Bonjour/Bonsoir ! Après des années d'attente , voilà enfin le deuxième chapitre ! Pour être honnête, j'avais un peu oublier l'existence de cet fanfic:)

Mais l'inspiration est là alors autant en profiter :)

Chapitre 2

« Caresses et coups de poing dans la gueule sont les pleins et les déliés de l'amour. »

Serge Gainsbourg.

C'était la dernière fois . Maintenant, j'en suis certaine . Ce soir , sera la dernière fois que mon époux me frappera ou pire, me violera, comme il en avait pris l'habitude depuis quelques mois . Ce soir, je le sait, je vais retrouver ma liberté .

Jamais je n'aurait cru en arriver à ce point de non retour . Jamais je n'aurait cru penser tuer quelqu'un . Jamais je n'aurait cru pouvoir haïr autant .

Et pourtant, je pensais avoir fait le bon choix . Épouser le garçon le plus apprécier du village, le fils du chef en plus , toutes les filles en rêvait . Moi non . Et c'est ce qu'il l'a attirer , malgré moi .

J'avais 15 ans lorsqu'il montra son intérêt pour moi . J'étais jeune . Sans parents et peu d'argent . Il m'offrait une vie confortable , dans une maison saine . Pas une maison miteuse, envahi par d'innombrables insectes en tout genres .

Sans avis extérieur, j'acceptais .

De 10 ans mon aîné , Harry Liv était charmant . D'apparence tout du moins . Les six premier mois de notre vie matrimonial , il m'offrit moult cadeaux et ne consomma pas notre mariage . Mais il avait parfois un regard noir, lorsqu'il savait que , dans la journée , j'étais partis me balader dans le village voisin . Il pensais que d'autres me regarderaient alors que j'étais à lui . Comme une chose .

Peut-être car j'étais trop jeune, je n'eus pas le courage de protester , de m'affirmer lorsqu'il me considérait comme sa propriété .

Et du courage, j'en ai aussi manquer pour partir le soir où , pour la première fois , il m'envoya une gifle en plein visage . Plus tôt dans la journée, il m'avait vu discuter avec Antoine, le boulanger du village . Il l'avait trouver trop entreprenant . Ce soir là , j'aurais du lui envoyer un coup bien placé .

Puis il y eu une période où , tous les soirs, il rentrait bourré à la maison . Toute la journée, j'avais une liste de choses à faire absolument si je ne voulais pas m'en prendre une le soir venu . D'abord les tâches ménagères, le dîner, les courses . Tout dans la maison devait être rangé à un endroit précis . Si son regard expert tiquait, je savais qu'une fois encore, j'aurais un hématome à cacher le lendemain . D'abord des gifles . Puis , comme si ça ne l'amusait plus , comme si ce n'était pas déjà trop, il passa au coup de poing , au coup de pied dans le ventre . Il s'amusait aussi à me brûler la peau en écrasant ses cigarettes .

Pendant 4 ans de ma vie, je n'étais qu'un automate conditionné à se soumettre . Il avait réussit à me briser intérieurement mais il alla encore plus loin .

Je ne voulais pas me donner à lui . Je ne voulais pas lui donner la seule chose qui m'appartenait encore . Comment éprouver de l'attirance envers quelqu'un qui vous rabaisse tous les jours ? Lui ne comprenait pas . « Tu es ma femme alors tu dois obéir et faire ton devoir d'épouse . Tu dois me faire un enfant ! » disait-il souvent .

Il savait qu'un enfant m'empêcherait de partir . Ce n'était pas une volonté d'être père . C'était une volonté de me dominer pour de bon .

Comme si mon corps connaissait mon mal être, je n'engendrais pas d'enfant . Mes fausses couches répétées le mettait hors de lui . Moi, elle me détruisait à petit feu . J'étais déchiré entre l'envie d'avoir un enfant, de sentir grandir en moi un être et de ne pas lui donner ce qu'il voulait . Cet enfant aurait été malheureux et peut-être aurait-il subit les mêmes sévices de son père .

Ce soir là, il rentra à la maison , bourré , un éclat de folie dans le regard . Il s'approcha de moi et par surprise, me pris par les cheveux . Je ne me débattais plus . Me débattre l'exciterait encore plus . Je savais où il me traînait . Arrivé dans notre chambre conjugale, il me jeta dans le lit .

Il se déshabilla à la hâte comme pris d'une pulsion animal qu'il devait satisfaire au plus vite .

Son membre dresser me dégouttait . Je serrais les cuisses , n'ayant aucune envie de le sentir en moi .

Il arracha mes vêtements uns à uns , son regard pervers dévorant chaque parcelle de ma peau veloutée .

Dans un râle de plaisir, il pénétra mon intimité sèchement . Je gémis de douleur , ne ressentant aucun plaisir à ses coups de bassins profond et rapide . Il pris mes seins entre ses doigts rugueux et les pressas , comme si il voulait les voir exploser sous ses mains . Il voulait me marquer pour qu'aucun autre ne m'approche .

Je ne le regardais pas, la tête tourné sur le côté. J'essayais de penser à autre chose mais ses mains chaudes sur mon corps me ramenais à la réalité .

Son visage se crispa rapidement . Le plaisir ultime enfin atteint, il se déversa en moi, s'affalant de tout son poids . Suant à grosse gouttes après cet unique effort physique du mois, il me murmura ces mots qui scella son destin :

« Alors, petit pute, j'espère que t'a joui comme jamais . Tu es à moi . Si je te vois encore parler à qui que ce soit, ce ne sera plus des gifles et des viols . Si jamais tu ose faire ta catin dans le village, à te trimballer à la place de faire tes corvées , je te tue. »

Je savais au plus profond de mon être que cet homme , que j'ai aimé au début, était capable du pire . Depuis 4 ans il me le démontrais tous les jours . Je ne prenais pas sa menace à la légère . J'avais peur de lui mais je refusais de vivre sous tension toute ma vie . Je voulais tellement vivre libre . Seule . Être enfin heureuse . Je voulais quitter ce trou à rat, aller au bout de la terre et qu'on me laisse enfin vivre en paix .

Alors, pris dans un élan de vengeance, de haine et d'envie de changer le cours de mon existence, je saisis le couteau posé sur la table basse , cadeau de mon père décédé , et planta, avec une force qui m'étais inconnu , le couteau dans sa jugulaire .

Le sang gicle comme un geyser . Les gargouillis d'un homme en agonit avant de tomber lourdement sur le sol . La panique du femme . Vite , les vêtements s'empilent dans la valise .

Sans un regard en arrière, la femme cours . Elle cours dans la nuit . Elle pleure . Elle n'a pas eu peur . Elle viens de tuer un homme , risque l'emprisonnement et pourtant , jamais elle ne s'est senti aussi libre que maintenant.