CHAPITRE 3

- Bienvenue dans mon enfer, professeur Snape.

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Severus n'y croyait pas, non il ne pouvait pas y croire. Le petit corps ne pouvait pas, ne devait pas être Harry Potter. Non, le grand Potter était choyé par sa famille, il était le préféré, le chouchou. Un môme gâté par des moldus tous aussi extasiés devant lui qu'Albus depuis le jour, maudit soit-il, de sa naissance.

Pourtant, la scène devant lui prouvait que c'était tout le contraire. Le fils de Potter senior était mal nourri, mal traité, séquestré.

Sous ses pieds, Severus Snape voyait désormais le sol de ses illusions se dérober.

- Vous voilà sans voix professeur ?

-…

- Votre manque d'éloquence est divin, au même titre que votre tête !

- Potter c'est encore une farce de votre cru ?

- Désolé de briser vos rêves professeur, mais non.

Severus accrocha ses yeux d'ébène au regard de son élève, et sans permission, il fouilla son esprit. Ce qu'il y trouva sur ce placard s'avérait, mais ce qui le choqua le plus fut le manque total de résistance du garçon.

- Pourquoi m'avoir laissé faire Potter ?

- Peut-être pour que vous arrêtiez de me juger comme un enfant gâté pourri, imbu de lui-même et digne fils de son père.

- Mais Potter, même sans vous en rendre compte vous agissez comme tel…

- Et vous comme un sale con devenu acariâtre à force de vivre dans un donjon moisi !

- Sale môme je vais vous faire souffrir au point que ça fera frémir ce placard même dans lequel nous sommes enfermés !

- Non dans lequel JE suis enfermé ! C'est pas vous c'est moi ! C'est moi qui y ais vécu durant 11 ans, c'est moi qui devais me contenter d'une couverture et d'un matelas usé, c'est moi qui devais subir la colère de ma « famille » !

Le denier mot fut craché avec haine et dégoût à l'encontre de son professeur, qui malgré tout, restait impassible. Seulement au fond de lui, il était douloureusement conscient qu'un tel traitement n'était pas à souhaiter pour un enfant, qu'il soit célèbre ou non, haï ou aimé.

Ses yeux noirs passaient de la petite forme allongée au jeune homme qu'il était devenu, puis dans l'examen de se dernier, et il s'aperçut que sa main n'avait pas quitté la chaleur de la cheville d'Harry. Aussi étrange que cela puisse paraître, Severus remarqua qu'il tremblait toujours, mais de quoi ? De colère ? De peur ? De peine ?

Non mais pourquoi y pensait-il de toute manière ? Potter resterait Potter point à la ligne !

S'installant confortablement, du moins autant qu'ils le pouvaient, ils se dévisagèrent tous les deux, ne lâchant l'autre du regard sous aucun prétexte. Mais voilà, le sort devait avoir décidé de s'acharner sur Severus, car il détourna les yeux.

- Et bien Snape que vous arrive-t-il, on baisse le regard devant le Survivant ?

- Silence sale gosse ! Merlin que vous pouvez être horripilant !

- Que se passe-t-il ? Vous n'appréciez pas de savoir que vous vous êtes trompé sur tout, depuis tout ce temps ?

- Non gamin prétentieux j'ai entendu un …

Il ne termina pas sa phrase que la porte du l'endroit clos s'ouvrit sur un homme gras, aux petits yeux mesquins et au teint prune.

Bien qu'il haïsse sincèrement le môme avec lequel il était apparemment coincé à chaque fois qu'il s'endormait, Snape n'y réfléchit pas à deux fois et tenta de barrer la route au moldu qui menaçait le petit garçon de sa lourde ceinture de cuir.

Mais ce n'était qu'un souvenir, et le passé, on ne le change pas, surtout en dormant. C'est pourquoi, le cuir passa à travers lui pour venir frapper l'enfant recroquevillé sur lui-même.

Un premier coup claqua aux oreilles de l'homme ténébreux. Les yeux écarquillés, il découvrit le Potter actuel, les genoux au niveau de la poitrine, regardant son ancien lui se faire battre. Rien ne transparaissait sur son visage… rien sauf une larme qui coula sur sa joue.

Un autre coup parmi tant d'autres se fit entendre entre les sanglots de l'enfant, et n'y tenant plus, Severus vociféra pour que cette scène se termine.

Mais ce n'était pas son rêve, son souvenir, c'était celui du Survivant.

- POTTER !

Harry sursauta à ce cri et détourna les yeux pendant quelques secondes l'acte quasi morbide qui se déroulait devant lui. Il s'aperçut alors de l'incongruité du tableau qu'il formait avec son professeur honni : lui assis contre le mur sale de son placard, l'oncle Vernon en train de le battre alors qu'il ne devait avoir que 4 ans, et Snape tentant de faire barrière de son corps pour le protéger…

Le protéger …?

- Professeur ?

Le décor changea brutalement. C'est hallucinant le nombre de souvenirs que fait naître un simple mot, un simple son, combiné à un concept. Professeur. Les voilà maintenant à Poudlard, dans uns salle trop rouge et or aux goûts de Snape, mais parfaite pour Harry. La salle commune des Gryffondors.

Un silence empli de gêne et de trouble envahit la pièce et l'espace qui séparait nos deux protagonistes. Aucun des deux ne voulait parler, ni même bouger. Mais au final, ce silence se fit si pesant qu'ils décidèrent de le briser.

- Professeur Snape ?

- Quoi Potter… ?

- …

- …

- Merci.

Aucune parole ne fut prononcée en cet instant, car aussi surprenant que cela puisse paraître, ils se comprenaient.

Ils étaient assis tous deux à même le sol, puis Severus se leva le premier, et après quelques hésitations, tendit la main au plus jeune pour l'aider à se relever.

- Sans vouloir paraître offensant, cela vous dérangerez de nous emmener dans une autre salle que celle-ci ?

- J'aime bien les couleurs…pas vous professeur ?

- A vrai dire, rien que d'imaginer une ribambelle de gosses sans cervelle évoluer dans cet espace trop agressif me donne mal à la tête.

Un soupir agacé sortit des lèvres du brun. Même si changer de pièce ne l'aurait pas tué, il avait soudain une envie irrésistible de rester dans ce domaine familier.

- On ne peut vraiment pas rester ici ? Un peu de couleur ne vous ferait pas de mal.

- Potter ne commencez pas…

- Juste pour cette fois. A la prochaine rencontre, vous choisirez ok ?

- Mais qui vous dit que ça marche comme ça ? Bon sang Potter un peu de bon sens ! Je ne sais même pas pourquoi nous devons nous supporter !

- Vous énervez pas, vous allez faire ressortir vos rides.

- PARDON ?

- Nan je déconne professeur !

- … pfffffffff…

- Voilà qui est très adulte de votre part !

Un léger sourire se dessinait sur les lèvres d'Harry tandis que sa dernière réplique faisait son petit chemin dans la tête de Snape. La réaction du professeur ? Un rictus aimable… mais comme il se tenait dos au Survivant, ce dernier ne le vit pas.

Severus s'assit dans l'un des fauteuils de la salle, avec un soupir et comme si cela lui demandait un effort incroyable. Il se trouvait en face du feu chaud et ronronnant de la cheminée, image douce malgré les couleurs criardes, sans discussion mais sans gêne… Aussi étrange que cela puisse paraître, tous deux étaient bien en présence de l'autre, même si une certaine inimitié subsistait encore et vraisemblablement pour quelque temps encore.

C'est d'une manière tout à fait Snapienne que le professeur invita son élève à s'asseoir avec lui :

- Vous n'êtes déjà pas grand Potter, mais là, si vous continuez à restez debout vous aller finir par vous tasser.

Un rire timide s'éleva de la gorge du garçon, et il se laissa tomber dans le fauteuil juste à côté de celui de son enseignant. Ils ne parlaient pas, et pourtant Harry avait envie de raconter ce qui lui arrivait quand il retournait dans ce lieu maudit. Il prit son courage à deux mains et se lança.

- Les premières corrections ont commencé quand j'avais à peu près trois ans et demi. J'avais fait tomber un vase en ramassant le jouet de mon cousin. Ils ont cru que je voulais lui voler…

Professeur ?

- Oui ?

- Pourquoi vous avez cherché à vous interposer ?

-…

Seul le feu lui répondit. Doucement, les bruits s'estompèrent aux oreilles du maître des potions, les couleurs s'effacèrent et les contours devinrent flous. Alors qu'Harry sentait également qu'était proche le départ de la seule personne avec laquelle il parlerait jusqu'à son réveil, contre toute attente les yeux obsidienne s'accrochèrent aux siens, et tout aussi surprenant, une réponse arriva :

- Parce que…que se soit le cuir, les poings ou le métal, la douleur que l'on a n'est pas toujours visible Potter.

- Pardon ?

- Les coups n'atteignent pas que la chair Potter, et les marques qu'elles laissent dans notre âmes sont tel que je ne les souhaite à personne.

Il ne fut même pas surpris de se réveiller assis sur sa chaise, dans l'infirmerie, et la tête posée sur le lit du Survivant. Ses yeux se posèrent instantanément sur le corps encore allongé dans ce lit, et ses pensées vagabondèrent sur ce qu'ils avaient rêvé en commun.

Rêvé en commun…Merlin comment, mais aussi pourquoi ?

Pour la première question, il avait une hypothèse extrêmement simple : le mélange intempestif de potions ratées et d'ingrédients projeté sur eux deux pouvait expliquer tout ceci, mais pour la deuxième…pourquoi LUI ? Il n'avait pas été le seul à être touché, quelques élèves avaient reçu de ce mélange, et c'était quand même lui qui en payait le prix…et quel prix.

Un gémissement faible, une main tendue, des doigts qui caressent le front de l'inconscient. Le calme…

Que venait-il de faire ? Il ne rêvait plus là, il venait de calmer le Héros du monde sorcier en lui caressant le front ?

Il aurait dû courir à la salle de bains la plus proche pour se nettoyer les mains au dissolvant, être répugné de ce contact plus que dégoûtant, mais non, au lieu de ça, il continua la promenade du bout de ses doigts jusqu'à la racine de ses cheveux, sur sa tempe, sa joue.

Un bruit de pas.

Une main qui s'en va.

- Bonne journée, Monsieur Potter.

La porte claqua derrière le maître des potions, et à peine fut-il parti qu'Albus prit place au chevet de son protégé avec un sourire digne des plus grands cartoons.

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La journée allait s'annoncer longue. Des crétins pour élèves, des cours interminables, des recherches à faire pour rétablir l'état de santé de Potter, Albus sur le dos…en outre, il ne manquerait plus qu'une réunion surprise au sein des mangemorts pour couronner le tout.

Le cours de potions fut d'un ennui mortel ce jour-là. Torturer les gryffondors ne l'amusait plus, mais surtout il manquait quelqu'un. Mais pourquoi penser à lui ? Ce gosse était exaspérant, cela ne faisait que deux jours et voilà qu'il s'en préoccupait ?

« Parce que tu sais ce que ça fait d'être à sa place, sous les coups. »

A ce moment précis, Snape haïssait sa conscience. Depuis quand avait-elle raison ?

« Depuis toujours. »

D'un geste rageur il se leva alors de son bureau, en plein milieu de la préparation d'une potion délicate de septième année, et parcourut les allées plus pour se calmer que pour vérifier les potions de ses élèves. Un léger sifflement se fit entendre, ravivant le souvenir de l'accident, et il se retourna brusquement. Fausse alerte, c'était le chaudron de Granger, l'insupportable Miss-je-sais-tout de Poudlard.

Il se rassit donc sur son siège, et tenta de corriger quelques copies. Quand il regarda le cadran de l'horloge, il n'en crut pas ses yeux. C'était pas possible, les aiguilles avaient fait cinq fois le tour pour revenir à la même place tellement le temps ne passait pas. Dépité, il laissa son esprit vagabonder. S'il avait su à quoi il penserait, il se serait retenu.

Des images de Potter défilaient dans sa tête, toutes plus claires que du cristal, il le voyait se faire battre, il voyait les moindres bleus sur son corps, son visage rendu blafard par le manque de soleil, et ce à force d'être enfermé, mais il voyait également ses grands yeux verts envoûtants, rougis et rongés de larmes enfantines.

La cloche sonna.

Il n'eut pas le temps de dire « ouf » que la classe s'était vidée, laissant une rangée de fioles de potions plus ou moins ratées. Encore du travail…Du moment que ça l'empêchait de penser à LUI.

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du coté de Harry

Après le départ de son professeur, Harry était resté dans la salle commune, perdu dans ses pensées, les yeux fixés sur les flammes devant lui. Il pensait à ce que son professeur lui avait dit, et il trouvait qu'il n'avait pas tord. La douleur était quelque chose d'insupportable, et pas parce qu'elle était physique.

Le temps, dans son monde, ne semblait pas passer comme dans le monde réel, du moins il le souhaitait afin de ne pas rester seul trop longtemps dans un château vide.

Cependant, une question le taraudait : Pourquoi cela tombait toujours sur lui ? Avoir un malade mental sur le dos ne suffisait pas ? Et bien il fallait croire que non, car en prime il avait récolté un bâtard graisseux, vieux, partial, sadique et sarcastique et…et…et il attendait sa prochaine visite avec la plus grande impatience. En réalité, il voulait connaître ce hideux personnage depuis sa première année, ne serait-ce que pour savoir la raison de la haine que son professeur éprouvait pour lui, mais maintenant, c'était différent, il voulait le connaître lui, entièrement, sans plus de zone d'ombre.

Pour l'avoir protégé de son oncle, il voulait le découvrir, comprendre cet homme si froid, si distant, qui semblait dénué de toute humanité.

Son oncle…

Un autre souvenir venait de prendre place dans le décor si chaleureux de la salle gryffondor, laissant apparaître un placard sombre et des coups de ceinture.

- Non…pitié…

Un doux contact se fit sentir sur son front, un toucher simple, réconfortant, du bout des doigts, telle une caresse, qui se déplaça jusqu'en haut de son front, glissa sur le coté de son visage puis sur sa joue. Ces doigts…Ses doigts.

Oui, il voulait vraiment connaître cet homme au regard obsédant et froid, connaître toutes ses facettes, son côté mauvais, sournois et sarcastique… mais aussi son côté protecteur et rassurant… tout.

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du coté de Severus

Severus était à la table des professeurs pour le déjeuner et le regrettait. Rien qu'en parcourant les couloirs il avait senti que quelque chose n'irait pas, qu'il n'aurait pas la patience nécessaire pour faire face à tous ces dégénérés d'élèves ou de collègues. Il aurait dû s'écouter et rester dans ses appartements pour manger tranquillement, mais non, il avait fallu qu'il vienne dans la Grande Salle.

Assis à coté de lui, Albus avait les yeux pétillant de malice, et tout en bavardant amicalement avec McGonagall, son regard s'accrochait volontairement à celui de son employé lorsque certaines répliques étaient lancées, notamment lorsque la directrice adjointe parlait des couples se cachant dans des lieux improbables.

- Il est sûr, ma chère Minerva, que les occupants de cette école trouvent toujours des endroits inaccessibles pour les autres…bien que certains se découvrent par hasard.

Trop, là c'était clairement trop. Et puis pourquoi le regardait-il à ce moment précis ? Albus préparait encore quelque chose, et ce quelque chose, Severus avait bien l'impression que ça allait lui tomber dessus.

Bien décidé à supporter le reste du repas la tête haute, il resta malgré tout assis à sa place, picorant de temps à autre dans son assiette à peine remplie.

- Albus, comment se passe l'hospitalisation du jeune Potter ?Je dois avouer que de ne pas le voir sortir de l'infirmerie m'inquiète.

Non décidément il ne pouvait pas rester. Joignant le geste à la parole, le grand maître des potions sortit de la salle en claquant la petite porte de sortie sous le regard en plus brillant de son directeur.

Alors que ses pas le menaient dans sa salle de classe une bonne heure à l'avance, ses pensées, elles, dérivaient encore où il ne fallait pas. Etait-il encore dans un souvenir ? Seul ou accompagné ? Bien qu'il refusât de s'attarder sur la dernière question, il ressentit un pincement au cœur à la pensée que quelqu'un d'autre pouvait lui parler à longueur de journée juste pour éviter la solitude.

- Non mais à quoi je viens de penser ? Il me faut un verre… plein.

Mais voilà, même avec le verre, ses songes étaient toujours tournés vers une seule personne, un jeune aux yeux d'un vert magique, au regard inoubliable et pur malgré les épreuves de la vie. Une autre gorgée…Deux émeraudes en face de lui. Merlin, l'alcool n'arrangeait rien.

La sonnerie se déclancha.

Sauvé par le gong…

Un regard hypnotique.

Ou peut-être pas.

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Jamais de sa vie d'enseignant il n'avait autant souhaité égorger les ignorants attardés qui lui servaient d'élèves. Quatre chaudrons avait fondu, deux avaient explosé, quatorze avaient répandu des vapeurs et du liquide visqueux dans sa salle de cours, et pour finir, aucune, AUCUNE potion n'était bonne, sauf peut-être pour servir de puissant laxatif ou assurer des problèmes gastriques pendant plusieurs mois. C'était sûr et certain, il était maudit.

On frappa à la porte de son bureau, et ce fut d'une voix plus que réfrigérante qu'il répondit. Une journée mauvaise ne finissant pas sans nouvelles déconcertantes, Albus fit son apparition.

- Que me vaut l'honneur de votre visite monsieur le directeur ?

- Je viens juste prendre de vos nouvelles mon garçon.

- Albus, cela fait plus de trente ans que je vous connais, et environ vingt que je travaille pour vous…que voulez-vous ?

- Et bien, j'aimerai que vous assuriez la garde d'Harry pour ce soir encore ; Sainte-Mangouste a demandé à avoir notre chère Pomfrey pour la soirée.

- Elle travaille pour Poudlard pas pour les tarés de l'hôpital.

- Severus, que vous soyez pour ou contre cette idée, tout le sarcasme du monde ne vous fera pas échapper à votre devoir. Vous êtes attendu à vingt heures à l'infirmerie.

- Soit…

- Bonne soirée mon ami !

Alors qu'il s'apprêtait à refermer la porte, le vieil homme se retourna.

- Passez mon bonjour au jeune Harry et assurez-le de mon soutien pour moi.

Sur ce, il partit, un sourire immense aux lèvres, laissant un professeur déconfi derrière lui.

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Cela faisait maintenant deux longues et pénibles heures qu'il se tenait droit sur sa chaise dans l'infirmerie déserte, observant sans le voir le seul corps présent dans des draps blancs.

Merlin qu'il ne supportait pas cet endroit, et pour cause, il y avait passé trois jours après la stupide farce de ce clébard de Black…

- Bonjour professeur…