Intégrale du premier chapitre.

Merci à Sybiline37, Delicity-Unicorn et nutella64 pour vos commentaires.

nutella64: Ça fait plaisir de retrouver de fidèle lecteurs, je suis ravie que cette nouvelle histoire te plaise. Au sujet de l'histoire je peux te dire que parmi les autres personnages se trouvent les Gilbert, quelques uns de ces personnages sont complètement décalés, sur une autres planètes. Damon et Elena = COMPLIQUÉ. EXTREMEMENT COMPLIQUÉ. Une chose sûre au sujet d'Elena, depuis qu'elle a démissionné, elle est loin de New-York.

Delicity-Unicorn: Contente que l'histoire te plaise j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes espérances.

Sybiline37: L'histoire entre Damon et Elena est très compliqué. Il y a beaucoup de souffrances entre eux. Malgré eux. L'affaire Bonnie-Kai n'est que le pretexte qui a servi à la rencontre Delena. Bébé Nik a un lien avec Elena, en effet. Lequel? Tu devrais le découvrir bientôt.

J'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture.


Chapitre 1

Snowfall, maison d'Elena Gilbert, de nos jours:

Contre sa volonté, Elena Gilbert repensait souvent à Damon Salvatore. L'homme qu'elle avait aimé passionnément et qui lui avait brisé le cœur par son incapacité à s'engager. Elle revoyait souvent ces froides soirées de décembre et janvier qui les avaient rapprochés. Ils travaillaient alors ensemble pour sortir Bonnie et la maison d'édition des ennuis causés par l'ex petit ami de cette dernière. Elle repensait alors au moment d'ambiguïté où la proximité d'avec le jeune homme lui coupait le souffle, où ces effleurements de mains lui procuraient des frissons dans tout son corps. Et rapidement leur premier baiser lui revenait en mémoire. C'était un vendredi soir de janvier. Le dossier contre Kai Parker se présentait mal. Il n'y avait aucune preuve qui remettait en cause les dires de ce psychopathe. Sans nouveaux éléments dans le dossier, ce serait parole contre parole.

Oui Bonnie bénéficiait d'une certaine notoriété de par ses précédents romans, mais cela suffirait-il? Elena avait bien essayé de trouver plus d'informations sur Kai, sur son état psychologique, elle cherchait quelque chose pour le discréditer, n'importe quoi susceptible de démontrer que le jeune homme n'était qu'un affabulateur. Elle avait pris contact avec sa famille mais jusqu'à présent aucun retour. La jeune femme désespérait. Elle n'y croyait plus jusqu'à ce que la sœur jumelle de l'escroc, Jo Laughlin, ne lui transmette son témoignage avec le contenu des dossiers scellés qui remontaient à l'adolescence du jeune homme, époque à laquelle il avait eu des soucis avec la justice. Usurpation d'identité, vol, chantage, escroquerie… Et un précédent dans une affaire similaire avec une artiste de Caroline du Nord, une certaine Julie Payne avec qui Kai entretenait une liaison. Le jeune homme avait tenté de s'attribuer la paternité d'un des tableaux de l'artiste.

– C'est exactement ce qu'il nous fallait! S'exclama Damon ravi. Elena tu as été brillante! Non, rectification: tu es brillante!

Puis dans un élan de joie, le jeune homme l'embrassa.

S'en suivit quelques jours de distance, un nouveau baisé où la jeune femme s'était sentie mal à l'aise à cause d'une photo de Katherine à proximité, sans parler de la culpabilité de Damon vis-à-vis de cette dernière.

Puis, après quelques autres moments similaires, des rendez-vous réguliers se mirent naturellement en place avec toujours cette présence pesante entre eux du fantôme de l'épouse. Jusqu'à cette matinée avec le dénouement qui, à l'époque, plongea la jeune femme dans une dépression.

L'horloge sonna quatorze heures et les pleurs du bébé la tirèrent de ses souvenirs. Elle devait le changer et partir pour le restaurant de tante Jenna avant d'aller à l'école pour préparer le spectacle de Noël. Pour l'instant elle n'était pas en retard, mais si elle ne se dépêchait pas, avec tout le matériel qu'elle devait emmener à la maternelle, elle serait vite la dernière arrivée.

Dieu merci, l'institutrice est ma grande sœur!songea-t-elle avec humour.

– Allez bébé Nik, au boulot. On change la couche et on file chez tata Jenna qui à coup sûr va te chouchouter comme un roi. Avoue que c'est trop cool d'être le seul petit garçon de la famille!

Quelques heures plus tôt, à une vingtaine de minutes de la petite ville de Snowfall dans le Vermont, un quatre-quatre immatriculé de New-York, s'arrêta brusquement sur une petite route forestière enneigée. Au loin on pouvait voir une épaisse fumée noire s'échapper du capot avant du véhicule. À son bord, un couple d'une cinquantaine d'années conduit par leur fils d'une trentaine d'année.

Des touristes qui doivent surement se rendre sur une des stations de ski du coin pour des vacances familiale, pensa le sheriff Donovan qui passait dans le coin et s'arrêta pour leur porter assistance.

– Je vais appeler le garage de Snowfall pour vous dépanner, mais en amateur de mécanique, laissez-moi vous dire qu'il y a du boulot. Je ne pense pas que Jeremy pourra réparer le véhicule en quelques jours. Mais il vous donnera surement plus de précisions en voyant les dégâts. Je suis désolé mais j'ai une urgence en ville, je dois y aller mais je vais appeler Jenna, elle tient un restaurant en ville, si vous cherchez les meilleurs cafés et les meilleures pâtisseries, c'est chez elle qu'il faut vous rendre! C'est elle aussi la propriétaire de la petite auberge à l'entrée de la ville. Ou devrais-je dire la seule auberge du coin! J'espère qu'il lui restera des chambres de libres. En cette période, c'est toujours le rush.

Une demi-heure plus tard, la dépanneuse de Jeremy's auto repair surgit, et le mécanicien ne tarda pas à évaluer la situation. Selon lui entre les pièces à commander et le travail à effectuer sur le véhicule il en avait pour une quinzaine de jours de travaux. Il en saurait plus en inspectant de plus près la voiture avec du matériel perfectionné, mais les vacances des touristes New-Yorkais s'avéraient fortement compromises.

– Vous devez avoir faim, je vais accompagner chez Jenna, elle fait des pâtisseries à tomber. Oh les plats chaud et les salades aussi sont délicieux, rassurez-vous!

– Merci de votre amabilité, monsieur?

– Jeremy, Madame, tout le monde m'appelle Jeremy ici. On ne sort les politesse que lorsque le paternel débarque en ville! C'est lui qu'on appelle monsieur.

– Et bien Jeremy merci, déclara amicalement la femme en s'esclaffant. Et permettez-moi de faire les présentations: voici Giuseppe Salvatore, mon époux, et Damon notre fils qui a accepté après moult discutions de prendre trois semaines de vacances pour venir passer les fêtes de fin d'année, enfin Noël, avec ses vieux parents à la montagne. Quant à moi c'est Lilian, mais tout le monde m'appelle Lily.

Jeremy observa quelques minutes les touristes new-yorkais. Le père, un homme aux traits tirés et à l'allure rapetissé par la fatigue d'une vie, paraissait plus âgé qu'il ne devait l'être. Ses cheveux blancs et la canne qui l'aidait à se déplacer n'arrangeaient pas la première impression qu'il donnait. Celle d'un homme vieillissant difficilement et pas épargné par la vie. Son polo Ralph Lauren trahissait aussi son retrait de la vie active en parfaite contraste avec l'allure qui émanait de son fils. La trentaine, bien bâti, il représentait typiquement le genre d'homme sur lequel les regards féminins se posaient. Ceci dit, le garagiste le trouva plutôt ordinaire pour un homme de la ville. Il portait un costume italien impeccablement taillé et des chaussures en cuir. Un homme d'affaire, assurément.

Quant à sa mère, une femme qui ne devait pas avoir plus de soixante ans, elle paraissait très soignée. Vêtue d'un long et élégant manteau noir recouvrant son chemisier en soie bordeaux et sa jupe crayon, une allure dynamique se dégageait d'elle confirmant l'intuition de Jeremy.

Cette famille venait des beaux quartiers de la ville! Ceci dit le dédain des new-yorkais aisés pour les gens de la ruralité ne se ressentait pas, cette famille paraissait ne pas avoir hérité de ce snobisme détestable auxquels le jeune homme avait longtemps été confronté lors de ses visites en ville.

– Enchanté famille Salvatore, s'enjoua le garagiste. Et bienvenue à Snowfall! Ce n'est pas une station de ski, encore moins un lieu réputé, mais un charmant petit village où l'on fête noël comme personne! Vous ne pouvez qu'aimer cet endroit. Je ne connais personne qui y a posé les pieds et qui n'y est jamais revenu. Mes sœurs ont tenté la vie en ville, elles sont finalement revenues à Snowfall. Pour des raisons différentes, certes, mais Snowfall à ce don de faire sentir chaque personne qui y vient chez soi, c'est simplement magique.

– Charmant, sourit Lily avec enthousiasme. Je suis persuadée, à vous écouter, que cela n'est pas un hasard et que notre présence dans votre ville était écrite. Nous étions destinés à venir à Snowfall.

– Destinée ou pas, une chose est certaine, Snowfall est le plus beau village du monde!

– Et Snowfall est «un charmant petit village où l'on fête noël comme personne»! Cita Giuseppe.

– Dites-nous donc comment vous fêtez noël ici? S'enquit Damon qui jusqu'à présent n'avait fait qu'écouter. Si nous sommes coincés ici autant savoir quoi faire.

– Et bien, sur la grande place il y a le sapin géant qui est décoré par les habitants. C'est un lieu où tout le monde se recueille. Nous nous sentons tous comme une grande famille. Le marché de Noel est à deux pas. Ouvert tous les jours de dix heures à minuit. Vous y trouverez des artisans locaux, certains commerçants du village y ont aussi un stand. Il y a une chorale, bien sûr! Elle se promène tous les jours en ville. Et le père Noel pose avec les enfants et prend leur commande bien évidemment. Oh et il y a aussi le spectacle de noël de l'école! C'est le meilleur spectacle du monde! Ce sont mes sœurs qui l'organisent et mes nièces y participent, vous comprendrez à quel point je suis objectif!

– Tout à fait, rigolèrent les Salvatore.

– Mais plus sérieusement, si vous êtes encore en ville, vu l'état de votre voiture, il y a de grandes chances que ce soit le cas, passez donc voir le spectacle, mes nièces, Lizzie et Charlotte, seront déguisées en anges. D'après ce que j'ai compris elles chanteront des classiques de noël et joueront quelques scénettes. Le dérouler de ce spectacle est encore un grand mystère! Regardez, voilà mes princesses en photo, dit-il en désignant le cliché qui se trouvait accroché au tableau de bord.

– Elles sont magnifiques! Ce serait un plaisir d'assister à leur spectacle, s'enjoua Lily. Les enfants sont si mignons à ces âges-là! Oh si seulement Damon tu pouvais…

– Maman, stop! La coupa fermement son fils.

Le reste du voyage se fit dans le plus grand silence, rompu seulement par Jeremy à leur arrivée au restaurant de Jenna.

– Je vous accompagne à l'intérieur pour m'assurer que vous ayez la meilleure table et je file au garage. Il se trouve à deux cent mètres plus bas. Je vous y donne rendez-vous d'ici quatorze heures pour vous donner un délai de réparation définitif en fonction de mes fournisseurs et du contrôle électrique du véhicule. Mais vous serez entre de bonnes mains avec Jenna, déclara le garagiste en entrant à l'intérieur du restaurant. Tantine, je te ramène des clients! Ce sont des touristes qui ont eu quelques soucis avec leur voiture, sois gentille avec eux.

– Oh Jeremy, ne m'appelle pas tantine, cette expression me vieillit! Gronda la femme derrière le comptoir.

Blonde, plutôt fine et mesurant à vue d'œil un petit mètre soixante-dix, elle devait avoir une quarantaine d'années et tranchait totalement avec le cliché de la femme préretraitée, un peu enrobée tenant le restaurant de la petite ville dans lequel se déroulait l'action d'un film de noël. En revanche en la voyant, on pouvait lui attribuer le panache, la sympathie et la répartie caractérisant la gérante d'un tel endroit.

– Et sache, mon vieux, que je traite toujours correctement chaque personne qui passe la porte de ce restaurant! Veuillez excuser mon neveu, c'est certes un excellent mécanicien, mais dans la famille c'est le sale gosse.

– Tante Jenna! Protesta le jeune homme.

– Ah mon coco il ne fallait pas m'appeler Tantine! Rigola la restauratrice. Aller passe donc par la cuisine te prendre quelque chose à grignoter avant de retourner au garage. Et c'est un ordre Jer! Déclara-t-elle fermement avant de se tourner vers les touristes: J'en oublie la politesse. Je suis Jenna, la maitresse des lieux. Ravie de vous accueillir dans mon humble restaurant. Je vous laisse vous installer à la table près de la fenêtre et je passe d'ici cinq-dix minutes pour prendre votre commande. En attendant je vous sers un verre, dites-moi ce qui vous ferait plaisir?

Les Salvatore installés à leur table avec leurs verres offerts par la maison observaient la ville à travers la fenêtre. De leur table, ils voyaient la fameuse grande place magnifiquement décorée, avec cet immense sapin décrit plus tôt par Jeremy. Le village tranchait totalement avec ce luxe auquel les Salvatore étaient habitués mais la chaleur qui émanaient des rues et des habitants de Snowfall valait bien tout le confort du monde.

– Au fait, comme le sheriff a du vous le dire, il n'y a plus de aucune chambre de disponible à l'auberge. Ce n'est pas un grand établissement, je n'y ai pas une énorme capacité d'accueil et à cette période de l'année je suis complète. En revanche je vous propose de loger chez l'habitant. Enfin je dois encore en parler à la personne concernée mais je pense qu'il n'y aura aucun problème. Ma nièce est une bonne âme et sa maison est immense. Monsieur et madame pourraient s'installer dans l'ancien atelier. Le rez-de-chaussée est assez rustique, les travaux n'ont pas encore commencé. C'était l'atelier de peinture de feue ma maman, mais l'étage est à neuf. Il y a un King Size Bed et une salle de bain privative, ce n'est pas le grand luxe mais c'est très cosy. Quant à vous jeune homme je suppose que le bureau vous sera proposé. Il y a un convertible c'est toujours mieux que le canapé.

– C'est très gentil à vous mais nous ne souhaitons pas…

– Déranger? Vous ne dérangerez personne, voyons. Et comme je vous l'ai dit, cela n'est pas encore officiel, je dois en parler à ma nièce. Je la vois cette après-midi, donc ce que je vous propose c'est de vous requinquer avec un bon repas chaud offert par la maison, vous l'avez bien mérité. Ensuite passez au garage voir ce qui en est avec la voiture. Pendant ce temps je verrai ma nièce et quand vous aurez terminé avec Jeremy, revenez me voir et je vous aurais trouver un toit pour le temps de votre séjour à Snowfall.

Damon Salvatore était perdu dans ses pensées. Il lui semblait devenir fou, il savait que cela était impossible mais les cookies de Jenna lui rappelaient tellement ceux d'Elena!

Durant leur relation, la jeune femme cuisinait peu, elle disait qu'elle n'aimait pas se mettre derrière les fourneaux pour elle seule. Et puis la vie à New-York était tellement intense, cuisiner représentait un luxe qu'une éditrice ne pouvait guère se permettre.

Cependant, pour de grandes occasions, elle enfilait le tablier et lui pâtissait les meilleures sucreries qui lui avait été donnée de gouter. Damon avait adoré l'observer créer gâteaux et biscuits avec le plus grand sérieux.

Elle lui manquait. À l'époque le jeune homme n'avait pas su le lui dire, il avait échoué à le lui montrer, mais il tenait tellement à la jeune femme. Suite à leur rupture et au choc du départ d'Elena, il s'était décidé à entamer une thérapie auprès du psychologue que la jeune femme avait sélectionné le jour où elle lui avait proposé une thérapie de couple. Elle souhaitait seulement l'aider à aller mieux et trouver quelqu'un qui puisse les guider dans la construction de leur couple. Le psychologue leur aurait permis de se parler et d'éviter de se faire souffrir comme ils l'avaient fait. Elena cherchait à leur éviter le dénouement tragique qu'avait eu leur relation.

Damon se rappela le jour où la jeune femme avait prudemment avancé cette idée. Immédiatement il s'était braqué en lui disant qu'il ne souhaitait pas oublier Katherine et une énième dispute avait éclaté. Et comme toujours, la jeune femme avait claqué la porte et quelques jours plus tard, lorsqu'ils furent tous les deux calmés, aucun d'eux n'aborda à nouveau le sujet.

Il fallut à Damon une rupture et le départ de sa maitresse pour entamer une thérapie et des années de psychanalyses toujours en cours pour en arriver à certaines conclusions. Et encore son psychologue lui disait fréquemment qu'il y avait encore beaucoup de travail!


Note de l'auteure: Alors, qu'en pensez-vous? Votre avis sur la suite?

Passez de bonnes fêtes de fin d'années. Soyez sages demain!

Bisous

Amandine6938