Qu'est-c'qui m'arrive?

-C'est... c'est pas... POSSIBLE! Pourquoi MON reflet est celui de LI?! Et pourquoi suis-je chez lui?!

Pov Shaolan.

-Qu'est-c'qui m'arrive?! J'ai l'apparence de Kinomoto! Non, c'est pas possible, je fais un cauchemard et je vais me réveiller.

Je me pince pour me sortir de ce mauvais rêve, mais rien ne se passe. J'ai toujours le visage de Kinomoto.

-Je... Une minute... Si je suis dans le corps de Kinomoto, qui est dans le mien?

Il réfléchi une minute:

Ca voudrait dire que Kinomoto serait dans MON corps?

-SAKURA!!! cria une voix masculine, qui me fit sursauter.

-Oui, fis je un peu désorienté.

-Viens prendre ton petit déjeuner.

-Euh... Dans une minute.

-D'accord, mais dépêche toi.

-Bon, il faut que j' m'habille moi.

Je cherche dans les placards pour trouver des vêtements. Evidemment, elle n'a pas de baggys.
Ca m'aurait étonné. Je prends donc euh... un soutien- gorge et une p'tite culotte, puis, une jupe et un débardeur, que j'enfile en 4ème vitesse.
Ensuite, je descend prendre mon petit déjeuner.

-Ah! Te voilà enfin p'tit monstre, s'éxaspéra son frère.

-Sakura, tu te rappelle que ton frère et moi, partons aujourd'hui, me rappela son père.

-Euh... Ah! Oui, c'est vrai!, répondis je déconcerté.

-Et n'en profites pas pour faire la fête à tout vas, répliqua Toya.

-J'ai d'autres soucis que ça. J'peux t' l'assurer.

-Mouais.

-Bon. Toya, il faut y aller.

-Ouèp, je suis près.

-A dans un mois ma puce, me dit son père en m'embrassant sur le front et en me donnant une enveloppe contenant de l'argent.

-A dans un mois papa. Salut Toya.

Ils sortirent et je les regardais s'en aller.
Ouf! Enfin seul(e). Bon, c'est pas le tout mais faut que je fasse un tour chez moi. Je pris une tartine et sortit.
Je courais dans la rue quand enfin, j'arriva à destination.
Je sonna et surprise... c'est moi qui m'ouvre, enfin logiquement Sakura qui est en moi.

Pov normal.

-Kinomoto? fit Shaolan hésitant.

-Li?!

-Oui, c'est moi.

-Ouf, je me demandais si c'était bien toi qui était dans mon corps.

-Bah... t'as la réponse. En passant, tu pourrais me laisser entrer. C'est quand même chez moi ici.

-Bien sûr, répondit t'elle avec un sourir qui n'annonçait rien de bon.

Comme je l'avais prédi ce sourir était mauvais, c'est pourquoi quand Shaolan entra Sakura lui fit un croche patte.

-Non mais ça va pas, qu'est ce qui te prend!

-Je me venge.

-Mais de quoi!

-De ce que tu m'as fait à la cantine.

-Pfff c'est pas le moment.

Ils se dirigèrent vers le salon et s'assièrent l'un en face de l'autre.

-Je peux savoir pourquoi je suis dans ton corps? questionna Sakura (la vraie).

-Je n'en sais pas le moins du monde.

-C'est une catastrophe!

-Un cauchemard! Quoique... Je vais pouvoir faire tout ce que les garçons rêvent de faire.

Sakura compris alors à quoi il faisait allusion et répliqua:

-Dans tes rêves Li! T'as pas intêret, ou il t'arrivera malheur. Si jamais t'en profites, j' te jure que j' te tus sur place.

-A condition que tu n'en profites pas non plus.

-Ca me passe carrément au-dessus. Mais si jamais, tu te vantes après, auprès de tes copains, d'avoir vu mes parties intimes, je te fais avaler ta langue de vipère! C'est clair!

-On n' peut plus clair. Mais, ne le fais pas non plus, ou tu le regretteras.

-Je suis pas une perverse, moi!

-Moi non plus.

-J'rigole quand là?

-Quand tu veux.

-Pfff! Crétin!

-Crétine

-Sale con!

-Connasse

-Faux cul

-Toi-même

-Ta gueule! Ta qu'ça à faire? J'te f'rais r'marquer, qu'on a un gros problème à résoudre.

-C'est mal parti, vu qu't'es hyper nulle en maths.

-Ca t'amuses peut-être, mais pas moi.

-J'te signal que je suis dans la même situation que toi.

-Ouais, mais t'as pas l'air de t'en soucier.

-Si je m'en soucie figures-toi. Je suis dans le corps de ma pire ennemie.

-Et moi alors, qu'est-c'que j'devrais dire hein?!

-De toute façon, on arrivera à rien si on continue à s'engueuler comme ça toute la journée.

Ils se calmèrent, et étudièrent la situation.

-Bon, alors, je suis dans ton corps, tu es dans le mien, et on ne sais pas pourquoi! A part ça on est super avancé, déclara Sakura le pouce en l'air.

-Sur ce point tu as raison.

-Tu vois, je suis pas si nulle que ça!

-Ca! Ca reste à voir.

-Qu'est-c'que tu peux me gonfler par moment!

-Ah oui, ça c'est vrai, dit-il en la toisant du regard.

-Sans vouloir te vexer, c'est ton corps que tu "insultes". Remarque c'est pas faux, dit-elle en se regardant à son tour.

-QUOI? Tu insinues qu'j'chui gros?

-Moi, j'insinue rien du tout. De plus c'est pas moi qui l'ai dit c'est toi.

-Arrêtes de te foutre de ma gueule! J'ai un corps de rêve, comparé à certaine.

Sakura fit semblant de s'étouffer et s'exclama:

-Toi! un corps de rêve? Ta langue à dû fourcher. Tu voulais sûrement dire de cauchemard!

-De cauchemard? tu rigoles, t'as vu comment j'chui bien foutu?

-Pfff. C'est ça. Bon, passons.

-Passons! (soupire). J'te jure que tu perds rien pour attendre.

Shaolan soupira encore une fois, avant d'ajouter:

-Bien, vu que ton père et ton frère sont partis pour un mois, je vais revenir m'installer chez moi.

-Super, comme si je te voyais pas assez souvent! Dieu fait vraiment tout pour me gâcher la vie.

-Normal, il est de mon coté.

-J't'ais rien demandé!

Levant les yeux au ciel.

-Dites-moi que j'fais un mauvais rêve et que je vais me réveiller. Pincez-moi! Mettez fin à ce calvère... AIE! Nan, mais t'es malade? Parce-que si c'est le cas faut te faire soigner mon gars. Ca fait mal en plus, dit-elle en se massant le bras. Tu peux me dire ce qui t'as pris?

-Bah, t'as demandé à c'qu'on pince, alors j' l'ais fait. Mais apparemment, ça n'a strictement rien changé. Bienvenue dans la réalité ma chère.

Il se leva et alla dans la cuisine chercher un paquet de chips et une bouteille de soda. Mais quand Sakura le vit, elle s'empressa de lui arracher des mains.

-On peut savoir c'qui t'arrive ?

-Vas-y molo sur le sucre, j'ai pas envie de peser 60 kg une fois mon corps retrouvé!

-Pas la peine, tu les fait déjà.

-Si je faisait 60 kg, je rentrerais pas dans du 38! LI!

-Qui me dit que tu trafiques pas les étiquettes de tes vêtement?

-Grrrr! Plus qu'on ne peut pas avoir une conversation sérieuse avec toi, je monte dans ma chambre!

-C'est MA chambre!

-Plus maintenant, s'empressa-t-elle de rajouter en montant les escaliers.