Chapitre second.
Odd avait toujours cru qu'il n'en voulait pas à son père. En fait, il savait qu'il n'avait pas eu le choix. Et que son geste était parfaitement justifié. Il le savait. Au plus profond de lui.
Mais lorsqu'il le vit, ce jour de mars, il n'eut qu'une envie, lui sauter à la gorge pour lui arracher se petit sourire joyeux qui s'y baladait.
L'homme le serra dans ces bras, sans qu'il n'en soit de même de la part de l'enfant, mais il ne sans formalisa pas.
-Ca y est ! Je l'ai ! dit l'homme une fois assis en face du bureau.
-Ce que ton père veut dire, expliqua la directrice de cette voix douce et agaçante, c'est qu'il a obtenue ta garde.
-Pourquoi ne pas être venu plus tôt ?
-Je ne voulais pas te faire de fausse joie. Comme il y à eu abandon de paternité, j'ai due pas mal négocier… Et j'avais honte. Il perdit son sourire, s'accroupis pour regarder son fils dans les yeux. Odd, je voudrais tellement que tu me donnes ton pardon. Non ! Non tais-toi. Il ne suffit pas que je te le demande pour que tu me l'accordes. Se que j'ai fais… ça n'a pas de nom. Je ne mérite même pas de brûler en enfer. Mais je ferais tout pour me racheter. Maintenant, tu vas venir à la maison, ou une chambre t'attend. Tu vas faire connaissance avec ta belle-mère et tes belles-sœurs, et tu vas tout oublier. Ok ?
-Ok.
" Tout oublier ? Comme si s'était aussi simple…. "
" Belle-mère ? Belles-sœurs ? "
-Bien, Odd, tu veux bien aller faire ton sac, pendant que je discute des dernières formalités avec ton père.
" -Ha… J'ai pas le choix ? "
" -Arrête c'est ton père ! "
" -Ouais, le même qui m'a vendu… "
" -Ne le condamne pas tout de suite, il ne voulait pas "
" -Hum… "
Odd coupa cour à la mini discussion mentale qu'il avait eu avec lui-même pendant le trajet en entra dans sa chambre.
-Alors, parait que tu nous quitte ?
Son bien aimé colocataire était allonger dans son lit.
-Ouais...
/ - Alors, voici ta chambre, et lui c'est Marc, celui avec qui tu la partageras. Il a trois ans de plus que toi, mais tu devrais bien t'entendre avec lui. Je te laisse installer tes affaires et faire connaissance. A plus.
L'éducateur partit. Il avait l'air gentil. Trop gentil. Le genre qui veut être ton pote.
- Salut, dit Marc T'es la pour quoi ?
- Salut.
Odd ne répondit rien de plus et commença à ranger ces vêtements dans l'étagère prévue à cet effet.
Jusqu'à ce que la porte de la dites étagère soit claquée violement.
- Je t'ai posée une question.
- Je suis pas sourd.
- Alors répond.
- Non.
Les deux adolescents se faisaient face.
- J'tai ps d'jà vu qu'eque part ?
- Non. Laisse moi tranquille. Odd reprit son occupation.
- Si ! Si ! Ha Putain ! Où ? ha je sais ! T'es le gars à la télé ! La pute qu'en est pas une en faite !
Les doigts du blond se serrèrent sur le pull qu'il tenait en entendant ces paroles crues.
- Alors, c'est vrai ce qu'on raconte ? Aller, fais pas ta chienne. Donne des détaille ! Putain, quand les autres serons ça !
- Et toi ? t'es la pour quoi ?
- Délinquance. Alors, tu réponds ?
" Comme tout les autre quoi "
" Je fait tâche dans le paysage "
" Ok, donc je suis au milieu de délinquant juvénile, et tout le monde sais. Une corde, que je me fusille. " /
/Odd était assis sur son lit, ignorant son compagnon de chambre.
Le couvre feu n'allait pas tarder. Sa première journée avait été une catastrophe.
- Tu veux toujours pas ? Aller… Tu t'en fou, avec tout'celle qu'ta déjà fais… aller, soit pas chienne…. Ou plutôt si, et fais le merde ! Vas-y ! j'ai pas envi de t'forcer ! S'teuple !
Marc s'était levé et se tenait debout près de son lit, son pantalon déformé.
- Putain tu vois bien qu'jen ai b'soin !
- Bas vas te payer une pute !
- Tu veux combien ?
Se fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase, Odd se jeta sur lui et lui balança son point en pleine figure.
Mais le cou ne fit rien et Marc lui saisit les poignets d'une main, l'immobilisant de l'autre contre son corps.
- Tu voix quand tu veux…
Murmura-t-il avec un sourire sadique en les faisant tomber sur le lit de sorte qu'Odd soit sous lui.
- Lâche-moi.
- On dit s'il te plait.
- Va te faire foutre.
- S'soir, s'sera toi qui te f'ra foutre !
Odd, en sentant l'érection de son camarade contre sa cuisse paniqua.
On lui avait promis.
On lui avait promis que cela n'arriverait plus, qu'il n'aurait plus à…
" Quel con je suis… "
- Je suis né pour sa…
- Qu'est-ce que t'a dit ? demanda l'autre en se redressant.
- Je… J'ai parlé à voix haute ?
- Ouais man. Alors, qu'est-ce t'a dis ?
- Je… J'ai du dire : Je suis né pour ça. C'est ce que mon oncle me répétait, expliqua honteux Odd.
- Alors c'est faux, s'qu'on dit dans les journaux, s'exclama Marc en le lâchant.
- Qu'est-ce que tu croyais ? Qu'un môme de treize ans allait…
- Tu sais, là d'où j'viens, j'ai vue des choses qu'on pense pas possible d'exister…
" Elle est française sa phrase ? "
" Y'en aurait d'autre, d'en mon cas, ou pire ? " /
Alors depuis se jour, bien sur Marc n'avait pas cesser de le taquiner, et de vouloir coucher avec lui, mais il n'avait plus chercher à le violer, et personne dans le centre non plus, bien que les remarques salaces aillent bon train, et cela avait surpris Odd.
-Tu veux toujours pas ?
-Nan, je veux toujours pas.
-Tu me manqueras ma grande. Tiens, des fois que tu changerais d'avis…
Marc se leva, fouilla dans son armoire et sortit un T-shirt noir, aux inscriptions de Placebo, qu'il tendit à Odd (vous croyez quoi, vous ?)
-Et comme ça t'oubliera pas la super sique que j't'ai fais découvrir…
-Super, super… Elle veut un peu rien dire… Mais merci quand même.
Il prit le T-shirt qui rejoignit le reste de ses habits dans la malle.
-Qui j'vais emmerder si t'es plus là ?
-Pleur pas… Ils t'enverront bien une nouvelle victime d'ici peu.
-Ouais ! et je s'rais pas aussi gentil qu'avec toi, ma grande.
C'est à ce moment là qu'on toqua à la porte et que la directrice suivit du père d'Odd entrèrent.
-Tu est prêt fiston ?
-Fiston ? Souligna Marc.
-J'dis Au revoir.
Il se tourna vers son grand camarade et ils se serrèrent la main quelques seconds avant de se prendre dans les bras.
-Merci, sans toi, je sais pas se que je serait devenus ici.
-T'es attachant ma grande… Fais gaffe à toi.
Puis il quitta la chambre.
A suivre…
Alors? sa vous plais? Laissez-moi des rewiew pour me donner votre avis!
A+
BD.
