Disclaimer : Les personnages appartiennent tout naturellement à S. Meyer.
Pour cette première fic, je me suis intéressée à Bella et à nos fameux vampires. Vous ne trouverez donc aucun loup-garou dans cette histoire.
Je garai la Volvo dans le garage à côté du 4x4 d'Emmett au moment même où Esmée et Carlisle rentrèrent de leur chasse.
Comme tous les jours après notre retour du lycée, Emmett s'installait devant un match de base-ball et les filles montaient à l'étage. Nos parents, toujours amoureux et si complices après toutes ces années, discutaient dans la cuisine.
Tout à coup, un grognement ! Un grognement dans la villa ! Rosalie !
-que faites-vous là ? hurla-t-elle sur une forme sombre, adossée au radiateur de son dressing, qui lèvait de grands yeux apeurés vers Rose.
Emmett se plaça devant Rosalie, prêt à attaquer. La forme se releva maladroitement.
-non, je pars, je pars, j'avais froid, je pars. bredouillait-elle, visiblement terrorisée.
Elle enjamba la fenêtre donnant sur le toit du garage alors qu'Alice arrivait dans le dressing en sautillant :
-laissez-la, elle va juste partir.
-mais Alice, elle nous a vu ! rétorqua Emmett alors que la forme, qui était en fait une jeune fille, commençait à descendre sur le toit.
Je dévalai les marches en une seconde, rejoignant Jasper devant les portes du garage, suivant du regard la fille qui tentait de se dépêcher à traverser le toit.
Alice passa la tête par la fenêtre criant à Jasper
-Ne bougez pas les garçons ! Laisse-la partir Jasper, elle ne dira rien.
Résignés à suivre l'avis d'Alice car nous ne connaissions que trop bien ce qu'il se passerait si nous lui désobéissions , nous ne bougeâmes pas. Esmée venait de sortir et se tenait sous le patio de l'entrée, inquiète.
La fille, arrivée au bord du toit, s'accroupit contre la gouttière et sauta au sol. Sa réception fut assez mauvaise mais elle se releva quand même pour partir en courant vers les arbres, boitillant légèrement. C'est à ce moment que Carlisle choisit de se poster devant elle, à quelques mètres, les mains levées, juste dans son chemin. Elle stoppa nette sa fuite devant lui. Et s'écroula au sol.
-Son pouls est faible, elle brûle de fièvre. analysa rapidement Carlisle, agenouillé aux côtés de la fille. Esmée, prépare ma trousse. Emmett et Jasper, allez calmer Rosalie. Edward, viens avec moi, je vais avoir besoin de toi.
Il distribuait les tâches avec un sang-froid qui m'étonnera toujours. Il emporta la fille inconsciente dans son bureau et la déposa sur le canapé en cuir noir.
-Edward, prépare-moi une perfusion de glucose et d'antalgiques, s'il te plait.
Carlisle attrapa son stéthoscope dans la trousse qu'Esmée lui tendait alors que je finissais de préparer ce qu'il m'avait demandé. Mon père m'avait beaucoup appris sur la médecine humaine. Nous avions de nombreuses fois travaillé ensemble sur des expériences de biologie dans le garage ou dans son bureau à l'hôpital. Mais aujourd'hui, ce n'était pas une simple expérience. Il comptait sur moi pour la vie d'un humain.
-Sa tension est basse et elle brûle de fièvre.
Après avoir ausculté la fille et installé la perfusion, nous redescendîmes au salon pour rejoindre le reste de la famille.
-Emmett, Jasper, remontez sa piste. demanda notre père.
Mes frères disparurent alors dans la seconde, par la porte de la cuisine.
Alice qui virevoltait jusque là au milieu du salon, s'approcha de nous en souriant :
-N'ayez pas peur, nous ne craignons rien, Bella ne dira rien.
-Bella ? Comment connais-tu son nom ? répliquai-je aussitôt, sur la défensive.
Alice rappela sa vision.
-Oh ! fis-je, ne sachant que dire de plus.
Bien sûr que ma sœur avait déjà vu l'arrivée de cette fille dans nos vies !
A cet instant, les garçons entrèrent par la porte d'entrée, portant comme un fétu de paille une valise à roulettes noire.
-Nous l'avons trouvée à quelques centaines de mètres d'ici, cachée sous des branchages, près d'un campement vraiment rudimentaire. expliqua Jasper.
-Elle doit être à cette fille, rétorquai-je.
-Bella, me reprit Alice.
-Ouvrez-la et trouvez des informations sur cette f…Bella, décida Carlisle. Esmée, peux-tu lui trouver quelques habits secs ?
Esmée gagna l'étage en un clin d'œil, suivie par Carlisle qui rentra, lui, dans son bureau.
C'est au moment où il reprenait la tension de Bella qu'Esmée apparut dans la porte du bureau, portant quelques vêtements.
Tenant précautionneusement la jeune fille, Carlisle et Esmée la déshabillèrent prudemment, lui remettant les vêtements secs d'Esmée. Carlisle se figea quand Esmée entreprit d'enlever le pull.
-Regarde ces marques Esmée. Qui a pu lui infliger cela ?
Esmée sourit tristement à son mari et enfila un débardeur sec sur les épaules frêles de cette jeune fille sans dire un mot.
-Alors, les enfants, avez-vous trouvé quelque chose d'intéressant sur notre invitée ? nous demanda Carlisle en entrant dans la cuisine.
-elle n'est pas notre invitée. C'est une humaine et elle ne peut pas rester ici ou nous serons tous en danger. siffla Rosalie.
-Nous ne pouvions pas la laisser inconsciente devant notre maison, Rose ! rétorqua Carlisle, levant les yeux sur la blonde sensiblement très en colère.
-Oui, et nous ne craignons rien. Bella va devenir une grande amie ! rappela la voix chantante d'Alice.
Coupant court à la discussion, je répondis alors à la question de mon père
-il n'y a rien grand-chose sur cette fille. D'après ce document, elle s'appelle Isabella Swann. Elle doit venir de Thomasville, en Alabama à en juger par le cachet en bas de cette page. Je n'ai pas plus d'indications. Il y a une boite avec des objets divers. Le reste de la valise contient un nécessaire de camping, quelques vêtements et des barres de céréales.
D'où son mauvais état de santé surement captai-je dans les pensées de Carlisle.
Tout le monde s'interrogeait silencieusement en voyant le contenu de la valise, quand soudain, un cri !
Un cri retentit dans la villa. En une fraction de secondes, nous nous retrouvions à l'étage, devant la porte du bureau de Carlisle. La fille était recroquevillée sous une couverture contre un mur derrière le bureau de Carlisle. Carlisle avança prudemment et tira doucement sur la couverture. Emmett, Jasper et moi nous tenions juste derrière lui, prêts à bondir, les filles derrière nous.
-Non, ne m'enferme pas ! Je n'ai rien dit à la police, je t'en prie ! bredouilla Bella, claquant des dents.
-Elle délire, constata Carlisle. Jasper, peux-tu… ?
En quelques secondes, la jeune fille se détendit et se rendormit profondément. Carlisle la souleva, l'emmitoufla dans une couverture et la reposa de nouveau sur le canapé.
-Sortons. Alice, pourras-tu me prévenir avant qu'elle ne se réveille ? dit Carlisle en refermant doucement la porte.
