CHAPITRE UPTATED!
J'ai changé quelques passages de la première partie pour qu'elle ressemble plus au film.
Attention SURPRISE mesdames... et messieurs? J'ai aussi ajouté un bon 5 À 6 PAGES WORD! Oh lala que d'enthousiaste dans la salle.
Espérant que c'est mieux :)
Ce chapitre n'est pas très long désolé… Encore une fois, rien ne m'appartient. Dans cet épisode, j'ai pris autant du monde de Tolkien et que de Peter Jackson.
Playlist pour ce chapitre : Lord of the Rings : Two Towers – Complete Set (et oui encore une fois…)
Bonne lecture et à dans quelques jours! :)
Dede.A
Forêt de Fangorn
Aragorn, Gimli et Legolas marchaient à travers la forêt dense depuis déjà quelques heures. Ils suivaient les traces de leurs deux jeunes amis hobbits qui s'étaient, pour une raison encore indéterminée, aventurés dans cette forêt maudite. Cette dernière se situait au sud de la Lorien, bordant par l'Ouest les montagnes où était caché dans ses profondeurs Khazad-dûm.
Les cimes des arbres, plus gigantesques les uns que les autres, se chevauchaient pour ainsi empêcher le Soleil d'imposer sa lumière. Malgré tout, quelques rayons étaient capables de se frayer un chemin à travers toutes ces branches, donnant ainsi une atmosphère étouffante et sombre. Des blocs de rocs empêchaient les voyageurs de marcher librement sans trébucher sur les racines des arbres qui s'entremêlaient avec la roche, tels des doigts crochus prêts à attraper leur victime.
Gimli s'approcha d'une plante, inspecta une de ses feuilles et en retira du bout de son doigt une matière noire et visqueuse qu'il porta à sa bouche.
- Beurk! Du sang d'Orque, constata le nain.
Le trois compagnons voyageaient à travers la forêt depuis déjà quelques heures, suivant la traces de leurs deux amis hobbits. Sautant par-dessus roches et ruisseaux, ils essayaient de repérer quelconques traces de leurs compagnons.
- Ces traces sont étranges, dit Aragorn en inspectant le sol.
L'elfe et le nain s'arrêtèrent derrière leur ami.
- Je sens que l'air est lourde ici, dit Gimli.
- Cette forêt est vieille. Très vieille, fit Legolas. Pleines de souvenirs… et de colère.
Des gémissements d'arbre se firent entendre tout autour d'eux et prit de panique, Gimli leva sa hache, menaçant.
- Les arbres se parlent entre eux, constata Legolas en se retournant nerveusement.
- Gimli? Murmura Aragorn
- Hum?
- Habaissez votre hache, recommanda-t-il en mimant le mouvement.
- Ohhh… réalisa Gimli en baissant doucement sa hache.
- Aragorn, nad nâ ennas! (Il y a quelque chose par là) dit Legolas en s'avança brusquement en plissant les yeux vers l'horizon que les arbres pouvaient lui donner.
- Man cenich? (Qu'est-ce que vous voyez?) demanda Aragorn.
- Le magicien blanc approche.
Ils étaient maintenant tous côte à côte, constatant que le danger était derrière eux.
- Ne le laissons pas parler. Il jetterait un mauvais sort, recommanda le rôdeur.
Aragorn mit sa main sur la manche de son épée, Gilmli leva quelque peu sa hache en mode offensive et Legolas banda son arc. La tension monta d'un cran.
- Il faut faire vite.
D'un cri à l'unisson, les trois compagnons se retournèrent et attaquèrent sans hésitation. Une grande lumière émana du magicien blanc, aveuglant ses adversaires. Legolas visa et lâcha la corde son arc, mais sa flèche fut dévier par le bâton du magicien blanc, qui en fit autant pour la hache de Gimli. L'épée d'Aragorn se mit soudain à devenir rouge vif et le rôdeur lâcha son arme, la main brulée.
- Vous êtes sur les traces de deux jeunes hobbits.
- Où sont-ils? Demanda Aragorn
- Ils sont passés par ici, avant-hier. Ils ont fait une rencontre à laquelle ils ne s'attendaient pas. Est-ce que cela vous rassure?
- Qui êtes-vous? Demanda le rôdeur toujours les mains devant le visage. Montrez-vous!
- La lumière baissa en intensité et le vieillard avança d'un pas, dévoilant son visage. Il abordait une longue barbe parfaitement blanche et ses longs cheveux assortis au reste encadraient son visage serein et sévère. Gandalf, dans toute sa splendeur, portait une longue tunique blanche et une cape de voyage. Le magicien semblait grandir à force qu'il parlait et il scrutait de ses yeux bleus perçants les trois compagnons qui s'inclinaient devant lui.
- Cela ne se peut….? Finit par dire Aragorn, fasciné.
Étonnés, Legolas et Gimli s'inclinèrent, suivit de peu par le rôdeur. Gandalf les regardait avec un subtil sourire.
- Vous êtes tombé…?
- À travers le feu et l'eau. Du plus profond cachot au plus haut sommet, je combattis le Balrog de Morgoth. Jusqu'à que enfin, je jetai à bas mon ennemi qui alla se briser sur le flanc de la montagne.
Il marqua un pause où son regard sembla s'assombrirent.
- Les ténèbres m'entourèrent… et je m'égarai hors de la pensée et du temps. Les étoiles tournaient au-dessus de moi et chaque jour était aussi long qu'une existence sur la Terre. Mais ce n'était pas la fin. Je sentis la vie revenir en moi. Je fus envoyé, jusqu'à ce que ma tâche soit accomplit.
Gandalf avait un regard dur et profond.
- Gandalf…
- Gandalf? S'enquit-il. Oui… C'est ainsi que l'on m'appelait. Gandalf le Gris. C'était mon nom.
Il sourit de bon cœur.
- Gandalf! S'écria de bonheur Gimli.
- Je suis Gandalf le Blanc, dit-il avec un éclat dans ses yeux. Et je reviens vers vous, en ce moment décisif.
Subitement, il se retourna et commença à marcher dans la forêt, les trois autres sur les talons.
- Une étape de votre quête est maintenant terminée, commença Gandalf, une autre commence. Le Rohan est en guerre. Nous devons aller à Edoras à grande allure.
Ils étaient à présent en dehors de la forêt, respirant enfin un air pur et profond. Ils avaient à présent les deux chevaux que les cavaliers du Rohan leur avaient donné auparavant (*).
Tout d'un coup, Gandalf s'écarta quelque peu du groupe et commença à siffler un chant fort et aigu. Au loin, un cheval blanc apparut au bout de la plaine, répondant à l'appel.
- C'est un des Mearas, à moins que mes yeux soient abusés par quelques sorcelleries , déclara Legolas impressionné.
Le cheval blanc et majestueux arriva à toute vitesse et s'arrêta en face de Gandalf, le saluant d'un signe de tête.
- Grispoil, sourit-Gandalf en le caressant le côté de la tête. C'est le seigneur de tous les chevaux et ce fut mon ami lors de maints dangers.
Sur ce, ils montèrent sur leur cheval respectif. Legolas et Gimli embarquèrent ensemble, Aragorn sur un et Gandalf sur son cheval blanc.
- Nous avons quelques jours de voyage à faire avant d'arriver à Edoras, déclara Gandalf une fois monté sur son destrier. Nous devons faire vite, le temps est contre !
La communauté de l'Anneau s'élança ainsi à travers les plaines du Rohan, aussi vite que le vent pouvait les porter. Ils ne parlèrent que très peu durant le voyage, se fiant à Gandalf qui menait la troupe.
C'était le matin du troisième jour. Un froid mordant envahit l'air. Lentement, à l'est, les ténèbres laissèrent place à la lumière. Les rais rouges du Soleil jaillirent au-dessus des murs noirs d'Emyn Muil dans le lointain sur leur gauche. L'aurore se leva claire et brillante; du vent balayait leur sentier, courant impétueusement dans l'herbe couchée. Tout d'un coup, Gripoil s'énerva et hennit en direction des montagnes. Gandalf leur fit signe :
- Regardez! S'écria-t-il.
Les autres suivirent son regard. Devant eux se dressaient les montagnes du Sud, couronnées de blanc. Les herbages se déroulaient jusqu'aux collines assemblées à leur pied et montaient dans de nombreuses vallées qui n'étaient pas encore éclairées par la lumière de l'aurore. Juste devant les voyageurs, le plus large des callons s'ouvrait telle une grande crevasse. Loin à l'intérieur, on pouvait apercevoir la masse d'une montagne éboulée. Au plus haut de sa cime, là, se tenait une sentinelle isolée. À ses pieds coulait le ruisseau qui sortait du vallon; sur la croupe, ils virent, encore très loin, un reflet dans le soleil levant, un miroitement d'or.
- Legolas! Dit Gandalf. Que voyez-vous avez vos yeux d'elfe?
Le jeune prince s'avança et fixa son regard sur l'endroit désigné.
- Je vois un ruisseau qui s'écoule vers le bas de la montagne. Au pied de celle-ci s'élève une colline où dessus séjourne un grand château en or d'Hommes, entouré plus bas par des maisons et des demeures. Une grande muraille protège la ville surveillée par des gardes. Il semble qu'il y ait deux portes.
- Ceci mes amis, est Edoras. Ce château d'or est Meduseld, c'est là que réside Théoden fils de Thengel, roi de la Marche de Rohan. Le jour vient de se lever et notre route est claire devant nous. Mais nous devons être; la guerre est ouverte et Théoden est sur ses gardes.
Il marqua une pause.
- Et surtout, dit-il en se retournant vers Gimli, ne tentez pas de tirer vos armes ou de prononcer des paroles hautaines en présence d'un Rohirrim maître nain, surtout dans son propre château. Essayez de vous contenir et de ne pas agir comme vous l'avez fait en présence d'Eomer il y a de cela quelques jours à peine… Prenez-garde à ce que vous dîtes, nous ne sommes pas les bienvenus.
- Mais… ohhh d'accord. Se résigna finalement Gimli.
Legolas fut certain d'entendre le nain parler dans sa barbe suite à cette réprimande.
Sacré Gimli… sourit Legolas pour lui-même.
***
Un jeune homme était étendu sur un lit. Le teint blanc et livide, Théodred avait rendu l'âme suite à ses blessures au combat. La chambre était sombre et lugubre, éclairée seulement par une petite fenêtre. Les bougies étaient éteintes, plongeant la pièce dans une obscurité inquiétante et glaciale. Son habit de combat reposait encore sur un porte-armure dans un coin de la chambre.
Assise aux côtés de son cousin et ami, Eowin pleurait à chaudes larmes. Des peaux d'animaux étaient étendues sur le sol froid sur lequel elle s'était assoupie durant la nuit, suite à avoir trop veillé sur son cousin. Dos à la porte, elle ne vit pas une ombre apparaître dans le couloir et la forme humaine se glisser dans le cadre. Un homme à la peau aussi blanche que le cadavre de Théodred apparu. Ses longs cheveux noirs gras encadraient son visage et ses yeux bleus perçants trouvèrent la pauvre Eowin au chevet de son cousin.
- Ohh, il a dû mourir au beau milieu de la nuit. Quelle tragédie pour le roi de perdre son fils unique et son seul héritier. Dit-il en s'assoyant sur le lit. Je comprends que son trépas soit difficile à accepter d'autant plus maintenant que votre frère vous a abandonné.
- Laissez-moi seul serpent, dit-elle haineusement en se relevant, encore les larmes aux yeux.
- Mais vous êtes seule.
Apeurée, elle respira nerveusement. Grima se leva et s'approcha d'elle dangereusement.
- Qui sait ce que vous avez dit aux ténèbres dans les moments les plus amers de la nuit, où toute votre vie semble se rétréci, déclara-t-il en tournant autour d'elle. Les murs de votre boudoir se refermant sur vous, traqué tel un être sauvage.
Ses grands yeux bleus finirent par la fixer. Eowin ne dit rien, mais resta de glace. Délicatement, il mit sa main le long de son cou.
- Si belle… Si froide. Comme un matin de printemps qui frissonne encore d'un hiver tenace.
Grima attendit, son regard perdu dans celui d'Eowin. Mais celui de cette-dernière redevint soudainement dur et sans pitié.
- Vos paroles sont du poison, dit-elle la rage au cœur.
Laissant Grima seul dans la chambre, elle s'enfuit par la porte de la chambre, longea le couloir, arriva dans la salle du trône et sortit par la porte d'entrée principale pour finalement arriver sur la plate-forme de pierre. Elle s'avança jusqu'au bord des escaliers et regarda l'horizon.
Marchant nerveusement, sa robe blanche et ses longs cheveux blonds battaient au vent au même rythme que les étendards du Rohan à ses côtés. Par son regard, on vit qu'elle réfléchissait nerveusement, cherchant des réponses. Et puis, elle détourna les yeux vers un point mouvant dans la vallée. Au loin, elle vit trois chevaux galopés vers la cité. Dans un coup plus puissant que les autres, le vent arracha un des étendards d'Edoras et s'envola dans le ciel tel un oiseau.
Aux portes de la cité, Gandalf, Legolas et Gimli passèrent en premier la muraille de pierre et de bois, Aragorn ferma la marche. Les chevaux avancèrent sur la route menant au château de Meduseld. Les villageois se retournèrent pour regarder les inconnus, n'étant pas habitués à en rencontrer depuis les dernières années. C'était silencieux, presque aucune parole n'était échangée. Les gens avaient arrêté leur occupation pour les voir passer en leur lançant un regard mauvais et distant.
Aragorn leva le regard vers le château et aperçut une jeune femme à la longue chevelure blonde qui les regardait. Il la fixa quelques instants et revint vers d'autres villageois qui les regardaient.
- Eh bien c'est plus gai que dans un cimetière. Déclara Gimli qui était assis derrière Legolas.
Le rôdeur remonta son regard vers le château et sembla chercher quelque chose des yeux. La jeune femme avait disparu.
Les quatre compagnons arrivèrent au haut des marches qui menaient au château du Seigneur de la Marche. Les portes s'ouvrirent brusquement pour laissez-passer un cortège de soldats mené par un homme aux longs cheveux roux et à la barbe bien présente.
- Ahhhhh, soupira Gandalf avec un sourire en voyant les soldats arriver.
- Vous ne pouvez pas voir le roi Théoden ainsi armé, Gandalf maison grise, déclara le soldat nommé Hama.
Gandalf eut un regard perplexe.
- Par ordre de Grima langue de serpent, rajouta-t-il.
Toujours perplexe, mais réalisant qu'il n'avait pas le choix, il donna un signe de la tête à ses compagnons et ils commencèrent à se désarmer. Le rôdeur commença par se défaire de son arc et son carquois, pendant que Legolas enlevait ses longs poignards de son dos. Gimli les regarda faire et retissant, il se délaissa de son unique arme, sa hache. Aragorn retira son épée de son fourreau et finit avec son poignard et l'elfe avec son arc. Puis, Gandalf regarda Hama avec un sourire et un regard satisfait.
- Votre bâton, dit Hama à Gandalf en le désignant du regard.
- Ohhh, vous n'allez pas priver un vieillard de son appui. Hum?
Hama leva quelque peu les yeux au ciel, pas trop sûr de son coup, mais finit quand même par accepter et lui tourna le dos. Legolas prit le magicien blanc par le bras pour lui servir d'appui et les compagnons entrèrent dans le château. Devant eux, Théoden assis sur son trône semblait s'endormir de fatigue. De profondes cernes marquaient l'épuisement sur son visage vieux et ridé. Les longs cheveux blancs qui parsemaient son crâne tombaient sur ses épaules et son dos courbé. Sa longue barbe grise retombait sur son manteau de fourrure qui le protégeait du froid. À ses côtés, Grima sembla paniqué.
- Monseigneur, Gandalf le Gris s'approche. Dit-il à l'oreille de son roi.
Les portes se refermèrent brusquement derrière Gimli, Legolas et Aragorn qui se retournèrent, un peu inquiets. Des hommes les suivaient de chaque côté de la salle, observant chacun de leurs mouvements.
- Il est annonciateur de malheur, dit à voix basse le conseiller du roi.
- La courtoisie de votre demeure a quelque peu diminué ces temps-ci, Roi Théoden.
- Il n'est pas le bienvenu, murmura Grima.
- Pourquoi … Vous ferais-je bon accueil… Gandalf corbeaux de tempêtes? Parvint à demander Théoden.
Il tourna ensuite son regard fatigué vers Grima.
- Question très pertinente mon suzerain, murmura-t-il.
Il se leva pour s'adresser à la cour.
- L'heure est tardive où ce magicien choisit de réapparaître. Mauvaise nouvelle comme je le nomme, car ses nouvelles font mauvaise hôte.
- Fais silence. Garde ta langue fourchue derrière tes dents. Je n'ai pas passé par le feu et la mort pour échanger des paroles malhonnêtes avec un vil serpent.
Gandalf brandit son bâton blanc en direction de Grima, apeuré.
- Son bâton… Je vous avais ordonné de lui prendre son bâton!
Grima se retira vivement sur le côté contre une colonne pendant que ses hommes engagèrent une bataille contre les nouveaux arrivants. Pendant que les trois compagnons défendirent Gandalf, ce dernier avança vers Théoden. Un soldat qui était resté sur le côté voulu sortir son épée de son fourreau, mais Hama l'empêcha, devinant les desseins de Gandalf.
- Théoden, dit-il en le saluant de la main. Fils de Thenguel.
Le seigneur de la Marche détourna le regard, ne voulant pas faire face à la situation.
- Depuis trop longtemps vous êtes resté dans les ombres.
Le dernier des hommes de Grima se fit mettre à terre par un formidable coup de poing arrière de Legolas qui l'assomma d'un coup. Plus loin, Grima qui était resté en retrait toute le long voulut s'enfuir mais Gimli le rattrapa et le mit sur le sol, un pied sur le torse pour qu'il reste en place.
- Je resterais tranquille si j'étais vous, dit le nain menaçant.
- Écoutez-moi, s'écria Gandalf en direction du roi.
Théoden regarde Gandalf d'un œil méfiant. Tout le monde n'avait qu'yeux pour le suzerain et Gandalf, personne n'osa intervenir. Théoden grogna.
- Je vous libère... de l'envoutement, dit Gandalf.
Il ferma les yeux et leva la main, concentré. Mais il fut interrompu par Théoden qui commença à rire, un rire cruel et à faire glacer le sang dans les veines. Il ne prenait pas le magicien au sérieux. Gandalf ouvrit les yeux. Son rire s'intensifiait, dessinant un sourire mauvais sur son visage.
- Vous n'avez aucun pouvoir ici, Gandalf le Gris.
Il recommença à rire, mais il fut interrompu net par Gandalf qui enleva son manteau gris, dévoilant ainsi son habit blanc. Le corps du magicien blanc émanait d'une certaine lumière, ce qui alimenta encore plus les lamentations de Théoden.
- Je vous aspirerais Saroumane, comme on aspire le poison d'une plaie.
Il brandit son bâton encore plus proche de Théoden qui fit un sursaut. Il essaya de se caler dans sa chaise, mais Gandalf approchait dangereusement. Le roi essaya de contrer la puissance du magicien blanc, mais il ne pouvait rien faire. À ce moment, Eowin, qui avait entendu au loin les lamentations de son oncle, arriva en courant dans la salle du trône et courut vers son suzerain pour le secourir. Mais Aragorn l'empêcha.
- Attendez, dit-il d'un ton bienveillant.
- Si je sors, Théoden meurt, menaça Saroumane par la voix du roi.
Cela eut pour seul effet de renchérir les ardeurs de Gandalf. Il leva encore plus son bâton vers Théoden.
- Vous ne m'avez pas tué moi, alors vous ne le tuerez pas.
Théoden résista encore et risqua de le regarder en face. Son visage forçait, il essayait de bloquer la puissance de Gandalf.
- Le Rohan est à moi, dit-il menaçant.
Le magicien blanc brandit de nouveau son bâton, sa tête cogna encore plus durement contre le dos de son trône.
- Partez, ordonna Gandalf.
Théoden résista encore, souffrant. Puis sans avertir, il s'élança en criant vers Gandalf, mais ce dernier fut plus rapide. Du geste vif, il prit son bâton à deux mains et envoya un puissant coup cogné directement au visage du roi.
Gandalf quelque peu essoufflé et échevelé baissa finalement son bâton. Il resta debout devant le trône, regardant le roi libéré.
Théoden gémit et son corps pencha dangereusement sur le côté. Automatiquement, Eowin se dégagea de l'emprise d'Aragorn, passa devant Gandalf et courut vers son oncle. Tout le monde retenait son souffle, craignant le pire. Eowin le rattrapa à temps et le ramena droit sur sa chaise. Essoufflé, les traits du roi se tendirent, sa barbe et ses cheveux blancs disparaissèrent tranquillement pour laisser place à une jeune barbe et des cheveux bruns. Ses yeux recouverts d'un voile blanc comme un aveugle s'éclaircirent et l'éclat dans ses yeux revint. Tranquillement, sa respiration redevint normale et les poches en dessous de ses yeux disparaissèrent. Ses yeux se déposèrent enfin sur Eowin qui lui sourit, une lueur d'espoir traversa son regard.
- Je connais ton visage, déclara enfin Théoden.
La jeune femme sourit encore plus, les larmes aux yeux.
- Eowin… dit-il pendant qu'elle mettait ses mains sur les joues de son oncle, heureuse de retrouver son roi. Eowin…
Heureux de son œuvre, Gandalf s'assit sur un banc proche, ne lâchant pas la scène des yeux. Théoden tourna son regard vers le magicien blanc devant lui, mélangé entre l'étonnement et le soulagement.
- Gandalf?
- Respirez de nouveau l'air libre, mon ami.
Eowin, encore les larmes aux yeux, aida son oncle à se relever. Le roi plissa les yeux par l'effort puis porta son regard vers les gens devant lui.
- Sombres étaient mes rêves ces temps-ci.
Il regarda ses mains et les frotta délicatement ensemble, comme pour retrouver le toucher qu'elles avaient autrefois.
- Vos doigts se souviendraient de leur ancienne force, s'ils empoignaient votre épée.
Hama s'avança et présenta l'arme à Théoden. La poigne de l'épée représentait deux museaux de cheval qui se rencontraient pour former un genre de cœur. Fixant l'object, le Seigneur de la Marche prit son épée et la retira de son fourreau.
Profitant de l'attention qui était sur Théoden, Grima tenta de s'échapper, mais Gimli qui était sur ses gardes l'en empêcha.
Le roi regarda son épée, fasciné et concentré, comme s'il traversait des années de mémoire perdu. Mais en un instant, son regard devint soudainement dur et sévère, et se porta sur son ancien conseiller.
Deux hommes portèrent Grima dehors et le jetèrent dans les escaliers. Il déboula les marches et resta allongé sur la plate-forme de pierre, souffrant. Théoden s'avança, épée à la main. Voyant le danger arriver, Grima recula dans les escaliers.
- Je n'ai jamais fait que vous servir monseigneur.
- Votre science médicale m'aurai réduit à marcher à quatre pattes comme une bête! Cria Théoden en s'avança dangereusement vers Grima.
Les villageois commençaient à se masser au pied des escaliers, regardant la scène.
- Laissez-moi rester à vos côtés, supplia Grima.
À bout de bras, Théoden leva vivement son épée, menaçante. Mais avant qu'il ait eu l'occasion de l'abattre sur son désormais ancien conseiller, Aragorn intervint en empoignant les bras de Théoden, arrêtant ainsi son geste.
- Non monseigneur! Non monseigneur. Laissez-le partir, dit le rôdeur en le regardant dans les yeux. Trop de sang a déjà été versé à cause de lui.
Théoden le regarda, luttant légèrement pour ravoir son épée. Saisissant la chance, Grima se releva et commença à courir.
- Écartez-vous de mon chemin! Cria-t-il en se frayant un chemin à travers les villageois.
Un silence s'imposa. Plus personne n'osa prononcer un mot suite à l'intervention d'Aragorn. Mais dans la foule, on n'avait pas trop fait attention à ce qui venait de se passer.
- Salue à vous, roi Théoden, cria l'un des villageois présents.
Puis, d'un coup, tous les paysans s'inclinèrent devant le retour de leur roi. Théoden, qui semblait encore mélangé dans ses pensées, ne leur répondit même pas. Il se retourna et monta difficilement les marches. Il s'arrêta brusquement en haut de la plus haute plate-forme et il prit une grande respiration. Sous le regard inquiet d'Eowin à qui il adressa un sourire, il se retourna vers les plaines de son royaume.
(*): D'après le livre de Tolkien, c'était Gandalf qui avait volé les chevaux à Fangorn (ce qui explique pourquoi dans le film les chevaux disparaissent à l'entrée de Fangorn et qu'ils réapparaissent quand ils sortent de la forêt avec Gandalf) ;)
Et voilà pour le chapitre 3! Pour ceux à qui s'est la première fois, et bien le chapitre 4 est déjà en ligne. Sinon pour ceux qu'ils avaient déjà lu l'ancien chapitre 3, j'espère que vous avez apprécié.
Je dois vous dire que j'ai travaillé fort pour faire en sorte que toutes les paroles du film soit écrites mot pour mot et la perfection... Ça mérite une petite review non? :)
En passant je travaille forte pour le chapitre 6 en ce moment, il va arriver d'ici quelque jours :)
