Salut tout le monde !! Avant tout désolé pour le retard, les plaintes ont été nombreuses contre ce retard impardonnable, j'ai moi-même eut des problèmes d'internet (pas taper SVP). En tout cas merci beaucoup pour toute vos review Ellana-san est super contente de voir son travail récompensé ! Alors pour vos, chères lectrices, voici la suite, en exclusivité, des aventures de nos deux tourtereaux !!

Chapitre 3

Bienvenue en Alfayen…

Un bruit de voix tira Jack de son état semi inconscient. Il essaya d'ouvrir ses yeux, tout était si flou, il avait beau chercher il ne savait plus où il était. Il tenta de se concentrer sur ce qui l'entourait mais il ne comprenait pas. Il y avait trop de bruit, trop de couleurs…Rien n'avait plus de sens. Plus il interrogeait sa mémoire, plus elle explosait en minuscules fragments. Sa tête menaçait d'imploser incessamment sous peu. Il voulut bouger, demander où il était, ce qui s'était passé, mais à peine eut-il esquissé un mouvement que des milliers d'aiguilles le pénétrèrent de part en part. Même le cri de douleur ne parvint pas à franchir ses lèvres…Jack refoula le sentiment de panique qui s'insinuait petit à petit en lui. Il s'efforça de reporter son attention sur ce qui ce passait autour de lui. Malgré la souffrance, il se força à ouvrir les yeux. Il était allongé sur le sol, il y avait un feu de cheminée à côté de lui et il était enveloppé dans plusieurs couvertures, mais pourtant, il avait toujours aussi froid. Il sentait qu'il manquait un lien logique entre tout ça.

« Grand-père, je crois qu'il est réveillé. »

Il tourna la tête vers le coin de la pièce d'où provenait la voix, grimaçant sous la douleur provoquée par le mouvement. Il distingua avec peine une jeune femme brune et un vieil homme qui s'activait autour d'un lit. Jack était à peu près certain de ne pas les connaître. Le vieillard s'approcha de lui, dévoilant la personne couchée dans le lit. Ses souvenirs revinrent comme un boumerang. La mine, la mort de Teal'c, celle de Daniel, la fuite, le froid et enfin la peur, la peur de mourir couché là dans cette neige…Et son visage. C'était la dernière chose dont il se souvenait : son visage. « Carter… » Etait-elle vivante ? « Mon Dieu, faîtes qu'elle s'en soit sortie ! »

Elle ne bougeait pas, immobile dans ce lit bien trop grand pour une personne seule. Jack aurait voulut demander comment elle allait mais il ne désirait pas vraiment savoir, une réponse négative l'aurait tué sur place. Et de toute évidence, elle n'allait pas bien. En temps normal –un temps où ils auraient été à l'infirmerie et non pas chez des inconnus- elle aurait été auprès de lui lorsqu'il se serait réveillé, comme il aurait attendu son réveil dans la situation inverse, feignant une décontraction qu'il aurait été bien loin de ressentir, où au moins aurait elle été dans un lit proche du sien et il aurait pu veiller sur son sommeil.

Le vieil homme était à présent à ses côtés. Se préparant à entendre le pire, les yeux toujours rivés vers elle, il tenta d'exprimer ses interrogations…sans succès. Il lui fallut s'y reprendre à trois reprises pour simplement formuler un son ressemblant vaguement à son prénom.

L'homme comprenant implicitement l'interrogation dans le regard inquiet que le colonel portait sur Carter, posa sa main sur l'épaule de Jack pour lui signifier qu'il avait compris.

« Votre amie va bien » lisant le soulagement dans les yeux de Jack, il continua, « N'essayez pas de parler ou de bouger. Vous étiez tous les deux en hypothermie, mais vous n'y êtes pas resté suffisamment longtemps pour qu'il y ait des séquelles permanentes. Ca va revenir petit à petit. »

Rassuré, il prit le temps de détailler leur sauveur. C'était un vieil homme de taille moyenne au visage ridé qui prouvait son grand âge, il dégageait une impression de tranquille lassitude que démentait un regard chaud et joyeux. Jack remarqua sa carrure, toujours impressionnante malgré sa frêle apparence, et ses grandes mains, puissantes, aux longs doigts noueux.

« Je m'appelle Carrus, et voici ma petite-fille Asriel. Nous vous avons trouvé dans notre champ. »

Alors que la jeune femme avançait plus près des flammes, il put mieux la voir. La trentaine, elle portait un pantalon de cuir sur lequel flottait une tunique ample retenue à la taille par une ceinture. Jack ne put s'empêcher de remarquer que sa tenue mettait en valeur sa silhouette élancée, moulant ses formes. Ses longs cheveux bruns retombaient en grosses boucles, encadrant un visage ovale dans lequel brillaient deux yeux vert d'eau.

La jeune femme s'approcha, s'adressant à Jack :

« Vous devez venir de bien loin pour ignorer la rudesse de l'hiver en Alfayen. Etes vous des voyageurs ? »

Jack aurait souhaité répondre à la voix chaude de leur hôtesse mais il sentait l'inconscience le gagner à nouveau et n'ayant pas le courage de lutter contre cette vague de fatigue, il sombra dans un sommeil réparateur.

Il ne rouvrit les yeux que beaucoup plus tard, il n'aurait pas su dire combien de temps il avait été inconscient, quelques heures, quelques jours, la notion de temps semblait s'être effacée de son subconscient. Il s'aperçut qu'il avait été transporté jusqu'au lit, la pièce était maintenant plongée dans l'obscurité et la seule source de lumière provenait des braises rougeoyantes, seules survivantes de la flambée qui avait embrasée plus tôt l'intérieur de la cheminée. D'après ce qu'il pouvait distinguer, il n'y avait plus aucune trace du vieillard « Carrus… », ou de la femme qui l'accompagnait.

Jack s'aperçut de la présence de son second à ses côtés assez rapidement. Au cours des ans, il avait appris à la détecter dès qu'elle approchait de lui, plutôt utile pendant les batailles, ça lui permettait surtout de ne pas se faire surprendre dans une attitude qui aurait été gênante pour lui, du style la dévorer des yeux durant un briefing –ce qui arrivait souvent- ou tout simplement l'accueillir avec un sourire de deux mètres de long lorsqu'elle passait la porte, ce qui aurait pu se produire plus que souvent s'il n'avait pas appris depuis longtemps à contenir ses émotions. Néanmoins, elle devait toujours dormir car il entendait sa respiration régulière. Ils étaient entourés de plusieurs couvertures et Jack constata que le froid semblait enfin avoir quitté son corps.

Il redoutait la douleur mais essaya quand même de bouger. D'abord un doigt, puis la main. Voyant qu'il n'avait plus de difficulté, il tenta de lever son avant bras mais le laissa retomber sous la violente morsure de milliers d'aiguilles. « Pas trop à la fois… ». Il déplaça doucement sa main vers la droite, millimètre par millimètre. Au bout de dix minutes d'un patient travail, il finit par trouver ce qu'il cherchait. A l'instant où Jack tourna la tête, il captura ses doigts. Ses forces l'abandonnaient à nouveau, lentement, comme si ce simple geste avait demandé plus d'énergie qu'exploiter une mine ou combattre des goa'ould.

Le visage de Sam était tourné vers lui, plus pâle que d'ordinaire mais paisible. Il resta longtemps à la regarder dormir, goûtant au plaisir d'être simplement allongé près d'elle. Au bout d'un long moment, elle ouvrit les yeux. Par réflexe, elle serra sa main, le mouvement entraîna le même élancement qu'à Jack. Surprise, elle voulut crier mais elle n'arriva pas plus que lui à articuler. Il lut successivement la douleur puis la panique dans son regard. Ignorant la souffrance, il tourna complètement son corps vers elle. Craignant de lui faire mal, il voulut retirer sa main, mais elle resserra son étreinte, refusant de lâcher la seule chose qui la rassurait.

Elle était sur le point de demander où ils étaient quand elle s'aperçut qu'elle ne pouvait pas parler. Jack savait qu'elle ne renoncerait pas si facilement, même si elle devait se faire mal. Ses cordes vocales refusant toujours de lui obéir, il ne pouvait pas lui ordonner de ne pas bouger. Il planta donc son regard dans le sien. « Shhh ». Il la connaissait assez pour savoir qu'elle discuterait, comme elle faisait toujours. Et, en effet, elle le fusilla du regard. Il s'engagea, amusé, dans cet affrontement de volonté dont il connaissait déjà l'issue. Et effectivement, quelques secondes plus tard, son regard chocolat se perdit dans ses yeux d'un bleu intense. Mais, elle ne pensait déjà plus, depuis longtemps, à désobéir.

Les jours suivants furent éprouvants pour tous les deux. Ni l'un ni l'autre ne parvenait à rester éveillé plus de deux heures d'affilées. Souvent, l'un se réveillait alors que l'autre s'endormait, les rares moments où ils étaient conscients tout deux étant peuplés de silence et de regards bien plus parlant que de grandes phrases. Pourtant jour après jour, la douleur semblait refluer lentement. Au bout de quelques semaines, ils furent à nouveau capables de se lever et de marcher, même leurs cordes vocales se remirent petit à petit à fonctionner.

Durant leur convalescence, ils apprirent à mieux connaître Carrus, Asriel ainsi que le pays d'Alfayen. A travers les légendes et les descriptions dont les abreuvaient leurs hôtes, ils découvrirent un monde simple, sincère et hospitalier. Carrus vivait un peu en dehors des limites du village, par goût de solitude ou de tranquillité, lui-même ne savait plus vraiment. Les parents d'Asriel étaient morts alors qu'elle n'était encore d'une enfant et il avait pris soin d'elle à leur place. Aujourd'hui, elle vivait au village mais veillait à son tour sur son grand-père. Elle craignait qu'il ne se sente seul dans sa grande maison vide et venait donc souvent lui rendre visite. C'est ainsi qu'au cours de l'une de leur promenade, ils avaient aperçu deux tâches sombres dans leur champ blanchi par la neige. Ils leur avaient, alors, porté secours. L'hiver d'Alfayen était rude pour ceux qui n'y étaient pas habitués et il n'était pas rare que des voyageurs inconscients se fassent surprendre par la tempête. Cependant, ils s'aperçurent vite que le froid n'était pas le seul problème des étrangers. Ainsi, outre les dommages dus à la nuit passée dans la neige, ils présentaient plusieurs blessures en cours de cicatrisation. Asriel n'était, au début, pas très rassurée de laisser son grand-père seul avec des inconnus mais, elle se mit à apprécier la compagnie de Jack et de Sam malgré leur mutisme et, était, tout comme son grand-père curieuse de savoir ce qui leur était arrivé.

Un matin, Jack réussit enfin à prononcer son premier mot en six semaines de mutisme. Sa voix était rauque de ne pas avoir été utilisée depuis si longtemps et parler faisait mal. Pourtant, il persévéra malgré la douleur et parvint bientôt à articuler des phrases compréhensibles. Sam eut plus de difficultés et, alors qu'il était capable de soutenir une courte conversation, elle peinait à prononcer trois mots d'affilés. Cela pris plus de temps mais elle finit, elle aussi, par retrouver l'usage de la parole.

Le printemps était déjà bien entamé quand leur guérison fut complète. Le temps était à présent chaud et doux à la fois, aussi agréable que le froid avait été rude. C'est au cours d'une de ces soirées printanières que Carrus et Asriel découvrirent enfin l'histoire de leurs invités. Assis dans le grand salon de Carrus, ils venaient de finir leur repas, le premier qu'ils partageaient tous ensemble. C'était la première fois que Jack et Sam quittaient l'étage. Ils trouvaient tous deux étrange d'avoir vécu si longtemps au même endroit et de n'en connaître qu'une toute petite part. Mis à part la maison et le champ, ils n'avaient jamais rien vu d'autre d'Alfayen et se montraient aussi curieux à propos de la vie ici que leurs nouveaux amis l'étaient à leur sujet.

Sam entra la dernière dans le salon, Jack, Carrus et Asriel, avaient déjà pris place. Elle nota que le colonel s'était placé face au canapé où les autres étaient assis. Il restait une place près de la cheminée, à présent inutile. Elle hésita quelques secondes, puis, dédaignant le fauteuil, elle s'assit à même le sol près de Jack. Ce dernier parut surpris par ce comportement pour le moins inhabituel. Mais si ce geste l'étonna, il écarquilla carrément les yeux -dans son expression caractéristique de surprise- lorsqu'elle appuya sa tête contre sa cuisse. Il ne savait pas vraiment comment réagir à ce mouvement ouvertement affectif. Son regard s'égara vers les deux personnes assises en face de lui s'attendant à devoir fournir des explications, mais avant qu'il ait eut le temps d'ouvrir la bouche, il s'aperçu que Carrus et Asriel avaient l'air de trouver ça normal. Il est vrai cependant, qu'ils dormaient ensemble depuis presque un mois et demi, et qu'aucun d'entre eux n'avaient jamais soumis ce problème au vieil homme, trouvant dans la proximité de l'autre un certain réconfort. Jack avait, toutefois, finit par s'avouer une nuit où il la regardait dormir que le réconfort n'était qu'un prétexte et qu'il aimait tout simplement être auprès elle. S'endormir allongé près de Samantha Carter, l'observer alors qu'elle dormait encore, se réveiller serré contre elle après que leur corps se soient trouvés dans leur sommeil …tout ça constituait une expérience plus qu'intéressante et il n'aurait échangé sa place avec personne d'autre au monde.

Sentant les muscles de sa cuisse se tendre sous son contact, Sam regretta immédiatement son geste. Elle ne savait pas ce qui avait pu lui passer par la tête. C'était totalement stupide. Elle avait agit sous l'impulsion du moment, elle n'avait jamais fait ça auparavant, jamais…«Bonne pour la cour martiale dès qu'on rentre à la maison… » Mais rentreraient-ils seulement un jour ? Et surtout en avait-elle réellement envie ? Décidément, elle était vraiment en train de devenir cinglée ! Evidement qu'elle voulait rentrer ! Elle s'apprêtait à se relever pour aller s'asseoir comme toute personne normale et affronter l'embarrassante situation dans laquelle elle s'était elle-même fourrée, lorsque la main de Jack, après être restée en suspens quelques instant, se mis à errer dans ses cheveux, jouant distraitement avec des mèches rebelles.

Ensuite, il commença à raconter, sa voix chaude et profonde emplissant la large pièce. Il raconta la Terre, leurs voyages, concluant par leur capture. Cela dura longtemps, Sam prit plusieurs fois le relais. Soit pour les explications plus scientifiques, soit tout simplement parce que Jack enjolivait un peu la réalité. Asriel et Carrus se montrèrent curieux de tout, aspirant à connaître chaque détail, chaque personne. Jack parla de Daniel et Teal'c tandis que Sam dépeignait la base. Quand ils furent suffisamment renseignés, ils décrivirent à leur tour leur vie en Alfayen. Carrus leur parla avec fierté de son champ, de ses chevaux, décrivant avec amour le pays de son enfance. Jack se montra particulièrement intéressé par l'idée d'un lac se trouvant à quelques mètres de la maison. Peu à peu seul Carrus et Jack continuèrent la conversation. Ils parlèrent notamment de pêche, et la nuit était bien avancée quand ils se rendirent compte qu'Asriel s'était endormie. Sam, quand à elle, semblait s'être évaporée. Jack ne s'était pas aperçu qu'elle avait quitté la pièce, tout à sa discussion avec Carrus

Il pensait la trouver dans leur chambre mais elle était vide. Il sentit une pointe d'inquiétude grandir en lui quand, après avoir parcourut silencieusement chaque pièce de la demeure, il conclut qu'elle n'était plus là. Il sortit et, frissonnant sous l'air frais, se dirigea vers l'arrière de la maison. Elle était là, assise sur un gros rocher plat, tournant le dos au colonel et contemplant le paysage. Sam ne l'entendit même pas approcher, tout à ses réflexions. La pleine lune brillait dans le ciel étoilé et Jack distingua les larmes silencieuses qui coulaient sur ses joues.

« Il y a de la place pour deux ? »

Elle sursauta au son de sa voix et leva les yeux vers lui. Il détestait la voir pleurer. En fait, il détestait la voir triste tout court. Et présentement, il détestait le désespoir qu'il lisait dans son regard. Jack s'assit à côté d'elle sans attendre de réponse mais ne put retenir un soupir.

« Je suis désolée, mon colonel. »

La voix était à peine un murmure pourtant elle résonna, étonnamment claire, dans le silence de la nuit.

« De quoi ? »

Jack ne s'attendait pas à des excuses, surtout qu'il ne savait pas de quoi elle pouvait bien être désolée. Croyait-elle qu'il était fâché de son initiative de toute à l'heure ? Il pensait pourtant qu'elle avait comprit qu'il était d'accord, elle était restée appuyée contre lui la majeure partie de la soirée.

« Tout est ma faute et je suis même pas capable de… »

Un sanglot la coupa en plein milieu de sa phrase.

« Vous êtes humaine Carter, c'est normal d'être un peu déboussolée après ce qu'on a traversé ! »

« Vous, vous ne l'êtes pas ! Depuis le début vous encaissez tout sans vous plaindre, alors que moi… »

« Carter, ce n'est pas parce que je ne le montre pas que je ne suis pas triste, ou que je n'ai pas peur. »

Le regard qu'elle lui jeta était si sceptique qu'un sourire amusé lui monta aux lèvres.

« Carter, vous ne penseriez pas que je suis un super héros par hasard ? Non parce que je vous arrête de suite je ne sais pas voler. »

La blague eut l'effet escompté et un merveilleux sourire illumina son visage, à travers ses larmes.

« Dommage, mon colonel. Je suis sûre que ça aurait fait un tabac auprès des femmes ! »

« Je suis un homme correct, Carter, je n'en vise qu'une seule. »

« Oh…Vous allez briser le cœur de vos admiratrices… »

La plaisanterie fut suivie de quelques instants de silence. Lorsqu'elle repris la parole, Sam, semblait plus sereine.

« Daniel et Teal'c me manquent. »

« Ouais…A moi aussi… »

Ils restèrent silencieux pendant quelques temps puis sans se concerter se levèrent et regagnèrent leur chambre.

Jack n'arrivait pas à dormir. Cela faisait presque une heure qu'ils s'étaient couchés et il ne parvenait toujours pas à s'endormir. Il n'arrivait pas à déterminer si Sam s'était assoupie, il finit par pivoter vers elle, espérant un peu qu'elle serait réveillée et qu'ils pourraient parler. Elle était allongée, dos à lui, un bras passé par-dessus les couvertures. Ses cheveux formaient de courtes spirales sur son oreiller, ils lui arrivaient presque aux épaules à présent. Son regard dériva vers sa nuque, et avant même d'avoir réalisé ou pris le temps de réfléchir, il posa sa main sur son épaule puis la laissa descendre doucement caressant son bras jusqu'à ce qu'il trouve sa main. « Mauvaise idée…Très mauvaise idée… ». Devant son absence de réaction, il resserra son étreinte, l'emmenant plus près de lui, et posa sa tête contre son cou. « Officiel, tu as pété un câble…. » Néanmoins, à l'instant où il ferma les yeux il rejoignit les bras de Morphée, un demi-sourire s'étirant sur les lèvres.

Quand elle fut sûre qu'il s'était endormi, Sam entrelaça leurs doigts. Son corps entier s'était tendu quand il avait posé sa main sur son épaule et elle avait préféré feindre un profond sommeil au cas où il s'en soit aperçu. Elle n'avait, cependant, pas pu réprimer un frisson, réponse instinctive à sa caresse. Et là, étendue dans le noir, la main du colonel sur la sienne, elle pensait vraiment qu'ils devraient arrêter les frais maintenant, avant qu'il ne soit trop tard. Bien sûr, il leur était arrivé de se rapprocher auparavant, et ce n'était pas pour lui déplaire, mais jamais ce n'était allé aussi loin. Il ne l'avait jamais prise dans ses bras sans raison valable et jamais elle ne s'était laissée aller à écouter ses pulsions envers lui sans réfléchir. Elle avait peur. Peur de ce que ses sentiments impliquaient. Peur qu'il ne ressente pas la même chose qu'elle. Peur de mal interpréter ses gestes. Et enfin, elle avait peur que si elle réussissait à mettre tout ça de côté, quelqu'un vienne les chercher pour les ramener à la maison. Elle ne supporterait pas de commencer à construire quelque chose avec lui et de devoir l'abandonner derrière elle. Pourtant, elle avait envie de rentrer sur Terre, mais elle avait aussi envie d'être avec lui et Sam avait beau vouloir les deux elle savait que c'était l'un ou l'autre…

A suivre...