Disclaimer : Que Dieu te bénisse pas !
Note importante (Lisez !) : Vous pensiez avoir la suite hein ? Bah nan (nan je me fous pas de vous xd et je suis pas un poil pas sympa) Mais en fait à partir de maintenant, chaque chapitre sera en fait une alternance entre Intermède ou Interlude (hors chapitre, appelez ça comme vous voulez) qui relate des flash back ! puis à nouveau un chapitre qui raconte la suite de la prise d'otage et ainsi de suite ! Donc ce chapitre est un interlude (allez je tranche) puis la semaine prochaine vous aurez la suite ! L'interlude est pas optionnelle pour l'histoire, c'est important pour comprendre !
Ensuite : les reviews ! Je vous aime ! xD Merci à tout ceux qui m'ont laissé des reviews, j'ai absolument voulu vous répondre cette fois ! Donc c'est sur mon profil pour les anonymes ! Gayel, si je ne sais par quelle malédiction tu repasses, lis ma réponse à ta "review" histoire de pas l'avoir tapé pour des prunes !
Si vous voyez des fautes (dîtes moi lesquelles !)
Sur ce,
Enjoy !
Premier Intermède : Rencontre !
Milk it for all it's worth.
Make sure you get there first.
C'est avec une grimace que Sai se força à avaler une bouchée d'un sandwich non identifié. En voyant l'état de ce lycée, il aurait dû se douter que la cantine serait dans un état tout aussi déplorable. Mais il avait espéré... quand ses espoirs s'étaient-ils déjà réalisés ?
Alors, pour ne pas avoir à subir ces gens qui bavardent, qui rient grossièrement, qui mangent comme des porcs ou qui parlent du dernier journal à scandale, et surtout pour ne pas voir la crasse du réfectoire, il avait décidé de manger en plein air. Plein air signifiant bien évidemment, dans l'espace aménagé à cet effet, c'est-à-dire la pelouse de part et d'autre de la porte d'entrée. Comme tous les bancs avaient été pris, il avait décidé de s'asseoir sous un arbre, dans l'ombre du tronc pour être à l'abri du soleil.
Sai oubliait parfois que sa peau était extrêmement sensible au soleil, n'ayant pas l'habitude de sortir. Il pouvait rosir très vite. La chaleur fit couler un léger filet de sueur partant de son front, passant par sa tempe avant de couler le long de sa joue pour disparaître dans son t-shirt noir.
Le vent ne soufflait pas , et l'atmosphère était tout sauf sèche mais humide, elle était lourde.
Il posa son sandwich sur son sac, couché à côté de lui, pour se frotter les mains et faire disparaître cette impression de moiteur.
La chaleur...
Il la haïssait aussi.
Soudain, son champ de vision se rétrécit sur une balle de foot qui vola droit vers lui.
Par réflexe, il ferma les yeux, tout en mettant ses mains devant lui dans une pose défensive. Il entendit un bruit sourd mais ne sentit aucune douleur. Sai resta dans cette posture encore quelques secondes, pour être sûr que le ballon avait bien atterri. Puis, il rouvrit les yeux, et quand il ne vit rien sur ses jambes, le garçon tourna la tête à droite et à gauche, cherchant le projectile du regard. Sai remarqua alors sur sa gauche le ballon, mais surtout, ce qui avait amorti le ballon... son sac... sur lequel était son sandwich.
Déjà qu'il ne pouvait pas identifier ce qu'il y avait dedans quand sa nourriture avait bien la forme d'un sandwich, maintenant... comment allait-il l'appeler ? Bouillie infâme ?
Sai leva la tête pour trouver qui était le coupable et reconnu un garçon aux cheveux bruns de sa classe, mais il ne connaissait pas son nom. Il le regarda fixement, attendant des excuses, mais le garçon, sans rien dire, lui fit juste signe de lui renvoyer le ballon.
Connard.
Sai lui donna un sourire particulièrement crispé, en agrippant le ballon du bout des doigts, avant de le pousser discrètement contre le sandwich, espérant que la mixture jaune et le poulet écrasé se collent bien au caoutchouc. Puis, il le lui lança avec un sourire trop grand pour être vrai.
Le garçon lui fit un signe de la main pour le remercier, quand tout à coup, son expression s'arrêta net et son regard dériva vers ses mains qui tenaient le ballon. Subitement, il le lâcha dans un hoquet dégoûté en secouant ses mains pour se débarrasser du mélange mixture jaune, poulet, gazon.
« - De rien ! S'exclama Sai, avant de baisser les yeux vers son sac qui était maintenant tout aussi dégueulasse que le réfectoire.
Qu'est-ce qui allait encore lui tomber dessus ?
Il n'aurait jamais dû demander, parce qu'une deuxième fois cette journée... quelque chose lui tomba dessus mais ne manqua pas sa cible cette fois.
- Aaaaaaaaaaaaaaah ! Naaaaaan !
Le brusque cri le fit sursauter, un cri si aiguë que rien que la voix de harpie donnait à Sai des frissons dans le dos. Mais, ça, il ne put se le dire que bien après, à tête reposée. Après tout, il n'avait pas eu beaucoup de temps pour réfléchir entre le cri et la masse qui le frappa en pleine tête, c'était le cas de le dire.
Sai vit noir pendant plusieurs minutes, mais vraiment noir. Sa tête s'était cognée contre le tronc dans un bruit qui résonnait toujours à ses oreilles tant il était fort. Ses poumons avaient subitement cessés de fonctionner, quelque chose avait appuyé sur son estomac si fort que sous le choc et la surprise de ce nouveau poids, son diaphragme n'avait pas pu se soulever pour compléter le travail de ses poumons.
Mais ce n'est pas pour ça qu'il vit noir, mais parce que la masse lui était tombé droit dans le visage et lui cachait toute vue. Après que sa tête eût heurtée le tronc, elle rebondit et son dos glissa le long de l'arbre pour finir complètement allongé sur le gazon.
Des poils entrèrent dans sa bouche et par réflexe, avant même d'ouvrir les yeux, Sai voulut en débarrasser sa langue. Il les chassa d'un coup de main, quand il entendit :
- Euh pas touche aux tiffs. SVP.
La voix était bien plus grave que le cri aiguë et c'était sans conteste une voix de garçon.
Sai ouvrit lentement les yeux, sa tête le frappa encore plus douloureusement quand le soleil rencontra son regard. Il les referma et dégagea son autre main qui était coincée entre son ventre et celui du garçon -puisque visiblement, l'obus non identifié était un garçon qui tombait des arbres- pour se masser la tempe droite.
- Il se trouve que vos tiffs, sont dans ma bouche. Et qui que vous soyez... veuillez vous relever, fit Sai, simplement.
- Oups ! Bien sûr ! J'espère vraiment que je t'ai pas fait mal ! Je suis désolé ! Tu veux que je t'emmène à l'infirmerie ou j'appelle ta mère ? Ou le SAMU ! Putain, si je t'ai fait une commotion cérébrale ma mère va me tuer... en plus on a triché l'assurance cette année ! Dis moi que t'as pas de commotion ! Si t-
- Taisez vous. Vous me donnez mal à la tête, physiquement.
- Je suis vraiment désolé, répéta l'obus en prenant appuie sur ses mains de part et d'autre du torse de Sai pour se relever.
Quand Sai ne sentit plus le poids appuyé sur son torse, il ouvrit les yeux pour voir une pair d'yeux bleus en face des siens, qui appartenait au visage de Naruto Uzumaki Namikaze, vraiment juste au-dessus du sien.
- Ah, Naruto Uzumaki Namikaze, déclara Sai d'une façon neutre. Il se frotta à nouveau la tempe alors qu'il continua :
- Je n'ai pas rêvé, tu viens bien de tomber d'un arbre ?
Naruto lui donna un rire crispé.
- C'est ce que t'as vu ?
- Je n'ai pas vraiment eu le temps de voir, répondit Sai, très intelligemment. Étrangement, pas gêné par le contact rapproché de Naruto, sûrement parce qu'il ne pouvait pas très bien penser en ce moment.
- Alors innocent jusqu'à preuve du contraire, déclara Naruto, en faisant passer sa jambe gauche du même côté que la droite pour se relever.
Il se tint debout devant Sai, et bien entendu lui tendit la main pour l'aider à se relever. Sai ne se doutait pas que c'était le premier d'une longue liste.
Sai observa la main d'un air critique, si Naruto le vit, il ne dit rien et avança davantage sa main comme pour insister. Finalement, n'ayant rien contre ce blond qui était dans sa classe depuis plus d'un an, il la prit et se laissa hisser. Sai fut surpris du montant de force du garçon alors qu'il le tirait.
Mais tout à coup, alors que leurs deux mains étaient liées, il remarqua des marques violacées et bleues qui entouraient le poignet de Naruto. Son visage ne montra rien de sa découverte, mais Sai n'en était pas moins confus.
- Je suis vraiment désolé, répéta le blond, sans sourire cette fois mais avec une véritable moue désolée,
Il prit appuie sur la pointe de ses pieds, Sai étant plus grand, pour vérifier que sa tête n'avait rien.
Sai était sincèrement étonné, d'habitude, on lui passait dessus sans le voir. Alors que là, son état semblait vraiment être la première préoccupation de Naruto. C'est du moins ce qu'il pouvait voir dans les yeux bleus. Ces yeux... ils étaient purs, si purs et clairs. Sai ne l'avait jamais remarqué. Mais il fallait dire qu'il n'avait jamais été aussi près de quelqu'un de toute sa vie.
- Je vois que dalle, mais je préférerai qu'on aille à l'infirmerie si tu veux bien ? J'ai pas envie de risquer de te casser un truc, Sai.
Sai cligna des yeux.
- Tu connais mon nom ?
Ce fut autour de Naruto de cligner des yeux.
- Bah ouais, t'es dans ma classe ! Je sais bien que t'es pas très friendly, fit Naruto en faisant l'accentuation anglaise sur le dernier mot, lui donnant un air snob. Mais t'es remarquable, assez facilement. Tu me rappelles quelqu'un, ajouta-t-il, finalement.
Sai ne comprit pas l'étrange sentiment qui montait chez lui, tout ce qu'il savait, c'est que ça lui donnait envie de sourire comme Naruto. Alors qu'il allait répondre, Naruto secoua la tête pour le couper.
- Non, je t'ai sacrément cogné, on va à l'infirmerie !
Sai fut touché par ce souci mais secoua la tête dans la négation.
- Je ne suis pas sûr que c'est moi qui en ai le plus besoin.
Il désigna d'un coup de tête, le jean déchiré du garçon au niveau du genoux qui était imprégné de sang... qui avait déjà séché.
- Tu te l'ai fait en tombant de l'arbre ? Demanda Sai après coup, méfiant. Puis, excuse moi de la question étrange mais : pourquoi étais-tu dans un arbre ?
Le regard habituellement si expressif et vivant qu'il avait toujours vu chez Naruto devint vide quelques secondes.
Sai soupira, bien sûr, pourquoi ce type lui parlerait plus qu'il ne faudrait ? Ils n'étaient pas des amis... il n'aurait jamais d'ami. C'est ce que la vie lui avait appris. Occupe toi déjà de toi-même, t'as pas assez de temps pour t'occuper des autres.
- Je m'excuse, c'est pas mes affair-
- Non ! S'exclama Naruto, affolé à l'idée d'avoir vexé Sai. Vu que tu t'aies quand même pris mon bide dans les noix, tu peux demander.
Sai manqua de rougir devant le côté cru des paroles du blond.
- Je euh... jouais au chat et à la souris, avec... euh... Sasuke ! Se mit soudain à hurler à nouveau le blond tout en levant les deux mains en l'air pour attirer l'attention sur lui.
Sai remarqua immédiatement comment le regard fuyant de Naruto, il y a quelques secondes, paraissait comme pétiller alors qu'il huait Sasuke Uchiwa
D'ailleurs, Sai se retourna pour voir devant l'entrée du lycée, le type le plus populaire de sa classe : Sasuke Uchiwa.
La première chose qu'il avait remarqué en débarquant dans cette nouvelle classe l'an dernier, c'était l'amitié indéfectible qui rapprochait ces deux personnes aussi opposées. Que ce soit à cause de leurs caractères ou de leurs apparences physiques : l'un à côté de l'autre, ils détonnaient, ils fascinaient et vous ne pouviez pas passer à côté d'eux sans regarder.
Justement, à l'inverse du regard ouvert et chaleureux de Naruto, -qui l'insupportait encore plus en fait- Sasuke Uchiwa avait un regard très froid, pas neutre, froid. On avait l'impression qu'il prenait tout le monde de haut. D'ailleurs, Sai ne l'avait jamais autant ressenti qu'aujourd'hui alors que Sasuke marchait sur le gazon pour les rejoindre, un sac en bandoulière sur l'épaule.
Sai ne nota qu'aujourd'hui à quel point, malgré la laideur de l'uniforme, Sasuke Uchiwa pouvait paraître élégant dedans. Il se distinguait des autres avec une classe que méprisait Sai tout autant. Il détestait les personnes populaires comme Sasuke, ou sociable comme Naruto.
Jamais, il n'endosserait le même costume.
- Abruti, fit Sasuke comme pour saluer Naruto, mais son regard resta fixe sur Sai. Eh toi, je te connais pas.
Le visage de Sai s'assombrit considérablement. Évidemment, ça aurait été trop beau.
Naruto donna une grande tape dans le dos à Sasuke avant de passer son bras autour de son cou pour ramener son visage vers lui, collant ainsi leurs deux joues ensemble. Le blond eut un rire crispé :
- Je sais, il a beaucoup de blagues pas drôles !
- Je ne blague pas, répondit Sasuke d'un ton neutre, en continuant de regard Sai, pas le moins du monde gêné par la proximité de Naruto, mais en fait, carrément à l'aise.
Le blond lui lança un regard noir et s'éloigna de Sasuke comme pour mimer sa colère.
- Sai, je te présente Sasuke Uchiwa.
- Enchanté, fit Sai avec un sourire parfaitement faux.
Sasuke ne renvoya pas la pareil et resta muet. Naruto mit les mains sur les hanches, prêt à hurler devant une telle impolitesse, quand tout à coup, Sasuke tendit le bras et ouvrit la main pour Sai.
Ce dernier observa à nouveau la main pâle, et parfaitement propre d'un coup d'oeil critique avant de la prendre.
Sasuke, au contraire de Naruto, fronça les sourcils en remarquant ce regard.
Finalement, Sai prit sa main mais subitement, la main de Sasuke se referma sur lui. Il la serrait si fort que le but ne pouvait être que la douleur de Sai. Sai manqua de lâcher un hoquet de stupeur, et leva la tête pour regarder le visage du garçon, qui arborait un rictus froid sur les lèvres.
Naruto eut un grand sourire à l'adresse de Sasuke et repassa la main autour de son cou. Son regard dériva soudain sur le sol.
Sai baissa le regard pour voir ce qui avait attiré l'attention de Naruto : sa bouillie de sandwich OGM. Le blond leva les yeux vers le ciel puis lâcha une brusque exclamation de joie, comme s'il avait eu l'idée du siècle.
- Tu sais Sai, si t'as le temps vient manger avec nous à midi ! J'ai remarqué t'es toujours seul et c'est cool hein, rajouta Naruto immédiatement en secouant les mains de peur que sa remarque ne soit mal comprise. Ouais, j'aimerai aussi avoir le côté mystérieux à la 007, c'est un super plan pour attirer les fill- aïe Sasuke ! Grommela le blond, d'un coup, en lançant un regard mauvais à son meilleur ami.
Sai remarqua que Sasuke avait un bout de peau de la main droite de Naruto entre les doigts, la pinçant.
- Faut pas te sentir vexé, Sasuke ! T'étais incluse dans les filles, ajouta ensuite Naruto, avec un rictus sournois.
Une réaction étrange se produisit chez Sai. Ses lèvres se mouvèrent seuls, quelque chose secouait son diaphragme d'haut en bas et un rire discret lui échappa, alors qu'il tentait d'arrêter la bizarrerie de ses lèvres.
Naruto eut soudain un grand sourire et lâcha Sasuke pour attraper Sai par le cou, qui fut encore plus choqué par cette familiarité. Le blond remarqua la soudaine raideur dans le corps de Sai, et le regard du garçon qui déjà, n'exprimait pas grand chose, devint complètement illisible. Il s'éloigna avec brusquerie, de peur d'avoir fait un truc qui fallait pas.
- Désolé, si je me suis emporté, j'aurais pas dû te sauter dessus comme ça. - Sasuke grogna légèrement- Je suis très extraverti je sais, ricana Naruto, les joues rouges, gêné.
Sai secoua la tête, signe que ce n'était pas grave. C'est juste que Naruto l'avait surpris.
- Bon, Naruto tu te ramènes ? Ça fait une heure que tes amis et moi te cherchons.
- Nos amis, corrigea Naruto, par réflexe, sans réel reproche dans la voix.
- Non, les tiens, répondit Sasuke en se retournant, faisant signe au blond qu'il allait s'en aller. Tu viens, ou quoi ?
Sai remarqua que le ton ne laissait pas de doute : il s'agissait d'un ordre et non d'une question.
- Ouais, pars devant ! J'arrive ! S'exclama Naruto, avec un sourire.
Sasuke haussa un sourcil interrogatif. Sai pouvait deviner les paroles exécrables qui allaient sortir de sa bouche : « tu veux perdre ton temps avec lui ? »
Naruto ignora l'interrogation dans les yeux de Sasuke et attendit que celui-ci soit assez loin pour s'adresser à nouveau à Sai :
- Vraiment, viens manger avec nous si l'envie t'en prend ! Ça me ferait plaisir !
Sai ne doutait pas que cette proposition était une manière pour Naruto de s'excuser de l'avoir blessé, mais sa pitié et ses excuses, lui qui n'était pas habitué à en avoir, n'en voulait pas.
- Ecoute, Uzumaki, c'est sympathique. Mais si c'est juste parce que tu te sens déso-
- Non ! S'exclama Naruto, les yeux grands ouverts. Lui qui éprouverait de la pitié, voire de la condescendance envers quelqu'un : sûrement pas. Mes scrupules ne vont pas aussi loin ! C'est juste que tu me plais bien ! J'aime bien les types dans ton genre et puis, franchement, respect pour Kiba.
- Kiba ? Demanda Sai en haussant un sourcil, mais son ton était tout de suite moins agressif en croyant, sans aucune raison logique, à la sincérité de Naruto.
- Ouais, le type qui a écrasé ton sandwich ! La prochaine fois fous de la moutarde forte sur le ballon, il supporte pas l'odeur, ça le fait éternuer, morver, c'est dégueulasse, ricana Naruto, avec un sourire mauvais.
Sai cligna à nouveau des yeux, alors qu'il répondit instinctivement sans comprendre pourquoi :
- Je suppose que de ta place, tu as tout vu. Je ne suis pas innocent jusqu'à preuve du contraire, hein ?
Naruto eut un grand sourire en lui donnant une petite tape sur le dos, ne voulant pas lui faire mal, encore plus.
Un sourire étira les lèvres de Sai, mais cette fois, il était tout sauf factice. La complicité, le rire, l'amitié, Sai sans pouvoir donner à ses impressions des noms, les ressentait pour la première fois.
- T'as tout compris mon pote ! Enfin quelqu'un qui répond à mes vannes ! Naruto leva la tête vers le ciel et écarta les bras à la perpendiculaire du corps :
- Dieu ! T'as répondu à mes appels ?
Sai roula des yeux, mais le sourire resta sur son visage. Soudain, Naruto tourna légèrement la tête, sentant un regard qui lui brûlait le dos. Sai remarqua encore Sasuke Uchiwa devant l'entrée du lycée qui avait l'air passablement irrité.
- Bâtard pas patient, grommela Naruto.
Il s'apprêta à faire marche arrière, quand, ses yeux questionnèrent soudainement Sai du regard, alors qu'un air mortellement grave peignit ses traits.
- Dis moi Sai, moi je dis que t'es mon ami. Et les amis, ça peut avoir des secrets entre eux.
Déjà ? Naruto était très étrange, se dit Sai.
- Donc, si jamais tu avais entendu quelque chose, tu dirais rien, hein ?
Tout à coup, c'est la mine de Sai qui s'éclaircit dans la compréhension.
- Ah, tu veux dire le cri de banshee que t'as poussé en tombant.
Naruto devint rouge jusqu'aux oreilles, alors qu'il lâcha un rire, qui n'en était pas un.
- Ouais, c'est ça : le cri à mi stade de pédale... tu diras rien, hein ?
Sai pour la première fois eut le réel désir de taquiner quelqu'un, surtout quelqu'un comme Naruto, qui était si naïf. Il comprendrait plus tard, que ces infimes réactions naturelles, qu'on a tous les jours, étaient en fait la manifestation de l'amitié.
- En échange ?
Naruto ouvrit grand les yeux, grommelant :
- y a pas à dire, bâtard comme Sasuke.
Mais le blond, ami avec Sasuke depuis qu'ils étaient en couche culotte, avait appris à être sournois à la dure.
- Je dirai pas à Kiba que t'as badigeonné son ballon de merde.
Sai hocha la tête, amusé. Naruto eut un petit ricanement alors qu'il tendit la main :
- Marché conclu ?
Sai ne prit pas la peine d'examiner le niveau d'hygiène de sa main cette fois. Il la serra en hochant la tête, pour la première fois depuis longtemps, un air léger sur le visage.
- Oui, marché conclu.
Naruto fredonna dans la joie, approuvant la réaction de Sai, avant de se tourner dos à lui pour rejoindre Sasuke. Il lui faisait des grands gestes de salut, remarquables par toutes les personnes aux alentours.
- Oublie pas ! Demain ! Midi ! »
Sai se trouva étonné par sa propre réaction. Normalement,un tel comportement brutal, indiscret, qui attirait le regard tous : il aurait dû le dédaigner, mais à la place, il hocha positivement la tête.
Quelque chose avait déjà commencé à changer.
Mais cette bouffée d'air frais, cette impression de nouveauté fut nuancée par les yeux de Sasuke, qui avant d'entrer dans le lycée avec Naruto, le regardait comme on le regarde toujours : avec mépris.
When all is said and done,
« - Ah ! J'aime bien ce type, fredonna Naruto en marchant le long du couloir, les mains croisées derrière la tête dans une pose détendue.
Sasuke se tourna vers lui, les sourcils froncés.
- Eh bien moi pas. Franchement, tu trouves quoi chez ce perdant d'assez intéressant pour carrément le sauter, hein ?! Demanda, Sasuke, sèchement.
Sa colère ne lui permettait pas d'amener le sujet subtilement. Oui, il avait tout vu... enfin pas la chute de l'arbre, juste Naruto allongé sur le perdant.
Le blond pencha la tête vers lui, perplexe, alors que son pas s'était ralenti.
- Le sauter ?
Sasuke leva les yeux vers le ciel. D'autres auraient dit que Naruto était un bon menteur, qu'il lui cachait des choses. Mais personne n'était comme Naruto, il ne pouvait pas mentir. C'est alors avec calme que Sasuke lui rappela :
- J'étais dehors depuis un quart d'heure, Naruto, merde. Je t'ai vu allongé sur lui, sous un putain de cocotier, réclama, le brun, en s'arrêtant d'un pas sec.
Les yeux de Naruto s'illuminèrent dans la compréhension :
- Non Sasuke c'est pas ce que tu crois !
Un ange passa...
Naruto toussa gêné tandis que Sasuke leva les yeux vers le ciel, sifflotant, l'air de rien.
- On oublie cette phrase de feuilleton kitch, please ?
- Dit-elle à son mari après l'avoir trompé, murmura Sasuke, toujours l'air de rien.
Naruto roula des yeux et s'apprêtait à hurler sur Sasuke, un tas d'insanité, quand il entendit des voix venir dans leur direction. Il soupira avant de marmonner :
- On peut discuter de ça plus tard, s'il te plaît ? On est pas seuls.
Sasuke fronça à nouveau les sourcils.
- Je m'en fous des autres. Complètement et t-
-Ah nan ! Une dispute à la fois ! S'insurgea Naruto, en claquant du pied contre le sol. On a dit qu'on ramènerait pas cette dispute avant la semaine prochaine ! C'est écrit dans le calendrier ! Tu veux voir mon calendrier ? Continua le blond en plissant des yeux, les mains sur les hanches.
Dire qu'ils n'avaient même pas encore un contrat de mariage.
Oui, Naruto et Sasuke étaient si dérangés qu'ils avaient même programmé leurs nombreuses disputes, pour les étaler sur tout le mois afin de ne pas en avoir tous les jours. Ainsi, il y avait des journées réconciliations (à la plus grande joie de Sasuke) qui s'alternaient avec des journées crêpages de serpillières et cul de canard.
- Très bien, revenons en au sujet. Le perdant, consentit Sasuke, en croisant les bras, alors qu'il haussait sourcil l'air, condescendant.
- Il a un nom, grommela Naruto. Et je ne veux ni parler ici, ni maintenant.
Le regard du blond bifurqua de gauche à droite, l'air nerveux.
Sasuke hocha la tête, d'un air trop calme qui inquiétait foutrement Naruto. Non, Sasuke n'avait pas l'habitude d'abandonner aussi vite.
- C'est ton droit. Qui ne dit mot consent. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je vais aller lui casser la gueule et tout rentrera dans l'ordre, fit Sasuke en amorçant un pas vers l'arrière mais Naruto attrapa son poignet et soupira :
- Très bien. Tu gagnes. Cagibi ?
- Cagibi, répondit Sasuke en hochant la tête.
Naruto fit un grand geste de moulinet avec le bras, s'inclinant légèrement, en s'exclamant bien haut :
- Après toi, princesse !
Sasuke lui lança un regard plus que suggestif, un regard qui voulait franchement tout dire, mais Naruto le stoppa en lui mettant la main sur la bouche.
- Non, je sais la vanne facile qui va sortir de ta bouche, épargne ta salive, fit le blond avec un regard blasé, avant de passer un bras sous le coude de Sasuke pour le traîner vers le cagibi.
Il avait capté plusieurs regards intéressés vers leur direction, et Naruto n'était toujours pas prêt à se donner en spectacle à ce point là.
Naruto et Sasuke marchèrent discrètement dans le bâtiment des sciences jusqu'à atteindre le cagibi où reposait les produits de nettoyage du concierge.
L'inscription accès interdit était une folie d'après Sasuke. Franchement, depuis que Naruto était dans cette école, ils auraient dû bannir ces affiches. C'était comme une semaine de cannabis pour un drogué en manque. Dès qu'il y avait le mot interdit quelque part, comptez sur Naruto pour qu'il vous le change en hautement prohibé ! .
C'est ainsi que le blond se retrouva, il ne voulait pas savoir comment, avec les clefs du concierge.
Naruto s'en servait parfois comme planque, comme QG maléfique pour préparer un plan hautement machiavélique contre leur professeur Orochimaru, ou même pour faire une sieste.
Aujourd'hui, il allait servir à recevoir leur scène de ménage.
Naruto passa une main sous son t-shirt, orange flash (un autre sujet de dispute que Sasuke aborderait le mois prochain.), jusqu'à sortir une ficelle de sous son vêtement. Le brun haussa un sourcil, il n'avait pas souvenir que Naruto portait un collier... jusqu'à ce qu'il vit le bijou du collier.
- La clef du cagibi ? Tu t'es foutu la clef du cagibi autour du cou comme si c'était un crucifix ? Demanda Sasuke, dont la voix était légèrement plus aiguë à cause de son étonnement.
Ça faisait longtemps que les frasques de Naruto ne l'avaient plus choquées.
Naruto, la main sur la poignée de la porte, pencha la tête sur le côté pour le regarder avec un air mortellement sérieux.
- Tsunade t'a déjà foutu un coup de poing de la-mort-agonisante-qui-malheureusement-tue-pas-parce-qu'elle-est-agonisante ?
- Non.
- Orochimaru t'a déjà couru après, la langue sortie ?
- Non.
- Un écologiste t'aurait-il menacé d'une pancarte ?
Là c'était carrément trop bizarre pour que Sasuke réponde.
Naruto hocha la tête, déduisant apparemment que le silence de l'Uchiwa était le signe de sa soumission devant son raisonnement impossible à contrecarrer.
- Voilà. Tu apprendras alors que cette clé peut faire plus que Jésus n'a jamais fait.
Abruti, marmonna Sasuke dans sa barbe, en espérant que le blond ne l'entende pas cette fois. Il n'était pas d'humeur à entendre des protestations futiles sur une évidence divine.
Naruto plissa les yeux regardant de gauche à droite pour s'assurer que personne ne soit témoin de la localisation précise de son QG maléfique.
Sasuke roula des yeux.
Le blond tourna enfin la clef dans la serrure et la porte s'ouvrit, il se précipita à l'intérieur avec une vitesse impressionnante. Naruto minimisait ainsi les chances, qu'entre l'ouverture de la porte et son bond ,(calculons cela en micro seconde) un élève arrive dans le couloir quasi désert et interdit.
Sasuke marcha avec nonchalance à l'intérieur avant de refermer la porte sous les yeux outrés de Naruto.
- Mais tu veux que tout le Japon connaisse ma planque ? ! Dis leur aussi la couleur de mes caleçons tant que t'y es ! S'insurgea-t-il, les mains sur les hanches.
- Orange... répondit Sasuke, distraitement.
La pièce était sombre et il pouvait à peine distinguer Naruto dans l'obscurité. Pour une fois que sa voix servait à quelque chose. Il tâta le vide, cherchant la ficelle qui était suspendue à l'ampoule, mais rien du tout.
Eh bah... super QG.
- Je sais, soupira Naruto, l'air malheureux, avant même que Sasuke ne parle. J'aurais voulu en parler à la direction, ou au mec d'entretien, mais étant donné que je suis pas censé squatter ici, c'est problématique.
Sasuke se demanda combien de fois ses yeux pouvaient rouler avant d'avoir l'air glauque, ou complètement fou.
- Sinon on peut se dépêcher de s'arracher les yeux ? J'ai envie de faire pipi, expliqua Naruto avec toute sa délicatesse.
Sasuke se dirigea vers son ami, c'est-à-dire à deux pas de lui. Il aurait beaucoup de mal à ne pas trouver le blond alors que la pièce faisait quatre mètres sur quatre...
Il attrapa le bras de Naruto et remarqua sa posture, les bras croisés sur le torse, comme s'il était agacé.
Sasuke serra les dents, qui devait être agacé, là ? Oui, il avait un sérieux problème de possessivité et non, il n'allait pas se soigner.
- Je n'ai pas envie de me disputer, Naruto.
Le blond cligna des yeux, méfiant. Quand Sasuke l'appelait par son prénom c'était pour une seule raison : le sexe. Personne n'y croyait mais c'était un gros pervers.
Naruto leva les yeux vers le plafond. Il trouvait l'attitude du brun puéril. Sasuke n'avait pas réellement envie de sexe, c'était juste qu'il avait vu quelqu'un d'autre toucher sa propriété (et mon cul c'est du poulet). Alors, maintenant, le mâle voulait montrer sa domination.
Seulement, Naruto n'était pas d'humeur à flatter l'ego d'alpha de Sasuke.
Il détendit ses bras le long du corps, et contourna son ami pour rejoindre la porte. Son pied cogna, dans ce qui devait être un sceau, puisqu'il se mit à rouler sur le sol, indiquant ainsi à Sasuke, que Naruto se déplaçait.
- Où tu vas ?
- Me vider la banane, répondit-il dans un langage politiquement correct.
Tout à coup, Naruto eut un hoquet de stupeur. Sa joue venait de se cogner contre la porte, avec ce qui était tout, sauf de la délicatesse. Il sentait le bras de Sasuke qui s'enfonçait dans ses omoplates alors que le corps du brun était plaqué contre le sien, écrasant celui de Naruto contre la porte.
Sasuke était tellement collé à lui qu'il pouvait deviner la construction des muscles de son torse contre son dos.
- Bâtard, qu'est-ce que tu fous ?! Hurla le blond en tentant de se dégager.
Il parvint à lever une main en l'air, mais Sasuke qui avait senti le mouvement l'attrapa par le poignet pour le lui tordre dans le dos. La pression n'était pas vraiment forte, et ça ne blessait pas vraiment Naruto, mais c'était tout de même très inconfortable.
- Sasuke, les jeux de soumissions, c'était marrant quand c'est pas moi le soumis. C'est aussi marrant quand je me prends pas trois hématomes d'un coup, siffla-t-il agacé, en gigotant tel un lombric pour tenter d'échapper à Sasuke.
Le brun eut un ricanement qui donna envie à Naruto de rouler des yeux.
Il pouvait entendre dans le cagibi, un silence de mort, juste coupé par les soupirs de Sasuke dans sa nuque. Il détestait se sentir à la merci de quelqu'un, même si c'était celle de Sasuke. Alors qu'il allait à nouveau protester, il sentit la bouche de son amant se poser sur son cou, avec une tendresse feinte.
Bâtard manipulateur !
Naruto savait que c'était une fausse tendresse pour qu'il cède plus facilement. En fait, pour agir de façon si brutale, Sasuke devait vraiment être en rogne. Il tenta encore de bouger, mal à l'aise, mais Sasuke savait s'y prendre. Ses lèvres chaudes se posèrent sur son oreille alors qu'il lui susurra :
- Allons, Naruto, ça ne prendra que dix minutes... pour me faire plaisir.
Le blond ne put empêcher un ricanement alors que sa tête se posa sur l'épaule de Sasuke par réflexe.
- Tu te surestimes, je te parie que mini Uchiwa tiendra pas plus de cinq minutes.
Le brun eut un étrange fredonnement contre son oreille, avant que ses lèvres ne descendent légèrement pour appliquer à son cou une frêle morsure.
- Tu relèves le défi ?
Le souffle de Naruto s'accéléra alors que Sasuke prit sa peau entre ses dents, la suçant lentement. Ce putain de bâtard manipulateur savait le faire craquer. Sasuke savait que par principe, et sûrement par débilité, Naruto ne refusait jamais un défi.
Le bras de Naruto se détendit suffisamment pour que l'Uchiwa le lâche. Il passa sa main dans les cheveux blonds, prenant quelques mèches dorées entre ses doigts, avant de les tirer brutalement, obligeant ainsi Naruto à rejeter complètement la tête en arrière.
Il lâcha un cri, mécontent, et alors que Sasuke sentait l'insulte jaillir comme un volcan, il suça avec des bruits plus qu'équivoque la peau de Naruto.
Vampire !
Le blond ferma les yeux, pour mieux sentir tous les gestes de son amant sur sa peau, pour mieux sentir la chaleur qui lui brûler la tête. Un instant, il oublia sa colère, pour se raccrocher aux sentiments familiers qui l'attaquaient à chaque fois qu'il était dans les bras de Sasuke.
Ça faisait si longtemps que lui et Sasuke n'avaient pas...
Tout à coup, alors qu'une main froide de son amant passa sous son t-shirt pour l'attraper par les hanches, une vive douleur lui rappela sa très mauvaise journée. Il aimait bien, quand Sasuke était violent et possessif. Non, franchement, il aimait bien parce qu'alors le brun faisait tout le travail, mais là, non. Sasuke serrait trop fort ses hanches déjà maltraitées.
Son visage pâlit subitement, quand il sentit la main de Sasuke remonter. Un peu plus, et il sentirait les éraflures sur sa peau. La chaleur qui l'avait prise venait de s'éteindre aussi vite que s'il avait pris une douche glaciale ou imaginait Orochimaru à poil.
Si Sasuke savait... ça le rendrait malade.
Son humiliation et la déception, peut-être même la condescendance de Sasuke lui donnaient des nausées, rien qu'à y penser. Se décevoir était une chose, mais décevoir son meilleur ami... son amant, merde, c'en était une autre ! Comment regarder dans les yeux celui qui a toujours été à la fois son rival et son modèle ? Comment oser ? Comment lui avouer sa lâcheté ? Sa faiblesse ? Sa honte ?
- Arrête, grommela Naruto, en ramenant brusquement sa tête en avant pour s'échapper de la prise de Sasuke. La réaction avait été si violente, que quelques cheveux dorés restèrent emmêlés dans les doigts du brun.
L'Uchiwa releva la tête, plissant des yeux dans l'obscurité pour pouvoir observer ne serait-ce qu'une once du visage de Naruto. Il n'avait aucune idée de quelle expression peignait les traits du visage de son copain.
- Lâche moi.
Les impératifs avaient été dits avec tant de fermeté que Sasuke aurait dû exploser de rage pour cet énième rejet. Il aurait normalement insisté davantage, mais derrière la détermination de Naruto, il voyait les prémices de la peur.
Contre son torse, les muscles de Naruto s'étaient comme raidis, complètement figés tout d'un coup.
Il recula, laissant le blond libre de sa prise.
- Pourquoi ? Demanda-t-il, d'un ton cassant. Non, Sasuke était un homme loin d'être compréhensif quand on le repoussait.
Naruto fronça les sourcils. Il n'avait aucune idée de comment sortir de ce mauvais pas. C'est comme si une corde se resserrait lentement autour de son cou. Chaque jour, elle l'étreignait un peu plus, comme un serpent insidieux. Et lui ? Il essayait de la tirer, de ses deux mains, il tirait du plus fort de ses forces. Mais ça produisait l'effet inverse... elle resserrait sa prise à chaque fois plus.
- J'ai attrapa de l'herpès, expliqua Naruto, de la voix la plus simple du monde.
Son visage était toujours contre la porte. Il refusait de croiser le regard de Sasuke, il ne voulait pas risquer de perdre sa maîtrise fragile.
- C'est la plus pathétique excuse que tu aies jamais avancée, répondit Sasuke, d'un ton qui était tout sauf amusé.
Il posa une main sur son épaule, serrant sa veste entre ses doigts. Si Naruto n'avait pas eu son habit, il était sûr qu'avec la pression que Sasuke donnait à ses muscles, il aurait gardé les traces de ses doigts sur son épaule.
- Regarde moi !
Naruto inspira silencieusement avant de se tourner avec une lenteur terrible, pour être face à Sasuke. Il remerciait l'ampoule pété. Au moins, son visage était protégé dans l'obscurité.
- T'aurais préféré que je te dise que j'ai mes règles ? Demanda-t-il en haussant un sourcils sceptique.
Lui, il la trouvait bonne sa première explication. C'est celle là, que lui, aurait trouvé pas crédible !
Naruto balaya une poussière sur sa veste, il ferait tout pour se distraire de cette situation.
- J'aurais préféré la vérité. Est-ce que tu me caches quelque chose, Naruto ?
La prise sur son épaule s'était raffermit.
Sasuke tendit son bras jusqu'à le pousser contre la porte du cagibi, le bloquant à nouveau avec son corps. Sauf que cette fois, Naruto était en face de lui.
L'Uzumaki retint un gémissement alors qu'il sentait les blessures de son dos protestées. Si Sasuke s'apercevait de quelque chose... autant mourir.
Naruto n'avait pas beaucoup de fierté, mais à celle-ci, il y tenait.
Le blond leva un bras pour repousser Sasuke, mais ce dernier attrapa son poing levé dans sa paume et le tint bon contre la porte. Son visage s'approcha de celui de Naruto, n'importe qui aurait pu croire que Sasuke voulait remettre ça avec lui contre la porte du cagibi, mais le blond savait qu'il en était autrement. Le garçon voulait fixer son regard, attraper le mensonge dans ses yeux bleus.
L'Uchiwa lui avait toujours dit que si Naruto était si mauvais menteur et surtout si mauvais joueur de poker, c'était à cause de ses yeux. Ils laissaient voir chacune de ses pensées. Avec l'expérience, Sasuke avait appris à déchiffrer chaque mimique que produisait le regard de son ami.
- T'as de beaux yeux, tu sais, souffla Naruto, en papillonnant des cils. Il tentait de casser l'atmosphère lourde de tension.
Sasuke fronça les sourcils, et subitement, il serra le poing de Naruto dans sa paume, pas assez pour le blesser, mais assez pour lui montrer son mécontentement.
- Tu me rejettes de plus en plus, ces derniers temps. Que me caches-tu ? Répéta le brun. Je te connais, Naruto. Tes blagues ne prennent pas avec moi, je sais qu'elles ne sont là que pour cacher la vérité.
Naruto eut un rire qui sonnait parfaitement faux aux oreilles de Sasuke.
- Je dois t'avouer alors. J'ai tenu ce secret trop longtemps, murmura-t-il, avec une voix si basse que s'ils n'étaient pas plongés dans un silence absolu, l'Uchiwa l'aurait manqué.
Sasuke approcha encore son visage, à quelques centimètres de la bouche de Naruto, pour ne pas manquer une seule de ces paroles.
- Je suis Dieu.
Sasuke cligna des yeux quelques secondes avant d'avoir un hurlement de rage à l'égard de son amant. Sa prise sur le poing s'était fermée jusqu'à ce que les veines sortent de sa main. Le blond serra les dents, alors qu'il sentait sa peau brûler et ses veines qui se contractaient.
La douleur n'était rien comparée à celle qu'il savait infliger à Sasuke et à lui-même. Mais la vérité serait tellement plus douloureuse.
- Tu te fous de moi ?! Hurla Sasuke.
Si Naruto avait vu son visage, il en aurait fait des cauchemars, tant la colère était imprimée dans ses yeux. La colère ? Le blond secoua la tête, comme pour désapprouver les paroles de Sasuke.
Il savait qu'il n'était pas juste en colère...
Si votre copain vous balançait comme une chaussette toutes les demi heures pour un rien, vous auriez pas les boules (c'est le bon mot) pour votre couple ?
- Je veux savoir pourquoi tu me rejettes tout le temps ?! Pourquoi, à chaque fois que je suis proche de toi, tu fuis ?
T'es tellement aveugle Sasuke ? Vous êtes tous si aveugles, ou c'est moi, qui suis si bon comédien ?
Naruto manqua de lâcher un rire plein d'amertume. Il cessa de se débattre pour se libérer, son corps était devenu soudain mou de toute résistance, complètement las. La journée n'avait pas été des plus faciles, et il se trouvait ridicule de l'empirer avec Sasuke.
Il abdiquait.
- Si c'est l'impression que je te donne, je suis désolé, Sasuke.
Naruto posa ses lèvres contre les siennes dans un baiser chaste, comme pour calmer la bête. Mais ce baiser... il dégoûtait Sasuke, qui n'y répondit pas. Il refusait de cautionner la comédie de Naruto. Il refusait de croire qu'il puisse lui mentir aussi effrontément.
Sa main plaqua l'épaule de Naruto contre la porte, avec une violence que le blond lui avait rarement vu, alors qu'il sifflait, furieux, contre ses lèvres :
- Je te jure Naruto, tu peux me mentir, ce n'est pas grave. Je trouverai la raison de tout ça moi-même !
Hold me down. I will live again.
Je vous laisse alors jusqu'à la semaine prochaine ! (J'espère que vous trouvez pas la fin bâclée, je l'ai écrite à la va vite ! Mon corniaud est quand même accroché à une échelle là, façon koala et me regarde, un air de supplicié pour que je le sauve xd )
Je vous laisse aussi deviner ce que Sasuke va penser... Guess Who ?
Amicalement vôtre,
Sirpics
