Sasha : Olaaaa ! En espérant que cette nouvelle lignée d'OS SashBlueGreen plumiens vous plaisent, avec des Plumiennes légèrement ... Différentes, passons maintenant à un nouvel anniversaire treeees important. Vi. J'ai nommé Amyette. Joyeux anniversaire ! Profiiiteuh *hug collectif dégoulinant de Tiva*
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PBG : Helloooo ! Différente, c'est… Léger, comme terme muahaha. AMY, BON ANNIVERSAIRE ! Et oui, j'utilise les majuscules. Aujourd'hui, c'est un grand jour ! Aujourd'hui, nous célébrons… le jour de notre indépendance ! *Sourit* *Cille devant le froncement de sourcils d'Amy* *Relit ses notes* *Racle sa gorge pour reprendre son discours* Hum, vui, pardon. Me suis trompée, j'ai cité « Independance Day ». Que veux-tu… L'effet DiNozzo. Bref. BON ANNIVERSAIREUH ET J'AI PAS BESOIN DE CITER UN FILM POUR TE LE REDIRE HAHAHAHA !
Amy DiNato
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- Hum ... Je comprends ... Commenta la jeune femme, tout en faisant tapoter ses ongles en rythme le long de son bureau en acajou.
Un mince soupir fila à travers ses lèvres tandis qu'elle plissait les yeux, jetant un coup d'œil au grand tableau de liège recouvrant la quasi totalité de l'un de ses murs.
- Vous avez une limite de temps à respecter, Mademoiselle Smile ? S'enquit-elle en se levant de son siège de cuir. Rapidement ? Oui, oui. J'ai sa fiche sous les yeux.
Amy DiNato s'approcha de ladite fiche, son téléphone portable dernier cri toujours collé à l'oreille. Face à son tableau, elle fit courir son regard sur la carte de Washington, les photos, adresses, post-it, fils rouges, indices et autres objets divers épinglés au liège. Elle s'arrêta sur une fiche rouge titrée "affaire November". Les différentes photos qui y étaient jointes réveillèrent en elle les souvenirs de l'affaire qui avait secouée la presse un mois auparavant.
Certes, elle n'y avait pas participé. Mais son âme de détective et sa curiosité insatiable l'avait forcée à établir une petite fiche pour suivre l'enquête, puis le jugement, au jour le jour. De plus, la jeune femme avait déjà travaillé pour l'avocate Peaceful Smile. Le courant était plutôt bien passé entre les deux femmes.
- Et donc, vous voulez que je trouve qu- ... Oui, oui ... Oh. D'accord. Sans que personne ne vous soupçonne, vous, d'être à sa recherche, c'est ça ? Oui.
Hochant machinalement la tête au son de la voix de son interlocutrice, Amy DiNato fit demi-tour vers son bureau et s'empara d'un post-it rose en forme de fleur. Elle griffonna rapidement le nom que l'avocate lui dictait, puis fourra le bout de papier dans la poche de son superbe imperméable noir huilé, accroché à un portant.
- Bien. On se dit demain, 21h, au Pink Squirrel's Cafe. Même mode opératoire que d'habitude pour récupérer les informations. ... A demain.
La jeune americano-italienne éloigna le combiné de son oreille pour mettre fin à la conversation. Elle enfila rapidement son imper, glissa son portable dans l'une des larges poches, un calepin et deux stylos dans l'autre, et sortit à pas rapides de son bureau pour en claquer la porte dans son dos.
Elle traversa rapidement un long couloir sobre pour arriver à la porte d'entrée, qu'elle ouvrit et referma dans la seconde.
- Hahaa, émit la jeune femme en rehaussant les côtés de sa bouche dans un sourire satisfait. La reprise s'annonce bien !
Elle descendit les trois marches de son perron pour s'engager sur la chaussée détrempée par les intempéries. Les talonnettes de ses bottines noires frappèrent le sol en rythme, du pas sûr et assuré qui était devenu le sien depuis qu'elle avait fait sienne la ville de Washington et la culture allant avec. Amy tira d'un geste élégant sur la ceinture de son imper chic (et hors de prix), et balaya une boucle brune tombée devant son visage.
Elle adressa un sourire à son voisin, sortit dehors récupérer son courrier, et inspira à plein poumon l'air frais de la capitale. Tout ce qu'elle avait surmonté pour arriver jusqu'ici ! A ce métier qu'elle adorait ! Fouiner dans la vie des gens avait des propriétés bénéfiques et insoupçonnées. Cela permettait de redonner du bonheur aux familles des disparus retrouvés, de profiter de montée d'adrénaline aux vertus vivifiantes, et aussi de se prendre pour une espèce de super héros masqué. Elle n'avait désormais plus rien à jalouser à tous ces policiers qu'elle enviait avant.
Être détective privé était finalement bien plus jouissif.
Un rayon de soleil perça à travers la masse ouatée tandis qu'elle tournait à l'angle de sa rue pour rejoindre le boulevard. La jeune femme leva le nez, souriant aux cieux qui se dégageaient enfin, et accentua sa démarche de conquérante le long des façades colorées de l'avenue marchande.
Une sensation de bien être la saisit tout entière. Elle avait presque le monde à portée de main, au point où elle en était. Elle surprit même le regard admiratif d'une passante glisser sur son manteau.
Et brusquement, le retour sur Terre. Amy DiNato n'eut même pas le temps d'analyser la situation. Une Ford grise lancée à pleine allure sur la route se rapprocha subitement du trottoir à quelques mètres de la jeune détective. Le moteur gronda lorsque le chauffeur appuya un peu plus sur la pédale d'accélération, rapprochant dangereusement son pneu de la chaussée. En une seconde, les roues rentrèrent en contact avec la flaque échappée du caniveau, provoquant une gerbe d'eau grandissant de plus en plus jusqu'à rentrer en collision de plein fouet avec la jeune femme qui, dans un dernier réflexe, sauta sur le côté.
La gerbe d'eau contenue dans la flaque et brusquement jetée en avant par les roues de la voiture percuta Amy de plein fouet, l'empêchant momentanément de respirer, s'infiltrant dans toutes les pores de sa peau pour la geler jusqu'aux os.
La seconde d'après, elle se retrouvait par terre, les yeux grands ouverts papillonnants, une mèche de cheveux collée en travers du visage, une jambe à moitié en l'air: vestige d'une tentative précaire de garder l'équilibre, et le pantalon trempé, seulement épargnée à demi par son imperméable. Elle se releva chancelante et se redressa aussi vite qu'elle le put pour reprendre sa route comme si de rien n'était, observant intensément les horizons en ignorant noblement les scouitch humides qu'émettaient ses chaussures à chaque pas.
Oh non. Il n'allait certainement pas s'en tirer comme ça.
A tout de suite pour le cadeau d'Aelig !
