Chapitre 2.

Trapped being.

Au bureau d'Angelika.

- Aaahhh! C'est pas vrai! Je me suis brisé le petit doigt en sautant du toit…Hé Spears! C'était qui se type aux yeux rouges?

William T. Spears, directeur du journal, fusilla Angelika du regard pardessus son journal.

- Je vous ai dit que ce n'était pas une bonne idée de vous en mêler. Cet homme…il devrait s'agir de Michaelis. Puisque que la confrérie dans laquelle vous avez enquêté lui appartient.

- Hé ho! Ils m'ont attrapé et m'ont rossé! C'était pas de la petite bière!

- Voilà pourquoi je vous ai dit d'arrêter de vous impliquer dans de tels scandales, cela ne vous sonne pas une cloche?

- Donc, ce Michaelis en est l'instigateur, comme je m'en doutais.

- C'est exact. C'est après lui qu'en ont les agents de Scotland Yard. Par contre, ce n'est pas une mioche telle que vous qui va pouvoir y faire grand-chose…Il vaut mieux être avisé quand on s'approche de Michaelis….C'est en tant que chef des Hell's Lilith et de clubs privés de luxe qu'il est connu. Mais des rumeurs disent qu'il est en faîtes un démon et qu'il capture de jeunes vierges pour les sacrifier à Lilith. Il est clair que ce salopard est un monstre de la pire espèce.

Si Angelika n'avait pas oublié ces cours d'histoire et d'éthiques religieuses, Lilith était un démon de la nuit féminin qui s'attaque aux hommes, menacent les femmes et étrangle les enfants. Elle aurait été aussi la femme de Satan, avant la création d'Ève.

- Hein? Ça m'a l'air plutôt impressionnant! Un démon…Mais on ne peut pas révéler ce scoop, pas vrai?...Si on fait toujours les mêmes choses que les autres, alors on ne devient jamais adultes.

. . .

Dans le bureau de Sébastian, au QG des Hell's Lilith.

- Après davantage de recherches, dit Curran à travers son portable, on a découvert que cette femme est en relation avec l'éditeur en chef (Pas amante.), qui lui l'est avec un agent de police (Même chose.). Mais jusque-là, aucune information n'est parvenue à Scotland Yard. Du moins, c'est ce qu'on croit.

- Compris, répondit Sébastian à l'autre bout du fil. Je vais gérer ça d'ici.

Il raccrocha et se perdit dans ces pensées Ces pensées sur Angelika. Il en sourit en appuyant sa tête sur sa main.

- Comme un pion qui se déplace librement sur l'échiquier…Intéressant. Je vais jouer avec elle un peu plus longtemps. Ça me donne l'impression de traquer un animal sauvage. Les humains sont vraiment intrigants.

. . .

Du haut du building, Angelika avait une superbe vue de tout le port de stockage où devait se rencontrer les Hell's Lilith, à 21h. Armée de son appareil photo (sans flash), elle se tenait prête à prendre sur le fait le gang et leur chef.

Elle souvenait encore comment elle avait reçu ce tuyau. De Spears.

Angelika braqua son appareil vers les docs, mais ne vit qu'une seule personne.

- Il est seul?, se dit-elle...Ah…c'est…Michaelis!

Soudainement, ce dernier leva les yeux dans sa direction en souriant. Angelika se cacha en vitesse derrière le mur.

Mais malheureusement, un des subordonnés de Michaelis, qui l'avait filé, se glissa derrière Angelika et lui plaqua un mouchoir enduit de chloroforme sur le nez et la bouche. Ce fut le noir.

. . .

Angelika fut ranimée quand quelqu'un lui versa de l'eau sur la tête. Elle releva lentement le menton, pas trop sûre de l'endroit où elle se trouvait, mais elle croisa le regard de Sébastian.

- Tu es réveillée, Angelika Phantomhive.

- Michaelis!

Ce fut seulement à ce moment qu'elle remarqua dans quelle position et dans quelle tenue elle était. On l'avait attaché debout les poignets en l'air et les chevilles au sol par des chaînes et des bracelets de cuir à boucles métalliques.

Mais ce qui était le plus dégradant, était qu'on l'avait habillé de manière si provocante. Deux oreilles de chat noires dépassaient de ces cheveux dénoués. Elle portait une culotte, un bustier noir, une queue de chat était accrochée sur sa culotte et son cou était entouré d'un ruban assorti et orné d'une clochette.

- Mais c'est quoi ce délire?, s'écria-t-elle. Qu'est-ce qui se passe?

- Je pensais exaucer ton vœu, répondit Sébastian en enlevant sa cravate et en ouvrant sa chemise.

Il alla se placer en arrière d'Angelika et fit courir ces doigts aux ongles noirs sur son ventre, remontant tranquillement vers sa poitrine d'une main et de l'autre son bassin.

- Si douce…si chaude. Les humaines sont si aguichantes à mes yeux.

- Pour…Pourquoi tu fais ça? Qu'es-tu?

-Moi? (il fit descendre vivement le bustier et prit un des seins en main. Angelika gémit.)…Je ne suis qu'un démon. Au lieu de te tuer, je veux petit à petit me délecter de ton âme.

Il le malaxa doucement et Angelika gémissait à chaque pression.

- Tu es effrayée, j'adore ça. Tu voulais en savoir mieux sur moi? (Il lui plaqua une main sur la bouche et lui fit annihiler une sorte de drogue.)

Angelika se sentit soudainement plus relax. Elle lâcha un petit râle quand la langue de Sébastian lui passa sur l'oreille et décliner vers la mâchoire.

Angelika entendit soudainement le son de la boucle de ceinture et de la fermeture éclair. Elle redoutait le pire.

- Je vais vraiment être gentil avec toi à présent, murmura Sébastian en se léchant avidement les doigts d'une main, et de l'autre abaisser la culotte.

Angelika hurla légèrement quand un des doigts s'enfonça en elle.

- Arrête…a…a…arrête!, sanglota-t-elle.

- Comment? Tu pleures déjà?

Et il la pénétra avec un deuxième, puis un troisième. Sébastian fit ensuite de petits cisaillements pour agrandir l'antre.

- Tu es tellement belle, tu sais? Quand je rencontre une humaine aussi culottée et sans défense que toi, je n'ai qu'une seule envie, la punir.

Angelika aurait tellement préféré mourir que d'endurer ce calvaire. Elle laissa sortir un cri quand il se mit à lui masser son sexe, mais plus encore quand il plaça un appareil photo devant elle. Son appareil.

- Il est très important pour toi, non? (Il fit une demi-douzaine de clichés en prenant soin de ne pas apparaître.) Je pourrai donner ces images à tes éditeurs…ou préfères-tu que je te le rende?

Angelika était tellement en colère qu'elle ne pouvait rien dire.

- Tu ne veux pas répondre? Tant pis.

La souffrance qu'éprouva Angelika à l'instant même où Sébastian arrêta de parler la fit crier encore plus fortement. Il venait de la pénétrer pour de bon.

- Délicieux, chuchota-t-il en lui léchant le cou et en le lui mordillant, tout en fessant des vas-et-viens d'abord doucement et lentement, puis vite et en profondeur.

- T'es…horrible…de…me faire…ça!

Puis elle éclata vraiment en pleurs. Elle n'avait jamais été aussi humiliée de toute da vie. Se faire violer par le démon! Quelle ignominie!

Les coups devenaient toujours plus vifs. Elle cria fort quand le membre de Sébastian atteignit son col d'utérus.

- Ça…ça fait mal. Arrête…laisse-moi!

- Tu es si belle. Amusons-nous un peu!

Il lui fit tourner la tête avec sa main et s'empara de ces lèvres tout en maintenant un rythme du bassin. Angelika écarquilla les yeux sous l'impact. Mais sachant que les humains avaient besoin de respirer, il les sépara.

- Michaelis…

- Angelika…ne m'oublie jamais. Cette douleur et ce plaisir que je te procure…

Sébastian donna un dernier coup de rein et ils jouirent tous les deux en même temps. Angelika sombra graduellement dans l'inconscience, mais elle eut quand même le temps d'entendre Sébastian parler.

- Si tu veux vivre dans ce monde, tu dois apprendre à y voir plus clair. Garde les yeux bien ouverts pour savoir où se trouve la vérité. Autrement, si tu ne le fais pas, tu tomberas de nouveau dans l'abîme.