Disclamer: Merci aux deux reviews anonymes ! Ca touche

Death Note appartient à deux auteurs japonais, Obata et Ohba, alors on est bien obligées de leur laisser !

Ce chapitre est plus court que l'autre et n'a été écrit qu'a une main, mais enfin bon je pense que ça ne change pas pas grand chose.


Jour 2

Les feuilles des arbres tombaient lentement...mais sûrement.
Certainement pas parce que l'on était l'hiver ou même l'automne pourtant.
Non. C'était toujours l'été, et il faisait toujours aussi chaud.
Seulement, Mello se trouvait confortablement installé à la cime du grand chêne et s'amusait à arracher les feuilles unes à unes. Les activités de Mello ont toujours un petit quelque chose de destructeur.
D'ailleurs, cela gênait beaucoup la famille jadis tranquilles d'écureuils qui vivaient là, mais on ne pouvait éviter Mello le fléau.
Celui-ci repensait à la veille.
L avait été «compréhensif» avait dit Roger.
Watari s'était chargé de payer les travaux, non sans lancer un regard désapprobateur à Mello.
Le jeune garçon avait gardé toutes ses remarques pour lui, durant la soirée. Ce petit geste simple de la vie de tout les jours se révélait un vrai challenge pour Mello. Ne rien dire...être gentil...
Il n'avait pas revu Near, depuis la veille, quand ce dernier venait de terminer de rendre sa chambre présentable.
Après ça, L avait discuté avec les enfants et avait dû s'en aller.
Mello l'avait supplié de rester, lui qui l'avait également collé toute la soirée malgré les demandes des autres pensionnaires.

Le blond observa les alentours.
Rien à signaler.
Il faisait tellement lourd que personne de sensé n'aurait songer à mettre ne serais-ce qui minuscule cheveu dehors. Personne, sauf Mello, évidemment.
Il continua son «travail».
Quand soudain, un bruit se fit entendre.
Un bruit.. tout petit. Tellement négligeable quand l'on est à terre, et pas assis sur une branche.
Du genre.. «crac»
Et Mello cria.

«AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH»

Le sol se rapprochait inexorablement.
La branche venait de casser.
Et Mello venait de tomber.

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«Dites.. personne à vu Mel' ?» interrogeait inlassablement Matt depuis le début de la matinée sans obtenir de réponse convaincante.
«Je ne sais pas, moi, lui lança un gros garçon à lunettes, demande à Near»
La réponse avait tout de même quelque chose de mémorablement idiote. Comment Near, qui n'avait pas bougé depuis neuf heures du matin du coin de carrelage où il était actuellement installé pourrait avoir la moindre idée de la position de Mello ?
Matt, habituellement, n'avait pas besoin de chercher Mello, c'était lui qui venait le déranger durant ses parties effrénées de console. D'ailleurs Matt en avait fait un véritable proverbe.
«Si Mello te regarde prend garde et sauvegarde»
Cependant, il était midi. Et Mello n'avait toujours pas pointé le bout de ses mèches blondes.
Il n'était pas là, à courir partout en réclamant du chocolat.
Le rouquin réfléchit et fit la liste des enfants présents.
Il en conclut rapidement qu'il avait posé sa question à tout le monde.
Sauf, à Near, malheureusement.
Le pire, c'est qu'il le savait peut-être.
Y-avait-il quelque chose au monde que le chouchou ne sache pas ?
Selon Mello, la sociabilité. Et selon 90 de l'orphelinat, aussi.
Matt compris.
Alors il n'irait pas lui demander.
La raison n'était pas valable, mais c'était ce qu'aurait fait Mello.
Le garçon s'arrêta deux minutes.
Que faire ? Si Mello...a disparu ?

FINIR UNE PARTIE !

«Near, pourquoi tu ne veux pas jouer avec nous ?» s'enquit une petite fille à couette, en s'asseyant à côté de lui.
La pauvre n'obtenu pour réponse que le presque inaudible bruit des pièces de puzzle que l'on pose, les unes après les autres.
«Tac, tac, tac, tac»
Après quelques minutes de silence, qui apparemment avaient été le temps de réflexion nécessaire à l'albinos pour répondre à la question, il dit:
«Parce que je n'en ai pas envie»
Une réponse incontestable, en soi.
Néanmoins, il ne faut pas omettre qu'une fois cette petite fille, Linda et Matt partis de la salle, il ne reste plus aucun soutien éventuel à Near. Juste quatre ou cinq enfants excités par une très forte chaleur. De plus, Mello étant absent, personne pour martyriser Near.
Et comme les humains aiment se défouler sur des boucs émissaires, en deux coups de cuillère à pot, le petit garçon se retrouve là où est son pire point faible, dehors.
Enfermé, ça va de soi.

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«JE MEUUUURS» se plaignait Mello, étendu au pied du gros chêne.
«MAAAAATT !» hurla-t-il, s'adressant à la fenêtre adéquate.

Comme un mourant sur son lit de mort, Mello parlait lentement et semblait sur le point de dicter ses dernières volontés.
Matt, même s'il l'avait entendu n'en aurait eut que faire sur le moment.
Il venait de remettre des piles dans sa console, le monde pouvait s'écrouler.
Donc Mello demeura seul au bord de la mort, même si seul son bras souffrait, en vérité.

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Quelque part, à quelques mètres seulement, un petit garçon réfléchissait. Pas que ce soit vraiment exceptionnel, non, mais il devait le faire plus rapidement que d'habitude. Puisque je ne vous apprend rien en vous disant qu'un gamin albinos exposé à la brûlante lumière du soleil risque l'insolation à chaque seconde.
Heureusement pour lui, il y avait deux choses positives qui s'annonçaient.
La première était son caractère qui faisait qu'il ne s'affolait pas facilement.
La deuxième était l'ombre du gros chêne.
Une ombre, c'est déjà plus frais et c'est couvert un minimum.
Near réunit toutes ses forces d'enfant pour s'y diriger.

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«Arghhh...» gémissait Mello, un tout petit peu plus loin.
«Que l'on vienne...entendre...mes...der...nières...vo...lon...tés...»
Le gros chêne d'où notre blondinet international avait chuté lui apportait une ombre.
Mais pour lui c'était négligeable par rapport à la souffrance qu'il endurait.

«QUE QUELQU'UN VIENNE !»

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«...VIENNE !»

Hein ?
C'était quoi ça ? Quelqu'un criait...
Near, qui était un peu curieux aurait bien aimé savoir ce que c'était et d'où cela pouvait venir, mais déjà qu'il était doté d'une vue quelque peu mauvaise, ce n'est pas l'extrême luminosité qui allait arranger quoi que ce soit.

«HEY TOI ! JESUUUUS C'EST UN ANGEEE, JE SUIS MOOOORT !!»
Mello.
Pour dire ça, il n'y a que Mello.
Le petit garçon, affaibli par la grande chaleur se laissa guider par la voix du blond.
Il sentit l'ombre du chêne l'envahir.
Un peu de fraicheur...

«Hey...» commença Mello.
Si Near n'avait pas fermé les yeux à ce moment précis il aurait pu apprécier la vue de Mello, rougissant de colère.

«NEAR ?!»
Il semblait avoir pris une douche trop chaude.
«SPAPOSSIBLEPOURQUOITOISALEPETITFANTÔME!!!»
Il reprit sa respiration comme après une très longue apnée.

Le petit albinos le fixa d'un air absent.
Comme souvent, en fait.
«Pourquoi tu t'énerves ?»
Mello semblait outré, comme si son rival venait de lui poser une question des plus impertinentes.
«A ton avis ?!
-...
-...
-...
-Parce que je viens de TOMBER d'un ARBRE !»

Il essaya de se calmer. Zen. La mer. Les cocotiers. La plage. Les petits oiseaux. Tout en couleurs. Pas de blanc.
Il y eut un silence.
Mello remarqua, à juste titre que Near ne paraissait pas au meilleur de sa forme. Pour tout dire, il semblait au bord de l'évanouissement.
Il détestait cette «petite saleté» comme il l'appellait lui-même, mais il restait quelqu'un de curieux après tout... puis il ne voulait pas d'un fardeau sur les bras.

«Ca va ? Pourquoi t'es dehors au fait ?»
L'interrogé répondit quelques mots seulement
«C'est les autres...s'ennuyaient...je veux rentrer...»
Mello n'eut pas la force de lui crier dessus, simplement parce qu'il n'aurait pas su quoi dire.
C'était quoi ce bordel ?
Si ces gamins excités s'ennuyaient qu'ils s'en prennent à leurs peluches !
Parce que le seul à pouvoir se défouler sur Near c'est LUI et personne d'autre !
Bon
Rentrer.
Avant que le petit fantôme ne fasse une insola...
«Near...?»

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«Beep Beep Beep» faisaient régulièrement les doigts de Matt sur sa console.
C'était bien, finalement, l'été.
On peut ne rien faire sans trop culpabiliser.
Puis soudain la catastrophe.
La console ne fit plus «beep»
Plus de pile, eh merde.
Quand faut bouger, faut bouger...
Le rouquin se leva mollement de son lit et jeta un petit coup d'oeil à la fenêtre, l'air absent.
Où pourrait bien être passé Mel... ?
«Hein...?» murmura tout haut Matt.
Il venait de voir Mello. Dehors.
Et le pire..c'est qu'il essayait de porter tant bien que mal (il semblait boiter) un...quelque chose de blanc.
Near ?
I.m.p.o.s.s.i.b.l.e
Near dehors ?
Alors ce doit être grave, surtout si Mello tente de l'aider. Déjà qu'en temps normal Mello et l'aide ça fait vingt quatre, alors avec Near...
Matt descendit en courant.

«Mello ? On t'a déjà dit qu'on sait pas ! ...HEIN ? Comment ça ?!»
Les surveillantes semblaient sidérées.
Mais il fallait faire vite.

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Un peu plus tard, après maints efforts de la part de tout le monde, surtout de Roger pour se remettre d'un tel échec, Mello et Near se trouvèrent tout deux deux allongés sur de très propres lits, laissés aux bons soins des surveillants, puisque apparemment Mello n'avait rien de cassé. Mais il assurait qu'il n'avait jamais eu aussi mal de sa vie et que cette crétine de surveillante est trop incompétente pour voir quoi que ce soit.

Certes.

Near...ça pouvait aller. Contrairement à Mello, il ne gaspillait pas sa salive et son énergie en inepties.
Matt, qui s'ennuyait, était resté auprès d'eux.
Même Linda était venue crier sur Mello.
«Mello ? S'enquit vaguement le plus jeune
-Kwah ?
-Merci»

Le blond sembla déconcerté pendant une minuscule fraction de seconde puis s'emporta :
«Prend pas ça pour toi, petit fantôme, j'aurais fait ça avec n'importe qui»

Cela, bizarrement fit beaucoup rire Matt.
Le soir, au moment où le roux dû s'en aller, Mello cru l'entendre murmurer:

«En fait t'es pas qu'un sale gosse !»