Bonjour, cher lecteur (ou plutôt lectrice) ! :D
Et merci pour les commentaires de motivations, ça m'as bien aidé ... Car, comme vous avez pu le constater, il m'a fallut un certain temps pour publier cette suite. Je suis, d'ailleurs, sincèrement désolée pour l'attente, mais j'ai une explication - qui, certes, n'excuse rien, mais qui ... explique, au moins (sans blague -_-) - et là voici : j'ai repris les cours il y a deux semaines maintenant et, malheureusement, se retour des vacances a été le signal de départ de mon inspiration et mon courage. Enfin, disons qu'il leur a fallu deux/trois jours pour déserter complètement ma tête. Entre temps, j'avais écris le début du chapitre sur feuille (pendant les cours où je m'ennuyait), mais j'ai perdu l'une d'elle. Donc il a fallut que je me souvienne de se que j'vais écris ...
Et j'y suis arrivé ! Ouf.
Bon, je ne vous embête pas plus avec mes excuses et je vous laisse profiter.
Bonne lecture ! ;)
Chapitre 3 :
.::POV Sanji::.
Je me réveille, pour la deuxième fois, dans le lit de l'auberge. Mais, différence notable de mon premier réveil en ce lieu, mon corps me fait beaucoup moins souffrir. J'ai, certes, encore une douleur lancinante à un certain endroit de mon anatomie, mais les bleus et autres hématomes ne me gêne plus, ce qui est très agréable pour ce réveiller le matin.
D'ailleurs, je remarque que je suis étonnamment détendu. Même si je suis avec Zoro, – qui dort encore sur sa chaise, le pauvre – on ne s'est as disputé une seule fois. Bon, ça vient surement du faite qu'il m'a aidé mais … Je suis bien juste avec lui. Je me sens en sécurité.
« Je me sens en sécurité » ? Mais c'est le marimo !
Restons calme. Je suis juste reconnaissant envers Zoro, c'est tout. Mais il va bien falloir qu'on quitte cet endroit. (Ca commence à sentir le renfermer et ça manque de lumière. Je vais finir claustro', moi !) On doit retourner au bateau. Cette pensé me noue l'estomac : je crois que j'angoisse à l'idée de devoir affronter l'équipage et ses questions.
Enfin, je suppose que pour l'instant, je ne peux pas prétendre sortir de cette chambre : je n'ai pour seul vêtements qu'un caleçon et une veste de smoking. D'ailleurs, je peux peut-être essayer de nettoyer mon pantalon. Dans mes souvenirs, il n'a pas été déchiré comme ma chemise.
Motivé par cette idée, je sors mes jambes de sous la couverture – étouffant un couinement de douleur en m'asseyant sur le bord du lit. Le froid glacial de l'air me surprend, je ne l'avais pas ressenti, au chaud sous la grosse couette. Tout-à-coup je pense à Zoro sur sa chaise, seulement avec son T-shirt à manche courte habituel, qui doit avoir plus que froid, même si c'est dans son sommeil. Alors je prends la couverture que je viens de quitter et lui dépose sur le corps, la coinçant un peu derrière ses épaules. Le vert décroise les bras de son torse et se blottit un peu plus dans la grosse couette en soupirant de confort. Un petit sourire attendri me déforme la bouche un moment mais je me reprends vite et me dirige vers la salle de bain, perturbé.
Mais, tandis que j'ouvre la porte de la salle d'eau, une nouvelle angoisse me prend à la gorge. Mes clopes ? Où sont-elles ? Toujours dans ma poche ? Presque paniqué, je retourne près du lit, à l'endroit où se trouve ma veste. Je cherche la poche intérieure – celle de gauche – où je range mon précieux paquet de cigarettes et c'est victorieux que j'en sors ma drogue (façon de parler, bien sur) – accompagné de mon briquet - pour la glisser entre mes lèvres, l'allumant. Je tire un grande bouffé de tabac et je me sens tout-à-coup … Complet. Je me demande même comment j'ai fais pour ne pas en avoir besoin avant. J'étais surement dans une espèce d'état second …
Détendu au possible, je retourne dans la salle de bain. J'allume la lumière et observe la pièce, réalisant que je n'avais pas pris le temps de la faire avant. Puis, cherchant mes vêtements, j'aperçois d'abord ma chemise, anciennement bleue, chiffonnée sur le bord de la baignoire. Je m'en saisis et tente de la défroisser mais Zoro avait raison, on ne plus rien faire pour elle : elle est déchirée, tachée de boue et de sang. En la reposant, je vois mon pantalon qui a certainement glissée au font du bain. Il est à peu près dans le même état que ma chemise, à ça près qu'il n'est pas en lambeaux, mais pas récupérable non plus.
Je pousse un grand soupir, passablement abattu, échafaudant déjà des plans dans ma tête pour pouvoir me procurer des vêtements potables.
Perdu dans mes pensés, un bruit venant de derrière moi me surprend : comme par réflexe, je me retourne vivement, balançant ma jambe en même temps, ignorant la douleur lancinante qui s'y propage. Mais j'arrête vite mon geste, me souvenant qu'il n'y a dans cette chambre que la tête de gazon et moi. Celui-ci ce tient derrière moi, encore un peu endormis, me regardant avec des yeux ronds. Puis – chose incroyable venant de lui –, il souri un peu pour finir par rire franchement. De moi. Je rabaisse ma jambe, rouge de honte malgré moi, et le marimo se calme enfin. Il me regarde, les larmes aux yeux d'avoir trop ri, un petit sourire coller au visage (qui lui va plutôt bien, je dois l'avouer), m'arrachant à moi aussi un rictus mi-gêné, mi amusé.
Puis Zoro brise le silence étrange qui c'était installé en me disant :
- J'aimerais prendre une douche …
- Oui, bien sur, vas-y, je réponds en sortant de la pièce, lui laissant un peu d'intimité.
.::Fin POV Sanji::.
.::POV Zoro::.
Je me déshabille à la hâte et me jette sous le jet d'eau fraîche, pressé de me laver enfin. Je constate, d'ailleurs, que j'ai consacré ces derniers jours à m'occuper du blondinet. Je le réalise seulement maintenant : je me suis sacrifié. Bon, pas un gros sacrifice ! Rien de plus que passer quelques jours dans une auberge, mais venant de moi et – surtout ! – si c'est pour Sanji, c'est exceptionnel. Le pire dans cette histoire, c'est que je ne me force même pas. Je veux vraiment qu'il aille mieux et qu'on puisse retourner ensemble sur le Thousand Sunny pour retrouver nos amis (qui doivent nous chercher partout, d'ailleurs).
Je suis sorti de mes pensées par l'eau devenant soudainement chaude, détendant tout mon corps. Je suis tenté de boucher la baignoire et de dormir un moment dans le cocon de douce chaleur que crée la pièce, mais je repense à mon idée première : sortir en ville. Car pour pouvoir quitter cet endroit, il faut d'abord trouver quelques vêtements au cuistot.
Pour pouvoir lui parler de mon idée, je me dépêche de me laver – avec une savonnette à peu près propre trouvé sur le bord du lavabo. Enfin, je me rince, arrête l'eau et attrape une serviette que je m'enroule autour de la taille. Le corps tout mouillée, je frissonne à cause du froid de la pièce, mais je m'en fiche. Je m'avance jusqu'à la porte et l'ouvre, laissant voir Sanji – encore sous les draps. Je m'appuie sur le chambranle de porte avec un air nonchalant et sensuel, sans y prêter attention. Sauf que le blond, lui, ne vois que ça, apparemment. Il rougit férocement et cette réaction me fait presque plaisir, mais il détourne vite les yeux. Ne faisant aucune remarque, je lui dis :
- J'avais pensé … Je pourrais peut-être aller en ville pour t'acheter des fringues … On pourrait bouger, comme ca.
Le cuistot ouvre de grands yeux. Ca l'étonne tant que ça que je veuille l'aider un peu ? Il me répond finalement :
- Oui, d'accord. De toute façon, je crois qu'on n'a pas trop le choix. A moins que je reste seul à moisir ici.
Je faillis me mettre en colère à cette remarque mais je ne dis rien : je le déteste. Je ne peux pas m'énerver s'il parle de mourir seul dans une auberge déglinguée.
Enfin, ça c'était plutôt ce que je pensais avant. Avant quoi, exactement ?
Je ne m'épanche pas trop sur le sujet et me contente de retourner à la salle de bain pour m'habiller. Mes vêtements enfilés, je reviens dans la « pièce à vivre ». Sanji se lève du lit où il fumait tranquillement et prends dans sa veste de l'argent. Je ne suis pas en mesure de refuser : je n'ai pas un berry sur moi. Et puis, ce sont ses vêtements, même si j'avais eu de l'argent, je ne les aurais jamais payés ! Un soupir d'agacement m'échappe face aux propos contradictoires de ma conscience dérangée. Je remercie le blondinet pour son argent et me dirige vers la porte. Mais avant de sortir de la chambre, je pointe la table de chevet :
- Si tu veux fermer à clés, elles sont dans le tiroir. Et … euh … Je reviens vite (je vais essayer de ne pas me perdre). A plus, dis-je à Sanji
- Oui, à plus tard.
Et je sors sans plus de cérémonie. Je dévale les escaliers - que j'ai monté il y a de ça deux jours avec un Sanji très amoché dans les bras – et traverse le bar déjà bien plein, en ce début d'après midi. D'ailleurs, à l'extérieur aussi, il y à foule. En même temps, l'auberge est en plein cœur de la ville.
Je ne traine pas trop et déambule rapidement entre les gens, regardants toutes les façades de magasins pour en trouver un de vêtements pour hommes. Alors qu'une boutique m'attire l'œil avec son enseigne Costar-Cravate, j'entends une voix familière dans mon dos. MERDE ! C'est Chopper ! C'est sûr ! Bon, je n'ai pas le choix, faut que je lui parle en privé … J'attrape le petit renne et cours jusqu'à la boutique avant qu'il est le temps de rameuter tout l'équipage. Je m'arrête dans le rayon des caleçons et relâche le médecin de bord qui m'inonde tout à coup de questions : « Pourquoi tu n'es pas rentré ? », « Où étais-tu ? », « Tu vas bien ? », « Et Sanji, tu sais où il est ? Tu l'as vu ? », « Tu n'as pas tué Sanji, au moins ? ». Sur cette dernière question, il s'arrête de parler ouvre de grands yeux aurifiés :
- Tu as tué Sanji, c'est ça ? Du coup tu ne veux pas revenir sur le bateau ?
J'ai envie d'éclater de rire devant l'histoire un peu tirée par les cheveux – mais plausible – du petit renne mais je me retiens : il pourrait être mal interprété. A la place, je le tiens par les épaules et lui dis calmement :
- Je sais où est Sanji, mais je ne l'ai pas tué. Il ne va pas très bien, alors j'aurais besoin de toi. Mais tu ne dois pas en parler aux autres, d'accord ?
Il a l'air soulagé mais prend quand même un air sérieux pour me demander : « Il est arrivé quelque chose à Sanji ? Quel est son état ? ». Je lui réponds simplement que je lui expliquerais tout plus tard mais que j'ai autre chose à faire dans l'immédiat. Je me relève de ma position accroupi et rassemble sous vêtements, pantalon et chemise pour le blondinet en convalescence. Je ne prends qu'un vêtement à chaque fois : pas la peine de se charger inutilement. Par chance, je retrouve un bas noir et une chemise bleue quasiment identique aux anciens.
Les achats réglés, nous ressortons, Chopper et moi, du magasin. Je vérifie les alentours pour éviter de croiser un autre de mes amis et dis au docteur de me suivre, me dirigeant à nouveau vers l'auberge que je retrouve comme par miracle.
Le rez-de-chaussée du bâtiment n'a pas désemplis mais il n'y a personne que nous connaissons. Nous repérons une table au fond de la grande salle et je commande un saké. Un fois installé, le renne me demande, inquiet, ce qu'il se passe. Je lui raconte alors toute l'histoire, de A à Z, en insistant sur les détails concernant le blond, dans la chambre au dessus. En bon médecin, Chopper bois mes paroles et quand je termine mon « récit », il semble un peu choqué. Une histoire de viole … Pour lui qui est si naïf … Il prend la parole à son tour :
- J'aimerais le voir. Il est ici, non ? Il faudrait que je l'ausculte pour être sur que l'hématome dont tu m'as parlé n'est pas grave, et aussi pour m'assurer de sa santé mentale : il peut être traumatisé. Et quand il se sera habillé, vous pourrez rentrer au bateaux, les autres aussi s'inquiètent …
Je réfléchis avec ferveur à sa requête. Ce serait la meilleure solution, qu'il le voit et que nous retournions sur le Sunny, mais je ne pense pas que Sanji soit prêt à voir l'équipage. Questions d'honneur. Et j'en connais un rayon, sur l'honneur.
- Désolé, Chopper, je ne pense pas qu'il veuille que tu le voies dans son état, même s'il est plus blessé en son for intérieur que physiquement. Il a surement besoin d'un peu de temps. Mais maintenant qu'il peut sortir, je vais faire en sorte que nous rentrions rapidement.
Le médecin réfléchis à son tour. Il à l'air de comprendre se que je veux dire. Pourtant, il insiste un peu, mais je n'en démords pas. Il part, finalement, en me laissant une crème et quelques cachets antidouleur et autres que je pourrais donner à Sanji.
Je préfère rester un peu dans le bar avant de remonter dans la chambre. J'en profite pour nous commander un repas de midi pour le cuistot et moi. Et puis je réfléchis aux récents événements. Finalement, tout aurais été plus simple si j'avais laissé Chopper ausculté puis emmené Sanji … Mais, pour une raison inconnue, je pense qu'il vaut mieux que je reste seul à seul avec lui pendant un petit moment. Peut-être pour sa santé mentale ?
Bref. Je vois un serveur monté avec deux plateaux repas. Je vais remonter.
.::Fin POV Zoro::.
.::POV Sanji::.
Je n'ai rien fais de la matinée, hormis réfléchir intensément. J'ai repensé au corps musclé et ambré de mon colocataire forcé, qui a eu la mauvaise idée de s'afficher devant moi presque nu, provoquant un grand trouble en moi et soulevant des centaines de questions. Mais avec un peu de recul, j'en suis arrivé à la conclusion suivante : Zoro est incontestablement beau et il est légitime que cela attire le regard (Même le miens).
Ensuite, j'ai réfléchis à son geste de grande bonté : m'acheter des vêtements. Savoir qu'il voulait m'aider de cette manière m'avais profondément touché - mais ça ne s'est pas vu, parce que c'est le moment où je bavais presque devant ses abdos magnifiquement bien dessinés. Puis j'ai réalisé qu'il ne faisait ça juste pour pouvoir partir de la sordide chambre où nous vivons depuis deux jours.
Ce constat m'a profondément déprimé. Ainsi, lorsqu'il est sorti de la salle de bain, j'ai pris un air indifférent pour lui donner de l'argent – me doutant qu'il n'avait pas un rond sur lui et aussi car les achats qu'il s'apprêtait à faire m'étaient destinés. Puis Zoro est sortit en m'indiquant l'emplacement des clés.
D'ailleurs, il ne le sait pas, mais à peine avait-il quitté la chambre que je m'étais précipiter sur la porte pour la verrouiller : je n'étais pas tranquille seul dans cet endroit miteux et je savais que j'étais incapable de me défendre à cause de ma jambe affublé d'un gros hématome qui ne désenflait pas, prenant des couleurs inquiétantes.
« TOC TOC »
On frappe à la porte.
« C'est pour le repas de midi.
Laisser, je prends. »
Tiens, Zoro est rentré. C'est lui qui a du commander le repas. Je vais ouvrir la porte. Le vert porte d'une main un sac bien remplis et de l'autre les deux plateaux, l'un sur l'autre. Il entre et dépose le tous près du lit. Je prends le sac et file directe à la salle de bain, trop content de pouvoir mettre quelque chose par-dessus mon caleçon.
En revenant avec le sac que je croyais vide, je remarque un pot de crème et des flacons de pilules. Je les sors et remarque que se sont des créations de Chopper. Alors je regarde le sabreur assis sur le lit, commençant son repas, avec des yeux arrondis de stupeur. La peur m'assaillit. Il est allé sur le bateau ? Il a parlé à Chopper ? Mon dieu … Si ça se trouve, tout le monde sait que … Mais l'autre stop le court de mes pensés :
- J'ai croisé Chopper en ville. Comme tout l'équipage nous cherchait, je ne voulais pas qu'il est le temps d'appeler tout le monde, alors après avoir acheté tes fringues, je l'ai emmené ici – au bar, je veux dire - et … J'ai tout raconté. Mais il ne dira rien, j'en suis sur.
Chopper sait. Ma vie est foutue. Maintenant, c'est sur, je ne pourrais jamais revenir sur le Sunny. Je ne pourrais pas réaliser mon rêve avec les gens que j'aime. Je suis la honte des pirates … Zoro rajoute :
- Comme je lui ai dis que tu ne voudrais surement pas le voir pour qu'il t'ausculte, il m'a laissé ce que tu tiens dans t'es mains, là, finit-il en indiquant les médicaments.
J'ai presque envie de pleurer tellement je me sens pitoyable. Je demande d'une voix tremblante :
- Il était dégouté, quand tu lui a dis, nan ? Toi aussi, tu dois être dégouté. Tu sais, tu peux partir, maintenant. J'ai des vêtements, j'ai de l'argent … C'était sympa de vouloir m'aider mais … Je n'ai pas besoin de ta pitié.
Zoro tressaille un peu, comme étonné. Mais il lève à peine les yeux de son assiette. Il soupir et m'ordonne d'une voix sans appel :
- Arrête de raconter n'importe quoi et mange.
Je ne sais pas ce que cela veut dire mais il n'a pas l'air de vouloir s'en aller. Je suis ému, bouleversé, perdu … Mais je m'assois, tire mon plateau et mange, priant pour que l'épéiste devant moi ne parte jamais.
.::Fin POV Sanji::.
Voila ! N'hésiter pas à laisser une review, ça me fait écrire plus vite. :3 (Normalement ... _)
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