Bonjour ! Merci à tous les trois pour vos reviews et voilà la suite (avec un peu de retard, oui, mais c'est parce que je n'ai aucun temps pour moi, je suis débordée…) Bonne lecture !
2. Se rencontrer au parc.
La semaine avait passé. Jeff s'était encore fait humilié par Dave et ses copains. De toute façon, c'était comme ça presque chaque jour, il avait l'habitude, maintenant. Le soir, il rentrait à chaque fois un peu plus triste et un peu plus désespéré. Sa mère le voyait bien, elle essayait de le faire parler, mais il refusait de discuter avec elle. Il ne fallait pas qu'elle soit au courant.
C'était un samedi de février, il faisait doux mais le soleil était quand même caché par de gros nuages gris. La neige n'avait pas tenu au sol. Alors que le petit garçon blond prenait son petit déjeuner dans la cuisine, sa mère le réprimanda :
– Jeff ! Combien de fois va-t-il falloir que je te demande d'essuyer tes pieds sur le paillasson avant d'entrer dans la maison ?
– Mais maman, j'étais pressé !
– Je m'en fiche. La prochaine fois, tu seras puni.
Jeff soupira et reprit une cuillère de soupe.
– Et puis, pourquoi est-ce que je suis obligé de manger de la soupe ? C'est pas bon et ça brûle la langue.
– Ça fait grandir.
– Je suis déjà assez grand ! protesta le blond.
– Jeff, mange et peut-être que je t'emmènerai au parc.
Tout de suite, le garçon redressa la tête.
– Au parc ? C'est vrai ?
– Oui, mais uniquement si tu es sage.
Le blond sourit et continua de manger sans bruit. Jeff adorait aller au parc. Il n'avait pas beaucoup d'amis là-bas, mais il s'y amusait tant. Il apportait ses petites voitures et ses figurines et jouait dans le bac à sable ou dans la cabane en bois. Personne ne voulait s'amuser avec lui, mais ce n'était pas vraiment grave. Du moment qu'ils ne s'en prenaient pas à lui. Et puis, ses amis étaient ses jouets.
Sa mère s'inquiétait un peu pour lui. Les autres enfants ne s'intéressaient pas à son fils et le laissaient souvent de côté. Il n'était pas comme les autres, elle le savait.
En un clin d'œil, le garçon finit son assiette et demanda :
– Maman, je peux sortir de table ?
– Oui, si tu as fini.
– Merci !
Il sauta de sa chaise et alla dans sa chambre. En attendant que sa mère vienne le chercher pour l'emmener au parc, il s'amusa à dessiner des animaux. Alors qu'il terminait son abeille, Stormie entra.
– Jeff, chéri, c'est l'heure. Viens mettre ton manteau.
Le blond laissa en plan ses affaires et suivit sa mère. Il enfila sa veste, mais sur le moment de partir, il rebroussa chemin.
– Où est-ce que tu vas, Jeff ? s'enquit Stormie.
– Chercher des jouets ! J'ai failli oublier.
Il entra dans sa chambre et mit quelques voitures et quelques figurines dans un sac, puis rejoignit sa mère dans la voiture.
– Dépêchons-nous, ou les bancs seront tous pris.
Sa mère démarra.
Lana cherchait Nick partout. Où est-ce que ce gamin était encore allé se cacher ?
– Nick ! s'écria-t-elle. Nick, où es-tu ?
Personne ne répondit. Evidemment. Alors que Lana marchait dans les couloirs, elle croisa Wes, un "ami" de Nick, ainsi que d'autres enfants. Ce n'était pas vraiment son ami – Nick n'avait pas d'amis – mais ils s'aimaient bien. Wes était asiatique. Il était dans l'orphelinat depuis sa naissance. Sa mère, trop pauvre pour l'élever, l'avait déposé devant le bâtiment, un soir de décembre. Depuis, l'enfant de dix ans n'avait pas trouvé de famille pour l'accueillir.
– Wes ! Tu n'aurais pas vu Nick ?
– Non, mademoiselle. Mais peut-être qu'il est à l'Endroit ?
– Oui, sûrement. Merci. Au fait, tu pourrais dire à Sebastian qu'une famille l'attend dans le hall ?
– Oui, mademoiselle. J'espère que cette fois, il va réussir à tenir plus de deux jours.
Lana acquiesça en soupirant. Elle savait très bien que Sebastian mènerait la vie dure à sa nouvelle famille et qu'il rentrerait à l'orphelinat quelques jours plus tard. Tout au fond d'elle, elle savait pourquoi il était aussi désagréable avec tout le monde. C'était à cause de Hunter. Il ne voulait pas partir de l'orphelinat parce qu'il était là. Alors s'il partait, qui veillerait sur lui ? Donc il faisait n'importe quoi et sa nouvelle famille le ramenait aussitôt là où elle l'avait trouvé.
La gérante de l'orphelinat monta à l'Endroit. L'Endroit, c'était une sorte de grenier. On y trouvait de tout, là-dedans. Un beau bazar. Nick adorait venir ici. Il aimait bien la tranquillité du lieu et les nombreux recoins pour se cacher. Souvent, Lana le trouvait endormi au milieu des livres et des jouets cassés. La jeune femme chercha le garçon.
– Nick ? Nick, réponds-moi.
Quelle idiote. Nick ne pouvait pas répondre. Elle soupira et se mit à fouiller le grenier de fond en comble pour le trouver. Mais il n'y avait personne. Où est-ce que le garçon était encore allé se fourrer ?
La voiture s'arrêta. Jeff se détacha et sortit. Sa mère et lui marchèrent un peu et entrèrent dans le parc. Il y avait déjà beaucoup d'enfants, qui riaient et s'amusaient. Stormie s'assit sur un banc et commença à lire un magazine. Jeff prit son sac à jouets et regarda là où il y avait de la place. Tous les jeux étaient bondés d'enfants fous de joie. Sauf une petite maison en bois. Elle semblait vide. Il se dit qu'il pourrait être tranquille, là-dedans. Il poussa la porte et s'apprêta à s'asseoir sur le banc quand il vit qu'il y avait déjà quelqu'un. Un petit garçon brun aux yeux marron, avec une simple petite veste sur le dos, regardait par la fenêtre. Jeff baissa les yeux, gêné, et dit :
– Désolé, je savais pas que y avait quelqu'un.
Le garçon sursauta. Apparemment, il n'avait pas vu que Jeff était entré. Il tourna la tête vers lui et écarquilla les yeux.
– Je peux rester ?
Le brun le regarda de bas en haut puis hocha doucement la tête. Alors que le blond s'asseyait en face de lui, de l'autre côté de la petite table, l'autre enfant retourna dans sa contemplation de la fenêtre. Jeff le regarda pendant un moment. Puis, au bout d'un certain temps, il commença à sortir ses figurines. L'autre garçon le regarda faire, attentif. Lorsque tout fut mis comme il faut sur la table en bois, Jeff releva la tête vers le garçon.
– Je m'appelle Jeff. Et toi, c'est quoi ?
Il n'eut aucune réponse. Le brun restait les yeux fixés sur lui. Jeff haussa les épaules et retenta :
– J'ai neuf ans, et toi ?
Le garçon ouvrit la bouche mais il ne dit rien. Sa bouche se ferma et il cilla. Le blond soupira et jeta un coup d'œil par la fenêtre.
– Tu viens souvent ici ?
Cette fois-ci, le brun secoua la tête. Ça voulait dire non. Jeff acquiesça et essaya de nouveau :
– Tu habites dans le coin ?
Le petit baissa les yeux et hocha négativement la tête.
– Tu vas à quelle école ?
Il n'eut aucune réponse. Le garçon regardait de nouveau la fenêtre.
– Pas dans la mienne, en tout cas. Je t'ai jamais vu.
Jeff prit la figurine de Captain America dans sa main et s'amusa avec. Le brun le regarda faire, ses lèvres restant scellées.
– Est-ce que tu… veux jouer avec moi ?
Jeff se pinça la lèvre inférieure. Il redoutait la réponse du brun. Jamais personne ne voulait jouer avec lui, il était trop bizarre. Mais il avait cru que ce garçon-là n'était pas comme les autres. Il voyait dans son regard quelque chose qu'il ne voyait pas chez les autres enfants.
L'enfant hocha à peine la tête. Jeff sourit au garçon. Celui-ci lui rendit un sourire timide.
– Lequel tu veux ? J'ai eu plein de nouvelles figurines à Noël.
Le brun baissa les yeux.
– Qu'est-ce qu'il y a ?
Le garçon soupira doucement mais lui sourit pour qu'il ne s'inquiète pas. Jeff regarda à l'intérieur de ses yeux. Il ne savait pas pourquoi, mais il eut comme l'impression qu'il pouvait y lire comme dans un livre.
– Tu n'as pas eu de cadeau à Noël ? s'étonna-t-il.
Puis quelque chose d'extraordinaire se produisit. C'était comme si une phrase s'inscrivait dans les yeux du brun. Jeff lut dans les yeux marron de l'enfant :
« Non. »
– Mais normalement, le Père Noël apporte des cadeaux à tout le monde…
Le brun haussa les épaules en regardant ses pieds.
– Mais c'est pas grave, tu sais. Tu peux t'amuser avec mes jouets quand même.
Le brun leva rapidement les yeux et son visage s'éclaira d'un mince sourire. Jeff lui rendit ce sourire et réussit à lire un rapide « Merci » dans les yeux du garçon. Le blond prit Iron Man et Captain Amercia. Il fronça les sourcils en voyant que l'autre regardait les figurines sans les toucher. Il comprit alors et lui dit d'un ton aimable :
– Tu peux les prendre, je te les prête.
Le brun sourit et opta plutôt pour Batman et Superman. Ils s'amusèrent ensemble pendant plusieurs longues minutes. Mais, pas une fois, Jeff n'entendit le garçon parler.
– Attention, Superman ! Cruella arrive pour tuer ton ami Batman ! Vite, vite, attaque-la !
Alors que Jeff prenait Cruella, la méchante des 101 dalmatiens, le petit garçon bougeait Superman et faisait semblant de voler au secours de Batman. Jeff rit même quand le brun prit la figurine de Harry Potter et fit mine de danser avec Drago Malfoy.
– Tu sais, ils sont sensés être pire ennemis, dans le film.
Le garçon haussa les épaules et Jeff lut dans ses yeux :
« C'est pas grave, ils vont bien ensemble. Et j'ai pas vu le film. »
Comment se pouvait-il que Jeff voie aussi facilement ce que pensait le garçon ? Est-ce que ça voulait dire qu'il pouvait lire dans les pensées, ou qu'il avait un quelconque superpouvoir ? Non, ça c'était impossible.
– Tu vas me trouver bizarre, mais… J'ai l'impression que je peux lire dans tes yeux.
Le brun leva la tête.
« Je te ne trouve pas bizarre. »
– C'est vrai ? demanda Jeff. Tous les autres me trouvent bizarre.
« Pourquoi ? »
Le blond haussa les épaules.
– J'sais pas. Je fais rien, pourtant… J'essaye d'être normal et tout mais…
« T'inquiète pas. Moi aussi, tout le monde me trouve bizarre. »
– Ah bon ? Pourquoi ça ?
« Ben, je parle pas. »
Jeff sourit.
– Mais je te comprends quand même. C'est… bizarre.
Ils rirent. Jeff trouvait que Nick avait un très joli rire.
– Tu peux me raconter ta vie ? demanda Jeff quand ils se furent calmés. J'aime bien entendre les gens parler d'eux.
« Si tu veux. Mais il n'y a pas grand-chose à dire, tu sais. Je suis muet. Je n'ai pas de parents, je vis dans un orphelinat. Je me suis enfui parce que j'en ai marre que les autres enfants se moquent de moi. Voilà. »
– Mais tu comptes rester ici tout le temps ?
« Dans cette cabane ? Non, je veux retrouver mon père. »
– Mais tu n'as plus de père.
Vexé, le garçon baissa les yeux. Jeff se rendit compte qu'il venait de faire une gaffe et s'excusa :
– Oh, pardon, je ne voulais pas dire ça…
« C'est pas grave. »
Après quelques minutes de silence, Jeff dit :
– Tu veux qu'on aille jouer dehors ? Avec mes voitures.
Le brun fit la moue.
« J'sais pas trop. J'ai pas envie que Lana me trouve. »
– C'est qui, Lana ?
« Celle qui s'occupe de l'orphelinat. Si elle me trouve, elle va me ramener là-bas. »
– Mais il ne peut rien t'arriver dehors. Je suis là. Je te protègerai.
« C'est vrai ? »
– Tu peux compter sur moi.
Le brun sourit un peu. Jeff rangea ses figurines dans son sac. Il se leva et tendit sa main vers l'enfant.
– Prends ma main.
Le brun mit sa main dans celle du blond et Jeff ouvrit la porte de la cabane. Il tira doucement sur la main du garçon et il se retrouva près de lui.
– Tu viens ? On pourrait aller dans ce bac à sable.
Le brun jeta un coup d'œil audit bac à sable. Il y avait une fille de sept ans environ et un garçon un peu plus vieux.
« Non… Il y a des gens, déjà. »
– Tu as peur ou quoi ?
« Non, j'ai pas peur ! »
– Allez, viens.
Jeff tira le plus petit et ils s'assirent sur le sable. Jeff leva le nez. Le vent commençait à se lever. Il regarda le brun. Celui-ci aussi le fixait. Jeff frissonna quand il vit qu'il n'était vêtu que d'une petite veste.
– Tu n'as pas froid comme ça ? s'enquit le blond.
« Non. »
– Tu es sûr ?
« Oui. »
Jeff soupira. Il commença à sortir ses voitures. Les deux autres enfants les regardaient, envieux. Mais Jeff ne leur accorda pas un coup d'œil. Il n'avait d'yeux que pour le garçon brun.
– Tiens, prends celles que tu veux. On n'a qu'à construire une forteresse. Un garage-forteresse.
Le brun acquiesça et entreprit de construire un châtain avec ses mains.
– Et là, on disait qu'il y avait une tempête et que tout le monde devait trouver une cachette, dit Jeff.
« Oui, et ensuite, les voitures de course vont chercher du renfort. »
– Tu as raison, c'est une idée géniale ! Après, on peut même dire que les tracteurs gardent le garage-forteresse.
« D'accord. Mais c'est moi qui bouge les tracteurs ! Toi, tu fais les voitures de courses. »
– Si tu veux.
Alors que Jeff s'apprêtait à prendre la Formule 1, la fille de sept ans lui dit en rigolant :
– Tu parles tout seul ! T'es trop bizarre.
Jeff baissa les yeux. Il sourit un peu quand il vit la main du brun se poser sur la sienne.
« Laisse-la dire. »
– Et toi, là, tu parles pas, dit le garçon plus vieux. Vous êtes bizarres. Viens, petite sœur, on s'en va.
Les deux gamins partirent, les laissant seuls. Jeff soupira.
– J'en ai marre qu'on dise que je suis bizarre. Tu es le seul à ne m'avoir jamais dit ça, tu sais.
« Mais c'est parce que tu peux lire dans mes yeux. On est liés. »
– Tu crois ?
« Oui. »
Jeff leva les yeux vers lui et demanda timidement :
– Tu veux bien être mon ami ?
Le brun sourit de toutes ses dents.
« Oui, mais que si toi aussi tu en as envie. »
– D'accord ! s'exclama le blond.
Le garçon lui fit un autre sourire. Ils recommencèrent à jouer aux voitures.
Vers la fin de l'après-midi, alors qu'ils venaient de ranger les petites voitures et que la pluie commençait à tomber, le ventre de Jeff gargouilla. Il leva les yeux vers le garçon et ils sourirent.
– Je vais nous chercher quelque chose à manger ! Attends-moi ici.
« Je t'attends. »
Jeff se leva et courut jusqu'à sa mère. Stormie lui sourit et il se jeta dans ses bras.
– Qu'est-ce qu'il y a, mon chéri ?
– J'ai faim, maman.
– Tu veux un biscuit ?
– Oui, s'il te plait.
Elle fouilla dans son sac et lui donna son gâteau. Embarrassé, il demanda :
– Je peux en avoir un deuxième ?
– Finis d'abord celui-là.
– Mais c'est pour mon copain, là-bas.
Il le montra du doigt. Le brun était assis au même endroit et attendait son retour.
– D'accord, alors. Il a l'air gentil. Comment est-ce qu'il s'appelle ?
– Je ne sais pas, il n'a pas voulu me le dire.
Avant que sa mère puisse ajouter quoi que ce soit, le blond partit vers son ami.
– Tiens ! lui dit-il en lui tendant un biscuit.
« Merci. »
Il prit le gâteau et le mangea lentement. Jeff avait déjà fini depuis un bout de temps, lui.
– Ils ne te donnent pas à manger à l'orphelinat, ou quoi ? voulut-il plaisanter.
Très sérieusement, le brun cligna des yeux et inscrivit dans son regard :
« Si. Mais ce soir je ne vais pas dormir à l'orphelinat. Je ne dormirai plus jamais à l'orphelinat. »
– Mais… Tu n'étais pas sérieux quand tu disais que tu ne voulais plus y retourner ? Si ?
« J'étais très sérieux. »
Jeff fronça les sourcils.
– Mais où tu vas dormir ?
Il montra la petite cabane en bois.
– Mais tu ne peux pas dormir là-dedans ! Il fait froid et tu n'as rien sur le dos !
Il haussa les épaules.
– Et puis qu'est-ce que tu vas manger ?
« Ce biscuit que tu m'as donné me suffira. »
– Tu dis n'importe quoi. Tu vas mourir de faim. Tu es fou.
Le garçon baissa les yeux.
– Désolé, je ne voulais pas dire ça…
« C'est rien. Mais tu comprends, je ne veux pas retourner là-bas. »
– C'est aussi horrible que ça ?
Il hocha silencieusement la tête. Jeff posa sa main sur son épaule.
– Jeff ?
Le garçon leva la tête. Sa mère se tenait là. Elle sourit à l'autre petit garçon et dit à son fils :
– Jeff, on s'en va. J'ai du travail à la maison. Dépêche-toi.
– Mais, maman…
– Ne discute pas.
Le blond soupira. Il regarda son nouvel ami. Il se pencha vers lui et l'embrassa sur la joue. Il le vit rougir.
– Je reviens demain. Enfin, je vais essayer, lui murmura-t-il à l'oreille. Ne fais pas de bêtises.
Le brun lui sourit faiblement et hocha doucement la tête.
« Au revoir, Jeff. J'espère qu'on se reverra. J'ai beaucoup aimé jouer avec toi. »
Stormie tira son fils par la main et ils s'éloignèrent. Jeff eut juste le temps de faire un petit signe de la main au garçon, dont il ne connaissait même pas le nom. Il espérait vraiment qu'ils allaient se revoir et surtout, qu'il n'aurait pas trop froid ni trop faim s'il dormait réellement dans sa petite cabane.
Lana était inquiète. Vraiment très inquiète. Depuis au moins sept heures, Nick avait disparu. Elle l'avait cherché partout, sans résultat. Elle croisa Tara et demanda :
– Tara, tu ne saurais pas où est Nick ? Je ne le trouve pas.
Elle haussa les épaules.
– Non, je ne l'ai pas vu depuis ce matin, au petit déjeuner.
Lana hocha la tête. Tara partit et Lana continua de chercher le petit garçon. Introuvable.
Alors que la journée se terminait et que la gérante de l'orphelinat était au summum du stress, elle décida enfin d'agir.
– Allô ? Commissariat de police. Que puis-je pour vous ?
– Ici l'orphelinat de Westerville. Je voudrais vous signaler la disparition d'un enfant.
– Bien, quel est son nom ?
– Nick.
– Nick comment ?
– Nick tout court. C'est un orphelin.
– Ah oui, excusez ma question stupide. Quand l'avez-vous perdu ?
– Je pense que c'était ce matin, vers 11:00 environ.
– Donc cela fait maintenant huit heures qu'il n'est plus là ?
– Exact.
– Pouvez-vous me le décrire ?
– Petit, brun, yeux marron, muet.
– D'accord. Je vous rappelle si j'ai du nouveau. Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir.
– Merci, monsieur. Au revoir.
Elle raccrocha, s'affalant sur sa chaise. C'était la première fois, en six ans de métier, qu'elle perdait un enfant.
Ça vous plait toujours ? Y'a intérêt ouais. Non je plaisante :3 Que vous aimiez ou pas, ne vous gênez pas pour me le dire ! Bref dîtes-moi tout, vous avez aimé cette rencontre ?
