porte avec précaution.

Ambre ferma les yeux en tournant le dos à l'homme qu'elle devinait assit à son bureau. Elle entendit un éclaircissement de gorge poli, qui lui indiquait qu'elle fixait la porte depuis trop longtemps.

- Mademoiselle… Holmes ?

Ambre se raidit en entendant la voix de son père. Elle était aussi belle que dans ses souvenirs et dans ceux de Sherlock. Elle eut un sourire léger en se retournant pour plonger ses yeux bleu-gris dans ceux bleu marine de John qui s'écarquillèrent en la voyant.

- Ambre Harriet Watson-Holmes, enchanté.

John fit un son étouffé entre un gémissement, un rire et un soupire. Il avait les sourcils froncés, indécis. Il grimaça avant de se pincer l'arête du nez.

- C'est une blague.

- Non.

Ambre restait toujours acculé à la porte, n'osant pas avancer. Ses yeux clairs s'étaient voilés de tristesse alors que ceux de John étaient remplit de colère, de rancune et d'interrogation.

- Qui êtes vous ? Grinça t-il avec dégoût.

- Je vous l'ai déjà dit.

- Vous ne pouvez pas être Ambre.

La jeune femme eut un sourire franc alors qu'elle avisait le visage torturé de John. Son père ne voulait pas croire qu'elle était Ambre, sa Ambre. Elle avança, ignorant l'air paniqué de John. Elle posa ses index et majeurs sur les tempes de son père fermant les yeux pour faire revenir ses souvenirs et les partager avec son père.

John sentit une chaleur inexplicable l'entourer, se sentant bercer dans cette sensation de protection, dans cette obscurité chaleureuse. Puis il sentit des mains toucher son corps par de petites pressions et il sursauta en sentant ses mains bouger d'eux-même pour répondre au toucher en appuyant contre une paroi… John comprit qu'il était un fœtus dans le ventre d'une mère. Il était dans la tête du fœtus spectateur de tout les touchers partagés entre l'enfant et ses parents. Puis il sursauta en entendant les voix des parents devenir de plus en plus nette. C'était celle de Sherlock et la sienne. Il entendait Sherlock râler qu'il n'avait pas envie de manger de légumes et qu'un paquet de chips était tout ce don il avait besoin. Il entendait sa propre voix être excédée avant de finalement abdiquer. Il sentit dans sa bouche le sel des chips que Sherlock mangeait. S'en était déroutant, de vivre en accélérer tout ce que son enfant avait vécu. John entendit la conversation sur le prénom de leur fille avec un sourire ému alors qu'il sentait son corps – celui du fœtus – faire des loopings pour montrer son enthousiasme face à ce prénom.

Puis tout changea rapidement. Il n'y avait plus que la voix de Sherlock, les pleures de Sherlock, beaucoup de place en plus où sa fille avait pu se déplacer avec joie avant d'être tétanisé par des contractions. John remercia mentalement Ambre de lui épargner la vision de l'accouchement. Cependant il assista aux premières heures dans le monde où Sherlock avait donné la vie. Il avisa le visage de Sherlock détendu et épuisé. Il vit avec crainte le visage de Moriarty souriant avec une joie sans nom alors qu'il embrassait le front de Sherlock en lui disant qu'il était fier de lui. Il goûta au sang de Sherlock alors qu'Ambre le mordait pour se nourrir.

Les heures se transformèrent en semaine puis en mois et en années. John assista aux longues journées où Sherlock racontait à leur fille l'histoire de leur rencontre à Saint Barts, les enquêtes qu'ils ont pu avoir, à quel point il avait été compliqué et difficile de lui cacher son secret. Ambre avait toujours un sourire rayonnant dès qu'elle était avec Sherlock, passant parfois des journées entières sur ses genoux, souriant paisiblement alors que son père lui caressait ses cheveux blonds. Puis un jour elle eut seize ans et elle décida de s'affirmer, de longues disputes et d'interminable larmes s'écrasant sur ses joues. Une dispute en particulier lui arracha le cœur.

Sherlock était assit dans le salon d'une maison qu'il avait construit grâce à son père Smaug – John avait mit un certain temps à accepter que l'homme avec le visage de Moriarty était en réalité le père aimant de Sherlock. Son ex-amant était en train de feuilleter un nombre incalculable de livres alors que sa fille rentrait dans le salon, énervée.

- Il faut qu'on discute ! Hurla t-elle à son père en le désignant de l'index.

- Qu'est-ce qu'il y a encore ?

- J'en ai marre ! Je n'ai pas envie de passer ma vie entière à être dans un monde où il n'y a personne ! On est seul ici ! Je n'ai pas d'amis, je n'ai rien !

Sherlock leva les yeux au ciel avant de pincer ses lèvres.

- Tu en as bientôt fini. Plus que cinq ans Ambre et tu iras dans un monde où tu pourras te faire des tonnes d'amis.

Ambre avait croisé ses bras sur sa poitrine, tapant du pieds.

- Tu m'as coincé ici et c'est injuste ! Je veux partir maintenant !

Sherlock s'était levé, les sourcils froncés.

- Tu sais très bien que tu ne peux pas ! Si tu changes de monde avant tes vingt-et-un ans tu pourrais en mourir !

- J'aimerais bien être morte des fois. Si tu m'avais pas choisis tu serais heureux avec John à l'heure qu'il est.

Sherlock avait détourné les yeux avant de tourner le dos à sa fille.

- Je t'interdis de l'appeler comme ça et je t'interdis de souhaiter ta propre mort.

- Et pourquoi ? Pourquoi c'est lui que je devrais appeler Papa et toi Père ? Il a jamais été là pour moi et il ne le sera jamais ! C'est toi qui m'éduques, c'est toi qui me fait à manger et qui a sacrifié ta propre vie pour moi ! C'est toi mon Papa lui c'est qu'un géniteur !

Sherlock s'était retourné, son visage trahissant toute sa rage alors qu'il pointait son index vers sa fille.

- Je te préviens Ambre, ne me pousses pas !

- J'en ai rien à foutre ! Si tu te voyais ! Putain ça fait seize ans que tu te lamentes ! Prends mes pouvoirs, tues moi et va le rejoindre merde ! Tu me fais piti…

Ambre s'était arrêté alors que Sherlock lui avait administré une gifle qui fit mal à John autant physiquement que psychologiquement. Sherlock était rouge de rage, ce qui terrifia autant John que leur fille. Ils ne l'avait jamais vu comme ça.

- L'abandonner a été le choix le plus dur que j'ai jamais fais et je ne regrette rien ! J'ai mis au monde une fille magnifique qui aura une vie immortelle, qui pourra faire du bien autour d'elle, qui offrira de la joie à l'univers tout entier et que j'aime plus que tout ! Tu n'as pas le droit de critiquer mon choix et de souhaiter mourir pour réparer ma soit-disant faute Ambre ! J'aime John et je l'aimerais toute ma vie mais je ne regrette pas le fait d'être parti, je ne regrette pas le fait de t'avoir mis au monde, je ne regrette pas le fait d'attendre vingt-et-un ans pour que tu puisses le rencontrer et je ne regrette pas de passer mon immortalité à attendre.

Ambre était en larmes, reniflant de tristesse alors que Sherlock la prenait dans ses bras. John ne put s'empêcher de renifler pour sentir le parfum de Sherlock le consumer.

- Il est celui que tu dois appeler Papa car il est le plus humain entre nous deux… Il est le meilleur homme que j'ai jamais rencontré… avant lui ma vie n'avait aucun sens… Il m'a sauvé de toutes les manières possibles… Je lui dois tellement…

Ambre opina avant de se détacher du visage de Sherlock, lui souriant tendrement avant de poser ses lèvres sur l'une de joue de son père.

- Je te promets de faire en sorte que tu puisses le revoir.

- Je refuse de prendre tes pouvoirs, soupira Sherlock.

- Je sais… Je trouverais un autre moyen Père. Tu reverras Papa et tu l'embrasseras comme tu ne l'a jamais fais de toute ta vie.

Sherlock rit en désignant les livres qu'ils lisaient, montrant les titres qui parlaient tous de transformation en humain.

- Je t'invite donc à lire ces livres barbants avec moi ?

Ambre opina en souriant, prenant un des livres avant de s'asseoir aux côtés de Sherlock avant de déposer sa tête sur l'épaule de son père avec un air heureux inscrit au visage.

John eut beaucoup de mal à supporter la dernière scène qu'Ambre lui montra, le jour où elle quitta Sherlock pour revenir dans son monde.

John sursauta alors qu'Ambre se détachait de lui. Il plongea ses yeux bleu marine dans ceux clairs de sa fille qui le fixait, indécise.

- Tu sais tout, murmura t-elle en remettant ses mains dans sa poche.

- Comment… Comment peux-tu te souvenir de ce qui s'est passé dans son ventre ?

Ambre eut un sourire amusé avant de placer son index contre sa tempe, répondant à son Papa avec une voix remplit de dédain.

- Mon cerveau est comme un disque dur, depuis sa création il enregistre des centaines de détails et je décide de supprimer les moins importants pour faire plus de places et me remémorer plus facilement ceux qui me tiennent à cœur.

John se leva de son fauteuil pour se diriger vers Ambre et la prendre dans ses bras. Ce qu'elle venait de dire – la façon dont elle venait de le dire – lui rappelait la façon dont Sherlock s'était justifié qu'il ne sache pas des choses essentielles comme le système solaire. C'était peut-être idiot, mais c'était cette phrase qui prouva à John qu'Ambre ne mentait pas. Alors il la serra avec toutes ses forces en embrassant les cheveux de sa fille qui était légèrement plus petite que lui. Il ébouriffa ses cheveux blonds, souriant en se disant que c'était les même que ceux de Sherlock – mit à part la couleur qui lui revenait de droit.

- Papa, commença Ambre contre le pull de John, je vais le ramener.

- Tu sais déjà comment ?

Ambre se détacha de John avec un sourire alors qu'elle lui expliquait son plan : apprendre le sort d'Aggie Cromwell et le modifier légèrement pour que Sherlock puisse garder ses pouvoirs ce qui lui permettrait de se défendre et de les défendre si Moriarty réapparaissait. Elle le lancerait sur Sherlock pour qu'il puisse revenir dans leur monde et vivre heureux avec John.

Ce dernier se crispa en comprenant le happy ending que sa fille espérait.

- Je vais me marier, Ambre.

Sa fille le dévisagea avec incompréhension.

- Père va revenir.

- Peut-être que tu y arriveras, oui… mais nous n'ignorons encore si tu y arriveras vraiment et quand… je ne peux pas l'attendre toute ma vie. Je me suis engagé auprès de Mary et je compte bien l'épouser.

- Tu l'aimes ?

John ouvrit la bouche pour répondre que oui mais devant les yeux clairs si similaire à Sherlock, cette bouche identique à l'homme de sa vie, cette voix aussi froide que lui… il la referma aussi vite avant de reprendre la parole en espérant paraître le plus impassible possible.

- Je l'épouserais dans deux mois.

- Il t'aime toujours.

- Il est parti.

- Pour me sauver et pour te sauver…

John ferma ses poings avant de se détourner, ne souhaitant plus faire face au fruit de son union avec Sherlock.

- Il n'avait pas à me sauver.

- Il m'a raconté cet enquête où un malade t'a mit des explosifs sur le corps et que tu as prit le criminel dans tes bras pour le protéger, lui demandant de fuir… Et ça faisait que deux mois que vous étiez ensemble ! Vous étiez que des colocataires à l'époque et tu as osé te sacrifier pour lui ! Mais le fait qu'il se soit sacrifié pour toi, pour votre enfant après plusieurs années de collaboration et des mois d'amour, tu trouves ça inadmissible ?

John frappa son poing contre son bureau en dévisageant sa fille avec colère.

- Il est parti ! Je suis passé à autre chose ! Fin de la discussion !

- Tu es un égoïste John Hamish Watson.

- Ne parle pas à ton père sur ce ton, Ambre Harriet Watson-Holmes.

Ambre ricana faussement en se dirigeant vers la porte de la salle de consultation, prête à partir. Elle se retourna après avoir ouvert la porte pour regarder son géniteur avec dégoût.

- Tu n'es pas mon père. La seule personne ayant droit à ce titre c'est Sherlock Holmes.

Mycroft soupira alors que Gregory sortait de la salle de bain. Ils avaient passés la nuit ensemble, avait couché ensemble de la même façon que ces deux dernières années, avec Greg attaché au lit, quasiment habillés afin que leur peaux ne se touchent à peine. Alors Mycroft ne comprenait pas pourquoi son amant avait le visage déformé par cette expression de tristesse.

- Gregory, qu'as-tu ?

Le policier releva sa tête, refermant le peignoir qu'il portait, ses doigts se crispant sur le tissus. Il plongea ses yeux noisettes dans ceux émeraude de son amant, déterminé et déchiré à la fois.

- Nous sommes ensemble depuis deux ans et demi.

Mycroft opina en tapotant le lit afin que Greg puisse s'y asseoir mais son amant resta debout, figé.

- Je ne t'ai jamais brusqué, je ne t'ai jamais touché et je t'ai tout laissé faire, à chaque fois.

Mycroft se figea alors qu'il comprenait où les menait cette discussion.

- Je t'ai dis qu'avec du temps je pourrais t'aimer Mycroft…

- Tu t'es rendu compte que c'était finalement impossible ?

Greg exhala un souffle ressemblant à un rire étouffé. Il était excédé, il n'en pouvait plus. Il n'était pas fait pour ça. Greg se rapprocha de Mycroft, s'asseyant à ses côtés avant de lui toucher le visage, grimaçant de douleur en voyant Mycroft se dégager.

- Je t'aime Mycroft.

Le politicien sourit en attrapant Gregory par les poignets, souhaitant le ramener vers lui pour l'embrasser, mais cette fois ce fut le policier qui se dégagea, se relevant. Greg ramassa ses affaires et s'habilla sous le regard inquiet de Mycroft.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda le politicien mal à l'aise. Il me semble que lorsqu'on dit aimer quelqu'un, l'instant est propice au romantisme et non à la fuite.

Gregory ferma les yeux alors qu'il posait sa main sur la clenche de la porte de la chambre de Mycroft, prêt à partir.

- Je t'aime Mycroft mais je ne peux pas rester avec quelqu'un qui ne supporte pas que je le touche.

Mycroft se leva de son lit en voyant son amant sortir de sa chambre. Il ne prit même pas le temps de s'habiller pour se diriger vers Greg, l'attrapant au poignet alors que son amant avait déjà rejoins son salon.

- Ne me quittes pas Gregory.

- Lâche moi.

Mycroft laissa Greg s'éloigner de lui, le suivant jusqu'à la porte d'entrée. Il savait pertinemment qu'avec ses sourcils froncés, ses yeux froids et sa mâchoire tendue, il avait l'air pathétique. Mais pour la première fois de sa vie, il n'en avait cure. Il aimait Gregory et il n'arrivait pas à se dire que c'était son arrogance et ses peurs qui le lui arrachaient. Car c'était entièrement de sa faute. Greg avait supporté son petit jeu pendant deux ans et demi et… il ne pouvait plus le supporter et ça il pouvait le comprendre.

- Je t'aime Gregory.

Greg posa son front contre la porte d'entrée avant de sourire tristement, se retournant vers Mycroft et déposant ses lèvres sur celles pincés du politicien qui tressaillit.

- Je ne t'en veux pas d'être comme tu es Mycroft et je te souhaite d'être capable de dépasser ce passé qui te pourrit la vie… mais je suis pas celui qui t'aidera à t'en sortir. Tu es le seul à pouvoir y faire face. Alors j'espère qu'un jour tu arriveras à te relever.

- Seras-tu là ? Quand je me relèverais ?

Une larme coula silencieusement des yeux froids, sans expression, de Mycroft alors que Greg le fixait. Gregory ne souhaitait qu'une chose : que le cœur glacé de Mycroft fond et qu'il y ait une autre lueur que celle de détachement que son amant avait dans les yeux. Seul Moriarty avait animé en lui une lueur de peur, autre chose que ce dédain et cette froideur. Greg avait eu beaucoup de patience et dorénavant il ne pouvait être qu'attristé de voir que son amant malgré sa tristesse pure, ne laissait pas cette dernière atteindre ses yeux.

- Non. Je ne serais pas là.

Gregory se retourna une nouvelle fois, ouvrant la porte avant de s'en aller. Il ne serait pas là, plus là pour Mycroft car ce n'était pas pour lui que l'homme devait changer mais pour son propre salut, son propre bonheur. Il était temps que le policier et le politicien trouvent le bonheur, même si ils ne le trouvaient pas ensemble.


VOILA ! J'espère que cela vous a plu :) Prochain chapitre... Suspens, course et...

PS : Je parle d'un criminel qui a mit des bombes sur John... Dans l'histoire ce n'est pas Moriarty mais juste un criminel lambda.

TJSC