Natalia Alianovna Romanova. Fille d'un puissant général du gouvernement de l'URSS. À 8 ans, il m'envoie dans une « académie », ou plutôt en enfer.
Entrainée, conditionnée, torturée, désensibilisée, voilà quel traitement nous était imposé pour faire de nous toutes les armes du gouvernement. On ne suspecte pas un enfant, encore moins une innocente jeune fille. Je suis restée 10 années de ma vie dans cette enfer qu'est la Chambre Rouge. À dix-huit ans on nous fait sortir pour effectuer notre première mission en solitaire. Ce n'était pas ma maison, je voulais partir de cette endroit. Le soir nous étions menottées aux barreaux de nos lits, pour ne pas partir, pour nous entrainer peut être, qui sait ?…
Très vite j'ai été mise sur le devant de la scène si je puis dire. La crème de la crème des tueuses. Possédant des talents hors du commun.
Et très vite on m'a fait voyager un peu partout dans le monde sous couverture, en tant qu'agent au service du communisme. Je ne savais pas ce qu'était le communisme avant de sortir du continent, avant de découvrir tout le reste.
Nancy Rushman, Laura Matthers, Yelena Belova… j'ai eu bien des noms, mais celui qui fait froid dans le dos à ceux qui l'entendent est celui de la Veuve Noir.
Né de rumeur, de on dit et de messes basse, la Veuve Noir, parce que partout où je passe je laisse derrière moi des femmes veuves. Vêtues de noir pour les enterrements de leurs chère et tendre.
J'ai eu d'autres surnoms dans ma carrière : Flamme d'ébène, celui ci vient d'Europe de l'Ouest - parce que dans la nuit on n'apercevait que mes cheveux roux, flamboyant comme le feu. Il y a eu aussi la Perle Noir, lui je le tiens des pays asiatiques - ma peau laiteuse comme une perle renferme une âme aussi noir que celle du diable.
Et beaucoup d'autres encore dont je ne me souviens plus vraiment… Tous plus poétique les uns les autres - mais Black Widow reste celui qui me colle le plus à la peau.
J'avais 21 ans, quand durant une mission aux États-Unis, un homme, plus âgé que moi de quelques années, me transperça la cuisse d'une de ses flèches sur le toit d'un immeuble. Il devait me tuer. Son gouvernement voulait ma mort parce que cela faisait plusieurs mois que j'entassais les cadavres derrières moi dans plusieurs états. Il m'a épargné. Ou plutôt il a épargné la jeune fille qu'il avait devant lui.
5 mois plus tard je ne parlais toujours pas à ses supérieurs qui me gardaient prisonnière. Le 6ième mois j'ai parlé - pour accepter un accord, parce qu'au final mon pays m'avait abandonné pour ne pas avoir à se mouiller pour moi. Le deal était de faire partie de leur organisation non gouvernementale, le SHIELD.
Le directeur de cette agence, Nick Fury, m'a apprit une manière différente de travailler et l'homme qui avait eu comme mission de m'éliminer devint mon acolyte - Clint Barton, la plus jeune recrue jamais rentré dans cette agence, à 16 ans.
J'ai accepté parce que j'avais envie de croire en ces gens et j'avais l'espoir de faire vraiment partie de quelques chose - et non plus de n'être qu'un pion qu'on puisse utiliser en claquant des doigts. Je me suis rachetée une conduite, changé de nom pour Natasha Romanoff et je me suis faite en quelques sortes blanchir. En quelques sortes, parce que j'ai beaucoup trop de sang sur les mains.
Quand est il de mon chez moi ? Un appartement sur Manhattan. Grand, beau et impersonnel. Faut dire que je n'y dors pas plus de 2 soirs d'affilés. Je ne m'y sent pas bien. Si je ne suis pas en mission, dans une planque ou dans le lit d'un autre homme, je traine dans les rues des villes où je me trouve - tout simplement parce que je n'aime pas spécialement être seule. Dû coup je ne pense pas avoir de vraie maison. De vrai « chez moi ». À moins qu'avoir un chez soi corresponde simplement à un état, un environnement dans lequel on se sent bien. Dans ce cas je me sent bien quand je suis avec mes amis - dois-je considérer mes amis comme étant mon chez moi ?
…j'attend, encore. Je commence à avoir des fourmis dans les pieds et je suis obligée de cligner plusieurs fois des paupières pour ne pas laisser mes yeux se fermer. Je ne peux pas le tuer, parce qu'avant il doit nous dévoiler son plan. Dans un écouteur je l'entend parler. Il y a quelques semaines, un consultant du SHIELD était allé poser des micros. Je n'ai alors qu'à attendre avant d'appuyer sur la détente. Ce consultant aurait pu le tuer - et il aurait plus de raisons que moi de le faire ; mais il a un semblant morale, lui. Alors j'attend…
On passe une grande partie de notre vie à attendre. Pour tout et tout le temps. On attend le bus, on attend dans les magasins, on attend qu'il nous rappel, on attend l'amour…
Je n'ai jamais vraiment attendu l'amour, mais quand je l'ai connu j'en ai attendu beaucoup. Élevée au milieu de pleins d'autres filles - les seuls hommes qu'il y avait dans ma vie étaient mes tortionnaires, et je ne les portais pas dans mon coeur. La première fois que je suis tombée amoureuse j'avais 17 ans. Une mission. Je devais séduire un aviateur au service du KGB suspecté de trahir l'URSS. Alexi Shostakov. Nous sommes tombés amoureux, je lui ai tout raconté de moi. Il se trouvait qu'il trahissait vraiment son pays et vendait même des secrets aux Américains. Le plan était de nous enfuir tous les deux en Angleterre et de disparaitre. Mais le gouvernement, mes supérieurs, l'armé, ils ont décidés de le tuer pour me ramener dans le droit chemin. Depuis ce jour je me suis promis à moi même de ne plus jamais me laisser avoir par mes sentiments. L'amour rend faible et idiot. Une fois rentrée à Moscou après cette histoire, mon professeur, Ivan Somodorov, m'a regardé revenir avec dédain et mépris avant de me dire que l'amour n'est que futilités, et que ce n'était que pour les enfants.
La seconde fois que je suis tombée amoureuse, j'ai bien failli briser la chose que j'avais de plus précieux dans ma nouvelle vie.
Clint m'avait épargné - et pour ce geste je garde envers lui une dette au fer rouge que je ne saurais effacer. Il est une des premières personnes à m'avoir accordé son pardon et sa confiance, sans préjugé sur qui j'avais pu être. 21 ans, naïve et jeune : je suis tombée sous son charme. Pendant longtemps j'ai gardé cette amour secret. Il est vrai que je n'ai jamais eu peur de dire ce que je pense, mais ce n'est pas la même histoire pour mes sentiments. On peut pas dire que plus jeune j'ai eu de nombreuses occasion pour me confier. C'est simple il n'y avait personne. Et je n'en avais pas besoin de toutes façons. Quoi qu'il en soit je n'ai pas eu à faire le premier pas il l'a fait à ma place.
Et pour la seconde fois je me suis laissée emporter par le tourbillon de passion qui m'envahissait. Tout allé pour le mieux - mais tout s'est arrêté aussi vite que ça avait commencé parce qu'il m'étouffait. Il débordait d'amour et j'aimai ça, même si je ne lui ai jamais dis. Le soucis c'est qu'il faisait passer tout ça avant les priorités - et plusieurs fois sur le terrain il se mettait en danger bêtement pour que je ne le soi pas moi. Je n'ai pas besoin d'être protégé la fin, je ne supportais pas toutes ces niaiseries et ces attentions. Je suis libre. Je suis indomptable, on ne peut pas m'obliger à rester sagement à ma place, sagement dans un rôle ; et peu à peu j'étais entrain de le détester. Je ne supportais plus sa présence, tout chez lui m'agaçait. Il l'a sentit et lui et moi ça s'est fini, comme ça.
Notre histoire aurait pu se terminer de cette manière, mais nous ne voulions plus nous parler ou partir en mission ensemble. Ce qu'il y a eu entre nous avait été trop fort - nous n'avons pas résisté à la rupture. Il est parti de son côté et moi du mien. Jusqu'au jour au Fury me fit venir dans son bureau pour m'annoncer que Clint était dans le coma à la suite d'une explosion. À ce moment là tout mon monde s'est écroulé. Il était tout ce que je connaissais. Je l'ai veillé durant 3 long mois, interminable. Quand il s'est enfin réveillé mes yeux étaient rougit par mes pleurs et je ne trouvai pas les mots. On a juste rigolé. Je me trouvais si bête de ne plus vouloir le voir après de telles futilités… On s'est finalement perdus pour mieux se retrouver.
La troisième fois m'a fait souffrir. Comme jamais je n'ai souffert. Ce genre d'amour si fort qu'il finit par nous faire mal. Notre relation fonctionnait sur la douleur. L'un l'autre, nous nous faisions du tord sans réellement nous en rendre compte. La passion nous consumait. Mais je garde des leçons de cette relation, je n'ai jamais vécu quelques chose de semblable, notre lien était fort. Je l'ai rencontré sur un toit. J'avais déjà entendu parler de lui, le démon de Hell's Kitchen. Matt et moi c'était le jour comme la nuit. Nous étions accro l'un à l'autre. Tout les deux nous étions des âmes damnés, à l'écart de notre société et solitaire. Ce qu'il y avait entre nous a duré 2 années. Les plus folle de toutes ma vie. Je l'avais dans la peau, je l'aimais tellement que j'aurai pu en mourir. Mais il suffisait d'une étincelle pour nous faire partir. Nos disputes étaient si violante que la police a souvent fait des descentes chez Matthew, alertés par les voisins. Toujours à rechercher plus chez l'autre, chercher sa limite. Un doux manège fourbe. Pour illustrer ce que j'avance je repense à un événement en particulier : je trouvais qu'il était un peu trop proche, certaine fois, de sa secrétaire Karen. Rien d'alarmant. Mais quand je lui ai fais remarquer il m'a scandé savoir connaitre la limite à ne pas franchir. Mais je désapprouvais toujours ce que je voyais. Pour me venger j'ai couché avec son associé. En faisant bien sur en sorte qu'il puissent nous voir (ou dans son cas nous entendre, vu qu'il est aveugle). J'ai fais ça par amour, oui c'était un geste d'amour. Il a alors fini par coucher avec Karen.
Entre nous c'était toujours comme ça. Pousser l'autre à bout - faire ressortir ce qu'il y avait de plus mauvais chez l'autre. Malgré ça nous nous aimions, nous avons même vécu ensemble. Mais ce qui nous a fait comprendre que nous ne pouvions pas poursuivre, c'est une dispute. C'était devenu notre rituel de la journée. Je criai sur Matthew je ne sais plus vraiment pour qu'elle raison. Puis je me suis arrêtée. Lui aussi. On s'est assis, il m'a prit les mains et m'a dit qu'on ne pouvait plus continuer comme ça. J'ai acquiescé, et notre relation touchait à sa fin. Aucune rancœur - nous sommes restés bon amis.
… un petit effort… encore un tout petit effort avant de pouvoir le tuer et rendre mon rapport de mission. J'ai accepté cette petite besogne pour Matt. Il y a déjà plusieurs mois il m'a fait parvenir ses craintes vis à vis des activités du Caïd ; je n'ai rien fait, pas assez dangereux, pas assez d'enjeux… j'accomplie d'ordinaire des tâches plus conséquente. Sauf qu'aujourd'hui mon ancien amant est sur un lit d'hôpital entre la vie et la mort à cause de cet homme et je me dois de le venger - comme il l'aurait fait pour moi. Matthew et moi on a laissé passer quelque chose entre nous qui était précieux. Ça fait parti des mauvais choix que j'ai fais dans ma vie. J'aimerai que les choses soit différente aujourd'hui, mais je ne sais pas comment faire…
À suivre...
