Résumé : Lisanna et Natsu sortent ensemble depuis la terminale. Ils s'aiment à la folie et s'entendent à merveille sauf pour une chose : Natsu n'arrive pas à faire l'amour à sa petite-amie pour une raison que la jeune fille ignore. Ce qu'elle sait par contre, c'est que celui-ci la trompe avec une certaine blonde qui est, en plus de cela, une de ses amies les plus proches.

Auteur: Chifumi

Genre : Angst, UA, Lemon, OOC, Drame, Hurt/Comfort, Amitié, Romance

Pairing : Natsu x Lucy, léger Natsu x Lisanna

Disclaimer : Fairy Tail et ses personnages appartiennent à notre cher Hiro Mashima.

Hello ! Me revoilà rapidement avec le premier chapitre de cette fanfiction ! Je tiens en premier lieu à m'excuser s'il reste encore quelques fautes d'orthographe, j'ai pas mal vérifié mais bon on ne sait jamais. Ensuite, j'aimerai signaler que le titre de cette fiction n'est pas Trafic d'amour, comme aime le dire mais Traffic Love. Oui parce qu'en anglais ça fait tout de suite plus classe. Même si j'ai été très rapide pour ce chapitre les suivants risquent de tarder parce que j'ai pas mal de choses à faire comme, à priori, mon bac à réviser (lol). Penser à me laisser un petit avis même s'il est court ça fait toujours plaisir ! Sur ce, bonne lecture ! Chifumi


Chapitre 1 : « J'aurais dû mettre des boucles d'oreille »

Mes clefs. Mon sac. Mes chaussures. Mon portable. Mes écouteurs. Mes médicaments. Ma veste. Mes lunettes. Mon dossier. Ma tête. Ma tête? J'avance mon visage jusqu'au miroir de mon entrée. Mes cheveux blonds sont parfaits. Bien coiffés et remontés en une longue et haute queue de cheval. Mes yeux bruns sont légèrement maquillés et font ressortir ma beauté à la perfection. J'aurais peut-être dû mettre des boucles d'oreille ? ... Rouge à lèvre et portefeuille. Je suppose que tout y est. Je ferme ma porte à double-tour et débarque dans les rues encore désertes de Magnolia. Mes pas longent la rivière couvertes de pétales de fleurs donnant l'illusion d'un océan multicolore. C'est déjà le printemps, l'année est passée bien vite. Quoiqu'elle ne soit point du tout terminée pour une étudiante telle que moi.

Au loin, j'aperçois un imposant véhicule qui avance lentement. Il est seul sur la route. Je ne mets pas plus de deux secondes avant de me précipiter à sa rencontre. Je cours et lève le bras au niveau d'un abris vide. Le bus s'arrête en trainant.

« B'jour..., marmonna le chauffeur

- Bonjour. »

Ce rituel matinal agaçant n'était que simple politesse et m'énervait plus qu'autre chose. Je m'assis à l'arrière, près d'une fenêtre et clouais mes écouteurs dans mes oreilles. La musique démarra et je décidai de me lasser à regarder le jour se lever sur la ville.

Campus universitaire… Campus universitaire.

Ma main demanda l'arrêt par réflexe et je descendis du transport sans plus tarder.

« Lu-chan !, s'exclama une voix familière »

Je tournai la tête vers son origine et aperçus mon amie d'enfance. Ses cheveux bleus encadrant son visage et surmontés par l'éternel bandeau correspondaient parfaitement à son caractère rassurant.

« Levy !, accourais-je vers ma meilleure amie

- Lu-chan. Tu es en avance aujourd'hui ! T'es tombée du lit ?

- N'importe quoi !, soupirais-je, Je me suis juste réveillée plus tôt...

- Ah ! J'ai compris ! Tu stresses en fait ? »

Je regardais Levy avec incompréhension. Il était vrai que l'examen-concours arrivait bien vite. Mais, mon niveau était assez bon pour me trouver sereine à quelques mois de l'évènement.

« Un peu, j'avoue, chuchotais-je en détournant le regard

- Ah ! Je le savais ! Mais, Lu-chan, tu n'as pas à t'en faire ! Tes notes sont excellentes !

- Ah ah ! Excellentes certes, mais jamais aussi bonnes que toi, lui fis-je remarquer moqueuse alors que le téléphone de ma meilleure amie se mit à vibrer.

- Ah ! C'est Gajeel. Tu m'excuse deux minutes ?, m'informa la bleue

- Fais donc.

- Merci ! Allo~ »

Levy et son Gajeel. Une histoire de plus de trois ans. Et toujours aussi amoureux... Je suis affreusement jalouse. Oh, je n'ai pas de vue sur Gajeel ! Sur personne en fait... Mais, elle a l'air si heureuse et épanouie quand ils sont tous les deux que je l'envie. J'aimerai avoir une personne comme ça... Encore faudrait-il que je tombe amoureuse ! Ahhh ! Et puis merde alors ! Pourquoi je me creuse la tête avec ces histoires. Je n'ai pas besoin d'un mec pour trouver le bonheur. Mes amis me donnent déjà assez de boulot comme ça.

«Lu-chan!

- Ah, Levy. Alors ?

- Gajeel arrive avec les garçons.

- Ils arrivent ?

- Ouaip !

- C'est une réunion de famille ou un truc dans le genre ?

- Tss. Mais non idiote !

- On n'est pas tous dans la même section, on n'est pas sensé tous commencer à la même heure ! Je ne crois pas une seule seconde qu'ils aient tous bougé leur cul pour nous...

- Il faut croire que si ! Allez viens, ça fait longtemps qu'on ne les a pas vu en plus. Y'a Jubia, Erza et Kana. Mirajane et sa soeur viennent aussi !

- Les cours commencent dans moins d'une demi-heure...

- Quelle rabat-joie je vous jure ! »

Mirajane et sa soeur. Je soupire. Je n'ai pas envie de marcher, je n'ai pas envie de parler, je n'ai pas envie de venir, je n'ai pas envie de les voir. Je veux juste qu'on me foute la paix.

" Prélèvement ?

- Quoi ?

- Je dois aller voir le prof, j'ai des questions à lui poser. Il n'a jamais le temps normalement mais là, je dois profiter qu'on soit en avance pour ne pas gâcher cette occasion. Je suis-

- Eh?! C'est quoi ça ? Le prof est plus important que nous maintenant ? Allez arrête de faire ta timide, on dirait une gamine de sept ans qui achète le pain pour la première fois ! On y va.

- Non Levy ! Ce n'est pas ça. Je ... Je dois juste y aller OK ? Je te retrouve plus tard.

- Et elle me lâche vraiment en plus ! Eh ! Attends un peu là ! Luuuuu-chaaan ! »

Désolée Levy mais là, tout de suite, maintenant, j'ai envie de tout sauf de me retrouver au milieu d'un cirque de guignols. Ils sont marrants, ils sont adorables. Mais à 7h40, j'ai juste besoin d'un café.

Je passe la grille qui vient tout juste de s'ouvrir et me dirige vers le bâtiment des littéraires. Je croise mon professeur de philosophie antique que je salue aussi brièvement que j'aime la matière qu'il enseigne. J'aime la littérature, rassurez-vous. Mais je l'aime à ma façon. Mon idéal serait d'écrire pour moi-même plus tard, mais je sais que ce n'est pas si simple.

Dans le couloir, je m'arrête au distributeur. Juste avant de cliquer sur le bouton café noir, je me ravise et dérape sur jus de fruits frais. Je n'ai jamais appuyé sur un autre bouton que "Café extra-noir intense", un peu de changement ne me fera pas de mal.

« Ah ! Heartfilia ! Vous êtes en avance aujourd'hui, ça change...

- Fernandez-sensei ...

- Vous êtes tombées du lit ?

- Qu- Vous êtes la deuxième personnes à me dire ça ce matin ! Et non. Non, je ne suis pas tombée du lit. Je suis juste... Je me suis réveillée plus tôt.

- Le changement d'heure fait des siennes ?

- Pardon mais, quel changement d'heure ?

- Vous ne saviez pas ? On a changé d'heure le weekend dernier. C'est lorsque je perds une heure de sommeil que je me rend compte que nous sommes vraiment au printemps...»

Le changement d'heure... Je regarde mon portable furtivement. Evidemment...

« Je comprends mieux pourquoi vous êtes arrivées à l'heure ! Pour vous, il est déjà neuf heures c'est ça ?

- Ah... Euh, oui, je n'étais pas au courant...

- Macgarden n'est pas avec vous aujourd'hui ?

- Non... Des amis sont venus ce matin à notre rencontre et du coup elle reste avec eux.

- Des amis... Vous voulez dire, Redfox, Dragneel, Alperona, Scarlett ?

- Oui... Erza aussi.

- Je vois... Et alors, vous n'y êtes pas ?

- Non, je n'y suis pas, je peux les voir quand je veux mais ce matin-

- Lu-chan!

Je me retourne pour retrouver la petite bouille de ma meilleure accompagnée de Kanna et de... Ah... Lisanna...

- Alors, déjà entrain de flirter ? Et c'est pour ça que tu m'as larguée ?! T'es vraiment qu'une pétas- Oh ! Bonjour Fernandez-sensei, il fait frais aujourd'hui, vous ne trouvez pas ?

- Bonjour Macgarden...

- Bon ! Si vous êtes arrivées, c'est que ça doit être presque l'heure. Au revoir sensei ! Allez, on y va...

Je poussai Levy et les deux autres vers nos places habituelles en abandonnant le prof qui se retenait de rire.

« Franchement, Levy, t'es irrécupérable !

- Quoi !? Non mais tu te rends compte que tu m'as lâché devant la grille toute seule y a pas 15 minutes ?

- A croire que Lucy voulait pas nous voir aujourd'hui.

- C'est pas ça Kanna !

- Je pense qu'elle voulait juste avoir un peu de temps pour draguer le prof de littérature avancée.

- Lisanna !

- Je te l'accorde, il est vachement sexy. Enfin pas plus que Gajeel... Mais tu joues sur un territoire qui ne t'appartient pas là, Lu-chan !

- QUOI ? Mais jamais je-

- Si tu continues comme ça, j'en connais une qui risque de plus te parler pendant deux bonnes semaines.

- Eh, mais c'est pas bientôt fini là ? Vous me faites chier avec vos conneries dés la première sonnerie !

- C'est qu'on est à l'heure la plupart du temps, nous.

- Ah ah ah ! Lucy est tombée de son lit aujourd'hui !

- Allez ! Silence ! On se calme, je vais commencer le cours, s'écria le jeune professeur

- Arrêtez maintenant ! J'essaie d'écouter !

- Oh, elle nous ignore.

- Moi je pense qu'elle fait la tête.

- Lu-chan déteste qu'on la taquine.

- C'est bon là ? Vous êtes contentes ?

- Ah ah ah! Ouais.

- Alors on se tait, on s'en remet et on bosse.

- Ouah ! Lucy fait peur !

- Un peu de silence au fond !»

_DRING_

Et voilà, encore une journée éreintante à supporter d'un côté les cours, de l'autre, des potes insupportables. Enfin, même si elles sont chiantes, je les adore. Je les aime bien quoi... Y a des milliards de petits détails que je pourrais donner sur ce lundi mais c'est pas vraiment ce qui me trotte dans la tête en ce moment.

« Lucy ! T'as finis?

- Lisanna ! Oui j'ai finis, je pense rentrer maintenant.

- Tu passes sans nous voir le matin et tu t'enfuies le soir. Il se passe un truc ?

- Hein ? Ah non ! Non, rien du tout. Un peu de fatigue c'est tout. Et puis, de toute manière, je travaille ce soir.

- Je comprends. Ça arrive à tout le monde d'avoir un coup de barre. Si tu as un problème n'hésite pas à m'en parler tu sais.

- Non ! Non, c'est rien, je t'assure...

- Je vois...

- Et toi, alors, tu as un cours d'économie politique il me semble ?

- Ah ouais. Je dois rejoindre Natsu, là.

- Très bien ! Alors je te laisse.

- Ouais ! À plus tard Lucy. »

Si je vous disais que tout allait bien, que j'aimais cette fille comme une de mes meilleures amies, que je partageais tout avec elle et que je l'ai encouragé dans tout ce qu'elle a entrepris, ce serait faux. Cette histoire ne date pas d'hier. Ça a toujours été comme ça entre nous. Je sais qu'elle fait des efforts, elle vient vers moi, elle agit normalement, elle me demande toujours si quelque chose ne va pas. Mais c'est impossible. C'est impossible pour moi d'être sincère. Je n'arrive tout simplement pas à apprécier cette fille. Ce n'est pas de sa faute, Lisanna est géniale. Tout le monde l'adore parce qu'elle est super sympa. Je ne sais pas si c'est de la jalousie ou pas. Je ne pense pas. Je n'ai jamais cherché à être populaire. Et puis je suis jolie en étant juste moi. Je n'arrive pas à saisir le problème ou plutôt je ne veux pas le voir. Je sais que je devrai arrêter de me voiler la face mais j'en suis incapable. Peut-être parce que je me conforte dans cette situation. Ouais... Je crois que ça me convient...

Je sors du bâtiment et aperçois près de la section économie, une tête blanche et une tête rose entrelacées. Ah oui ! J'ai oublié de vous le dire. Lisanna et Natsu sortent ensemble. Depuis la terminale je crois. Avec Gajeel et Levy, Mirajane et Luxus, Grey et Juvia ça fait pas mal de couples. Et c'est sans parler d'Erza et son beau prof de littérature. On ne sait pas trop ce qu'ils se passent entre eux mais ils sont amoureux ça coule de source. Autant dire qu'heureusement que Kanna et là !

Centre ville... Centre ville.

Je sors du bus et de mes rêveries rapidement et me dirige vers la longue rue centrale. Le centre ville de Magnolia est vraiment un endroit charmant et très animé. C'est là que je travaille. Je rentre dans un restaurant-brasserie et salue mon patron.

«Yajima-san.

- Ah ! Lucy, vous êtes là bien tôt aujourd'hui.

- Oui ! Mon cours d'art moderne a été annulé alors je viens en avance.»

Mon patron Yajima-san est un vieil homme qui tient le restaurant depuis des années. Il est très gentil et je l'apprécie beaucoup. C'est comme un grand-père pour moi et puis il y a aussi...

«Lucy-san!

- Wendy ! Tu es déjà là toi aussi ?

- Mes cours sont terminées depuis une heure déjà...

- Ah mais oui, je suis bête... »

Wendy Marvel. Une lycéenne de deuxième année qui travaille avec moi au restaurant. Elle est toujours là avant moi et me respecte un peu trop je crois. En tous cas, elle est adorable et toute petite. Si bien qu'on m'aurait dit "CM1", ça ne m'aurait pas choqué. Je la considère comme ma petite-soeur. Le restaurant, c'est un peu comme une seconde famille. Je peux toujours compter sur eux, comme lorsque je suis tombée gravement malade et qu'ils étaient tous les deux venus chez moi pour me soigner. Yajima-san avait fermé exprès son restaurant pour moi. Je me sens bien ici. C'est agréable, je me sens comme chez moi. Servir les clients et prendre leurs commandes, je fais ça depuis le lycée. Ça me permet en quelque sorte de penser à autre chose que les cours.

« Bonsoir.

- Lisanna ?

- Lucy ! Alors tu travaillais vraiment aujourd'hui ?

- Euh, oui... Tu manges ?

- Ah ouais ! Normalement j'ai réservé une table pour vingt heure.

- Euh... Je vois pas ton nom...

- C'est que ça doit être au nom de Dragneel, annonça une voix grave derrière la blanche.

- Ah Natsu te voilà, arrête de trainer, tu veux.

- Bonsoir Lucy.

- Bonsoir Natsu, suivez-moi.»

Je m'occupe des deux tourtereaux et m'enfonce en cuisine après avoir pris leur commande. Bien sûr, il fallait que ce soit le jour où je travaille... J'ai du mal, beaucoup de mal. Je ne m'empêcher de sentir la gêne m'envahir lorsque je les vois. Trop de bonheur, ça m'épuise. J'attrape deux verres, une bouteille de Coca-Cola® , je presse deux oranges et ramène tout ça aux amoureux sur un plateau en faux-argent. À peine passée les portes protectrices des fourneaux qu'il faut que je tombe sur la scène la plus barbante que je n'avait pas eut l'occasion de voir depuis longtemps. Il lui tient la main, c'est trop mignon.

Ma soirée en "famille" a été gâché, j'ai le cafard, je sens la friture et suis totalement humanisée contre les attaques-guimauves des couples jusqu'à la fin de ma vie. Je sais pourquoi ça me dérange autant, mais il est hors de question que je l'assume et encore moins que je fasse quelque chose pour y remédier.

Après avoir viré le dernier ivrogne de la salle, je fermai le resto sous les coups de 23h30. En enfouissant les clefs dans la poche de ma veste je tombai sur un ancien paquet de cigarettes. C'est vrai, j'avais commencé, j'ai sombré et j'ai arrêté. Mais ce soir, pourquoi pas.

J'allumai une clope à moitié tordue et au bout de laquelle du tabac sec manquait de tomber. Je ne prends jamais le bus pour rentrer après le boulot. Pas parce que rester dans un véhicule vide avec un chauffeur glauque était franchement sordide, mais parce que j'appréciais particulièrement les soirées fraiches de printemps. Me changer les idées, c'est la seule chose qui trotte dans ma tête. La nuit, tout est calme à Magnolia. Même si ce n'est pas un village, ce n'est pas une grande ville. C'est un entre-deux. Ce n'est ni trop calme, ni trop bruyant. Et j'aime ça. Le bruit et le silence sont les pires choses que je connaisse. Mais le soir, lorsque tout est paisible, lorsqu'on marche au bord de la rivière, qu'on se promène à la lumière des réverbères, qu'on entend un chien hurler à quelques pâtés de maisons ou un homme ivre chanter sa joie et son malheur de vivre, je me sens bien.

J'ouvris la porte de mon appartement et déposai mon sac dans l'entrée. Je déteste mon "chez-moi" parce que je ne m'y sens pas en sécurité, j'ai l'impression de pas connaitre cet endroit alors que cela fait plus d'un an que j'y suis installée. Je n'arrive pas à m'y habituer et je cherche sans cesse mes affaires comme si j'étais chez quelqu'un d'autre. Après quelques minutes dans le noir, je décide d'allumer enfin la lumière de mon salon pour ensuite m'effondrer sur le canapé. À peine ai-je enlevé mes chaussures que la porte se met à sonner. Je soupire. Je devais m'y attendre. C'était sûr qu'il viendrait. Je déteste ça, vraiment. C'est pour ça que cet endroit me met mal à l'aise, pire que ça, il me donne la nausée. Je me lève et me traine jusqu'à la porte d'entrée. Je m'arrête soudain et me regarde brièvement dans le miroir avant d'ouvrir la porte. Je le savais, aujourd'hui, j'aurai dû mettre des boucles d'oreille.

Lorsque j'ouvris la porte de mon appartement au milieu de la nuit, je ne fus pas surprise de découvrir une tête rose au visage inexpressif et aux joues ruisselantes. Ne vous-y trompez pas, ce ne sont pas des larmes, ce n'est que la pluie qui s'est mise à battre les trottoirs et les toits de Magnolia. Natsu était venu et ça ne m'étonnait pas plus que ça. Cette relation étrange que j'entretiens avec lui, ce mépris indéfinissable et cet amour inavoué, les sentiments que j'éprouve sont tellement compliqués. Que dire de lui ? Rien. Que faire de lui ? Ça, j'ai toute la nuit pour y réfléchir.

Je le regarde trainer ses pieds sur le paillasson d'impatience et décide finalement de le faire entrer en soupirant. A peine a-t-il enlever ses chaussures qu'il m'agrippe le bras férocement. Je ne sais que dire et manque de perdre l'équilibre. Rapidement il me traine jusqu'à ma chambre et nous y enferme avant de me pousser sur le lit. Il a décidé d'être agressif ce soir. Je le laisse faire et défaire un à un mes vêtement qu'il déchire presque sous la pression qui se fait sentir de plus en plus dans son pantalon. Il est déjà dans un état d'excitation pure, je me demande souvent à quoi peut-il bien penser dans ces moments-là. A rien sûrement. On dirait une bête, un animal qui cherche à étancher une soif grandissante. Dégrafant mon soutien-gorge, il laisse apparaitre ma poitrine imposante. Je vois alors son expression se changer en une grimace dégoutante et perverse. Il s'empare de mes seins et s'amuse à mordre mes tétons tout en enlevant la dernière chose qui le retient de me pénétrer sauvagement. Il caresse mes hanches avec une délicatesse à moitié rassurante pour ensuite soulever mon dos et agripper fermement mes fesses rebondies. Il affiche un sourire malsain avant d'apporter mon sexe jusqu'à sa verge tendue. Sans douceur, il me pénètre violemment et m'arrache un petit cri. Il y prend du plaisir, je le vois bien. Plaisir malheureusement non réciproque compte tenue de son agressivité de cette nuit. Tant mieux, tout se finira plus vite comme ça. Il se couche sur moi et écrase les seins de son torse musclé. Je sens entrer en moi sa verge encore plus profondément qu'auparavant et ses râles de plaisir montent en décibels tandis qu'il tambourine mon entre-jambe de ses coups de rein. J'ai quelques difficulté à respirer mais plus le temps passe plus je sens, moi-aussi, l'excitation monter en moi. Vous me trouvez dégoutante ? Mais le sexe fait partie des trois instincts les plus primaires de l'homme avec la faim et le sommeil. On ne peux pas lutter contre. Mes gémissements retentissent dans la pièce et surenchérissent même, la sonorité de ceux de mon partenaire. Natsu ayant remarqué que j'y prenais de plus en plus de plaisir, accumulait les coups de rein accentuant la vitesse contre mes hanches. Ses râles forts prévenait de sa jouissance proche et par là de la mienne aussi. Goûtant tout deux à l'extase, le rose s'écroula de fatigue sur moi en oubliant soigneusement de se retirer et s'endormit dans la minute qui suivit.

C'est d'un comique. On devrait nous filmer car je crois que nous sommes le couple le plus horrible, étrange et bizarre de toute la région.

Après avoir repris mes esprits, je commençai à ressentir la féroce douleur qui avait été camouflée par le plaisir jusqu'à maintenant. C'est le sexe gonflé et l'entre-jambe en feu que je repoussais la masse qui m'étouffait sur le côté et me dégagea de celle-ci. Je sortis du lit en couinant de souffrance et me dirigeai vers la salle-de-bain. J'appreçiai la douche et l'eau tiède sur ma peau frissonnante. Depuis combien de temps cela durait déjà ? Je ne sais plus je ne compte plus les semaines, les mois et les années où ses petites visites nocturnes s'étaient répétées. Que cherche-t-il au final ? Il a une copine, il sort avec elle depuis trois ans mais il vient encore et toujours. Je pensais que ça allait s'arrêter lorsqu'ils ont décidé de sortir ensemble mais ce ne fut qu'une courte pause. Je ne peux même plus regarder Lisanna en face. Et lui ? Comment peut-il se promener main dans la main avec elle ? Comment peut-il organiser un rendez-vous au restaurant avec elle ? Lui fait-il l'amour aussi ? Est-ce comme avec moi ? Est-ce différent ? Pourquoi vient-il ? Une dispute ? Natsu et Lisanna sont connus comme le couple qui ne se dispute jamais. C'est juste incompréhensible. Peut-être que... Peut-être qu'elle n'est pas bonne au lit ? La blague si elle ne le satisfait pas ! Et que suis-je moi dans tout ça ? La fille immonde qui se laisse faire en trahissant une de ses amies et en se tapant un mec déjà pris. Je suis pire que ça parce que je n'ai aucune raison de le faire. Ce n'est pas comme si j'aimais Natsu.

Je ferme le robinet de la douche et pose la pomme. Du bout des doigts, j'attrape une serviette et je m'essuie avec délicatesse ma peau endolorie par l'effort. J'enfile une culotte propre puis un tee-shirt trop grand et confortable. Je sors de la salle de bain et retourne dans la chambre. Sur le lit, Natsu est toujours étendu comme une baleine sur une plage et somnole. Cette pièce pue le sexe. J'ouvre la fenêtre en grand et laisse l'air frais entrer. Ça fait un bien fou ! Il manque juste une chose.

Je fouille dans mon sac et découvre le paquet à moitié déchirer de toute à l'heure. Je sors une cigarette et profite de cette occasion pour jeter un oeil sur l'heure. Deux heure du matin, j'ai encore le temps de dormir. Je retourne au bord de ma fenêtre et allume l'extrémité de ma clope, j'inspire un bon coup dans le filtre et relâche tout. Tout est parfait, je me sens bien.

« Alors tu as recommencer. »

Je sursaute et tourne la tête vers le corps allongé sur mon lit. Il parle aujourd'hui. C'est nouveau ça. Je ne sais si je dois répondre. Aurait-il juste parler dans son sommeil ? Mais je le vois se redresser sur ses coudes et faire rouler sa tête vers moi. Il a les yeux grands ouverts et me fixe intensément. Je ne le laisse pas paraître mais je suis plus qu'étonnée. C'est la première fois que nos regards se rencontre lors de ses escapades chez moi.

« Recommencer quoi ?, dis-je finalement sans montrer une once du choc

- Ça, montra-t-il du doigt »

Je suivis ses yeux jusqu'à ma bouche.

« Ce n'est qu'occasionnel, lâchais-je simplement

- Mensonge. Tu puais déjà la clope quand on le faisait. Qu'est-ce-que tu fous à la fin ? »

Mon visage prit feu en un éclair. Que disait-il !? Pas un mot, pas un regard, pas un sentiment. C'était la règle silencieuse qu'il avait lui-même imposé le jour où tout avait commencé et maintenant il en parlait comme si de rien était. Il a une copine, merde ! J'aurai pu lui pardonner l'état second mais là il est parfaitement conscient, pire que ça il l'assume et en cause ouvertement.

« Ce n'est que de la cigarette. J'ai retrouvé un vieux paquet c'est tout. Je fais attention, je t'assure. »

Qu'est-ce-que je dis ? C'est pas comme s'il s'inquiétait, si ? Remarque, on est quand même amis alors c'est normal s'il s'inquiète un peu. Mais c'est inutile, je ne sombrerai pas une nouvelle fois, je leur ai promis à tous que je ferai gaffe à moi. Il n'a pas l'air de me croire mais je n'y peux rien, c'est tout à fait normal après avoir trahi tous ses potes en même temps. Oui, c'est de moi que je parle. C'était il y a un an et demi et c'est un épisode inutile de ma vie que je préfère oublier. Je repris une inspiration détournant mon regard des yeux onyx du jeune homme. Il ne mit qu'une seconde à sortir des draps et se précipiter sur le bâton fumant. Il me l'enleva de la bouche et le balança par la fenêtre. Quant à moi, j'avais perdu la notion des choses dés que j'eut aperçut ses muscles alléchants, ses cheveux en bataille et... Il ne portait pas de caleçon.

« Eh ! Mais tu fous quoi !?, criais-je après avoir reposer ma tête sur mes épaules

- Ça me fait chier, dit-il en se dirigeant vers la salle de bain, je prend une douche

- Tu rigoles là ?, m'énervais-je en le suivant, eh ! Je te cause ! »

Il s'enferma dans la salle de bain sans que je puisse faire quoique ce soit. C'est qu'il me gonflerait à peine l'animal. C'est pas une cigarette qui va me tuer putain, j'en ai vu d'autres. Il s'enferme ? Très bien ! Moi j'ai juste à en rallumer une, connard. Je me dépêche de retourner à mon sac et faisant exprès d'appuyer sur mes talons pur lui indiquer mon intention et ma colère. Je l'entend déverrouiller la porte et sortir à moitié de la pièce une serviette autour de la taille. Je me jette sur le paquet avec un petit sourire et constate avec le plus grand déplaisir que je n'ai plus du tout de clopes...

« Merde, hurlais-je en balançant mon paquet vide dans sa direction »

Je l'écoute ricaner en tournant une nouvelle fois le verrou. Qu'est-ce-qu'il me fait chier ! Je profite qu'il ne soit pas avachi sur mon lit pour changer rapidement les draps et me recoucher. En me glissant dessous je repense à ce qu'il vient de se passer. Être en colère, rire, se fâcher, être inquiet, s'étonner, se parler, s'assumer. Pourquoi cette nuit avait-elle tourner de cette manière ? Des centaines de questions envahissaient ma tête et je m'endormis sur ces pensées.

À mon réveil, Natsu était parti. Ça m'étonne à peine, il doit être parti depuis un bout de temps. C'est toujours comme ça, il baise, il prend une douche et il se casse. Mais hier, pour la première fois depuis ce fameux soir, il avait parlé. Ce fameux soir a eut lieu il y a un an et demi. Natsu et Lisanna venaient tout juste de se mettre en couple et profitaient de la vie depuis un mois. Je pensais que tout était terminé à cet époque. Il s'était bien marré depuis l'entrée en seconde avec moi et voulait maintenant une relation sérieuse avec celle qu'il aimait depuis la maternelle. Mais ça ne lui a pas suffit parce qu'il est quand même venu…

« Alors, Lisanna, c'est le grand soir on dirait ?

- Qu'est-ce-que tu racontes ? Ferme-la Cana, tu veux ?

- Pas la peine d'être timide, se moqua Levy, on vous a entendu avec ton mec l'autre jour. Vous l'avez pas encore fait, hein ?

- Comment ?! Vous avez écoutées ! Vous n'êtes que des salopes, je vous hais ! Oui, on l'a pas fait et ça fait quoi, on prend notre temps.

- Oh ! oh ! T'énerve pas chérie, sourit la brune, on veut pas te presser. Vous faites comme vous voulez. Mais vous avez prévu un truc ce soir, alors on s'est dit : "Ça y'est ! Notre petite dernière va faire le grand saut !", il était temps quand même...

- Fichez-lui la paix vous deux, gronda Erza, elle va au rythme qu'elle souhaite

- Ah mais oui, s'exclama la bleue, de toute manière, tu n'as qu'à te dire qu'il y a pire que toi ! Comme une certaine rousse qui n'assume même pas ses propres sentiments !

- Que- De quoi tu causes au juste Levy, menaça Erza

- Eh eh ! Rien du tout, ricana-t-elle, ou alors, comme une certaine brune qui n'est jamais sortie avec un mec de sa vie.

- Tu veux mon poing dans ta face Levy, répondit Cana, je suis peut-être jamais sorti avec un mec, mais ça veut pas dire que j'l'ai pas fait pour autant.

- Tu rigoles ? Bacchus ?, s'intéressa d'un coup la blanche

- C'est juste un sex-friend.

- Ouais mais tu l'aimes, non, fit remarquer la rousse

- Hm, pas réciproque, répondit Cana

- Ah-ah, désolée, s'excusa la bleue

- Pas grave, je me suis faite une raison depuis longtemps, soupira Cana

- Ah mais j'y pense, dit Levy en changeant de sujet, il y a encore Lucy !

- Votre conversation ne m'intéresse pas, avais-je dis d'un air désabusé

- Tu dis ça parce que tu ne l'as pas fait, hein ?

- Je dis ça parce que ça ne m'intéresse pas.

- Lu-chan est sortie avec un certain Loki jusqu'en fin de troisième, puis après plus rien. Tu devrais t'en trouvé un.

- Ça ne m'intéresse pas. »

Je me souviens parfaitement du visage qu'avait affiché Lisanna à la remarque de Levy. Je ne sais pas si c'était juste mon impression ou pas, mais elle semblait comme abattue. Ce jour-là, je me suis demandée si elle n'était pas au courant de tout, si elle me détestait, si elle faisait semblant de ne rien voir. L'air si sombre, les yeux rivés au sol, les larmes aux bords des yeux, elle avait dit qu'elle ne se sentait pas bien et qu'elle voulait se reposer avant la fin des cours. Nos regards s'étaient croisés, le mien était coincé entre indifférence et malaise, le sien était empli de haine. J'ai eut tellement peur de ce qu'il allait s'en suivre que j'étais restée tétanisée dans mon lit ce soir. Natsu et moi avions arrêté de se voir lors de leur mise en couple, je n'étais pas coupable. Je ne l'avais pas touché depuis. Alors pourquoi ce regard ? J'ai redouté. Pendant des heures. Je ne voulais pas voir le jour parce qu'affronter Lisanna encore une fois m'effrayais à en mourir. Je ne voulais pas voir la nuit parce que le voir arriver me glaçait le sang. Et finalement, ma sonnette avait retentit. Et finalement, je l'avais laissé entrer. Et finalement, il avait fait ce qu'il était venu chercher, abandonnant Lisanna, s'abandonnant dans mes bras, il avait souffler mon nom une seule fois.

« Lucy... »

J'ouvris mes yeux. Penser au passé me donnait envie de vomir. Péniblement, je soulevais mon corps pour m'asseoir sur le lit. Je fis celui-ci et me dirigeai ensuite vers la salle de bain. Comme à chaque fois, je jetais un oeil à la douche pour identifier dans quel état il l'avait laissé. Il manquerait plus qu'il me salisse le carrelage avec son sperme et me dégoûte à tout jamais de me laver en laissant des poils. Mais comme d'habitude, c'était nickel. Machinalement, j'ouvris le placard et sortit ma plaquette. Avalant ma pilule matinale, je sortis m'habiller puis revins faire ma toilette. J'abandonne le petit déj' et, ramassant mes affaires, je claque ma porte et la verrouille. Mon téléphone indique "07h00" pour "7%" de batterie. Je soupire et m'engouffre dans la fraicheur de ce début de mois d'avril. Chaque jour le même chemin, chaque jour la même histoire. La pluie a balayé les vieux mégots des trottoirs et les pétales qui flottaient sur la rivière de Magnolia ont été remplacées par un magnifique océan orange et blanc de cigarettes usagées. J'y pense avec dégoût et avec envie. Ma gorge est sèche, j'ai envie de fumer.

Lorsque je m'assois sur le banc en-dessous de l'abris-bus, je viens d'apprendre pour mon plus grand désespoir que le véhicule des enfers n'arrivera pas avant un bon quart d'heure. Les voitures sont encore peu nombreuses et passent avec un rythme irrégulier et apaisant. Juste en face, de l'autre côté du pont, il y a le tabac. Dites-le moi, s'il vous plait, si ce n'est pas un signe du destin, qu'est-ce-que c'est au juste ? Qu'importe le nombre de minutes que je passe sur ce fichu banc, l'indication ne change pas et reste bloquée sur "15 min". Les voitures ont disparu et me laissent le champ libre pour traverser. Le magasin ouvre tout juste, il n'y a pas de queue. Je ne peux pas résister. Je file en acheter en manquant de rater mon bus par la même occasion. Pourquoi ces satanés tas de ferraille ne sont jamais à l'heure ?! Enfin, j'ai eut ce que je voulais. Au fond de ma poche repose le précieux paquet, je l'emprisonne dans ma main comme si j'avais enfreint la loi, personne ne doit le trouver, surtout pas eux.

Lorsque j'arrive à l'école, je passe comme d'habitude au distributeur prendre mon café et je file en amphi. Je retrouve la salle déserte, déserte hormis une personne. Une tête blanche camouflée dans deux bras et avachie sur la table. Lisanna... Que faisait-elle ici si tôt ?

« Lisanna ?, dis-je en m'approchant, tout va bien ? »

La concernée releva la tête d'un coup et ancra son regard dans le mien. Ses yeux... Rouges. Comme si elle avait pleuré toute la nuit.

« Comme peux-tu encore me demander ça, murmura-t-elle »

C'est vrai, comment je peux encore lui demander ça. Elle sait tout évidemment. Evidemment qu'elle sait tout, c'est son petit-ami et celui qu'elle aime depuis toute petite, évidemment qu'elle a du remarquer. J'avais envie de chialer aussi mais je n'ai pas le droit de le faire, je me contentais juste de baisser la tête pour ne plus voir son visage en larmes.

« Pourquoi ? Pourquoi tu ne fais rien, continua-t-elle, pourquoi tu te laisses faire ? Pire que ça tu fais comme si de rien et lui aussi. Mon mec est amoureux de moi mais peut pas la lever si c'est pas pour une autre. J'ai essayé de faire comme si de rien moi aussi, mais je n'en peux plus, Lucy.

- Je vois, répondis-je simplement, tu me déteste pas vrai ? C'est une certitude. Je vais arrêter.

- Comment ça tu vas arrêter, hurla-t-elle, tu aurais dû le faire il y a un an et demi déjà !

- Si tu avais tenu ton mec, rien de cela ne serait arrivé, criais-je à mon tour, ce n'est quand même pas moi qui vient sonner à sa porte ! »

À cette remarque, je vis son visage se décomposer, comme si elle avait enfin compris et était prête à assumer l'affaire. J'étais en tort et j'osais encore essayer de défendre ma cause. Lisanna, pourquoi ne dis-tu plus rien ? Fâche-toi, je t'en supplie. Crie-moi dessus, déteste-moi, fais de moi la honte de cette école, ridiculise-moi, hurle, défend-toi.

« C'est bon... Je ne veux plus entendre parler de ça, balaya-t-elle

- Mais pour-

- Ferme-la ! »

À ce moment-là, une bombe bleue déboula dans l'amphi et entendit résonner les paroles de la blanche. Les pleurs de celles-ci et mon air abattue lui fit comprendre qu'il se passait quelque chose. Elle me regarda d'un air suppliant de sortir quelques temps de la pièce. Et ordonna d'un coup d'oeil à la brune derrière elle de s'occuper de Lisanna toujours en pleurs. Ça ne pouvais être pire, qui sait ce que la blanche pourrait raconter à Cana, qui sait ce que Levy avait pu comprendre. Lisanna avait supporté cela toute seule depuis la terminale et était enfin prête à tout déballer au grand jour. Que dois-je dire à Levy alors ? Si elle doit l'apprendre par quelqu'un, je préfère que ça soit par moi. Demain Natsu, on aura ce qu'on mérite d'avoir depuis plus de quatre longues années.


Chifumi : Oui ! Le premier chapitre !

Lucy : Je ne comprends absolument pas ton enthousiasme Chi.

Chifumi : Ah bon ? Pourtant, j'ai enfin réussi à le poster, ça se fête ce genre de choses.

Lucy : Nan mais je ne parle pas de ça idiote ! Alors déjà le prologue était dans le genre plutôt glauque mais ce premier chapitre commence sérieusement à me faire penser que la suite risque d'être bien glauque !

Natsu : Luce, pardon je t'ai fait mal...

Lucy : C'est pas à toi de t'excuser Natsu, tout ça c'est de sa faute à elle.

Natsu : Et Lisanna aussi, je suis désolé, à cause de cette auteure je suis un véritable con.

Lisanna : J'avoue que je suis perplexe.

Lucy : Lisanna, je t'assure je ne pense absolument pas tout ce qui est dis plus haut.

Lisanna : Encore heureux ! T'inquiète je te crois. Vivement que vous finissiez ensembles et qu'on en parle plus !

Lucy & Natsu : Ouais !

Chifumi : Ah. Qui a dit qu'ils finiraient ensembles ?

Lucy & Natsu : Pardon ?

Chifumi: Ugh ... Avis?