Bonjour tout le monde.
Alors je m'excuse par avance pour ne pas avoir posté plus tôt. J'avais tout simplement oublié que cet OS était présent sur mon ordinateur, attendant patiemment son tour. À l'origine, il devait être la suite d'autres OS, mais comme mes idées ont changé entre temps, voici celui-ci.
Je vous souhaite bonne lecture et on se retrouve en bas.
Enemy Within
Il pleuvait des cordes sur L.A. Si bien que Callen et Sam entrèrent trempés dans l'hacienda. Et G ne se fit pas prier pour le faire remarquer.
- Quel temps !
- On est à L.A mon pote. Il pleut pas souvent, mais quand c'est le cas...
Deeks laissa sa phrase en suspend. Et comme il n'avait pas levé les yeux de son ordinateur, il ne vit pas le regard que Callen lança à Sam. Ce regard qui voulait dire «Il me cherche là ?». Comme s'il voulait changer de sujet, Sam reprit la parole.
- Dis-moi, c'est quoi cette serviette Deeks ? Ne me dis pas que tu es encore allé surfer avant de venir ? Tu sais que Kensi déteste quand tu mets du sable dans sa voiture.
- Surfer ? Avec ce temps ? Tu rigole là, j'espère !
S'adressant des sourires entendus, les deux compères prirent place derrière leur bureau respectif, sous le regard sidéré de Deeks.
- Ok, vous m'avez eu. J'suis mort de rire. Ha ha. Au fait, en parlant de Kensi. Elle est pas avec vous ?
G leva les yeux de sa pile de paperasse avant de répondre.
- On pensait qu'elle était avec toi. Vu que t'es à l'heure aujourd'hui.
- J'ai été en retard qu'une fois. Une seule.
- Mais une fois de trop Mr Deeks. Vous savez à quel point je suis intransigeante sur la ponctualité.
- Hetty, comment vous faites ça ?
- Quoi donc ?
- Arriver en silence.
La petite femme ne répondit pas mais adressa un sourire énigmatique à son agent de liaison. Ce fut G qui reprit la parole le premier.
- Une nouvelle affaire ?
- Je crains que non Mr Callen. Je venais vous informer que Mlle Blye serait absente aujourd'hui...
- Qu'est-ce qui se passe ?
Tous les agents se tournèrent vers Deeks. Il avait peut-être montré un peu trop d'empressement à s'enquérir de Kensi. Il devait trouver un moyen de s'en sortir.
- Quoi ? Je m'inquiète pour ma partenaire !
- Et si vous m'aviez laissé finir, Mr Deeks, vous sauriez qu'elle est malade suite à sa petite baignade d'hier.
Sur ces mots, Hetty partit rejoindre son bureau.
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Ils passèrent le reste de la journée à mettre à jour leurs rapports en retard. Tout cela s'était fait dans le silence. Aussi, l'agent de liaison avait jeté des regards fréquents au bureau vide de sa partenaire. Son absence et ses grognements sur la paperasse manquait à tout le monde. Ses commentaires étaient toujours prétextes à lancer leur petite bagarre sur qui écrivait le meilleur rapport. Mais pas aujourd'hui. Quand vint l'heure de partir, Deeks prit les rapports de Kensi. Il allait partir quand soudain...
- Mr Deeks !
Aïe ! Quelque chose lui disait qu'il allait être bon pour un des fameux sermons d'Hetty sur les relations entre partenaires. Sachant qu'il ne pourrait lui échapper sans encourir une vengeance salée de la part de leur patronne, il se dirigea vers son bureau. Dix minutes plus tard, il prenait la direction de la maison de Kensi.
Arrivé à destination, il se dirigea vers la porte et frappa. Pas de réponse. Toujours prompt à imaginer le pire pour sa partenaire, le jeune homme prit sa clé et entra.
- Kensi ?
Il se débarrassa des dossiers sur sa table avant d'aller vers sa chambre.
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Confortablement lovée sous sa couette, la boite de mouchoirs à portée de main, Kensi s'était finalement endormie. Elle avait passé une bonne partie de la nuit précédente - ainsi que toute la journée - à essayer de respirer, ce qui l'avait empêchée de dormir. Alors, après s'être gavée de médicaments anti-rhume, elle s'était couchée et dormait maintenant du sommeil du juste. Ou du moins, c'était ce qu'elle croyait.
- Kensi ?
Oh bon sang ! Il ne la laisserait donc jamais tranquille ? Espérant qu'il parte rapidement, elle fit semblant de dormir. Mais c'était sous-estimer l'homme.
- Kensi ?
L'appel avait été plus doux. Mais bien trop présent. Il était dans sa chambre, et, derrière ses long cils, elle vit qu'il n'était pas loin de son lit. Il était vraiment gonflé. Alors, furieuse de devoir dire adieu au sommeil bienfaiteur, la jeune femme attrapa son oreiller et le lança à travers la pièce. Oreiller qu'il évita habilement.
- Hé !
- Beegz ! Laizze-boi !
- Quoi ?
- Beegz !
- Qu'est-ce que tu dis ?
C'est en souriant de toutes ses dents qu'il s'assit sur son lit. Et doucement, il poussa sa mèche de cheveux pour prendre sa température. Prestement, avec une fausse grimace, il retira sa main.
- La vache ! On pourrait faire cuire un oeuf sur ta tête.
- Zuis balade, ibiot !
- Pardon ?
- Je. Zuis. Ba-la-be !
- J'suis désolé, je comprends rien.
- La verbe, Beegz. At-chaaa !
Kensi attrapa un mouchoir sous le rire de son partenaire.
- Ok, j'arrête. Tu en tiens une bonne on dirait !
Devant la regard assassin de la jeune femme, il préféra battre en retraite.
- J'ai amené tes rapports en retard. Je te fais un café et on s'y met ?
- OG.
De tout façon, qu'avait-elle de mieux à faire maintenant qu'il l'avait réveillée ? Alors, elle releva l'oreiller qu'il lui restait et s'installa de manière à parler plus facilement. Son partenaire revint rapidement. Il lui plaça la tasse fumante dans les mains, récupéra le coussin qui avait servit de projectile et le tendit à la jeune femme avant d'ouvrir le premier rapport, ainsi que son ordinateur.
- Pas be gavé ?
- Si tu veux dormir tout à l'heure, ce n'est pas indiqué. Alors l'affaire Vinvocci...
- Beegz !
- Non !
- Et gobbent je tiens, boi, baintenant ?
- On te demande pas de tenir, juste de te remettre. Et pour ça, thé et repos.
- Repos ? Alors pourquoi tu be vais travailler ?
- Parce que tu déteste rester sans rien faire. Au fait, le thé vient de la réserve personnelle d'Hetty. Elle m'a interdit de quitter l'OPS sans t'en amener. D'après elle, il est formidable en cas de rhume.
Kensi grommela un peu - quelque chose du genre, «je borbais avant que t'arrive» - mais se mit finalement au travail. En buvant son thé. Si leur patronne avait sorti son précieux thé pour elle, il fallait mieux qu'elle le boive. Surtout qu'il n'était pas mauvais.
Deux heures plus tard, ils étaient arrivés à bout de la moitié des rapports. Deeks leva les yeux de son ordinateur pour se saisir de l'affaire suivante, quand il se rendit compte que Kensi ne disait plus rien.
- Kensi ?
La jeune femme s'était endormie. Prenant la tasse qui penchait dangereusement, Deeks remonta les couvertures. Et lui déposa un baiser sur la tête. Heureusement pour lui qu'elle dormait, sinon il se serait pris une sacrée gifle. Puis il éteignit la lumière et sortit de la chambre. Préférant veiller sur elle cette nuit, il alluma la télé et s'installa sur le canapé.
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Bon sang, il faisait un froid de canard dans cette chambre ! Il avait ouvert toutes les fenêtres ou quoi ? Elle grelottait tellement qu'elle en avait mal au crâne. Ah comme garde-malade, il n'y avait pas mieux que lui. Il voulait qu'elle attrape la mort. Ça ne pouvait être que ça. Il allait l'entendre ! Ouvrant les yeux, Kensi se rendit compte que sa couette était tirée jusqu'au menton, les fenêtres fermées. Et pourtant, elle mourrait de froid. Mince ! Et si ça se trouvait, voyant qu'elle avait fini par s'endormir, il était sûrement rentré chez lui. Cependant, le léger éclairage qui semblait provenir de son salon, ainsi que le bourdonnement de la télé qui fonctionnait lui laissait présumer du contraire.
- Beegz ?
OoOoOoOoOoOoOoOoOoO
- Beegz ?
Kensi ! Le jeune homme se dépêcha d'éteindre le poste et de la rejoindre. La jeune femme l'accueillit avec un regard fiévreux.
- J'ai vroid !
- Tu veux un thé ?
- Veux bien.
Il s'éclipsa pour revenir cinq minutes plus tard avec une tasse fumante. Tasse qu'il posa sur la table de nuit avant de poser sa main sur le front brûlant de Kensi. Celle-ci ferma les yeux sous la légère pression de la main de son partenaire.
- Ta fièvre a augmenté. Enlève ta couette.
- Guoi ?
- C'est pour ton bien. Allez !
Réticente, Kensi obtempéra tout de même. Elle ne voyait pas bien en quoi se découvrir lui permettrait d'aller mieux. Mais Deeks saisit une nouvelle couverture polaire qu'il lui passa autour des épaules. D'où pouvait bien sortir cette couverture ? Kensi se le demandait alors qu'il remontai la couette. Et alors il lui passa la tasse qu'elle but avidement, savourant la douce chaleur qui se diffusait dans son corps suite au passage du liquide brûlant. Elle referma ses doigts sur la porcelaine comme s'il eut s'agit de la dernière source de chaleur au monde. Chaleur cependant trop éphémère à son goût. Fort heureusement, son crâne la faisait moins souffrir.
- Ça va mieux ?
- Bov. Mais z'est un peu bieux.
- Ok, j'ai exactement ce qu'il te faut.
Un peu curieuse de connaitre son remède, Kensi suivit du regard Deeks alors qu'il faisait le tour du lit et se glissait sous les couvertures. Non, mais qu'est-ce qui lui prenait ? Elle n'allait pas si mal que ça ! Passant un bras autour de ses épaules, il se rapprocha de son amie. Mais elle fit tout pour le repousser.
- Gu'est-ze gue tu vais ?
- T'as plus de couvertures. Il te reste plus que moi.
- Beegz !
- Va falloir que tu m'présente ce Beegz. Depuis le temps que tu me rebats les oreilles avec lui. Il aurait pu passer s'occuper de toi quand même !
- Bais, je vais te gontabiner !
- J'te laisse pas partenaire.
Kensi cessa alors de se débattre, d'une part du fait de ce que venait de dire Deeks, d'autre part, parce que la couverture dans laquelle elle était enroulée la gênait dans ses mouvements. Mais elle resta à le regarder dans les yeux. Personne n'avait jamais fait ça pour elle. Certes, ses amis à l'OPS étaient toujours là pour elle, mais jamais elle n'avait connu quelqu'un qui s'était dévoué à elle comme le faisait Deeks aujourd'hui. Ce n'est qu'au bout de plusieurs secondes qu'il rompit le silence.
- J'te laisserais pas. Pas tant que t'auras besoin de moi.
- Beegz ?
- Hum ?
La jeune femme lui déposa un baiser sur la joue avant de se blottir dans ses bras et de fermer les yeux, profitant de la chaleur que ce corps à côté du sien diffusait.
- Berzi.
Doucement, il remonta la couette sur ses épaules, avant de resserrer son étreinte sur le corps fiévreux de la jeune femme.
- Repose-toi, Princesse.
Et ils restèrent ainsi, à écouter la pluie tomber.
Voilà. J'espère que je n'ai pas été trop loin en déformant la prononciation de Kensi. Si vous n'avez pas tout compris, n'hésiter pas à me le dire et je vous enverrai une "traduction" en MP.
Je tiens encore à m'excuser pour le temps d'attente pour ce chapitre, mais également pour les suivants car le travail me prends beaucoup de temps en ce moment et me laisse peu de temps pour écrire. Je tiens aussi à vous remercier de me lire, sur cette fic et peut-être sur d'autres. Ça représente beaucoup pour moi.
Alors, MERCI.
À bientôt
SFgirl
