Chapitre 2
Mes journées se résument à jouer au Quidditch avec Ron, Harry et… aussi surprenant soit-il, Hermione ! Ron et moi jouons ensemble contre Harry et Hermione. Hermione était vraiment nulle et je pense qu'elle l'a très bien compris. La nuit dernière, je l'ai vue feuilleté Le Quidditch à travers les âges, je pense qu'elle voudrait bien que la théorie l'aide mais c'est peine perdue. Je n'ose pas lui dire, ça l'attristerait de savoir qu'il y a certains domaines où elle ne peut pas exceller… et où elle peut ne pas être bonne du tout, d'ailleurs.
« Tu joues super bien en poursuiveuse, me dit Harry tandis que nous rentrions à la maison après une partie de Quidditch très violente.
- Merci, je réponds avec un grand sourire. Toi par contre, tu es meilleur en attrapeur, tu ne seras jamais un poursuiveur.
- Je sais, par contre Hermione, elle, je ne sais pas dans quel poste on pourra la mettre pour qu'elle soit bonne, pouffe Harry.
- Arbitre ? » je propose en ricanant.
Le lendemain de l'anniversaire d'Harry qui ne fut pas très joyeux car nous avons appris l'enlèvement de Florian Fortarôme et d'Ollivander, nous recevons nos lettres de Poudlard et, grande surprise, Harry est le capitaine de l'équipe de Gryffondor. Cela me donne encore plus envie de me présenter aux sélections. Quoi que j'allais y aller quand même, mais là je vais encore plus y aller. Bref, vous m'avez comprise. Aujourd'hui, nous allons au Chemin de Traverse, je vais enfin pouvoir voir le magasin de mes jumeaux préférés !
« C'est fou ce qu'il pense aux autres », ronronne Fleur tandis que Bill donne à Harry l'argent de son coffre qu'il était partit chercher.
Je regarde Harry et je fais semblant de vomir dans mon bol de céréales. Il s'étouffe de rire et il s'étouffe pour de vrai, il a avalé ses céréales de travers. Je ne comprends pas, ce n'était pas si drôle que ça pourtant.
Pour aller au Chemin de Traverse, Papa a réussi à avoir une voiture du ministère, nous nous installons donc, Ron, Hermione, Harry et moi sur la banquette arrière. Je suis à côté d'Harry et je trouve dommage que la banquette sois si grande, si elle était plus petite nous serions collés. Hé ho ! On se calme. Pense à Dean, ton actuel petit ami et arrête de penser à celui que tu n'auras jamais !
Une fois arrivé au Chaudron Baveur, c'est Hagrid qui nous accueille. Cool, je l'aime bien Hagrid, il me fait rire. Malheureusement, nous devons nous séparer, Harry, Ron, Hermione et Hagrid parte d'un côté et je pars de mon côté avec papa et maman. J'ai vraiment l'impression d'avoir cinq ans, pourquoi je suis toujours mise de côté ?! J'ai pourtant quinze ans dans dix jours.
A Fleury & Bott nous achetons tous les livres nécessaires. Heureusement qu'il n'y a plus que Ron et moi à Poudlard, le prix des livres est exorbitant. Je déteste le fait que notre famille soit pauvre. Je sais qu'avec la promotion de papa, cela va mieux maintenant mais nous sommes toujours en dessous des autres…
Une fois les livres achetés, nous sortons et retrouvons les autres pour nous diriger au magasin de Fred et George. Depuis le temps que j'attendais ça ! Waouh ! C'est impossible de rater leur magasin, il est coloré et contraste avec les ternes magasins des alentours. Le magasin semble blindé ! Harry et Ron rentrent les premiers puis je les suis. Hermione est juste derrière moi et j'admire les produits. Il y a les fameuses boîtes à Flemme que nous connaissions déjà, les Oreilles à Rallonges, les baguettes farceuses. Mais le magasin comporte également de tous nouveaux produits. Hermione et moi nous nous arrêtons devant les Rêve Eveillé.
« …C'est vraiment extraordinaire comme magie ! lance Hermione à Harry qui est à côté.
- Pour avoir dit ça, tu as droit à une boîte gratuite », fait Fred.
Je continue de regarder les Rêve Eveillé, cela à l'air génial. Pourquoi diable est-ce interdit à la vente au moins de seize ans ?! Cela aurait pu être génial pour les cours d'Etudes des Runes, c'est franchement ennuyant ! Dire que je n'ai pris cette matière que parce qu'Hermione me l'avait conseillée !
« Dites-moi les filles, est-ce que vous avez vu notre gamme Charme de Sorcière ? nous demanda Fred à moi et Hermione. Suivez-moi mesdemoiselles… »
Nous le suivons.
« Et voilà, fait Fred fièrement. Le meilleur choix de philtres d'amour que vous puissiez trouver. »
Bien sûr ! Comme si, mes frères, qui avaient seulement un simple Acceptable en potion pouvaient faire les meilleurs philtres d'amour.
« Et ça marche ? je demande sceptique.
- Bien sûr ! Jusqu'à vingt-quatre heures d'affilée selon le poids du garçon… commence Fred.
- … et la beauté de la fille, termine George. Mais nous n'en vendons pas à notre sœur, ajoute-t-il très sérieusement, surtout pas quand on sait qu'elle a déjà cinq petits amis d'après ce que nous avons…
- Tout ce que raconte Ron n'est qu'un énorme mensonge », je réponds calmement.
Je jette un coup d'œil à Harry qui a l'air très étonnée. Ca y est, il va croire que j'ai cinq petits-amis…Harry, je ne suis pas une gourgandine, j'espère que tu m'entends !
« Qu'est-ce que c'est que ça ? je demande en prenant un pot rose.
- Un Efface-Boutons, dix secondes garanties, répond Fred. Convient à tout, depuis les points noirs jusqu'aux furoncles mais n'essaye pas de changer de conversation. Est-ce que oui ou non tu sors ces temps-ci avec un garçon nommé Dean Thomas ?
- Oui, j'acquiesce. Et la dernière fois que je l'ai eu devant moi, je n'ai vu qu'un seul garçon, pas cinq. C'est quoi ça ? j'ajoute en montrant des petites créatures duveteuses roses et violettes.
- Des Boursouflets, répond George. Et Michael Corner ?
- Je l'ai laissé tomber, c'était un mauvais joueur, dis-je. Ils sont adorables, j'ajoute en continuant de regarder les Boursouflets.
- C'est vrai qu'on a envie de les caresser, fait Fred. Mais tu ne crois pas que tu changes de petit ami un peu trop souvent ? »
Alors toi, tu vas voir, tu vas te prendre un sortilège de Chauve-Furie en pleine tête, tu ne vas rien comprendre ! Je lui adresse un regard tueur et je remarque qu'à côté Harry a un petit air effrayé. Oui je sais, je fais peur quand je m'énerve.
« Ca ne te regarde pas ! je réplique d'un ton furieux. Et toi, j'ajoute à Ron qui vient d'arriver, je te serais très reconnaissante de ne pas raconter à ces deux-là des histoires qui ne concernent que moi ! »
Pourquoi ai-je autant de frères ? Et stupides en plus ! Je vois ma mère qui arrive et qui s'énerve sur Ron, j'en profite pour lui demander :
« Maman, je peux avoir un Boursouflet ?
- Un quoi ? demande-t-elle méfiante.
- Ils sont tellement mignons ! »
Elle s'approche pour les regarder et en prend un dans sa main. Il était tellement petit qu'il tenait dans sa paume.
« S'il-te-plaît maman ! Ce sera mon cadeau d'anniversaire !
- C'est vrai que ton anniversaire est dans dix jours… fait-elle.
- S'il-te-plaît ! je fais.
- Fred, George, ils n'ont rien de bizarres vos… commence maman.
- Boursouflets ? termine Fred. Non, ce sont des animaux de compagnie.
- Ils ne se mettent pas à exploser et cracher des boules de poils ? fait-elle sceptique.
- Rien du tout, ils sont très calmes et inoffensifs, explique George. Un peu comme le Boursouf qu'avait Ron quand il était petit.
- Celui que vous avez utilisé comme Cognard, fait maman.
- Nous étions jeunes… commence George.
- Et innocents… continue Fred.
- Maman, alors je peux l'avoir ? je demande.
- D'accord, d'accord, tu veux lequel ?
- Le violet ! » je fais.
Après avoir payé le Boursouflet, je le pose sur mon épaule et il ronronne doucement. Qu'il est mignon !
« Tu n'aurais pas vu Ron, Harry et Hermione ? demande maman.
- Ils étaient juste derrière moi, je réponds en me retournant.
- Ils ne sont plus là… je vais demander à ton père de faire le tour du magasin, c'est vrai qu'il y a tellement de monde qu'on ne s'y retrouve plus… »
Ils les retrouvèrent dix minutes plus tard. Apparemment, ils étaient dans l'arrière-boutique. Je n'en suis pas si sûre. Je pense qu'ils préparaient quelque chose. Ils préparent toujours quelque chose ces trois-là…
Le reste des vacances passa à toute vitesse. Nous avons fêté mes quinze ans simplement entre nous et Harry m'a même offert un Kit de soin pour mon balai, je n'y crois pas ! Peut-être qu'il me veut dans son équipe de Quidditch et comme il sait que mon balai n'est pas fameux, il pense peut-être que ça peut aider. Il est adorable !
Le dernier jour des vacances, je prépare ma valise et maman n'arrête pas de nous hurler dessus pour que notre lessive soit faite et pas au dernier moment. Je descends chercher mes vêtements propres dans la cuisine où ma mère et Fleurk se trouvent. Maman est en train d'éplucher des choux de Bruxelles et Fleurk est en train de parler de son mariage avec Bill. D'après ce que j'ai compris, je serais demoiselle d'honneur avec Fleurk miniature. Génial ! Et là, elle est en train de chercher une couleur pour les robes de demoiselles d'honneur qui ne jurera pas avec mes cheveux. Je peux devenir blonde, si ça te dérange tant que ça d'avoir une rousse comme demoiselle d'honneur.
Exaspérée, j'attrape ma pile de linge et je remonte les escaliers. Je croise Harry qui, lui, descend avec une pile de robes de Quidditch sales.
« A ta place je ne descendrais pas à la cuisine maintenant, je le préviens. Il y a une grosse flaque de Fleurk.
- Je m'arrangerai pour ne pas glisser dessus », me répond-il avec un sourire.
Je lui souris à mon tour et je continue de monter. Je me retourne pour le regarder et il se retourne aussi. Nos regards se croisent et je lui souris une dernière fois, puis je remonte dans ma chambre, penaude.
Que moi je me retourne pour le regarder, c'est normal… mais pourquoi s'est-il retourné lui-aussi alors que je ne l'ai pas appelé ? Je me fais des illusions, il a du penser qu'il avait fait tomber quelque chose derrière lui, ça doit être ça.
Je prends mon Boursouflet, que j'ai baptisé Arnold, dans mes bras puis je le mets dans sa cage. Je range ma dernière pile de linge dans ma valise et tout est prêt pour demain matin.
Nous dînons très tôt ce soir. Maman pense qu'il faut qu'on soit en pleine forme pour notre rentrée. Ce qu'elle ne comprend pas, c'est qu'on va passer la journée dans le Poudlard Express, on pourra dormir autant qu'on veut.
Je me mets au lit bien tôt mais je ne suis pas couchée avant longtemps. Je parle quelques heures avec Hermione avant de m'endormir.
Tiens, demain, je vois mon petit ami, ça m'était presque sorti de la tête. C'est de la faute d'Harry, aussi, dites lui d'arrêter de me sourire et je pourrais reprendre mes esprits !
Le lendemain matin, je m'habille, descend ma valise et la cage d'Arnold puis je prends mon petit déjeuner en compagnie de Ron, Harry et Hermione. Pour une fois, nous ne sommes pas en retard, c'est une grande nouvelle chez les Weasley.
Une fois que nous sommes tous prêts, nous nous dirigeons vers la voiture. Fleurk souhaite nous dire au revoir, bien évidemment. Je pense qu'elle veut surtout dire au revoir à Harry. Je suis presque sûre que s'il avait le même âge qu'elle, elle voudrait sortir avec lui ! Ce n'est pas possible de le coller autant !
« Goudebaille Arry ! » fait Fleurk en l'embrassant sur les joues.
Je vois mon imbécile de frère, Ron, se précipiter vers Fleurk pour avoir un baiser lui aussi mais j'en ai décidé autrement. Je tends mon pied et il trébuche en s'étalant sur la terre. Furieux, il rentre dans la voiture sans dire au revoir à qui que ce soit. Je suis personnellement très fière de moi et je souris à pleines dents. Je crois qu'Harry a remarqué parce qu'il me fait un petit clin d'œil.
Une fois arrivés à King's Cross, ce sont des Aurors qui nous attendent. Nous nous dirigeons vers la voie 9 ¾ , et je traverse le passage avec ma mère. Une fois sur le quai, j'admire le fier Poudlard Express toujours aussi éclatant. J'ai toujours adoré ce train, il a une certaine grandeur…
Je dis au revoir à ma mère et j'attends mon père qui est en train de discuter avec Harry. Qu'est-ce qu'ils peuvent bien se dire ?
Une fois qu'ils ont terminé leur discussion, je sers mon père dans mes bras pour lui dire au revoir puis je monte à bord du Poudlard Express avec Harry, Ron et Hermione. Ron et Hermione partent ensemble d'un côté, certainement pour aller au wagon des préfets et j'aperçois Colin Crivey et d'autres amis de Poufsouffles.
« Hé ! Alors vos vacances ? je demande.
- C'était très bien, fait Laura mon amie de Poufsouffle en souriant. Et toi ?
- C'était super ! je réponds. Et toi Colin ?
- Génial ! J'ai fait un stage de photographie moldu aux Etats-Unis c'était… waouh ! Ils m'ont dit que quand je serais majeur je pourrais travailler pour eux !
- C'est fantastique, je commente.
- Oui, mes parents sont très fiers de moi, ils sont laitiers alors photographe c'est quelque chose de formidable pour eux… »
J'allais lui répondre mais quelqu'un qui me tapote sur l'épaule. Cela doit être Dean. Je souris et me retourne. Mauvais calcul, c'est Harry.
« Ca te dirait de chercher un compartiment avec moi ? »
Attendez. Marche arrière. Pause. Depuis quand Harry me propose de chercher un compartiment avec lui ? Ok, l'an dernier c'est ce que nous avons fait mais… oui bon c'est légitime. Mais ça reste étrange.
« Je ne peux pas, Harry, je réponds d'un air désolé, j'ai promis à Dean d'aller le retrouver. A plus tard », j'ajoute d'un air joyeux.
Il a l'air contrarié. Je me retourne et avance le long du couloir pour essayer de trouver Dean. Je finis par le trouver en compagnie de Seamus, son meilleur ami.
« Hé salut ! je fais.
- Ginny ! » s'écrie-t-il d'un air joyeux.
Il me prend dans ses bras et m'embrasse longuement. C'est vrai qu'il m'a un peu manqué. Un peu. Mon cerveau me dit que je l'aime beaucoup, il est gentil et adorable.
Mais je préfère Harry…
Cher cœur, peux-tu TE TAIRE ?
