Disclaimer : À Elle, pas à moi, bien malheureusement
Rating : Pas de sexe (ou si peu), mais peut-être un peu de violence (on verra bien et tout dépend de votre définition du mot violence).
Note :
Toujours pas de slash, désolée pour les fans du genre (à qui je signalerai que je vais bientôt en commencé la rédaction d'un, la suite autorisée du One-Shot de Myschka Songe d'une nuit d'été, que l'on peut lire dans son Recueil d'OS. Je vais d'abord finir Cœur de Black, puis je vais le commencer. Le scénario est déjà écrit.).
Tous les noms, propres ou communs, sont tirés des livres en français, soyez avertis.
Merci à tous les revieweurs (y'a quelques mois encore ( Bon, d'accord, il y a un an et quelques mois)), je ne savais même pas que ce mot existait !)
Il y aura beaucoup d'autres personnages dans cette partie. C'est le véritable commencement. Maintenant, Ladies and Gentlemen…Cœur de Black
Partie 3Histoire de traîtres
« Bonjour, Drago. »
« À vous aussi, professeur. »
« Appelle-moi Sévérus, s'il te plaît. Après tout, nous sommes dans le même camp… »
« Je ne crois pas. Vous êtes le fidèle serviteur et je suis le traître. »
« Tout dépendant qui nous qualifie ainsi. »
« Je ne suis et ne serai nulle part le fidèle serviteur. Un Malefoy ne s'incline jamais. »
Ces paroles étaient à la fois empreintes de fierté, de peur, de colère et de dédain, tout comme l'endroit où ils s'étaient retrouvés, tout près du Manoir Malefoy. Drago venait d'y déposer sur le portique une lettre destinée à sa mère où il lui expliquait les raisons de sa fuite, sans entrer dans les détails et sans mentionner, bien évidemment, ni Sirius Black, ni Potter. Il valait mieux qu'on ne le retrace pas trop vite, qu'il puisse garder l'anonymat le plus longtemps possible.
« Tu es fier. Trop peut-être. »
« Je ne pense pas… pas plus que je ne comprends ce qui a pu vous pousser autrefois à vous incliner devant une telle pourriture. »
« Je voulais du pouvoir, je suppose »
« Un esclave n'est jamais qu'un esclave. Il n'a aucun pouvoir qui ne dépende pas de son maître. »
« Encore une des jolies petites phrases toutes faites made in Sirius Black, je suppose » cracha l'homme en noir en reniflant dédaigneusement.
« Je suis capable d'en composer moi-même, des jolies phrases, vous saurez » répliqua Drago, vexé. « Il n'a fait que me donné le courage – ou l'arrogance, si vous préférez, de les dire à hautes voix. »
« Tu risques de te faire tuer. »
« Alors je mourrai et vous avec moi. Ce sera votre punition. »
« Drago… »
Mais le jeune homme blond ne l'écoutait plus, occupé à fouiller dans sa poche. Lorsque finalement il trouva ce qu'il cherchait, Sévérus le regardait avec froideur et méfiance – son air habituel, quoi.
« Tenez. »
« Je n'ai pas besoin d'argent de ta part, Drago. »
« C'est une façon de vous contactez. Le lieu, la date, l'heure. Ça se mettra à chauffer. C'est beaucoup moins douloureux que la Marque, en tout cas. »
« Mais… »
« Vous direz à Blaise que je m'excuse, hein ? Surtout lorsqu'on commencera à mentionner mon nom aux côtés de celui de mon ancien ennemi. Dites-lui…qu'il sera toujours le meilleur ami que j'ai jamais eu, mais que je ne peux pas rester. Je ne peux pas. »
« Dra… »
« Au revoir, prof…Sévérus. J'espère qu'un jour, on pourra avoir une discussion en des temps moins troublés. »
« At… »
Mais il était déjà trop tard, car le Serpentard, le traître, le fils Malefoy, l'héritier de Sirius Black, avait transplanné, plantant là son mentor, une pièce de galion d'or dans la main, triste et inquiet. Perplexe aussi. Ils venaient tous deux de s'embarquer dans une drôle d'histoire. Une histoire de traîtres.
« Alors ? »
« Alors ton réseau d'espions est assuré, Potter. En ne se faisant pas de façon direct, les transactions d'informations seront mieux protégées des mangemorts et de… de Voldemort. »
Potter resta silencieux un moment, assis en tailleur dans l'herbe longue de sa cour avant. Puis…
« Depuis quand tu prononces le nom de l'affreux, toi ? »
« Depuis, et je cite, que quelqu'un m'a dit que «Ce type n'est qu'un mégalomane à face de serpent, un résidu abject de la race humaine et blablabla». »
« Sirius ? »
« Ouais. Drôle de type. Chic type. »
« Je sais. »
Drago se laissa tomber aux côtés de son ex-ennemi-mais-pas-encore-tout-à-fait-ami, soulagé de trouver un peu d'ombre sous le cerisier. La chaleur était revenue, mais d'une façon tout à fait inappropriée de l'avis du jeune sang-pur qui, comme il se devait pour un jeune homme de bonne famille, était habillé d'une robe de sorcier noire sur un ensemble pantalon noir et chemise noire. Potter, qui était vêtu d'un vieux jean déchiré et d'un tee-shirt trop grand, ne semblait pas autant souffrir de la température que lui.
Observant du coin de l'œil celui qui lui avait offert de rester avec lui dans cette maison qui appelait le bon goût à la rescousse, le Serpentard tergiversa quelques temps avec lui-même avant de parler.
« Tu savais qu'on a failli être élevés en cousins ? »
« Hein ? Qu'est-ce que tu racontes ? »
« Je suppose que…Sirius, puisque tu l'appelles ainsi, n'a pas eu le temps de te le dire » fit Drago en se laissant tomber dans l'herbe verte. « Quand tes parents ont été…assassinés, il s'apprêtait à entamer des procédures pour obtenir ma garde. Il aurait été mon père, et puisque qu'il était ton parrain, nous aurions donc été cousins. On serait peut-être les meilleurs amis du monde à l'heure qu'il est. »
« Peut-être même que mon père aurait été ton parrain. »
Potter ne semblait ni fâché, ni jaloux comme l'autre fois et ils échangèrent leur tout premier sourire de connivence. Puis le Gryffondor jeta un coup d'œil aux instruments de torture qui servaient de vêtements à Drago et éclata de rire.
« Demain, je ne sais pas encore trop comment, on ira faire les boutiques. Jusque là, je crois que je vais te prêter mes vêtements, je ne tiens pas à ce que mon conseiller meurt prématurément. Je voix déjà le rapport du médecin légiste : Mort d'un coup de chaleur en raison des six épaisseurs de vêtements noirs qu'il portait. »
« Ta gueule, Potter ! »
« Volontiers. Pour ce soir, je te laisse choisir ce qu'on mange : de la salade…ou de la salade ? »
« Hrmffff… »
Evidemment, la salade de laitue, de concombres, de carottes et de choux accompagnée de jambon froid fut excellente, clouant le bec de Drago que sa fierté empêchait encore de demander à Potter de lui apprendre à cuisiner.
Pour ce qui était de leur projet de faire les boutiques (enfin…surtout le projet de Potter !) il fut quelque peu…perturbé lorsque l'alarme avertissant que quelqu'un tentait de franchir le bouclier entourant la maison retentit dans celle-ci, réveillant en sursaut les deux jeunes hommes qui y dormaient. En tout cas, Drago dormait et n'apprécia que très modérément de se faire réveiller à l'aube par un bruit aussi stressant que celui-ci. Puisque sa nouvelle chambre se situait juste en haut de l'escalier, il fut le premier arrivé devant la porte qu'il ouvrit à la volée, baguette à la main.
Là, à l'autre bout de la petite allée de pierres qui menait à la maison, un homme attendait les bras croisés. Bien qu'il ne l'ait plus vu depuis un certain temps déjà, Drago le reconnut immédiatement, se doutant de fait de l'identité de la femme qui se tenait à ses côtés. Potter, qui venait de débouler derrière lui en boxer, plus ébouriffé que jamais, les lunettes de travers, l'air hagard et les joues mal rasées, s'écria aussitôt :
« Rémus ! Tonks ! »
Drago le retint par le bras alors qu'il allait s'élancer pour les laisser entrer.
« Attends une minute ! Comment tu sais que ce sont bien eux, hein ? »
« Tu connais beaucoup de sorcières qui se teignent les cheveux en rose bonbon, toi ? »
« Mais… vous n'avez pas de code, pas de marque de reconnaissance ? »
« Ici, je n'en ai pas vraiment de besoin. La barrière d'énergie agit comme l'œil de Maugrey : elle montre toujours la véritable apparence des gens. Ce sont bien Rémus et Tonks. »
« Ah… » fit Drago, impressionné malgré lui par les pouvoirs de son ex-ennemi, qu'il laissa aller à la rencontre de leurs visiteurs.
Quelques instants plus tard, il se retrouvait, mal à l'aise, devant cette cousine qu'il avait si souvent entendu qualifiée d'abomination. S'il était vrai que ses cheveux roses dressés sur sa tête détonnaient parmi les coloris capillaires du commun des mortels, ils lui allaient plutôt bien et ses vêtements moldus colorés changeaient agréablement de la mode sorcière, plutôt traditionnelle. La lueur de curiosité qui régnait dans ses yeux gris, un peu semblable aux siens, n'était aucunement accompagnée d'animosité ou de méfiance, et Drago s'en réjouit. Cette cousine semblait, finalement, fort sympathique.
« Salut, cousin » finit-elle par dire avec un petit sourire. « Moi, c'est Tonks. »
Il serra vigoureusement la main qu'elle lui tendait, sachant qu'elle n'en attendait pas moins de lui. Après, c'était plus difficile. Gêné, il jeta un coup d'œil à Lupin, qui ne semblait pas prêt à lui sauter à la gorge. Il ressemblait bien peu à Greyback, ce lycanthrope, bien que ce fut celui-ci qui l'eut mordu. Un peu comme Sirius et lui-même était différent de leurs familles respectives.
Il ne semblait pas beaucoup changé depuis la dernière fois qu'il l'avait vu, excepté peut-être quelques mèches grises en plus. C'est pourquoi la remarque de Potter le prit tellement au dépourvu.
« Vous rajeunissez, Rémus. Moins de gris, moins de rides. »
« Faut croire que sortir avec une jeunesse a cet effet sur certains vieux croûtons » répondit le loup-garou d'un air gêné. « Toi par contre » ajouta-t-il en fronçant les sourcils « ta barbe te vieillit… tout comme ta décision d'arrêter l'école. »
« Lâche-moi avec ça, Lunard ! » gronda Harry, soudain furieux.
La stupéfaction se peignit sur les traits de Lupin qui recula d'un pas, troublé.
« Tu viens de me faire penser à quelqu'un, toi… »
« À mon père, encore ? » s'emporta le jeune homme brun avec un geste agacé du bras.
« Non » répondit Tonks à la place de son compagnon. « Plutôt à… »
« Sirius » acheva Drago en s'attirant les regards stupéfaits des trois autres. « Ben quoi ? »
« Pour en revenir à nos moutons » continua Potter, une lueur dangereuse que le Serpentard connaissait bien au fond des yeux « tu sauras, cher oncle, que j'ai des choses autrement plus importantes à faire que d'asseoir mon popotin sur un banc de cours. Des choses dont tu ne sauras rien, puisque j'ai juré de n'en parler qu'à un minimum de gens. Et pour ce qui est de passé mes ASPIC…j'attendrais que tout cela soit fini, si ça finit au jour, en supposant, bien sûr, que j'y survive. Maintenant, mêle-toi de ce qui te regarde et entre dans cette foutue baraque que je puisse préparer le petit déjeuner pour tout le monde ! »
Visiblement pensif, Lupin resta silencieux une bonne partie du repas, absorbé dans la contemplation de son neveux qui faisait mine de ne pas le remarquer. Pendant que le neveux en question faisait faire le tour du propriétaire à Tonks (avant qu'elle ne brise une deuxième assiette et une troisième tasse), Drago vint s'asseoir près de son professeur, bien décidé à profiter de ce tête à tête pour éclaircir certains points.
« Je ne suis pas un gentil. Je ne serai jamais un gentil. »
Le loup-garou se contenta de le fixer de ses yeux de fauves, sans ouvrir la bouche.
« Maintenant que ce fait est établit, parlons à cœur ouvert. Je suis xénophobe et je le confesse. Je n'en suis pas fier, mais pour l'instant c'est comme ça. Je n'apprécie toujours pas les Moldus, même s'ils ont un peu remonté dans mon estime. Je me méfie des non-humains, désolé pour vous, même si je sais que vous n'êtes ni aussi con ni aussi…malade que Greyback. Surtout, je n'oublie pas que vous auriez pu être mon oncle, voir mon parrain, si Sirius Black avait réussit à obtenir ma garde il y a quelques années. Je suis aussi un petit snobinard de mes deux, avec des préjugés de snobinards et des habitudes de snobinards. Je vais sûrement changer, mais pour l'instant, va falloir me prendre comme ça.
« Deuxièmement, soyez assuré que je ne suis ni un menteur, ni un espion. Je vais être le chef des espions de Potter, celui que va trier les informations, s'assurer de leur fondement. Je ne vous demande pas de me faire confiance, car je ne mérite pas votre confiance, mais laissez-moi faire et vous ne le regretterez pas au bout du compte. »
Tout, du moins du point de vue de Drago, était dit. Il ne s'attendait pas à ce que Lupin se fit à lui, ça aurait été idiot de l'espérer. Au moins, comme ça, il ne pouvait pas vraiment le décevoir. Finalement, le loup-garou sourit faiblement en hochant la tête une, puis deux fois.
« Je comprends. Ne t'en fait pas, je comprends. Tu…enfin, ce n'est pas comme si ton éducation avait été dans le sens de la tolérance, n'est-ce pas ? »
« Vous avez raison » acquiesça Drago. « En passant, qu'est-ce qui vous amenait en ce si beau matin d'août ? »
« Surtout la curiosité, pour tout t'avouer » sourit Lupin, malicieux. « Contempler en face le «nouveau» Drago Malefoy. Et parler à Harry, aussi. Je m'inquiète pour lui. »
Drago ne tenta pas de le dissuader de s'inquiéter. C'était malheureusement un sentiment parfaitement fondé. Potter était en danger permanent, bien plus qu'eux tous.
Tonks, partie aux toilettes, se faisait désirée par les trois individus de sexe masculin qui l'attendaient au salon, exaspérés. Habillés de pied en cape, il ne manquait que la métamorphomage pour qu'ils partent pour le Londres moldu, où Potter semblait décidé à traîner Malefoy. Celui-ci supposait qu'évoluer une bonne partie de la journée parmi un tas de moldu était une étape importante de son «évolution». Son «cousin» avait de toute évidence prit sur lui de lui faire apprécier les Moldus. C'était pas gagné.
Alors que la porte des toilettes claquait enfin à l'étage, un rugissement dans la cheminée les firent tous se retourner, méfiants. Des hautes flammes émeraudes émergea un grand gaillard roux, plus grand encore que Drago, qui était pourtant très loin d'être un nabot. Avant même d'avoir complètement prit pied dans l'âtre, Ron Weasley hurlait un puissant «HARRY !» à plein poumon.
« Quoi ? » répliqua celui-ci, abasourdi et inquiet.
« C'est Papa qui vient de nous avertir par Poudre de Cheminette » haleta la belette, faisant mine de ne pas avoir remarqué la présence du Serpentard dans le salon de son meilleur ami. « Il y a eu une attaque. Des Mangemorts. Les Aurors et l'Ordre ont été prévenus trop tard pour intervenir. »
Un pressentiment désagréable s'insinua en Drago, étreignant son cœur et ratatinant ses entrailles.
« Qui ? » demanda Lupin, qui était déjà près de la cheminée, prêt à partir.
« Les MacCormick » dit Weasley, le visage grave.
« Non. Non. Non ! »
Tonks, qui avait sans doute entendu la fin de la conversation, se précipita vers son cousin qui venait de s'élancer vers l'âtre, écartant Lupin d'un grand coup d'épaule. Allez savoir comment, une pincée de poudre verte jaillit de sa main vers les cendres, ravivant les flammes presque éteintes.
« Dra…»
« 105 SUNNY ROAD, WALTER CREEK !» hurla le jeune homme en s'engouffrant dans la haute cheminée, son cœur battant à tout rompre entre ses côtes.
Malicia. Non. Non, ça ne pouvait PAS être vrai. Ça n'avait pas le droit d'être vrai. Mais la souffrance était déjà là. Non, je vous en supplie…
Je suis cruelle, je sais. C'est une de mes fiertés, d'ailleurs. Faut me prendre comme je viens, c'est à dire sadique et masochiste. QUI, me demanderez-vous, est Malicia MacCormick, pour notre dragonichounet en tout cas ? Sachez…que vous aurez la réponse dans la prochaine partie, Histoire de mort (ça fait joyeux, ce genre de titre, non ?).
Si vous avez des questions, des commentaires, des menaces de mort ou des demandes en mariage (réponse positive non garantie) dirigez votre regard et votre curseur vers le petit bouton mauve pâle en bas à gauche.
La prochaine partie est déjà écrite, vous l'aurez donc pour dans une semaine, sans faute (Quoique…avec moi, on est jamais sûr !).
X X X X
Wildy
