Replies :
- Ti-chan-x : Merciii, tu es tellement indulgente envers une pauvre auteure qui torture ses personnages (tu dis que c'est bien ficelé alors que je n'ai jamais deviné qui était le coupable dans un « Hercule Poirot » u.u). Voilà le nouveau chapitre ! Merci de ta review ! (Je l'ai sortie combien de fois cette phrase… c'est l'anniv' de ma première année sur ce fandom ^^)
- Euh… « ( ) » : Il est tellement beau qu'il est tout à fait pardonnable (soit dit en toute impartialité ;)). Mais, dis-moi, tu es un peu sadique pour apprécier ce que je fais subir aux personnages (Duncan, génie du mal :D) ? Tant mieux, tu es dans la bonne voie de l'art du sadisme, ou passer ses nerfs sur des malheureuses créations non existantes :p Merci de ta review et de tes compliments ! PS : Reno va-t-il pardonner ? (ça revient souvent, ce verbe) Roxas va-t-il survivre ?... tu verras dans la suite. Je n'ai même pas déterminé qui allait crever :D Nan, je rigole…
- Dark_Angel : Forcément que tu ne savais pas, je l'ai inventé ^^ Ne t'inquiètes pas, tu pourras toujours rester à côté d'Axel près d'une fenêtre :D Merci beaucoup de ta review, ça me fait vraiment plaisir.
Je m'y remets. Merci de vos encouragements.
Au fait, au chapitre précédent, il y avait une petite faute dans la déclaration de M. Gepetto, dans l'émission de Sephiroth Jeels (ouiiii, vous voyez maintenant, hein ? xD). Pas vraiment d'orthographe, c'était pour le texte… bref, pas trop importante, heureusement que les italophones ne me lisent pas :D Eh non, pour ceux qui connaissent l'histoire, Néron ne va pas cramer l'hôpital d'Illusiopolis afin de réaliser son projet. Quoique… :p
La plupart de vos reviews parlent de deux questions fondamentales : « Reno pardonnera-t-il à Axel ? », et « Roxas va-t-il survivre ? ». Je suis d'accord, mais rares sont les personnes qui se sont penchées sur la personnalité des différents protagonistes. Peut-être trouverez-vous la réponse sans même lire la suite… enfin, je me fais de l'antipub, là ! :D C'est dangereux :) Je veux des reviews, moi :D Merci à tout le monde, en tout cas.
Voici la version 1 de l'histoire (je commence par le 1, c'est logique…). A partir de ce moment, c'est le dernier chapitre de la fic. Je publierais un ultime chapitre qui sera la version 2 et qui démarrera au même moment que celui-là. Ouais, mais bon, OK, c'est un peu compliqué, mais bon…
Deux chemins différents. Nous voici au carrefour. Tout est dans la brume mystérieuse, et nul ne sait ce qui se passera désormais :p (enfin, à part moi… je suis censée savoir… xD)
Nous prenons le chemin de droite.
Bon voyage !
DuncanHeart
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ROXAS
Je savais que je l'avais échappé belle. Maintenant, grâce à cette chance inouïe, j'arrivais à comprendre mon environnement, mon monde réduit que je supposais être une chambre d'hôpital.
Ce matin, les six heures avaient sonné.
J'arrivais à détecter la musique répétitive de l'électrocardiogramme.
J'arrivais à entendre le trottinement discret de la femme de ménage, tandis qu'elle sifflotait et s'affairait autour de moi.
J'arrivais à sourire intérieurement aux soupirs de contentement du médecin qui me surveillait, durant quelques minutes où le crissement du stylo sur le carnet devenait le maître du silence.
J'avais même cru sentir récemment sur mon lit le poids d'Axel, qui succédait à son pas léger et un peu hésitant. Son souffle dans mon cou. Puis tout s'était effacé dans mon esprit, et je ne savais distinguer ce qui a été réalité ou rêve.
Bientôt, je pourrais m'en sortir. C'est sûr.
Je ne voulais pas penser au passé. J'étais dans le futur, je m'imaginais rentrer chez moi, et retrouver tout comme avant.
Comme avant.
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Vingt-quatre heures auparavant…
- Vous avez identifié votre agresseur, monsieur ?, demanda avec sévérité la jeune policière en mastiquant énergiquement son stylo.
Ses longs cheveux retombaient en épaisses cascades brunes sur son dos, et ses yeux couleur de vin évoquaient plutôt de la sympathie, même si, pour le moment, elle était absorbée dans son travail. Et son aura était si intimidante que le ridicule chauffeur de taxi, pourtant de corpulence bien fournie, se tortillait malaisément sur sa chaise, pestant contre sa propre réaction de faiblesse. Ses petits yeux durs valsaient entre le sol et ses formes particulièrement généreuses, avant de se rétracter, se disant que c'était une très mauvaise idée de se frotter à une championne régionale de boxe.
« Et toc. Non mais. Les femmes aussi ont le droit de se défendre », rétorqua mentalement Tifa, devinant facilement les pensées de la personne devant elle.
Lesdites pensées qui étaient approximativement celles de tous ceux qui croisaient sa route.
Elle rejeta une mèche rebelle de la courte frange qui lui cachait son grand front, avant de refaire face au dépositaire de la plainte.
Le chauffeur décida de prendre la parole en se passant la main dans ses cheveux quasi inexistants, graissés par la laque :
- Ils étaient deux… un peu du même gabarit… tous les deux roux…
- Les deux vous ont frappé ?
- Non, seulement un grand maigre… comme l'autre, mais celui-là avait des triangles violets sous les yeux et une coiffure rouge de jeunes… vous savez… un peu… « punk »…, continua-t-il de sa voix gutturale en regardant discrètement un peu au-dessous du cou de la policière.
- Que faisait l'autre client ?
L'homme hésita un peu avant de lâcher, pendant que Tifa écrivait soigneusement sa déposition :
- Il avait l'air malade… il s'appuyait sur l'autre… il rigolait presque tout le temps… il était bizarre, quoi. Y ressemblait à un fou. Pis, il semblait bien copain avec son… copain, quoi, si vous voyez ce que je veux dire.
Il ajouta à sa tirade un air de conspiration qui fit s'arquer les sourcils de la brune.
- Comment ça… « Bien copain avec son copain » ?
- Ben… (Il se pencha avec un sourire mauvais) il était… pédale, homo, pédéraste, tapette, tante, …
- Ca va, ça va, le coupa Tifa, se retenant de le gifler.
Des souvenirs désagréables lui revenaient en mémoire. Notamment, quand son ami d'enfance, Cloud, dont elle était amoureuse, lui avouait qu'il aimait Zack. Qu'il aimait un homme.
Et le revoir partir sans pouvoir le retenir était infiniment douloureux aux yeux de Tifa.
- Donc, disait le chauffeur, prenant de l'assurance après cette révélation, quand j'ai demandé les sous, le copain du taré est sorti de la voiture et m'a flanqué un crochet du droit. J'savais pas qu'il aurait autant de force, ce p…
- Vous êtes resté inconscient combien de temps ?, fit la jeune femme, les yeux dans le vague, dans son souvenir, griffonnant les informations qu'elle entendait.
- Vous êtes folle ou quoi ? J'étais pas KO, je faisais le mort pour les rouler dans la farine. Et je les ai bien eus…
- C'est pour ça qu'on vous a retrouvé agonisant sur le trottoir ?, souleva soudainement Tifa en scrutant le rapport sans expression faciale extérieure, alors qu'elle jubilait au fond d'elle. Vous jouez vraiment très bien la comédie.
Le chauffeur pâlit et elle eut un sourire intérieur narquois. Bien fait.
Elle s'éclaircit la voix en passant rapidement la langue sur ses lèvres sèches, avant de déclarer :
- Donc, il vous a frappé vers vingt heures, et vous avez repris connaissance deux heures après, à l'hôpital ?
L'homme n'osa pas la contredire et hocha la tête nerveusement.
- Bien, monsieur, annonça solennellement Tifa en se levant et en tendant une main à son interlocuteur, la police fera tout son possible pour retrouver les coupables et les punir.
- Il n'y en a qu'un seul qui m'a frappé, murmura l'autre, avec une expression qui troubla la jeune femme.
Ce pourrait-il qu'il soit finalement…
- L'autre homme est coupable de non-assistance à personne en danger, répondit-elle.
- Ah…
Le chauffeur toucha son crâne dégarni en signe de salut (à défaut de chapeau) et sortit de la pièce.
Se rasseyant au même moment, Tifa soupira et étudia la déposition avant de happer le combiné du téléphone à côté d'elle et de taper du bout des doigts le numéro.
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AXEL
Je referme la porte de la salle de bains derrière moi, avant de m'écrouler contre le panneau. Je penche la tête en arrière, et je laisse filtrer par mes yeux mi-clos la lumière froide de la lampe du plafond.
Je ressens enfin l'état de Roxas quand il nous a tout déballé pour sa… polygamie.
L'impression d'avoir la gorge sèche. Les membres qui flageolent. Et par-dessus tout, le cœur en miettes et la tête emplie des ellipses du passé.
Je n'avais jamais autant éprouvé de choses. C'était grisant, mais terriblement douloureux. Je me pince les lèvres tandis que s'écoule une goutte de sang limpide.
J'ignore si c'est au contact de Roxas et de Reno. Oui, de Reno aussi. Car, mine de rien, la tuile m'a apporté plus de réconfort que je ne l'aurais seulement pensé.
Et je pense que si j'étais responsable de son coma, je serais dans le même état.
Et seul. Et un cri de désespoir franchit mes lèvres à ce mot.
Pitié, ne me laissez pas seul !
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RENO
J'étais perdu.
Le génie du mal aux cheveux rouges étant parti dans la salle de bains, avec un air mortifié que je ne lui avais jamais vu auparavant, je demeurai seul.
Ainsi, c'était lui. Mes mains s'agrippèrent à l'accoudoir droit du canapé. Je sentis mon visage se contracter tandis qu'un cri retentissait dans l'appartement.
Encore lui. Mes doigts pourtant dénués d'excédent d'ongle déchirèrent l'épais patchwork noir qui recouvrait le canapé. D'accord, il n'était pas en très bon état d'habitude, mais là, il était carrément fichu.
Et depuis quand je me souciais de l'avenir des patchworks, en plein désespoir ?
Puis, soudainement, mu par une rage violente, je me relevai de la dure banquette, et frappai violemment à la porte où se trouvait Axel.
- T'es vraiment un taré, Axel, crachai-je, ma colère m'emplissant entièrement (Mon adjectif était en réalité beaucoup plus… énergique).
J'entendis le verrou tourner. Je continuai, avec un air mauvais:
- Si tu te caches à chaque fois en t'enfermant à double tour, c'est que tu n'es même pas capable de t'assumer…
- Tais-toi.
- … tu as peur parce que tu sais pertinemment que c'est la vérité…
- Je t'ai dit de te taire !, fit la voix d'Axel derrière la porte, entre deux hoquets de fureur non contenue.
- … mais tout cela n'est pas grave, tu as juste failli tuer Roxas… s'il ne l'est pas déjà…
- IL VA MIEUX !, explosa le roux en cognant vraisemblablement contre le fragile mur qui nous séparait. ET TAIS-TOI !
- MAIS TU NE TE RENDS PAS COMPTE DE TES ACTES, AXEL ?, criai-je sur le même ton. C'EST QUOI, TON PETIT MONDE POURRI OU TU T'ISOLES ? LE PAYS DE CANDY ?
A cet instant, l'autre derrière la porte se tut, puis prit une voix calme, mais très mielleuse, très doucereuse et très sournoise. J'aurais préféré être sourd :
- Tu parles d'isolation… mais qui reste dans son coin, tout seul ? Qui refuse de parler à quiconque, mis à part moi ? Tu crois que je ne remarque pas que tu ne sors plus de l'appartement, toi, le fêtard incorrigible ?
- Ca, c'est parce que tu m'as enfermé, dans une de tes crises.
- Qu'est-ce qui t'empêchait d'appeler des potes pour t'ouvrir la porte et faire la fiesta ?... Le téléphone marchait bien, puisque tu m'as appelé…
- J'ai parlé au professeur Hojo tout de même…, argumentai-je, en essayant de cacher le tremblement de ma voix.
- Belle remarque ! Deux phrases, deux phrases et demie, ricana-t-il. Vraiment, quel orateur…
- Et t'as que ça à faire d'organiser une fête quand Roxas est dans le coma ?...
- Tu aurais voulu oublier, persifla Axel. L'oublier en faisant la fête, en buvant, en couch…
Mon poing s'abattant sur la porte l'interrompit.
- Tu meurs d'envie de me faire taire… Vas-y, t'attends quoi…
Le verrou dans la serrure se retourna. A peine la chevelure rouge ébouriffée s'était offerte à mon regard que je me précipitai sur son propriétaire.
Mes doigts se refermèrent avant de cogner brutalement le ventre d'Axel. Il se plia en deux, le souffle coupé. Mais il ne fut pas long se remettre. Il m'attrapa par le cou et me fit pencher ma tête au-dessus du lavabo. L'eau bouillante qui coula déclencha un réflexe et mon pied droit atteignit le genou de mon adversaire. Ce dernier mit brutalement le robinet sur le mode glacial et mes brûlures superficielles se ravivèrent. Ma nuque me faisait souffrir, et, aveuglé par l'eau, je lançais des coups de pied au hasard.
L'un d'eux frappa le menton d'Axel, qui laissa échapper un gémissement et me lâcha. Je sortis mon tête de la cuvette et fermai le robinet (déjà qu'on n'avait plus le chauffage...)
Mais Axel happa le pommeau de la douche et me tapa sur la tête. Je faillis tourner de l'œil, mais j'étais trop motivé par ma colère. Je mis le débit d'eau maximum et le pommeau de douche échappa à mon rival. Il s'entortillait comme un serpent dans les airs, l'eau projetée partout rendit la totalité des éléments présents trempés, comme dans les films.
Les yeux verts d'Axel croisèrent les miens.
Et puis, soudain, tout disparut.
La colère s'était envolée en même temps que le pommeau de douche qui nous arrosait avec application en ce moment.
Le roux essuya son front perlé de sueur avec un semblant de remord.
Je lui souris.
Je m'approchai de lui avec détermination. Mais pour l'embrasser, cette fois.
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AXEL
Ce baiser a le goût de la rédemption. De l'espoir aussi.
Ce que j'attendais depuis si longtemps. Enfin.
J'ignore pourquoi, mais je fais tout pour que cet échange ne cesse pas. Peut-être pour éviter de recevoir un autre coup de poing sur mon menton douloureux, mon genou fêlé ou mon ventre endolori.
Ma main se glisse entre les cheveux roux et la nuque chaude, et je m'allonge sous lui, pour une fois que ce n'est pas moi qui commande.
Malgré mes yeux fermés, je devine ses bras autour de ma taille, qui me plaquent contre le mur froid dans un contraste délicieux avec sa nuque. Je me fichais de nos vêtements mouillés, qui nous collaient à la peau, et nous râpaient lorsqu'on se serrait dans les bras. Je me fichais de ce fichu pommeau de douche qui inondait la pièce.
Le bruit de l'eau nous entoure, et il semble nous enfermer dans une bulle à l'abri du temps qui s'écoule.
Ses lèvres s'attaquent à mon cou, et des frissons m'agitent.
- Ne… redis… plus jamais… plus jamais ça…, souffle Reno à mon oreille.
- Pourquoi tu m'as embrassé ?, dis-je en le repoussant doucement. Tu sais très bien que je te déteste.
- Pourquoi tu ne m'as pas repoussé ?
Je lâche un soupir, qui se perd je ne sais où, et j'espère, loin de moi, et je murmure :
- Roxas me manque.
- Moi aussi, fait Reno en s'asseyant à mes côtés.
Minute de silence. Je pose ma tête sur le buste du roux.
- On repart le voir ?, demandai-je, en levant mes yeux vers lui.
Un éclat blanc dans ses yeux avant qu'il se racle la gorge brutalement.
- Serais-tu tombé malade sans même être sorti ?, fais-je, cette fois gentiment.
- Possible, à cause de tes douches « écossaises », articule-t-il. Mais on va voir Roxas…
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Les deux roux s'avancèrent vers l'entrée de l'hôpital. L'entrée dans la zone chauffée leur changea agréablement du vent glacial d'au-dehors.
Il était huit heures trente.
L'hôtesse d'accueil avec les antennes blondes parlant avec animation au téléphone, ils ne furent pas obligés d'aller la voir. Ca ne les dérangea pas trop, en fait.
A l'étage « Soins palliatifs », dont Roxas sortirait bientôt d'après les prévisions du chef de service, ils se dirigèrent vers la chambre de leur grand malade.
Le blond était toujours allongé avec un visage paisible, les bras le long du corps, le délicat torse se soulevant régulièrement et la bouche légèrement entrouverte.
Reno se dirigea à sa gauche et lui embrassa le front.
Axel se contenta de lui serrer la main.
Encore désolé…
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RENO
Sa peau était tiède. Ses grandes paupières beige recouvraient les yeux céruléens que j'ai tant de fois contemplé. Je déposai mes lèvres sur elles, comme quand je le réveillais pour son départ pour l'université.
Sauf que cette fois, il se contenta de frissonner, et ne se cacha pas sous la couverture, en marmonnant d'une voix pâteuse.
Les yeux d'Axel brillaient d'une lueur intense :
- Il nous sent. Il est bientôt libre.
Et là, pour la première fois depuis plusieurs jours, j'esquissai un vrai sourire.
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ROXAS
Bientôt, j'espère, Axel. J'espère être libre bientôt. Je vous serrerai dans mes bras, tous les deux, et tout sera comme avant.
Je ne t'en veux pas, Axel. Ne m'oublie pas, Reno.
Je crois que le coma me rend romantique…
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« Ils regardent la télévision, tous les trois, ensemble, un soir comme les autres. Reno zappe négligemment tous les deux minutes. Roxas se resserre contre son torse, tandis qu'Axel, à demi-allongé sur le blond, semble tomber de sommeil. Le roux zappeur lui caresse ses cheveux flamboyants de sa main libre tandis qu'il embrasse la tempe de Roxas. C'est dur de se partager en deux.
Mais il était bien comme ça. Sans bouger. Juste la télévision en musique de fond.
Une énième nuit à s'endormir tous sur le canapé, collés les uns contre l'autre. »
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« Une odeur de brûlé envahit la cuisine-salon. Reno fronça les sourcils en lambinant sur le lit commun. Roxas regarda avec intérêt la pâte noire qu'Axel extrayait du four.
- C'était quoi à l'origine ?
- Un cla… clafoutis…, bredouilla le roux, au comble de la gêne.
Le trio au complet était dans la cuisine à présent, Reno les ayant rejoints et ayant mis le plat immangeable à la poubelle. Puis il se concerta du regard avec Roxas avant de rire. Axel le sentit comme une vexation, avant que ses amants l'embrassent.
- Ce n'est pas grave, il reste du fondant au chocolat dans le frigo…, sourit Reno, en taquinant Axel par son air narquois.
A ce moment-là, le visage de l'autre homme se métamorphosa en une grimace malicieuse et il chatouilla les côtes de Reno, qui lui avait tourné le dos.
Ce qui lui provoqua un fou rire, comme à chaque fois qu'on touchait à son point faible.
- Arrête… Axel… pitié…, souffla-t-il entre deux éclats.
- Jamais, mon cher, ça me fait trop plaisir de te voir mourir de rire, répliqua l'homme.
Roxas se mit à défendre Reno en s'accrochant aux épaules d'Axel. Les deux réunis le firent bousculer à la renverse.
- C'est bon, vous avez gagné…, soupira Axel, résigné, Reno sur les genoux et Roxas à côté.
- Tu as oublié le « encore », Axylounet, dit Reno. »
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« - Roxas, si vous n'êtes pas intéressé par mon cours, il y a un endroit pour vous qui s'appelle « Sortie » !, lança plus qu'irrité Ansem, le professeur de physique.
Wakka le roux scruta avec gêne son voisin qui avait les yeux dans le vague, sans avoir écouté le professeur, tandis qu'il échangeait avec son meilleur ami, le blond Tidus, un regard de connivence. Wakka tenta une approche discrète, à savoir un coup dans les côtes à décorner un beauf, mais les yeux bleus ne se détournèrent pas de leur but. A savoir… le pigeon qui contemplait depuis le début de l'année Ansem ? La jeune fille brune devant eux… ou le garçon aux cheveux argentés qui, lui, surveillait comme à son habitude le petit brun surexcité juste devant Ansem ? Ou le miroir sur le mur qui reflétait la glace avec laquelle une jeune fille rousse, assise à côté dudit brun cité au dessus, se remaquillait, et où l'on pouvait voir l'ombre d'une autre fille blonde à l'air sage ?
- Alors, vous vous y mettez aussi, Wakka ?
Nié ?(1)
- Oui, oui, c'est à vous que je parle, pas au pigeon qui me suit du regard depuis septembre.
Les rires fusèrent. Ce fameux pigeon, qu'on avait appelé « Xemnas », par rapport au nom du professeur, et qui en semblait… amoureux. Il roucoulait dès qu'Ansem était dans son champ de vision, et gare aux élèves qui venaient le voir après les cours… il s'occupait personnellement de leur cas.
Et justement…
- Bon, Roxas, je veux vous voir à la fin du cours, déclara sèchement le professeur à barbiche blonde.
A croire qu'il l'avait fait exprès, se disait Roxas en ne détachant pas ses yeux du dessin de la fille blonde qui se reflétait dans la glace de Kairi qui se voyait depuis le miroir.
Une Triforce aux triangles vert, rouge et jaune. Et un grand œil bleu artistiquement maquillé à côté.
Ansem renonça à le réveiller et marqua quelques Z, X, Y, et autres racines carrés séparés par des flèches dans tous les sens, autour d'un neutron au tableau, pour embrouiller encore plus les rares élèves qui suivaient réellement le cours. Ils se distinguaient par leurs crayons affreusement mordillés par la réflexion, leurs ongles rougis par le rognage et leurs yeux vitreux. Par les efforts qu'ils devaient fournir, sans doute.
La sonnerie salvatrice retentit et ce fut la ruée vers l'or… enfin, la porte de la salle.
Roxas resta assis, rangeant sans se presser ses affaires. Le professeur attendit de son côté, n'ayant pas l'intention de se lever.
Xemnas se lissait les plumes, quittant son protégé du regard pendant quelques secondes.
L'élève s'approcha doucement du bureau, sac sur l'épaule, où Ansem le toisa avec dédain.
- Roxas, si vous continuez comme ça, il n'y a plus qu'à abandonner vos études.
Les yeux bleus se baissèrent à hauteur du cou du professeur. Un cœur rouge barré d'une croix rouge l'ornait.
- J'ignore si vos fréquentations sont aussi mauvaises qu'on le dit…
Roxas écarquilla ses orbites et s'écria :
- Attendez une seconde ! Que voulez-vous dire par là ?
- Vous savez bien que mon éminent collègue, le professeur Saïx, est assez… bien informé, lâcha l'enseignant en regardant ailleurs.
Il n'encourageait pas les enquêtes du professeur, mais dans un cas comme celui-ci… (2)
- Vous… vous…, bredouilla Roxas. Elles n'ont rien à voir avec mes notes !
Ansem leva ses yeux marron.
- Veillez à ce qu'elles ne le soient pas alors…
- VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT DE FOUILLER DANS MA VIE PRIVEE !, hurla Roxas.
Le pigeon s'abattit sur sa tête, furieux qu'on s'en prenne à son chouchou.
- DEGAGE, XEMNAS !
Le blond s'enfuit sous les coups de l'oiseau, qui reprit place près de la fenêtre suite à sa sortie.
Ansem lui sourit et en sortant un tas de copies non corrigées, lui dit :
- On forme une bonne équipe, toi et moi…
Roxas avait les yeux humides. Sa journée se terminant, il reconnut la voiture grise d'Axel, et monta à côté de lui.
La voiture démarra, et tandis qu'Axel se concentrait sur la route, le blond souriait.
Jamais il ne pourrait abandonner ses fréquentations… »
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Le soir tomba brutalement. A la fenêtre de l'hôpital, Axel vit l'étendue céleste se muer en une gigantesque banderole mauve. Il appuya son menton sur sa main gauche, coude sur le rebord où venait habituellement s'encastrer une vitre, et, les yeux mi-clos, il savoura la légère brise de la soirée. (3)
Reno se serra contre Roxas sur le lit blanc. Il veillait à ne pas toucher ou entraver un des nombreux fils qui le reliaient à la machine.
Sa joue était chaude, et cela remit du baume au cœur du roux.
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AXEL
Je me dégage de la fenêtre, referme la vitre et me tourne vers Reno.
- Il serait peut-être le temps pour nous d'y aller.
- Il serait peut-être AVANT le temps pour nous de mettre les points sur les i, réplique-t-il, en se redressant.
Je m'immobilise.
Il se place en face de moi. Même s'il est légèrement plus petit, il n'en est pas moins impressionnant, et l'obscurité qui nous entoure fait briller ses yeux. (4)
- Roxas me parlait de toi, commença-t-il. Qu'il voulait te faire changer de caractère. Tu te rendais compte des efforts qu'il faisait pour toi ?...
- …Oui, murmure-je.
Une main me saisit le menton et l'approcha de son visage.
- Dis-moi que ce n'était pas pour rien.
- Que…, dis-je, déstabilisé par une telle phrase.
- Réponds-moi, Axel.
La main descendit brusquement et m'attrapa le cou.
J'y plaque mes doigts. Mais elle se resserre inexorablement…
- Dis-moi que ce n'était pas pour rien, répète-t-il, plus calmement.
Je tente de faire décrocher cette main sans répondre. Mes jambes commencent à flageoler…
- Tu essaies de te dérober même en présence de Roxas lui-même ?
Mon dos heurte le dossier d'une chaise, et je m'y affale.
Je regarde Reno fixement puis j'articule :
- Non.
Les sourcils de mon vis-à-vis se froncent mais la main se relâche.
- Non. Ce n'est pas pour rien.
J'hésite avant de lâcher :
- J'ai changé.
Reno arrête de m'étrangler, et je respire à grandes bouffées l'air ambiant, ma main contre ma gorge sèche.
- Je savais que tu arriverais.
Des sanglots me font tressauter tandis que Reno me prend doucement dans ses bras.
C'est la fin…
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« Les jours passent, monotones mais sereins,
Mais qui peut prétendre connaître la vie ?
Personne n'est l'abri de rien,
Que l'on soit triste ou qu'on rit,
Personne n'est à l'abri de rien,
Que l'on croit à quelque chose ou pas,
Personne n'est à l'abri de rien,
Là, le téléphone sonne,
Derrière la porte, il y a une personne,
Il y a un événement imprévu, et,
Il y a une vie qui est brisée,
Cassée comme une poupée en porcelaine,
Déchiquetée, c'est une âme en peine.
Personne n'est à l'abri de rien. »
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RENO
Mon cœur battait la chamade. La seringue se planta brutalement dans ma veine, comme un piquet. Je fus aveuglé par les néons dessus de moi. Mes yeux se fermèrent.
C'est la fin.
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Axel regardait fixement le sol, dans la salle d'attente. Assis sur son fauteuil, il regardait les médecins aller et venir dans deux salles adjacentes.
Quel destin cruel de voir en face de vous se jouer les deux avenirs des deux personnes que vous aimez.
Le roux n'avait plus l'impression de vivre. Ses ongles rongés par l'inquiétude, son teint maladif et son regard perdu témoignaient de sa fatigue.
Le cœur lui manquait. Ou peut-être se trouvait-t-il dans sa gorge, prêt à être expulsé de ce corps glacial.
Axel avait froid. Et peur. La combinaison des deux le faisait trembler et grelotter, guettant fiévreusement les portes sans remarquer les passants.
Une infirmière à l'allure maternelle aux commandes d'un chariot de plateau-repas, compatissante, lui donna une couverture, et un liquide chaud, qu'il avala d'un trait.
Sa tête lui tourna, mais il se sentit un peu mieux.
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Toujours les mêmes passants, toujours le même chariot, toujours les mêmes médecins, …
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La couverture glissa, la main lâcha le gobelet vide, la tête s'affaissa sur l'épaule.
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Axel tomba dans le sommeil. Tomba en arrière. Dans un vide qu'il n'arrivait pas à combler.
Chaos. Destruction. Métal. Guerre. Mort. Sang. Misère. Arme.
Ce vide-là, c'était son passé.
Allongé, volant dans le ciel les bras le long du corps, il revisitait tous les lieux de son enfance, le ghetto infernal du royaume glacial de l'enfer, la neige qui recouvrait les cadavres, l'avion pour partir ailleurs, montrer plus de haine que l'autre pour mériter de survivre.
Blanc. Rouge. Noir. « Non, ne partez pas… » Gris. Rouge.
« Où êtes-vous tous passés ? Pourquoi suis-je seul, maintenant ?... »
Le décor s'éclairait après avoir trouvé un job de hot liner, rencontres et re-rencontres, …
Et tout s'interrompait ici. Dans cette froide salle d'opération.
Deux lits. Reno et Roxas. Axel toucha enfin terre et leva les yeux. Une jeune femme rousse évanescente lissait les draps, s'activait près des machines, puis saisit les deux masques d'anesthésie de deux patients endormis, et eut un sourire mauvais en regardant Axel.
Elle baissa ses yeux émeraude à tour à tour sur Reno et Roxas, puis re-regarda le roux en face d'elle, sous-entendant un choix impossible…
- Vous… tu… tu ne peux pas faire… ça… Maman…
La jeune femme se contenta d'une moue haineuse puis prit la parole :
- …
Axel voulut avancer vers elle mais un mur invisible l'en empêchait. Il y tapa ses deux poings vainement. Puis il murmura, front collé au mur :
- Qu'est-ce que je dois faire ?...
Elle darda son regard froid sur lui, puis caressa avec douceur les cheveux blonds de Roxas.
- Ne le touche pas !, s'écria Axel, un instant estomaqué.
La jeune femme l'ignora, et avec un sourire presque aimable, posa sa main quasi transparente sur le front de Reno. Le visage crispé du rouquin fit s'accélérer le rythme du cœur d'Axel.
Puis la rousse ramena son regard sur Axel, et, brusquement, toute gentillesse disparut, et elle saisit par les cheveux les deux jeunes hommes.
Axel courut vers elle de toutes ses forces, et le mur explosa. Ses débris cassèrent les machines, et, dans cette course folle, il traversa le fantôme, qui ricana avant de lâcher les chevelures, ce qui fit remuer comme des pantins les deux corps inertes. Le temps sembla s'arrêter et le roux fut englouti dans un grand trou noir.
Il vit juste un masque qui tombait sur le sol, scellant la destinée de l'un des deux patients.
Il n'avait pas vu à qui il était…
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AXEL
J'ouvre brutalement les yeux. Je sursaute en voyant le médecin au chemisier à fleurs, planté devant moi. Il se racle la gorge et lâche :
- Tout s'est bien passé. Vos deux amis vont parfaitement bien, et… attendez, monsieur, ne partez pas !
J'entre en un coup de vent dans la salle d'opération. Les autres médecins me regardent, intrigués. Puis l'une d'entre eux, une jeune femme châtaine habillée en rose, aux yeux verts, ses longs cheveux attachés en tresse derrière elle, m'indique gentiment :
- L'opération est terminée. Vous trouverez le monsieur roux dans la salle de réanimation et le monsieur blond doit encore être gardé en salle de repos.
- Merci, souffle-je, avant de me rediriger, plus calmement, vers la salle de réanimation.
Reno est allongé, pâle, sur un lit semblable à celui de Roxas. Il éternue bruyamment, essaie d'esquisser un sourire en ma présence.
Je le soulève délicatement de ses draps et je me contente de le serrer dans mes bras.
Ses mains faibles viennent se poser sur mon dos, et je sens que mon geste lui fait plaisir.
Il émet un soupir, et je le repose parmi ses couvertures, passant la main sur son front, comme… ma mère, dans ce rêve.
Elle était pourtant morte là-bas, dans l'empyrée du froid, avec pour oraison funèbre le cliquetis des bombes et comme tombeau la neige et le sang.
Un interne, nommé Zexion, était appuyé sur le battant de la porte, gêné, et me fait signe de sortir.
En m'accompagnant à l'accueil, nous rencontrons une jeune fille qui lui a fait tourner la tête et rougir. Je me rappelle l'avoir déjà vue à la faculté de Roxas. Il m'avait parlé de son talent au dessin. Naminé, c'est ça ?...
Je remonte dans ma voiture, couverte de contraventions. Mais au diable, les contraventions ! Maintenant, tout se finissait bien…
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- Il aurait été heureux de te revoir…, souffla Axel, la voix brisée, au chevet de Roxas, dans une nouvelle chambre de l'hôpital.
Le blond se mordit les lèvres et maîtrisa de justesse ses larmes. Etant facilement émotif, il mit sa tête sur ses genoux pour cacher son visage grimaçant. Il faillit s'étouffer en respirant incorrectement.
Il ne s'était pas habitué à son nouveau poumon. Dans son coma, un accident avait déréglé la machine à oxygène, et elle s'était mise à lui faire inhaler du carbone, détruisant à petit feu son organe respiratoire.
Les médecins avaient détecté chez Reno le même groupe sanguin que Roxas, ce qui le rendait compatible pour une greffe. Et après l'opération, après avoir cru qu'il était hors de danger, le matin, un jeune interne nommé Demyx l'avait retrouvé mort dans son lit, asphyxié. Personne n'avait deviné une bronchite chez le jeune homme, qui, alliée à la fatigue de la greffe, avait bouché le seul poumon qui lui restait.
Roxas avait quant à lui repris des forces et devait sortir bientôt de ce bâtiment, où il avait passé une semaine. Cela lui paraissait incroyable qu'il se soit passé tant de temps.
Mais plus jamais il n'entrerait dans un édifice médical sans vouloir rebrousser chemin.
Il pensait à ce poumon, dernière chose concrète qui restait de Reno. Le fait de penser qu'il aurait pu survivre s'il l'avait gardé lui donnait envie de l'arracher de sa cage thoracique, mais son souvenir restait trop fort pour qu'il ne lui reste plus que la volonté de le chérir toute sa vie.
Axel posa sa main sur l'épaule de Roxas. Habituellement, il l'aurait embrassé, consolé de façon plus tangible peut-être, mais c'est comme si le mur invisible de son rêve réapparaissait. Hanté par l'image du masque tombant sur le sol, il se disait avec un serrement au cœur que, s'il avait sorti sa tête un instant du trou noir, il aurait vu Reno agoniser sous le regard de sa mère…
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- Oui, je voudrais que vous m'indiquiez la chambre où ces hommes roux sont allés, répéta patiemment Tifa, serrant discrètement les poings sous le comptoir.
Larxene la regarda avec un air appartenant à elle seule, à savoir un mélange d'ironie et de stupidité, puis mâchonna trois mots au téléphone, tapa sur la touche « Entrée » de son clavier, et fit :
- Chambre 26. L'un s'est fait opérer hier, et l'autre est dans cette chambre.
- Et… celui qui s'est opérer, dans quelle chambre est-il ?, demanda la policière sans vouloir paraître indiscrète.
- Entre quatre planches, tiroir 3, répondit, pince-sans-rire, la blonde hôtesse.
Son interlocutrice eut une moue de dégoût, et s'éloigna sans demander son reste.
Arrivée devant la chambre 26, elle hésita entre une entrée brutale mais expéditive, ou une arrivée plus douce mais moins intimidante.
Des voix lui parvinrent :
- Tu préfères te trouver un appartement ?
- Non, je n'aime pas être seul, Axel. Reste avec moi.
- Oui, mais ça ne sera plus la même chose sans Reno…
Tifa mit sa main devant sa bouche, le puzzle de l'histoire se formant devant ses yeux. Ainsi, l'hôtesse ne mentait pas… l'homme était mort, et les deux autres faisaient leur deuil.
Un souvenir bien trop proche, importun, défila sous ses yeux.
Elle revit Cloud partir avec Zack, un sourire aux lèvres, tandis que le brun l'enlaçait tendrement. Cloud la regardait en souriant, elle, assise au bas de l'immeuble, désespérée, et lui faisait signe de la main avant de disparaître. Pour toujours.
Tifa se mordit les lèvres, les larmes aux yeux. Et repartit dans la direction opposée, troublant quelques infirmiers au passage. Puis…
- Aïe !, fit-elle, en trébuchant sur une montagne de paperasses au sol.
- Excusez-moi, madame, murmura l'interne devant elle en ramassant ses papiers dispersés à ses pieds.
Il était beau, mate, crâne rasé, et était absolument adorable dans sa confusion. Tifa tomba sous son charme. Immédiatement.
Et, réciproquement, vu au regard qu'il lui lança de biais.
Les personnes qui les regardaient pouffaient de rire en détournant les yeux.
Après avoir aidé le jeune homme à ranger, ils convinrent d'un mutuel accord à un dîner le soir même.
Cet évènement rendit le sourire à tout le monde. Il réussit même à soutirer un furtif étirement de lèvres à Axel et Roxas quand la nouvelle leur parvint, grâce à une femme de ménage pleurant littéralement de joie. Ils apprirent plus tard que c'était la mère de l'interne.
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EPILOGUE
Retour à la maison. Une vie presque normale. Mais la blessure était trop profonde.
Le roux s'installa sur le canapé près du blond, qui se contenta de le regarder avec affection.
Leurs yeux se croisèrent et échangèrent une lueur triste. Leur amour ne se résumait maintenant qu'à une poignée de main. Car, toujours, il leur manquerait quelqu'un pour compléter leur trinité…
« Personne n'est à l'abri de rien.
Mais il y a après la pluie le beau temps,
Maintenant, plus ne sera aussi bien,
Mais, peut-être qu'autant,
C'est le début d'une autre histoire,
Qui commencera dans la tristesse,
Et qui se terminera par la victoire !
Ensemble, on peut surmonter tout ça,
Même sans espoir ni revoir,
Ensemble, on peut surmonter tout ça,
Il y a des sots, des malheureux,
Des intelligents aux bijoux onéreux,
Ils veulent vivre, ça se voit,
Ensemble, on peut surmonter tout ça,
Pourquoi pas nous ?
Le destin peut nous glacer,
Le feu du hasard nous brûler,
Ensemble, on peut surmonter tout ça ! »
FIN
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(1) Juju ! xD
(2) Quoi, vous n'avez jamais eu un prof qui connaît toute notre vie, et n'hésite pas à la déballer publiquement ? u.u
(3) J'avais fait un meilleur paragraphe. Le problème, c'est que je n'ai pas pu l'enregistrer. God dammed this stupid engine called computer :
(4) Moi ? Contaminée par les histoires paranormales ? Je plaide Mea Culpa :p
PS : Désolée pour les puristes. Reno a bien les yeux bleu-gris u.u
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Je confirme, mes poèmes ne sont pas géniaux, mais on s'improvise pas Rimbaud :p Oui, oui, c'est moi qui ai écrit cette chanson :) (Ce n'est pas vraiment une chanson, plutôt un poème, mais certaines phrases peuvent servir de refrain)
« C'est la fin ! » C'était le dernier chapitre ! Je posterais un autre chapitre pour le chemin de gauche, qui reprendra exactement au même moment. Voilà pour les intenables qui vont dire « Déjaààààà la fin xD » (à part s'il n'y en a pas et que tout le monde me dit : « Ouf, enfin la fin » :D Remarquez, les gens qui disent ça ne me reviewent pas :))
J'avais déjà écrit la fin. Le ralliement s'est fait à « l'homme était mort, et les deux autres faisaient leur deuil… Un souvenir bien trop proche, importun, défila sous ses yeux. » Si vous intéresse :D
A la prochaine, peut-être !
Je suis contente d'avoir publié cette fic et ne le regrette pas. Merci à tous...
