Auteur : Umbre77

Titre : Guimauve.

Résumé : Alors qu'il se croyait enfin en paix, Harry Potter va vite comprendre que les erreurs du passé sont les pires. Suite de Mœurs et Coutumes.

Note de l'auteur : Parce que Yami m'a demandé de la guimauve, parce que j'aime faire enragé Ryry et lui faire n'importe quoi (oooh, oui, n'impoooorte quoi… (Mode pervers qui parle)), Je vous présente Guimauve. Amusez-vous bien ! (Auteur qui se marre tout en courrant se cacher).

Dédicace : À Yami… Parce que tu me l'as demandé et que tu le mérites…

Particularité : Le mot Guimauve est ici dit 'en français dans le texte'. Vous comprendrez quand on en parlera ! (Se marre toute seule)

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Chapitre 2 : Premier choc

Depuis vingt minutes déjà, Harry tournait en rond devant le cabinet du médicomage Goris. À son bras, il sentait encore la légère irritation de la prise de sang qu'il avait subie. Jamais de toute sa vie il n'avait été aussi stressé. Il se rongeait parfois les ongles, jetant des coups d'œil agacé à la porte fermée.

« Harry, intervint Ginny. Ça ne sert à rien de tourner autour de la porte comme un chacal. Ça ne fera pas accélérer les choses.

- Peut-être, mais ça m'occupe ! » répondit le brun, agacé.

Ginny poussa un profond soupir. Elle regardait l'homme devant elle marcher sans arrêt et sourit intérieurement. Si Harry était réellement le père de Guimauve, le pauvre petit allait vivre au paradis. Car elle ne doutait pas un instant de la protection de son éventuel père !

« Ginny ! Harry ! s'exclama une voix ravie, les faisant sursauter. Comme je suis contente de vous voir… Enfin, façon de parler. »

Les deux amis sourirent à la jeune femme se tenant devant eux. Hermione Granger, futur Weasley, était réellement belle. Et aucun des deux ne doutait des fantasmes qu'elle devait créer dans sa blouse blanche.

« Vous n'avez rien, au moins, j'espère ? dit l'ancienne Gryffondor, inquiète.

- Non, non, nous n'avons rien, dit Ginny. Il y a eu un incident à Soho… Et on nous a demandé d'intervenir, mais il n'y avait déjà plus rien à faire…

- Que s'était-il passé ? demanda Hermione.

- Un gamin a fait exploser une partie d'immeuble, répondit la rousse, comme si de rien n'était. Et même si ça ne relève pas de notre juridiction, nous devions nous assurer que l'enfant n'était pas une menace.

- Ah, et c'est lui que vous attendez ? »

Hermione jeta un coup d'œil curieux à Harry, celui-ci marchant toujours de long en large.

« Oui, répondit Ginny, souriante. Le médicomage Goris l'ausculte… »

L'apprentie hocha de la tête et regarda son meilleur ami.

« Harry ? appela-t-elle. Il y a un problème ? »

Le jeune homme se figea pour simplement la regarder. Il ouvrit la bouche et voulut parler mais la porte s'ouvrit au même moment, laissant passer un Guimauve un peu plus propre et à l'air perturbé.

« Monsieur Potter ? demanda le médicomage. Puis-je vous parler ? »

Le jeune Auror ne put qu'hocher de la tête. Il regarda le petit qui se contenta d'aller s'asseoir sur une chaise, évitant son regard. Agacé, Harry entra dans le bureau, se retenant de justesse de secouer le médecin pour savoir.

Faisant preuve d'un immense contrôle, il garda son calme pour aller s'installer sur une petite chaise blanche inconfortable, juste devant le bureau du médicomage.

« Alors ? demanda-t-il, gigotant, impatient.

- Je n'ai rien détecté d'anormal chez lui, répondit M. Goris. Sa magie est à un niveau raisonnable pour un enfant de son âge. Je pense que le problème venait de ses émotions. »

Harry hocha de la tête. Il s'en fichait un peu mais bon…

« Et, sinon… euh… ? »

Le médicomage prit une feuille sur son bureau.

« J'ai profité de sa présence pour l'ausculter entièrement… Guimauve n'est pas au milieu de sa forme, si je puis dire… »

Harry fronça les sourcils, soudain plus intéressé.

« Ah ?

- Il souffre très nettement de sous-alimentation et je pense qu'il n'a pas eu que des caresses dans sa vie… Loin de là, même. Les nombreux bleus qu'il porte le confirment. Je vous conseil donc de veiller à ce qu'il mange bien et à étendre du baume sur ses marques. À part ça, évitez les gestes brusques avec lui et faites preuves de douceur, sans quoi, vos relations risquent d'être difficile… »

Harry resta un instant abasourdi. Cet homme semblait persuadé que Guimauve viendrait vivre chez lui…

« Est-ce qu'il est… ?

- Votre Fils ? demanda Goris. Très nettement, Monsieur Potter. Il n'y a aucun doute là-dessus. Biologiquement et magiquement parlant, c'est de vous. »

Harry resta immobile. Il sentit comme un vague grondement dans son ventre et manqua de tomber de sa chaise. Heureusement pour lui, le médicomage le rattrapa de justesse.

« Allons, Monsieur Potter, un peu de nerfs, ce n'est pas le moment de lâcher prise ! »

Harry le regarda, tremblant légèrement.

« Mais… J'ai…

- Oui, je sais, c'est dur, répondit Goris, amusé. Cela dit, vous n'êtes pas obligé de le prendre avec vous, vous pouvez toujours le ramener chez sa mère…

- Êtes-vous fou ? demanda Harry. Vous avez vu les marques qu'il a, non ? Et vous me proposez de le ramener chez cette folle ? Mais… Avez-vous toute votre tête ? Pire ! Êtes-vous un médicomage ? »

L'homme ne sembla même pas en être choqué et rit.

« Bon, ça règle le problème, vous le prenez avec vous ! »

Harry eut un mouvement de recul de la tête.

« Écoutez, monsieur Potter, dit Goris. Comme vous l'avez dit, le rendre à sa mère serait inconsidéré. Ce serait même de la folie. Vous êtes son père ! Vous devez assumer vos erreurs ! Et je pense qu'il serait bon que ce petit soit élevé par son père ! C'est un sorcier, tout comme vous. Et il ne connaît rien de ce monde. Merlin, il ne savait même pas que les sorciers existaient avant que vous ne me l'apportiez ! Vous auriez pu le préparer ! »

Harry gronda.

« Nous n'avons pas vraiment eu le temps ! se défendit-il.

- Et bien il va falloir le prendre ! répliqua le médicomage. Cet enfant a besoin de soutien et d'amour. Sauf si vous êtes intéressé par la création d'un autre fou dangereux, dans ce cas, dites-le, nous le rapporterons à sa mère sur le champ. »

Harry fronça les sourcils.

« Ne me parlez pas sur ce ton, dit-il. Je suis sous le choc, d'accord ? Laissez-moi le temps de voir un peu la situation au lieu de me faire votre sermon d'homme respectable !

- Ne le prenez pas mal, Monsieur Potter, mais tout homme normal saurait déjà ce qu'il compte faire de cette situation ! »

L'Auror plissa les yeux. Normal… Encore ce satané concept de Normalité ! Il était sûrement maudit !

« Je ne suis pas à proprement dit un homme normal, docteur, dit-il. Le concept de normalité en lui-même est beaucoup trop vaste pour le délimiter. Si cela peu vous rassurer, je n'ai pas l'intention d'abandonner mon fils. Il me faut juste… réaliser que j'ai un fils. »

Goris hocha simplement de la tête. Harry, lui, se renfrogna. Il n'aimait pas cet homme-là. Sa manière de le prendre de haut, de lui faire la morale… Comme s'il était encore un gosse !

« Maintenant, si vous permettez, je vais aller m'occuper de Guimauve, dit-il, se levant. Bonne journée, monsieur Goris.

« Bonne journée, Auror Potter. »

Harry grogna. Il aurait dû se douter de ça ! Cette interminable guerre entre Aurors et Médicomages. Les seconds reprochaient sans cesse aux premiers d'être inconsidérés. Inconsidérés ! Pfu ! Il n'y avait rien de plus faux ! Enfin, en ce qui le concernait !

Sur cette pensée, il ouvrit la porte pour tomber face à une Hermione occupée à fixer un petit garçon à l'air un peu effrayé. Il eut un sourire indulgent. Son amie avait ce regard perspicace si agaçant. Ce regard qui disait : 'Si je t'observe de cette manière, c'est parce que j'essaye d'étudier sur toi tout ce que je peux en un temps record. Alors sois sage et ne bouge pas !'. Combien de fois Ron et lui n'avaient-ils pas fuis cette perception hermionesque, juste parce qu'ils avaient fait une bêtise qu'ils ne voulaient pas révélé à cette jeune fille si intelligente ?

« Arrête de le regarder ainsi, Hermione, intervint Harry. Tu vas lui faire peur ! »

Elle se retourna d'un bloc vers lui, faisant voler sa chevelure épaisse.

« Toi ! dit-elle, en lui attrapant le col de sa robe. Tu viens avec moi ! »

Et sans attendre, elle le traîna tout le long du couloir.

« Hermione ! protesta Harry, jetant un regard inquiet à Guimauve et Ginny. Arrête, tu me fais mal ! »

Son amie ne l'écouta pas et continua de le tirer jusqu'à un petit bureau où elle le poussa sans ménagement.

« Enlève ta robe ! ordonna-t-elle, tout en allant farfouiller dans le tiroir du seul bureau qui prenait presque toute la place, tellement la pièce était petite.

- Hermione, je suis Gay, dit Harry, amusé.

- Ce n'est pas le moment de plaisanter, Potter, gronda son amie. Enlève ta robe immédiatement et présente-moi ton bras ! »

Harry eut un air agacé mais obéit. Visiblement, Hermione avait une idée bien précise en tête, mieux valait pour lui ne pas l'offenser ! Il poussa un grondement quand il sentit une sensation trop connue au bras, celle d'une prise de sang magique. Face à lui, Hermione remplissait une petite fiole, sa baguette pointée sur son membre.

« Bien ! » dit-elle, satisfaite.

Elle lança un sort de cicatrisation puis leva de nouveau sa baguette, visant cette fois la fiole. Il y eu un pop et le liquide devint blanchâtre.

« Merlin soit louée ! dit-elle.

- Je peux savoir à quoi tu joues ? demanda-t-il, agacé de cette analyse surprise et de tous ses mystères.

- Je vérifie que tu n'as pas de maladie quelconque ! »

Harry leva un sourcil sceptique.

« Je suis sorti de l'hôpital il y a une semaine… Et j'allais bien !

- Mais nous n'avons jamais regardé si tu n'avais pas de maladie sexuelle… Or, il vaut mieux vérifier si j'en crois le petit garçon dehors ! »

Harry la dévisagea, horrifié.

« Guimauve t'a demandé de vérifier si je n'avais pas de maladie sexuelle ? »

Hermione leva les yeux au ciel.

« Mais non, idiot ! Mais de toute évidence, tu ne t'es pas protégé, si tu as eu ce petit bonhomme ! Alors je préfère vérifier !

- C'était il y a six ans, Hermione, dit-il. Si j'avais eu une maladie, on l'aurait remarqué lors de mon bilan de santé à mon entrée de l'académie d'Auror. Et je me suis toujours protégé lors de mes rapports. Cette fois-là était une exception…

- Oui et bien ça ne devrait pas exciter, des exceptions ! Ce sont toujours lors des exceptions que ça arrive ! »

Harry souffla. Il savait pourquoi Hermione s'emballait ainsi. Mais ça l'agaçait malgré tout !

« Hermione, ça va, d'accord ? dit-il. Cette fois-là, j'avais dix-sept ans… J'étais saoul, déboussolé… Si bien que je ne me souviens même pas de cette expérience. Ce n'est pas une excuse, je sais… Mais c'est arrivé. Je n'ai aucune maladie. C'est ce qui compte, non ? »

La jeune femme souffla.

« Oui, je sais, dit-elle, les larmes aux yeux. Excuse-moi… »

Harry lui fit un sourire et la prit dans ses bras. Il détestait voir un de ses proches si mal…

« Calme, dit-il, caressant son dos. Tout va très bien… Je suis en bonne santé… et j'ai un fils. »

Hermione rit contre lui, d'un rire mêlé de sanglot et il raffermit sa prise. Ils restèrent ainsi un long moment avant que la jeune femme ne s'écarte de lui, essuyant ses larmes aux passages.

« Je suis désolée, dit-elle. Quelle égoïste je fais ! Tu viens d'avoir un fils… enfin, tu découvres ton fils et je te séquestre dans mon bureau… »

Harry lui sourit et lui tendit un mouchoir.

« Beaucoup d'hommes seraient ravi d'être séquestré par toi, Hermione, dit-il. Mais Ron m'en voudrait beaucoup, je pense, d'apprendre ça ! Cela dit… Tu sais que tu peux venir me parler, quand ça ne va pas, hu ? »

Hermione le regarda et se moucha. Elle lui sourit.

« Je sais, oui… merci. »

Harry se contenta de sourire et la reprit contre lui pour, cette fois, lui faire passer son amitié et non son réconfort.

Deux ans auparavant, Hermione était tombée amoureuse d'un jeune homme qui, comme elle, suivait les études de médicomagie. Si bien qu'elle avait quitté Ron pendant trois mois, au bénéfice de Richard. Mais celui-ci, malheureusement, avait contracté une maladie, un an plus tôt. Ils l'avaient appris lors du bilan de santé obligatoire des médicomages, réalisé chaque année. Bien entendu, Hermione étant elle-même, elle avait refusé de laisser Richard. Mais il ne lui avait pas laissé le choix. Dix jours après la terrible nouvelle, il avait disparu de sa vie. Désespérée, l'étudiante en médicomagie avait trouvée refuge chez Harry. Un an plus tard, elle se fiançait avec Ron. De dépit ? Harry ne le croyait pas. Il savait que ces deux-là s'aimaient réellement. Richard était et serait toujours entre eux, fantôme presque invisible… Mais ils s'aimaient et c'était tout ce qui comptait.

Contre lui, Hermione avait cessé de pleurer. Elle semblait somnolente, si bien qu'Harry finit par la repousser un peu. Il lui sourit et déposa un baiser sur son nez.

« Maintenant que cela est ok, parlons de moi, pour changer ! »

Hermione rit.

« Comme tu dis, oui, dit-elle, recoiffant ses cheveux. Alors tu as un fils… Toi !

- Faut croire, dit-il. Ne t'inquiète pas, moi aussi, ça me choque ! »

La jeune femme sourit.

« Je trouve ça bien, finit-elle par dire. Au moins, ainsi, tu n'es plus tout seul ! »

Au regard en coin de son amie, Harry détermina l'approche d'un terrain glissant.

« Hem, oui, en effet, dit-il. Mais ça ne va pas être facile. Je ne sais pas du tout comment m'y prendre ! »

Hermione eut une moue. Elle aussi avait remarqué que sa phrase éloignait le joyeux sujet de ses amours.

« Le mieux, c'est déjà de l'amener chez toi… Tu lui fais prendre un bain, tu lui donnes des vêtements propres, de quoi manger… Et après, vous parlez… Je pense que tu dois lui dire quelles sont tes intentions envers lui. Et lui demander si cela lui convient. Demande-lui son opinion, c'est important. Il faut qu'il sache qu'il a son mot à dire. Ce ne sera pas spécialement toujours pris en compte, mais ça lui fera du bien de savoir que son avis est écouté… Et puis… heuu… Selon cette conversation, agis en conséquence ! »

Harry grimaça. Le début, ce serait réalisable… Mais le 'agir en conséquence' ne le rassurait guère.

« J'essayerais, promit-il. Ça ne va pas être facile. »

Hermione lui sourit et lui serra la main.

« Courage, dit-elle. Tu es un Gryffondor, non ? »

Harry eut un sourire crispé.

« Ouais, dit-il. Paraît… »

oOooOooOo

La maison de Harry Potter était grande. Trop, pour une seule personne. Mais cette maison était sa fierté. Pour rien au monde il ne l'aurait quitté. Édifiée dans le plus pur style banlieue londonienne, il avait pris un soin particulier à la décorer. Effrayé par les ténèbres qu'il avait dues affronter, il avait mis un point d'honneur à privilégier la lumière. Ainsi, bons nombres de luminaires éclairaient chaque pièce et les fenêtres – terriblement grandes – étaient disposées pour laisser entrer le soleil.

Pourtant, attablé à sa cuisine, juste en face de Guimauve, Harry avait la vague impression que sa cuisine était minuscule et que jamais pièce ne fut plus sombre. Le petit garçon en face de lui le fixait avec un sérieux qui le rendait mal à l'aise. Ses yeux gris clair portés sur lui le mettaient mal à l'aise. Sur la table blanche, un reste de dîner improvisé attendait d'être débarrassé.

« Hem, fit Harry, mal à l'aise. Je… Je suppose que tu as des questions… »

Guimauve le fixa un long moment. Harry prit en considération l'option défenestration qui s'offrait à lui. Une goutte s'échappa des cheveux encore humides de l'enfant, allant faire une tache sur le petit pyjama bleu qu'Harry était allé acheter en précipitation, avant de rentrer avec lui. Le regard de Guimauve lui sembla être la plus dure des épreuves de sa vie.

« Hem, fit-il de nouveau, gigotant. Je sais que tout ça… c'est assez déstabilisant. Tu ne me connais et je ne te connais pas non plus. Nous sommes de parfait étrangers l'un pour l'autre et pourtant, je suis ton père et toi mon fils. Je ne prétends pas que nous allons nous entendre à merveille et former une parfaite famille unie. Mais… Tu es sous ma responsabilité, à présent. Et… tu es un sorcier. Je pense que tu dois le savoir, maintenant. La confrérie magique est très compliquée et nous avons plusieurs règles, coutumes… Et je souhaite te les inculquer. Je… je veux avoir auprès de toi mon rôle de père. Après cinq ans, j'ai du culot, je sais, mais… Je ne savais pas que j'avais un fils, sans quoi, je t'assure que je ne t'aurais pas laisser aux mains de… de ta mère. »

Guimauve continuait de le regarder, l'écoutant avec attention. Harry gigota à nouveau. Comment pouvait-on dire à un enfant de cinq ans qu'on avait baisé sa mère sous un coup de tête et puis qu'on était partit, comme ça, sans demander son reste ?

« Je… Ta mère et moi ne nous connaissions pas vraiment, dit-il. Je ne m'attendais pas à avoir un fils. Mais… je n'en suis pas mécontent, loin de là. Si tu le veux bien, je serais ravi d'être ton père. Et de t'aider. Quoi qu'il arrive.

- Je vais apprendre la magie ? demanda l'enfant, le faisant sursauter.

- Oui, répondit Harry. Mais pas tout de suite. Dans notre monde, les enfants sorciers vont à l'école moldue – ce sont les personnes sans pouvoir magique – jusqu'à leurs onze ans. Là, ils sont envoyé à Poudlard, l'école de sorcellerie. »

Guimauve hocha de la tête.

« Et je vais rester avec toi, maintenant ?

- Oui.

- Tu seras là tous les jours ?

- Heu… Oui, répondit Harry.

- Tu me prépareras mon petit déjeuner ?

- Jusqu'à ce que tu sois en âge de le faire toi-même, c'est-à-dire vers dix ans, oui.

- Et mon dîner ?

- Aussi.

- Et le souper ?

- Oui.

- On le prendra à table ?

- Oui. »

Guimauve le regarda d'une manière étrange.

« Tu me puniras si je fais une bêtise ?

- Oui », répondit Harry.

Le visage de l'enfant sembla s'assombrir.

« Tu me battras pour me punir ? »

Harry dut se retenir de bondir pour le serrer contre lui.

« Non, dit-il. Tout juste une tape si tu as fait quelque chose de très très grave, mais jamais de coup.

- Tu vas m'enfermer dans un placard, alors ? »

Harry crispa les mâchoires.

« Jamais, » dit-il avec feu.

Guimauve resta immobile, puis ouvrit de nouveau la bouche.

« Tu joueras avec moi ?

- Oui, dit Harry.

- Avec des jouets ?

- Bien entendu ! » répondit le brun, souriant.

Guimauve gigota et sembla hésité.

« Et… Il faudra être nu, pour jouer ? »

Harry se sentit blêmir. Il secoua la tête.

« Non, dit-il. Je ne jouerais pas avec toi comme ont joué les personnes que tu as fréquentées. À part la magie, je suis quelqu'un… de normal, si je puis dire. Tu dois peut-être avoir remarqué que… Enfin, si tu es un Potter digne de ce nom, tu dois t'attirer les pires ennuis du monde. De ce point de vue-là, je te rassure, moi aussi ! Je ne vais pas te raconter ma vie ce soir… D'abord, je ne veux pas te faire peur, ensuite, ça me prendrait au moins… des semaines ! Sache seulement que… Je te jure de ne jamais te faire du mal. Je te jure de te protéger contre le mal, quoi qu'il arrive. Et jamais tu n'auras à souffrir de mes actes ou de mes décisions. Je ferais tout ce qu'il y a en mon pouvoir pour être un père exemplaire. »

Guimauve eut un léger sourire qui rendit son petit visage plus attrayant. Il leva la main et la tendit à Harry.

« Promis ? dit-il, sa petite voix fragile manquant d'arracher un 'Oooh' attendri à son père.

- Promis », répondit Harry, serrant la petite main.

Et il sentit aussitôt comme un léger courant de magie le traverser. Alors que, à son grand étonnement, Guimauve descendait de sa chaise pour venir se serrer contre lui avec douceur, il se demanda vaguement s'il ne venait pas de se foutre dans une merde pas possible !

À suivre…

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Et voilà le chapitre deux, le 16 à la place du 15, mais on fait avec ce qu'on a, hein ! Je vous dis tout de suite que je suis crevée, je viens de me taper plus de cinq heures de travail intensif sur un foutu de voir, donc, je vous largue ce chapitre sans plus tarder, je rentre et je vais me coucher.

J'espère que ce petit texte vous plaira et je vous dis au mois prochain, si j'ai toujours internet (sauf miracle, on me le coupe dans deux semaines…)

Ainsi, à… bientôt j'espère.

Merci pour toutes vos reviews et bisous.