Bonjour,
Plusieurs ont deviné la façon dont ils se reverront, est-ce que ce sera dans ce chapitre ???. Je suis heureuse d'avoir eu vos reviews elles m'ont encouragées et je ne vous cacherai pas que j'en avais besoin. Pour le garçon de Bella vous aurez la réponse ici...
Je n'ai pas pris le temps de répondre à toutes les reviews, juste à celle qui avait posé une question… ne m'en voulez pas…
Si vous vous posez des questions sur la rapidité entre les deux chapitres, mon fils de 3 ans est malade (gros rhume), donc deux jours de congé à la maison…
Bonne lecture.
CHAPITRE 3 : SE CONVAINCRE
Lundi matin, début d'une nouvelle semaine. Jacob ne m'avait pas rappelé. Félix et Samuel venaient d'embarquer dans l'autobus et je me dirigeais vers la garderie, que l'hôpital mettait à notre disposition, dans une bâtisse adjacente, pour déposer Noah.
-Passe une bonne journée avec Diane, mon amour.
-Oui maman. Bonne journée.
-Bonne journée Noah. Je t'aime…
-Je t'aime aussi, gros bisous…
Ensuite, je me dirigerais vers mon bureau au 5e étage, au département de la pédiatrie. J'étais en remplacement sur le poste, il avait eu besoin d'une secrétaire pendant le congé de maternité de leur secrétaire habituelle. Je travaillais habituellement à l'urgence. Je connaissais bien le département de pédiatrie pour y être venu des tonnes de fois avec Félix rencontrer son pédiatre
Mais là, c'était pour venir y travailler. Je trouvais ça valorisant de pouvoir aider sur ce département. Des fois, il manquait d'infirmière et de préposée aux bénéficiaires et je pouvais aidé pour les repas des enfants. Du petit bébé au biberon à l'adolescent en passant par l'enfant. Ils étaient tous malades, certes, mais ça leur faisait du bien d'avoir de la compagnie. Certains enfants ne pouvaient pas avoir leurs parents pour le repas du midi car ceux-ci travaillaient et ne pouvaient pas se libérer pour le lunch, alors, souvent je prenais un plateau que les cuisines montaient en surplus et je m'installais avec l'un d'eux ou encore je partageais mon sandwich ou je mangeais le plateau et l'enfant mon repas, surtout lorsque je faisais du pâté chinois.(*)
Je déposai mes choses sur mon bureau et j'allai à la machine me prendre un café.
-Bonjour Dr Cullen, vous allez bien ce matin, un patient de l'urgence que dont vous voulez vous assurer qu'il va bien en faisant une dernière visite.
-Bonjour Isabella… je fais souvent ça hein ?
Il faisait exprès de m'appeler par nom complet, il savait que je détestais ça. C'est pourquoi, je faisais pareil avec Dr Cullen. Il disait que nous étions assez familier pour que je l'appelle par son nom, depuis le temps qu'on se connaissait à travailler ensemble.
-Oui… mais moi j'aime bien, je m'ennuie de vous depuis que je ne travaille plus à l'urgence. Ça me permet de prendre de vos nouvelles.
-Je vais bien merci… comment ça se passe avec Félix ? La médication est bien ajustée ?
-Oh oui… je crois que maintenant nous sommes sur la bonne voie. Il a eu un bon suivi ici. Merci de m'avoir soutenu, j'étais épuisée.
-Tout le plaisir fut pour moi, vous êtes adorable et j'adore discuté avec vous et surtout quand j'ai besoin de faire le point sur un patient. Vous êtes de bon conseil, et ce, même si vous n'avez pas de formation en pratique médicale, vous êtes calme et posée alors, ça calme les vieux médecins comme moi.
-Vous n'êtes pas si vieux. À peine si on voit vos cheveux gris, le taquinais-je.
-On ne parle pas de mes cheveux gris, s'offusqua-t-il faussement.
Je le savais très fière sur sa personne et il détestait le fait d'avoir des cheveux gris.
-D'accord… Vous ne m'avez toujours pas dit ce que vous êtes venu faire sur mon département.
-C'est ma petite fille, Lily-Rose. Je l'ai emmené hier matin pour des radios, suite à un vilain rhume qui s'est transformé en pneumonie, le Dr Karev a décidé de la garder, parce que c'est la deuxième qu'elle fait en 1 an. Il veut qu'elle soit au repos complet, et à la maison c'est difficile avec ses sœurs. Elle hospitalisée dans la chambre 514-A. Vous allez devoir me supporter plusieurs jours encore.
-Je me ferai un plaisir de vous supporter. Bonne journée Carlisle.
-Bonne journée Bella…
Je regagnai mon bureau et je pris les messages, qui portaient seulement sur la confirmation de la dernière commande fournitures de bureau. Je fis le tour du poste des infirmières pour saluer tout le monde et je discutai un peu avec le pédiatre de Félix. Il s'informait toujours de lui quand on se croisait dans l'hôpital. Et depuis que je suis sur le service de pédiatrie, c'était à chaque semaine.
-Comme ça la médication est correcte ?
-Oui, en fait, à la maison, c'est plus difficile de voir les effets durant la semaine, puisqu'il passe ses journées à l'école, mais je reste en contact avec son professeur et chaque semaine on s'envoie des messages pour suivre son rendement tant comportemental que scolaire.
-C'est bien de rester en contact avec l'enseignante. Il a de meilleures notes depuis ?
-Oui, il y a eu une amélioration notable depuis la prise de médication. Son attention concentration est meilleure et il arrive à terminer les travaux demandés en temps avec les autres élèves. Ça ne règle pas tout, il doit faire tout son possible et on travaille fort avec le psychologue de l'école pour lui donner des trucs.
-C'est bien Bella. Si tous les parents d'enfants qui souffrent de TDA/H (*) réagissaient de la même façon que ton mari et toi, nous les pédiatres et eux les enfants s'en porteraient aussi bien que ton Félix.
-Je ne vous cacherai pas que son hyperactivité m'a déjà fait tourner en bourrique. Mais maintenant il est capable de rester assis sur sa chaise quand nous prenons un repas et on peut manger en discutant plutôt qu'en réprimandant. Ce qui n'était pas le cas l'an dernier.
-Ça veut dire qu'on a fait du bon boulot, souria-t-il.
-Oui, merci encore… bonne journée Dr Karev.
-Bonne journée Bella.
Mon dieu qu'il est beau !!!
Mon âge, les cheveux bruns coupés très courts, des yeux noisettes et un sourire de tombeur. Il le savait et avant de se marier avec Isobel Stevens, médecin en oncologie, il avait du se taper la moitié des infirmières de cet hôpital. Quand Izzie était arrivé, il avait eu un coup de foudre et toutes les infirmières pleuraient de ne plus pouvoir atteindre le magnifique Dr Alex Karev.
J'avais certes le privilège de travailler dans un hôpital et pouvoir m'adresser rapidement à un médecin si un de mes garçons avait un problème. C'était souvent le Dr Cullen qui me faisait passer entre deux gardes, sans me faire attendre. C'était pratique d'avoir un urgentologue dans son entourage.
Je tapai plusieurs notes de services et je tapai la commande pour la buanderie. J'avais énormément de dossier, de patients qui avaient quittés, à taper et à envoyer aux archives. Je ne vis pas le temps passé et ce fut l'heure du lunch. Comme il n'y avait pas de petits patients à désennuyer ce midi je décidai de descendre dans le parc en face pour manger mon sandwich et un petit reste de salade de pâtes.
-Bella…
-Oui… dis-je en me retournant vers la voix.
-Tu pourrais m'aider ?
-Qu'est-ce qui se passe Carlisle ?
-En fait, ma femme a été retenue par un client, je me suis proposé, mais là, on vient d'avoir un accident et on attend trois ambulances, il faut que j'y aille. Je devais rester avec Lily-Rose ma petite-fille pour le lunch, tu pourrais me remplacer ? J'ai promis à ses parents de ne pas la laisser seule. Sa mère vient de quitter et son père sera là pour le diner.
-Pas de problème Carlisle. Allez-y, j'ai l'habitude de manger avec les pauvres enfants abandonnés par leur grand-père occupé…
-T'es un ange, dit-il en m'embrassant la joue avant de se sauver vers les ascenseurs pour descendre aux urgences.
Je me dirigeai donc vers la chambre 514-A et j'entrai doucement. Une petite fille aux cheveux blonds qui ondulaient et aux yeux verts était assise dans son lit. Elle me regardait.
-Salut, je m'appelle Bella, ton papie, il m'a demandé de rester avec toi le temps que ta mamie sois arrivée. Je travaille ici.
-Je sais... Bonjour.
-Tu as regardé ce qu'il y avait dans le plateau ?
-Non… je n'ai pas beaucoup faim…
Je m'approchai un peu et je pris place sur la chaise près du lit où Carlisle devait être assis. Je soulevai un peu le plateau pour découvrir une assiette de viande et légumes en purées qui n'avait pas l'air appétissant du tout. Pour un adulte ça passerait, mais pas pour un enfant.
-Tu veux qu'on partage mon lunch, demandais-je en sortant mon sandwich et ma salade de pâtes.
-C'est vrai ?
-Si, je te l'offre.
-D'accord.
-Tu aimes les sandwichs au poulet ?
-Oui. C'est mon père qui fait les meilleurs.
-Ah oui et qu'est-ce qu'il met dedans pour qu'ils soient aussi bon ?
-Du fromage cheddar orange.
-Tu sais quoi ? Moi aussi regarde, dis-je en lui tendant une moitié de sandwich.
-Merci.
Elle prit le sandwich et le porta à sa bouche.
-Il est bon, j'avais vraiment très faim. Je ne le dirai pas à mon papa, mais, le tien il es meilleur, rigola-t-elle.
-Ce sera notre secret. Tu peux prendre de la salade si tu veux, dis-je en ouvrant le plat et déposant un peu de pâtes dans le couvercle pour le diviser.
Elle prit sa fourchette et piqua les pâtes.
-Tu voudrais écrire tes recettes sur une feuille, souvent pour le lunch, mon papa il ne sait pas quoi faire. Ce serait une bonne idée.
-Je le ferai avant de quitter à la fin de ma journée et je viendrai te les porter.
-Tu as des enfants ?
-Oui, j'ai trois garçons.
-Trois garçons ! il doit y avoir de la bagarre chez toi.
-Oui, en plus leur papa, il est un peu enfant lui aussi, alors ça fait quatre garçons qui se chamaillent.
Elle rit.
-Chez moi, il y a mes deux sœurs, ma maman et mon papa. Papa, il dit toujours qu'on crie, des filles ça crie. Et là ma maman elle dit, arrête de te cacher et de les effrayer elles ne crieront pas !
-Elle a raison ta maman, sinon, vous ne crieriez pas.
On continua de manger en silence et la fin de mon heure de pause pour le lunch tirait à sa fin. Je me demandais si madame Cullen arriverait bientôt.
-Je suis fatiguée.
-Tu peux dormir ma belle, je vais rester là et attendre ta mamie.
Elle hocha la tête et s'installa confortablement. Lily-Rose venait s'endormir lorsque la porte s'ouvrit doucement. Juste au mouvement, je savais que c'était Esmée. La douce madame Cullen, cette petite fille avait une mamie en or.
-Bonjour Esmée, dis-je en faisant su chut avec mon doigt.
-Bonjour ma chérie, comment tu vas, ça fait tellement longtemps qu'on s'est vu ? me demanda-t-elle en me serrant contre elle.
-Je vais bien, merci. Vous avez l'air en forme, vos analyses sont bonnes alors ?
-Oui, mes analyses sont bonnes et je suis en rémission. Je n'y croyais pas, mais là c'est du passé tout ça.
Elle avait lutté tellement fort contre son cancer des ganglions. Je passais lui dire bonjour lorsqu'elle était en traitement. Ça se faisait toujours les mêmes jours et à la même heure, ses enfants n'avaient pas été mis au courant, elle ne voulait pas les voir pleurer et se faire du souci pour elle. Elle avait confiance de s'en sortir.
-Alors ce contrat ?
-Si tu savais le contrat de design que je viens de conclure, c'est juste inespéré comme concept. Je vais refaire le look complet d'une chaîne hôtelière. De la peinture aux choix du mobilier, les oreillers, en passant par les choix de vaisselle et de verre à vin. Je suis excitée comme une puce.
-Vous avez les yeux qui pétillent. C'est une bonne nouvelle. Si vous avez besoin pour les tissus, je peux vous donner la carte de mon amie Alice. Elle se fera un plaisir de vous aider. Elle peut même vous trouver des choses inédites.
-Alice, comme dans Alice Brandon, LA designer de mode ?
-Oui, c'est elle, j'apporterai sa carte quand je viendrai porte mes recettes à Lily-Rose… dis-je en riant.
-Tes recettes ?
-Oui, j'ai partagé mon lunch avec elle, son plateau n'était pas très appétissant. Elle m'a dit que je faisais de meilleurs sandwich au poulet que son papa, mais que c'était notre secret.
-Tu es adorable Bella. Merci de t'être occupé de Lily pendant mon retard.
-Ça été un plaisir, bonne journée Esmée.
-Bonne journée.
Je retournai à mon travail. Il y avait eu beaucoup de départ et d'arrivée aussi et mon bureau était plein de dossiers et de papier. Je me concentrai sur les arrivées pour voir si tous les consentements, identifications et matériels étaient en état. Je fis ensuite, le classement des dossiers et je terminai par écrire les recettes pour Lily-Rose avant de dire bonjour et quitter pour la soirée. Je déposai le papier sur la petite table près du lit de la fillette qui dormait et je quittai après avoir saluée Esmée qui attendait son fils qui venait prendre sa place.
Je pris Noah à la garderie, et Félix et Samuel au service de garde de l'École. En rentrant je fis chauffer la lasagne et fis une salade césar pour accompagnement. Les grands avaient une activité et il fallait que Félix mange convenablement pour son entraînement de patin. Il fait du patinage de vitesse depuis qu'il a 4 ans, ça aussi ça l'a beaucoup aidé pour son hyperactivité.
J'avais donc déposé Félix à l'aréna pour son patin et j'allai avec Noah attendre au parc pendant la demie heure du cours de guitare de Samuel, pour ensuite allez attendre dans les estrades de la patinoire pour attendre la fin de l'entraînement de Félix.
Habituellement Jacob s'occupait de venir avec Félix et moi j'allais avec Noah au parc durant le cours de guitare de Samuel. Mais ce soir, je devais le faire toute seule et ça devenait de plus en plus fréquent. Jacob devait toujours rester plus longtemps au garage avec Sam pour terminer un truc. Ça devenait de plus en plus insupportable. Mon Jacob avait changé. Avec moi, avec les enfants et avec ses amis. Ils ne les voyaient plus à part Sam et Seth. Il ne s'occupait plus de moi, ne prenait plus le temps de m'embrasser et ce que je trouvais le plus grave, à mon avis, il ne me taquinait plus comme il avait l'habitude de le faire. Notre complicité avait disparue. J'avais parfois l'impression que nous n'étions que des amis. Nous avions été des amis avant d'être des amoureux et nous avions toujours su ce dont l'autre avait besoin. Mais là, nous étions tellement loin l'un de l'autre que j'avais peur de ne plus être capable de pouvoir ramener ça.
C'est Alice qui avait raison. Sans le savoir elle m'avait prédit ce qui arriverait, sauf que c'était arrivé et pas plus tard qu'hier. Et il ne m'avait fait aucune avance explicite, juste des compliments qui m'avait fait me sentir belle et désirable, même après trois grossesses, une fausse couche, trois accouchement et trois allaitements.
Reviens à la réalité Bella. Tu es mariée, il es marié, point barre.
Finalement tout c'était très bien passé, les garçons avaient été des anges et je venais juste de les coucher. Mieux que lorsque Jacob était là. Il ne se mettait pas en travers de mes règlements pour mettre les enfants au lit tôt et je pouvais prendre du temps pour moi.
Je m'installai au salon et mit la musique rythmée et je dansai pendant presque 2 hres. C'est comme ça que j'évacuais la tension de ma vie de maman et femme travaillant à temps plein. Mais ce qui me manquait le plus, c'était de chanter. La dernière fois que j'avais chanté devant un public dans une boîte, j'étais enceinte de Samuel, ce qui fait 7 ans, autant dire un bail.
Nous avions tellement dansé, chanté et donné des spectacles au lycée avec Alice et Angela. Nous étions les responsables des spectacles de noël et de fin d'année et c'était toujours une réussite. C'est même en organisant ces évènements qu'Angela a rencontré Ben. C'était mon partenaire de répétition. On avait eu une superbe ovation pour cette chanson, qu'on avait dansée et chantée.
Je fermai la musique et me glissai sous la douche avant de gagner mon lit pour lire un peu avant de dormir. Noah dormait dans mon lit, il avait du être réveillé par la musique et savait que je dansais, alors, il s'était glissé dans mon lit. Je pris mon portable et vérifiai mes messages. Un message de Jacob.
Salut j'ai essayé plusieurs fois de te joindre, tu dois danser.
J'espère que ça bien été avec les garçons.
Excuse-moi de ne pas être là.
On se voit mercredi.
Bonne nuit !
J
Je ne répondis pas à son message et fermai la lampe pour me blottir contre mon bébé et m'endormir au son de sa respiration lente et rassurante.
EDWARD
J'avais passé l'avant-midi à dormir après avoir préparé Carlie et Emma pour l'école. J'avais fait le ménage tout l'après-midi et j'avais fait des repas aussi. Avec Lily à l'hôpital, nous n'aurons pas beaucoup de temps pour préparer les repas.
Tanya avait été s'occuper de Lily-Rose à l'hôpital ce matin et moi j'y avais été pour le dîner et une partie de la soirée. Ma mère avait proposé son aide pour l'après-midi et était resté avec Lily. Mon père était de garde à l'urgence et viendrait ce soir s'en occuper avant que je ne vienne dormir avec elle après avoir été faire les comptes avec Emmet. Le lundi était toujours tranquille et il arrivait souvent que je décidais de fermer vers 23h30.
Il était 21h00 et je sortais de la douche quand Tanya entra dans la salle de bain.
-Elle allait mieux ?
-Mieux qu'hier, la fièvre commence à tomber, avec les antibiotiques, elle devrait pouvoir sortir dans quelques jours, dis-je alors que je me séchais.
Tanya s'approcha doucement de moi et se lova contre mon torse. Je l'enlaçai, je savais qu'elle avait besoin de réconfort. Elle était toujours très inquiète quand une de nos filles étaient malade.
-Ça va bien aller… ne t'inquiète pas…
-Je sais… mais j'ai toujours peur que ce soit grave.
Je la serrai un peu plus et déposai mes lèvres sur les siennes, doucement, tendrement, chastement.
-Je dois me préparer, dis-je en relâchant son corps.
-Ok.
Je me dirigeai vers ma chambre et enfilai un simple jean et un tee-shirt. En plus, je voulais être confortable vu que je devais me rendre à l'hôpital pour dormir avec Lily.
Tanya se coucha avec son livre et je lui embrassai le front avant de sortir. J'allai vérifier dans la chambre de Carlie et dans celle d'Emma si tout était correct et je filai au bar.
Un employé était là, celui qui était là comme à tous les lundi soir. Au fond près de la table du DJ, Emmet et Jasper. Je me dirigeai vers eux et me laissai tomber sur ma chaise.
-T'en fait une tête Ed…
-Salut les gars… j'ai la tête que je veux Em… et puis on va faire vite, je dois aller dormir avec ma fille à l'hôpital.
-Ne t'occupes pas de lui, il est nul… c'est un vrai homme des cavernes… je me demande encore ce que ta sœur lui trouve…
-Tu ne veux pas le savoir Jasper…. Tu ne devais pas être là ce soir, tu fais des heures supp…
-Hey… je ne suis pas un homme des cavernes… fais un bisou à ma nièce, elle aime mes bisous…
-En fait, comme la charmante Rosalie a proposé à Lucie de lui faire une manucure et un pédicure, je me suis dis que c'était le temps ou jamais d'abuser d'elle et lui demander de s'occuper de ma fille. J'avais juste envie de venir passer du temps avec vous sans une musique trop forte.
-C'est une chance qu'on habite dans le même jumelé, tu ferais quoi si ma femme ne pouvait pas garder ta gamine ?
-Je ne viendrais pas travailler, et elle n'est plus un bébé…
-Ça ne t'embête pas de ne pas être là chaque soir ?
-Non, je ne travaille ici que deux soirs... en fait quand je pars, elle dort et elle va au lycée dans lequel je travaille alors, on déjeune ensemble et après les cours on rentre. Elle ne se plaint pas et elle va avoir 12 ans bientôt alors, elle va bientôt m'envoyer promener et faire des fêtes dans mon dos quand je viendrai travailler.
-Ça se passe comment avec une fille de 11 ans ? ma plus vieille va avoir 10 ans et je flippe juste à penser à ce qu'il s'en vient avec l'adolescence.
-Oh, j'ai eu peur d'être complètement dépassé, mais tout se fait graduellement. C'est certain que si sa mère avait été encore en vie, j'aurais eu moins peur.
-Désolé Jasper…
-Non, Edward, j'ai réussi à l'accepter, enfin... à vivre avec, je ne me suis juste pas pardonné… et je suis psy, tu connais le dicton « cordonnier mal chaussé »…
-Jasper, je vais être indiscret, mais qu'est-ce qu'il lui ait arrivé à ta femme ?
-Je croyais qu'Emmet te l'avait dit.
-Non.
-Un accident de voiture, il y a 6 ans, je conduisais en revenant d'une sortie au resto, on venait d'apprendre que Maria attendait des jumeaux, deux garçons, elle était enceinte de 4 mois et demi, Lucie n'a eu de petites blessures superficielles, parce qu'elle était endormie lors de l'accident. Moi, je suis resté presque 2 mois à l'hôpital tellement j'étais cassé de partout, j'ai failli y rester, mais pas juste à cause de mes blessures physiques… Mes parents se sont occupés de Lucie durant tout ce temps, elle avait à peine 5 ans. Mais tu sais qui me sauve la vie et qui me fait le plus grand bien ?
Je fis non de la tête.
-Moi je sais !!! C'est l'hyperactive, la pile électrique, la névrosé de la mode, la petite chose hystérique qui emmène ma femme faire les boutiques et qui donne mal au cœur à ma carte de crédit.
-Emmet… elle s'appelle A-LI-CE…
-Je sais… je suis content pour toi Jazz, mais j'adore la faire tourner en bourrique, en particulier quand je lui dis que ses chaussures son laides…
Emmet et Jasper éclatèrent de rire et je les suivi juste en pensant à quoi Tanya pourrait ressembler si je lui disais que ses chaussures sont laides. Je crois que je passerais un mauvais quart d'heure.
-D'ailleurs Edward tu la connais maintenant Alice, elle est venu l'autre soir avec ses copines, tu as ramené la brunette, elle avait quoi au juste ? tu es bien trop fidèle pour te l'avoir tapé dans ta voiture, c'était ton truc les brunettes avant Tanya non ? dit Emmet.
Jasper répondit à ma place. Merci Jasper...
-Bella était épuisée, son mari était parti depuis quelques jours et ça bouge beaucoup avec leurs trois garçons.
-Ouais, elle ne voulait pas déranger Alice et comme je partais je me suis proposé, ajoutais-je.
-D'ailleurs, il n'est toujours pas rentré. Alice lui a laissé mon numéro de portable, si jamais elle avait besoin de quelque chose. Je ne le connais pas, mais d'après ce que me raconte Alice, il n'est plus vraiment présent.
-Il voyage souvent pour son travail ? demandais-je en essayant de ne pas trop montrer que ça m'intéressait.
-De plus en plus, Alice le soupçonne d'avoir une maîtresse, enfin, ça ressemble à ça.
-QUOI ???
-Je sais que tu ne prônes pas les infidélités Edward, mais ne te mets pas dans un état pareil, rigola Emmet.
-T'es lourd Emmet, tu l'as regardé cette femme. ?
-Euh non, moi les brunes… pas trop…
-Moi si, je l'ai regardé, mais apparemment pas de la même façon que toi, dit Jasper en me regardant.
-On discutait et elle s'est mise à pleurer disant que son mari ne la regardais plus que comme la mère des ses enfants, qu'il ne la touchait plus… bref c'est spécifiquement pour cette raison que je l'ai ramené, j'avais peur qu'elle se laisse aller dans les bras d'un connard, qui la baiserait pour tirer son coup et qu'elle le regrette le lendemain matin. Elle était tellement désespérée.
-J'avais dit à Alice que tu étais un mec bien, sourit Jasper.
S'il savait.
-Oh désolé, parlant d'Alice.
Jasper prit l'appel sur son portable, et nous ne pouvions faire autrement que d'écouter, il était resté sur sa chaise.
-Bella ?
…
Mon cœur ne fit qu'un bond dans ma poitrine. Elle avait certainement un problème.
-C'est ok… oui… je savais… c'est rien... pourquoi tu pleures ?
…
-Hey doucement, calme-toi…
Jasper lui parlait de façon apaisante. Bordel elle pleurait !!!
…
-Bella, tu me fais flipper… respire…
Moi aussi je flippais, j'avais déjà mes clés dans ma main et j'étais debout devant Jasper qui venait lui aussi de se lever en cherchant ses clés. Je me serais rendu chez elle sans lui.
…
-Les enfants sont corrects ?
…
Il passa sa main sur son visage comme pour se réveiller d'un mauvais cauchemar.
-Ok… je te rejoins… t'inquiète pas…
Il raccrocha et je vis la panique dans ses yeux.
-Il faut que j'y aille, merde je suis venu avec toi... file-moi tes clés Em..
-Jasper qu'est-ce qu'il y a de si urgent ? demandais-je en essayant de ne pas paniquer.
-C'est Bella…
-Ça on avait compris, dit Emmet.
-Elle vient de sortir ses trois enfants de sa maison en flammes, elle embarquait dans l'ambulance et… bref, elle ne savait plus qui appeler… un de ses enfants ne respirait plus…
-Je viens avec toi, dis-je sans réfléchir.
Il me regarda un instant cherchant à comprendre, mais il se résigna, et me suivi jusqu'à ma voiture, direction le Seattle Grace.
Voilà.
Pas de lemon encore pour ce chapitre. Je sais que c'est plus court comme chapitre que ce à quoi je vous ai habitué
(*) paté chinois je ne sais pas si tout le monde connaît, alors, c'est un plat qu'on étage comme une lasagne en trois étages. La première de bœuf haché, la deuxième de mais en grain ou en crème et la troisième de purée de pomme de terre. Si vous voulez vois de quoi ça a l'air, tapez-le sur Google, vous verrez et à chacun sa recette. TOUS les enfants adorent ça, en particulier les miens.
(*) TDA/H : Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité... pour corriger il faut donner un médication pour faire produire au cerveau de la dopamine. La médication, c'est du Ritalin...
Laissez vous aller sur le petit bouton... 2 chapitres en 24 heures ça mérite une récompense...
A+
isasoleil
