Hellow :3 après un immense retard voici enfin le Chapitre 1 de ma fiction ^^ Bref, j'espère qu'il vous plaira et que vous n'hésiterez pas à laisser une reviews ! :3

Allez, enjoy ~


Chapter One : First Letter

Deux ans. Cela fait tout juste deux ans. Pourtant, cela me semble une éternité entière. Comme j'aimerais pouvoir effacer ces deux putains d'années ! Les brûler, les détruire ! Pour ne pas tomber sous ton charme...

Ne plus souffrir de ce manque. Tu es comme de la drogue pour moi. J'ai autant besoin de toi pour vivre que d'une bouffée d'oxygène. D'ailleurs, lors de ces deux mois passé avec toi, c'était toi, mon ravisseur, qui me rendait si heureux, dépendant de ce bonheur insignifiant.

Tu étais tel un ange, et longtemps après je suis encore drogué à toi.

Ton corps, ta peau, tes lèvres, tes yeux, chaque bout de toi fait encore et toujours partie de moi. Tu me fais mal à en crever. Ne veux-tu pas t'en aller ? Me laisser tranquille ? Me laisser vivre ?

Shikamaru, une fois cette histoire finit, une fois ces lignes tracées malmenés par mes pleurs et mon écriture brouillonne me laisseras tu en paix ? Me laisseras tu vivre ? Ou comptes tu encore tout me prendre ?

Cela fait deux ans jour pour jour que l'on m'a lancé ce pari débile. Et qu'il m'a détruit...

Naruto avait sourit en m'observant. Avant de lui demander, je n'avais pas compris pourquoi. Puis il m'a avoué que ça l'avait intrigué.

Et je comprend pourquoi. Maintenant comme avant.

Je ne t'ai pas lâché du regard alors que tout mon groupe d'ami discutait et rigolait. Mais moi, perdu dans mes pensées, mes pupilles te cherchais.

Pourtant c'était simplement des questions qui me traversaient l'esprit. Il n'y avait pas de cœur qui bat irrégulièrement, ou plus vite que la normale. Pas de rougeurs sur mes joues. Ou une subite envie d'aller vers toi pour te parler.

Non, il n'y avait rien de tout cela. Je me demandais juste comment tu faisais pour paraître aussi blasé de la vie alors que tous les gens autour de toi riaient ou jouaient entre eux. Mon groupe entrait dans ces deux catégories. Mais toi, tu semblait presque désespéré et irrité par tout ce bruit ambiant, tous ces enfantillages. Et cette partie de toi m'attirait.

Puis tu t'es détourné un instant de ta contemplation paresseuse du ciel. Et nos regard se sont croisés furtivement, avant que le blond turbulent ne m'appelle et que je ne me retourne vers lui. Quelque part au fond de moi j'aurai aimé continuer ce duel silencieux, pupilles noires d'encre contre auburne. Et c'est à ce moment précis qu'il m'a lancé cette phrase qui a créé cet engrenage, le début de notre histoire. À ce moment précis, c'est par ces simples mots que tout a débuté :

« Je suis sûr que t'es même pas cap d'aller lui parler ! »

Tandis que tu retournais simplement à ta contemplation de l'au delà, comme si en tendant simplement le bras tu pourrais attraper la mousse blanche. Tout semblait si simple pour toi... quelque part, j'ai trouvé cela fascinant.

C'est à ce même instant que j'aurai du me taire. Ne pas répliquer. Ne pas rentrer dans son jeu. Et suivre le conseil implicite de Shino, dicté par son regard réprobateur. Mais non, encore une fois, j'ai voulu l'ouvrir. J'aurai du ne rien dire. Me taire, tout simplement.

« Tu me prends pour qui ? Bien sur que j'en suis cap' !

_ Donc je suppose que c'est trop simple ? a t-il alors ricané en haussant un sourcil. Okay. Couche avec lui avant la fin des vacances. Tu en es toujours capable, Kiba ? »

Shino allait répondre à ma place avant que je ne le coupe.


Il m'a avoué plus tard qu'il le "sentait mal ce coup là" et qu'il serait toujours la si "j'avais besoin d'aide". Sur le coup, je n'ai pas compris ce qu'il voulait dire. J'étais trop obnubilé par toi pour pouvoir réfléchir correctement. Alors j'ai juste haussé les épaules, avant de lui offrir un de ces sourires que lui seul réussissait à m'arracher et de le rassurer. Pas seulement pour lui mais aussi pour moi.

« T'inquiète pas ! Tout ira bien ! »

Et si je pouvais effacer mes paroles, je le ferais. Puis je me précipiterais dans ses bras pour ne plus le lâcher. Car je sais très bien que si je l'avais choisi, lui, et non toi je n'aurai jamais autant souffert. Non, Shino ne m'aurai jamais fait souffrir comme toi tu me le fais. Il ne m'aurai pas brisé non plus. Ne m'aurai pas rejeté. Comme un objet inutile. Après l'avoir utilisé.

Je n'ai jamais été qu'une bouteille de verre, qui a explosé sous ta poigne, fracassé par tes coups, par un "nous" imaginaire, pour finir en milles morceaux...

Et ces morceaux ne veulent plus se recoller, se ressouder. Je ne suis rien de plus que cette chose anéantie par tes paroles. Anéantie par tes coups. Anéantie, réduit à néant par toi. Par toutes notre histoire, tout ce qu'il nous est arrivé.

« Je m'inquiète, Kiba. C'est normal : je suis ton ami. Je te connais Kiba. »

Le rire qui m'a secoué était guilleret, cristallin. Presque joyeux aucunement moqueur.

« Shino, je te croyais insensible ! ai-je plaisanté en riant aux éclats si bien que les larmes m'étaient montés aux yeux. »

Le silence que j'eus en réponse m'avait mis mal à l'aise. Même s'il ne le montrait pas, Shino était facilement blessé par ceux que pouvaient lui dire les autres. Et je regrette encore aujourd'hui amèrement mes paroles, car même s'il ne l'a pas réellement montré, je sais très bien qu'elles l'ont blessées. Comme une trahison. Par moi...

« Pas quand il s'agit de mes amis, Kiba. Et je suis presque sur que tout ça va mal se finir. Abandonne tant qu'il en est encore temps, Kiba. Avant de... »

Sur le coup, ma réaction fut celle d'un gamin. Je me sentis vexé, comme si l'on me réprimandait. Pourtant, je comptais bien aller jusqu'au bout. Au bout de ce pari débile. Et prouver à cet imbécile de Naruto que je ne lui étais aucunement inférieur. Je ne voulais pas lui faire le plaisir de voir sa joie quand il apprendrait que je n'en ai pas été capable. La surprise. C'était ce que je voulais voir se peindre sur ses traits. Pas autre chose. Je me fichais bien, à cette époque là, de toutes les conséquences à venir.

« C'est hors de question ! Shino, je croyais que...

_ Que quoi ? m'a t-il coupé.

_ Que tu comprendrais... »

J'ai senti la colère l'animer. Une colère sourde, froide mais raisonnée. Et, je te promets, Shika, avec le recul, je la comprends sa colère. Mais je ne l'ai pas comprise immédiatement, sinon rien de tout cela ne serait jamais arrivé. Mais est-ce que je le regretterais alors en ce moment ? De ne rien avoir tenté ? De t'avoir laissé de côté ? Je ne sais même plus à quoi pourrais bien ressembler une vie sans ta présence en moi, sans ma douleur.

« Comprendre quoi ? Que tu veux baiser avec le premier venu ? Pour quoi au juste ?!

_ Tu ne comprends pas ! »

J'ai secoué la tête avec véhémence, voulant chasser cette image de toi et moi. Ensemble. Heureux. Puis j'ai reporté mes pupilles sur lui. Sur Shino. La personne qui me connaissait le mieux. La seule personne qui comptait assez pour moi à cette époque pour avoir ne serait-ce qu'un peu peur de la perdre. À part Hana. Hana qui, de toute façon, n'était plus là.

« Tu n'es pas une vulgaire pute, Kiba. »

Et avec ses paroles il a presque gagné. Presque. Ton image déjà gravé en moi m'a fait oublier les mots pourtant sage de mon meilleur ami.

« Ni même une traînée ou une salope. Coucher juste pour un pari, Kiba, alors que tu ne connais même pas la personne, ça fait de toi ce genre de personne. Tu prends vraiment tout cela à la légère ? Kiba, réponds.

_ Je m'en fiche ! Tout le monde ne couche pas forcément par amour...

_ Tu ne l'as jamais fait et tu veux laisser un homme inconnu te prendre pour ta première fois ? Franchement, je ne te comprends pas Kiba ! Ce n'est pas censé être un minimum important sa première fois ?

_ Je... je me fiche de coucher par amour ou non !

_ Mais moi, je ne m'en fous pas que tu veuille te faire baiser par le premier venu... »

Je voulais me rassurer plus qu'autre chose mais, au fond, il avait raison. Ce serait ma première fois, Naruto le savait lui aussi, et pourtant j'avais tout de même accepté ce pari stupide. Alors j'ai dit ce qu'il me passais par la tête et non ce que je pensais. Même s'il n'a rien dit, comme à son habitude, je suis quasiment certain qu'il a très bien compris que ce vide en moi m'avait dicté la réponse. Et que j'aurai aimé pouvoir avoir autant d'aisance que lui dans ce que je disais. J'aurai aimé...

Les larmes ont alors envahi mes joues, brûlantes et glaciales à la fois, dégoulinant de mes paupières jusqu'à s'effondrer au sol pour former une minuscule flaque scintillante. Mes larmes pouvaient être belles, toujours est il qu'elles me massacraient de l'intérieur.

Le simple fait qu'il puisse sous entendre que je ne valais pas mieux qu'une prostituée car j'acceptais un pari me blessais. Et s'il le remarqua, il l'ignora royalement. Le simple fait qu'il soit déçu de mon choix, qu'il ne me faisait aucunement confiance sur ce coup là me blessais énormément.

« Tu n'es pas une pute, Kiba. Souviens-toi en. »

Puis il s'est détourné, me laissant là : seul, mal et triste. Je ne le vit pas de la semaine et c'est sans doute durant celle ci que je me rendis compte qu'il était mon ami le plus proche. Celui en qui j'avais le plus confiance. À cet instant, j'ai cru le perdre. Et j'aurai du mettre mon orgueil de côté, pour partir le retrouver lui, et non toi.


« Toujours cap', Uzumaki !

_ Prouve le moi.

_ Je comptais le faire ! »

Sur ces paroles, je me suis levé et me suis dirigé vers toi, un sourire prédateur scotché sur mes lèvres. Et toi, ton regard ennuyé toujours posé sur le ciel, tu m'a royalement ignoré. Ce qui est l'une des choses qui m'insupporte le plus. Déjà tu commençais à me taper sur le système. Pourtant, je n'avais aucunement l'envie d'abandonner. Plutôt mourir que de perdre devant Naruto, le satisfaire. Il n'attendait que ça, hé bien, il ne l'aurait pas cette fois-ci. Je refusais d'abandonner.

« Salut ! »

Tu as haussé un sourcil, posant sur moi un regard flou, comme si tu regardais au delà de moi. Comme si j'étais transparent et que je n'existais pas. Le silence s'est alors imposé entre nous, et je ne le supportais pas. Les silences me rappelait ma propre faiblesse. Ce vide en moi que Shino avait si bien découvert, cette peur qui me tétanisait, qui m'engloutissait. La solitude qui avait construit une forteresse autour de mon cœur. Qui aurait cru que tu la détruirait si facilement comme un château de carte qui s'effondre avec un coup de vent ? Certainement pas moi.

« Tu as perdu ta langue ? fis-je, un léger rire m'échappant.

_ Tu compte me faire chier encore longtemps ? Galère... »

Tu as reporté ton regard sur le ciel voulant me faire comprendre que tu ne comptais pas m'adresser la parole et te prendre la tête à me faire la conversation. Mais je suis têtu et borné, ça tout mes amis le savent, alors je me suis laissé tomber au sol. A côté de toi.

Nouveau soupir venant de ta part. Avec le temps j'ai compris que tu soupirais dès que quelque chose te prenait la tête. Et moi, souriant, j'ai simplement lâché un "Oui" qui a fait se dessiner un sourire désabusé presque amusé sur ton visage.

«T'es bizarre, toi, m'a tu fais remarquer. Masochiste ?

_ Seulement si ça te plaît... ai-je répliqué, énigmatique. »

Cette fois ci, tu as ris puis m'a lancé un regard goguenard. Je ne l'ai su que bien après, mais nous nous nous livrions au même jeu de séduction.

Seulement, nos raisons étaient-elles les même ? Maintenant, encore, je l'ignore...

« Shikamaru, tu t'ai présenté.

_ Kiba. »

Alors que j'allais te proposer de nous rejoindre, de venir avec moi, dans mon groupe tu as posé tes yeux sur moi. Et j'ai compris immédiatement que tu ne viendrais pas. Je me suis tut, cherchant quelque chose à dire. N'importe quoi, car je ne supportais pas ce silence.

Si je devais maintenant dire ce que nous étions je pense que le plus réaliste serait de dire que tu étais mon parfait opposé. Le jour et la nuit. J'étais hyperactif et toi plus posé, plus calme... Pourtant, déjà, tu m'attirais.

Alors est-ce si étonnant que je te sois tombé dans les bras ? Que je sois devenu raide dingue de toi ?

Pourquoi alors que Shino n'est pas si différent de toi mon cœur t'a t-il choisi toi et non lui ? Je n'arrive plus à comprendre ! Je n'arrive plus à me comprendre !

Puis sans réfléchir ne serait ce qu'une seconde à ce que je disais j'ai lâché la première pensée qui m'est venu à l'esprit.

« Ils ont quoi de si fascinant pour que tu passe ton temps à les regarder les nuages ? C'est juste... Enfin... »

J'avais l'impression de m'embrouiller et de dire n'importe quoi, pourtant je pouvais discerner un petit sourire sur ton visage. J'ai alors pensais que tu allais me laisser dans le pétrin et t'en amuser. Et, j'ai eu entièrement raison. Tu m'as laissé m'enterrer encore plus.

« Tu es mignon quand tu panique. »

Le rouge a envahit mes joues, cachant ainsi mes tatouages. Et ma voix est monté dans les aigus lorsque je t'ai lancé que je ne paniquais pas. Mais j'avais tort et je le savais : j'étais bel et bien en train de paniquer alors que je cherchais les mots à dire.

Seulement... seulement jusqu'à présent, un seul avait pu découvrir une réelle panique chez moi. Et si ce jour ci, ce n'était qu'une petite gêne de rien du tout, plus tard tu fus le second à me voir réellement dans tous mes états. Le second après Shino...

Après ce jour et nos présentations respectives, on s'est souvent vu. Pour ne pas dire tous les jours, en fait... J'aimais bien rester avec toi, et puis, c'était toujours mieux que chez moi...

Et avec Shino qui m'évitais, je ne me sentais pas vraiment bien. Je n'avais plus envie de rester avec mon groupe. Alors je restais avec toi et j'aimais être à tes côtés. Puis, peu à peu, on s'est lié d'amitié.

Seulement, jusqu'à ce que Naruto me le rappelle, j'avais complètement oublié ce pari... et suite à cette discussion avec lui, je me suis montré plus tactile alors même que je l'étais déjà avant. Plus aguicheur et charmeur.

Je te savais intelligent, je l'avais très vite appris, donc je suis sur et certain que tu avais remarqué mon manège. Je l'avais compris. Et la visite avec ton groupe d'ami m'avais éclairée sur ce que je connaissais déjà de toi. Mais aussi ce que j'ignorais.

Parce que, sérieusement, je ne t'aurai jamais vu traîner avec deux blondes aussi folles furieuses l'une que l'autre. Ino et Temari. D'ailleurs, je crois que tu l'avais compris tout seul, mais cette dernière te draguait à mort. Elles changeait un peu de Sakura et Hinata, mais je les aimais bien quand même. Pour Choji, par contre, ça ne me surprit pas. C'était sans doute le type de personne qui te correspondait le mieux. Puis vint les deux frères de Temari. L'un était particulièrement associable, si bien qu'il aurait pu rivaliser avec sa majesté Sasuke, comme l'on s'amusait à l'appeler dans notre groupe. Et l'autre, je n'avais sérieusement aucune référence pour lui. Mais c'est sans aucun doute la personne avec qui je m'entendis le mieux. Il était cool, Kankurô, bien qu'un peu spécial. Et je n'ai pas mis longtemps à comprendre que s'il avait put me mettre dans son lit, cela ne l'aurait pas dérangé. Je ne savais pas comment réagir sur le coup. Même si je n'y ai pas vraiment porté énormément d'attention. D'habitude, c'était Shino qui m'aidais. Shino qui me sortais de ce genre de pétrin. Et cette fois ci, Shino n'était pas là.

J'avais besoin de lui, j'ai toujours eu besoin de lui, j'ai encore besoin de lui. Mais moins que de toi, Shika. Je suis accro à toi. Je suis fou de toi.

Je n'en peux plus... je... je suis complètement perdu, Shikamaru !


Re coucou ! Alors :3 Qu'avez vous pensez de ce chapitre ? J'adorerais avoir vos avis ! Sur Shino, sa relation avec Kiba, Shikamaru et ce qu'il va se passer entre eux ^^ Bref sur tout quoi xD Non, même un "j'aime bien" ça me fera plaisir ! J'accepte tout ^^ !

Allez, tchuss ~