Auteur : Sekiryou Madhatter.

Personnages : Yumichika X Zaraki.

Résumé : Certain jour, il vaut mieux ne pas tenter le diable. C'est ce que ce dit Yumichika en retenant le frémissement de chair de poule qui passa dans son corps. S'il avait su, il n'aurait pas tenté Zaraki Kenpachi. Voilà pourquoi Yumichika le prit comme étant la seule et unique leçon que lui donna son capitaine.

Discipline à la Onzième

Chapitre III : Tenter le Diable et payer le prix!

"FLASH"

Il détestait devoir traverser ces longues rues où les échoppes de mauvais goût se côtoyaient. Fréquenter par une large populace de shinigami de l'Académie. Ne voulant pas se fondre dans la masse, il avait très vite retiré son uniforme pour mettre sa dernière acquisition, un kimono de luxe qui faisait ressortir la couleur violine de ses prunelles. Cela faisait presque huit mois qu'il devait porter cette horreur démodée et mal coupée qu'était l'uniforme des shinigamis. Alors dès qu'il en avait l'occasion Yumichika Ayasegawa s'en délestait et filait s'acheter des vêtements bien plus chatoyant.

Yumichika jeta avec une hargne, difficilement contrôlable, le corps de l'imbécile qui l'avait insulté. Puis sa colère s'évapora instantanément en voyant la dépouille tenir au dessus du sol, à plus de trente centimètre. La surprise dura juste trois seconde, puis la terreur coula dans ses veines. Ayasegawa se demanda instantanément ce qu'il pouvait faire pour se tirer de ce mauvais pas.

C'était un groupe d'inconscient qui avait osé l'aborder. Quatre hommes, visiblement ivre. L'un d'eux avait eut le regard attiré par les couleurs chatoyantes du kimono du shinigami novice, et avant que Yumichika ne puisse réajuster l'une de ses mèches...

Ces détritus lui avaient demandé combien il prenait pour la nuit. Démolir le bar n'était pas une bonne idée, mais cela avait eut le mérite de le soulager de sa rage. Et il avait bien l'intention de battre à mort l'homme qui pleurait contre le mur... Oui, celui qui avait rigolé à gorge déployé en lui passant une main autour des hanches. Le paon allait lui faire regretter d'avoir posé le regard sur lui, d'avoir songé une seule seconde à l'accoster, d'avoir posé la main sur un centimètre carré de son anatomie.

Mais ça c'était avant qu'il ne constate que ce n'était vraiment pas son jour.

Zaraki Kenpachi, capitaine de la Onzième division, jeta la dépouilla qu'il venait de recevoir, l'homme glissa le long du mur et ne bougea plus.

- Hey bah ! En voilà des manières ! Il y avait de la surprise et une forme d'enthousiasme dans sa phrase.

Son capitaine fit un pas, enjambant un corps.

- On m'avait rabattu les oreilles sur les débordements des officiers de ma division... J'pensais pas qu't'en faisait partit ! Ricana-t-il.

Zaraki coula un regard indescriptible sur la taille du brun. Il le reconnaissait, c'était celui qui accompagnait le chauve qui était venu se battre contre lui. Ikakku ? Kenpachi renifla avec dédain.

Il est vrai que le gamin avait demandé un poste. Madarame avait affirmé que ce dernier était assez fort pour ça. Alors il n'avait pas vraiment rechigné à le laisser entrer dans la division.

- Tu sais que tes bêtises me retombent dessus ? A cette question, un sourire de malade monta sur le visage du capitaine.

Le petit brun avait pourtant l'air... Fragile. Dans ce kimono luxueux et coloré, qui pouvait dire qu'il était un modeste shinigami ? Il avait cette façon de se tenir debout, serrant le bras droit sur son torse, l'autre main dans les cheveux. Une posture légèrement inclinée et hautaine.

- Si t'as envie de te battre, j'ai du temps. Ajouta-t-il.

Yumichika n'était pas suicidaire ! Il était incapable de se tenir à côté du capitaine de la Onzième lorsque ce dernier enlevait son bandeau. Le paon inspira, d'un geste nerveux il se passa la main dans les cheveux, long, ils lui coulaient jusque dans le bas du dos. La situation n'était pas fameuse, les corps n'étaient même pas froid, il ne pouvait pas nier son implication.

- Non merci. La réponse était courte et froide.

Il considérait Zaraki Kenpachi pour ce qu'il était. Soit un homme dangereux... Et puissant. La puissance l'excitait toujours. Une main attrapa la sienne, il grimaça en se retenant de reculer. Zaraki avait franchit la distance.

- C'est pas comme ça qu'on parle à son capitaine.

Grinça Kenpachi, remarquant l'agacement qui passa sur le visage de son cadet.

- Vous voulez quoi ? Lâcha le brun en tentant de ne pas laisser transparaître la peur qui le tenait. Yumichika n'avait jamais été adepte des formalités et des titres. Il détestait les nobles pour cela.

- Tu as démoli un bar, tué deux hommes... Trois. Tu crois qu'on fait des trucs pareils dans les beaux quartiers ?! Siffla Kenpachi.

Yumichika pâlit, écarquillant les yeux. Ces types l'avaient provoqué ! Puis l'idée que ces imbéciles pouvaient être d'une famille noble lui effleura l'esprit. Allait-il devoir quitter le Gotei ? Allait-il être jugé pour meurtre ?!

- Ca fait désordre... On t'a pas dressé ma parole ! Il fout quoi Ikakku ?

Yumichika eut un mouvement de tout son corps et se détacha de lui.

- Je ne suis le chien de personne ! Cracha-t-il avec une colère stupéfiante.

- T'es d'ma division ! Alors tant que tu sauras pas te tenir, tu porteras une laisse ! Avec une facilité déconcertante Zaraki immobilisa le paon et le jeta sur son épaule.

- Lâchez-moi ! Hurla son cadet.

Deux secondes plus tard, la douleur sourde lui coupa le souffle. Il porta la main à sa tête, clignant des yeux. Il lui avait collé une claque sur la tête ! Puis se mis en route.

Cela était exceptionnel ! Voir Zaraki Kenpachi trimballer quelqu'un d'autre que Yachiru Kusajishi sur son épaule, tenait du miracle. Yumichika se débattit encore un peu, il reçut deux autres claques encore plus violente et humiliante.

Le paon s'étouffa presque lorsque son supérieur le jeta par terre. Son postérieur hurla de souffrance, il était étourdit. Zaraki rigola en le regardant, le jeune homme avait les cheveux en pétard, son kimono était défait et froissé.

- Je suis sensé te filer un blâme... Mais c'était que de la vermine. Rigola Kenpachi avec un amusement non feint.

Yumichika jeta un regard en direction de la porte. L'autre l'avait ramené à la Onzième division. Il allait le mettre en détention ? Ou pas ?

- Puis t'as vue ta tenue ?! C'pas étonnant qu'ils t'ont pris pour l'une de ces tafioles qui se vendent. Finit par tranché son supérieur.

- Allez-vous faire foutre ! Jura Yumichika alléguant à son argument un coup de pied dans le genou de son supérieur.

C'était la zone la plus proche qu'il pouvait atteindre. Kenpachi s'écroula en retenant de justesse sa plainte de douleur.

- T'es une vraie saloperie !

Sifflant son supérieur attrapa les mèches sombres à sa portée et tira si violemment vers lui, que le brun suivis et se retrouva à sa portée. Il ne c'était pas attendu une seule seconde à ce que le petit brun ose une chose pareille.

- Voyons, voyons, qu'est-ce que je vais faire de toi ?! Ajouta-t-il avec une pointe de sadisme.

Haletant, Yumichika le fusilla de son regard gorgée de rage et de larmes de souffrance. C'est qu'il lui avait arraché des mèches ! Puis l'expression de Kenpachi se fit un peu plus pensive.

Et Zaraki relâcha sa prise, ce qui laissa l'autre se vautrer. Et sans qu'il ne comprenne le basculement... La main vint serré sa nuque et la langue se glisser entre ses lèvres. Pour moins Yumichika aurait hurlé et se serait débattu, pourtant il ne fit rien. Abasourdi de cette approche il tenta juste de reculer, mais la main fit le tour de sa taille et il se retrouva presque étouffé par la prise.

Zaraki Kenpachi était un homme de très haute stature. Un véritable géant, du haut de ses 2,02 m. Lorsque l'autre reprit sa respiration en s'écartant une grimace de rage déformait les traits du paon.

- Batard ! Siffla Yumichika entre ses dents.

Un soupir sonore passa les lèvres de son supérieur.

- Tu commences sérieusement à me les briser menu... T'as le choix, soit je te file la raclée de ta vie et t'es pas sûr de pouvoir un jour tenir un katana, soit on passe un moment agréable pour nous deux... Enfin autant que je pourrais rendre ça passable pour toi. Dit sur un ton sérieux Kenpachi.

Encore affalé sur le brun, Kenpachi se gratta la joue gauche avec un peu de gêne.

- Tu remarqueras qu'j'ai pas mon katana... Faudra que je te brise les os à mains nues... Et j'pense que tu ne voudras pas être défiguré. Pas vraie ? Sa seigneurie en kimono de luxe ?! Ajouta-t-il d'un ton badin et... Subjectif ?

Un homme pareil était donc capable de prendre un tel ton ?!

- Vous plaisantez ! Jura le brun en sentant sa gorge s'assécher.

Kenpachi resta immobile, puis il posa de nouveau son regard sur lui.

- J'ai pas l'habitude de faire ce genre de proposition... Mais ça me ferait vraiment chier de te latter sans mon katana. Yach' l'a prit pour faire je sais pas quoi avec... Si t'insiste, j'peux te rendre boiteux et on s'arrête là.

En disant cela, il commença à se redresser. Près à changer de répertoire, même si cela l'ennuyait. C'est vrai qu'il s'était dit qu'il allait faire passer le goût aux imbéciles qui donnaient l'occasion au vieux de lui infliger de longues heures de séance de kido.

Mais lorsqu'il avait posé son attention sur le brun... Dans ce kimono. Il était scandaleusement beau et fier ! Même le meilleur prostitué n'avait pas l'arrogance de ce gamin.

- Putain, j'ai pas le choix alors ! Grinça le brun.

Kenpachi eut une moue de surprise. Jusqu'ici il se fichait des cicatrises qu'il avait sur le visage, mais de toute évidence son aspect posait problème. Il écarquilla l'œil visible... Il n'était pas assez beau pour le gamin !

- J'te pensais pas regardant, tu traine bien avec le chauve, non ? Le coup de pied s'écrasa avec rage sur l'entre jambe de son supérieur qui en eut le souffle coupé.

- On est pas ensemble connard ! Rugit le brun. Pour moins Zaraki avait déjà tué.

De sa main gauche il attrapa le visage du brun, et avec une colère réelle il lui frappa l'arrière du crâne contre le sol. Une fois, deux, la troisième fois le corps se ramollit un peu. Il inspira profondément alors qu'il se retenait.

« Ne pas tuer ses subordonnés hors d'un champ de combat. Règle numéro trois » lui souffla la voix autoritaire du Sotaicho.

- T'es lourd... Fit la voix étouffée dans sa main.

Il était encore conscient ? Cette idée le fit lâcher prise. Yumichika grimaça sans bouger, il cligna des paupières un instant. La douleur carillonnait dans sa tête.

- T'es coriace. Remarqua le capitaine.

- Sans blague ! Putain ! Faîtes ce que vous voulez qu'on en finisse. Souffla Yumichika en se mordant la lèvre.

Un sourire de triomphe passa sur le visage de Kenpachi.

L'autre eut un vertige lorsque la poigne l'aida à se relever contre sa volonté. Il trébucha maladroitement alors qu'il l'emmenait dans une pièce attenante. Bien plus tard, il apprendrait que cette chambre était celle réservé au fukutaicho de la division.

Il lui avait ouvert la tête ! Étourdit, il fut surprit que son supérieur le pousse dans le futon. La gêne lui monta à la gorge lorsque ce dernier poussa les bords de son kimono. C'était quoi ça ?

La main se posa sur son torse, les doigts effleurèrent son ventre. Puis la caresse s'arrêta là. Zaraki observa un instant le corps souple sous lui, il inspira et chassa les divagations qui lui venaient à l'esprit. Prenant place au-dessus de lui, il plongea le visage dans le cou fragile et mordit tout en laissant ses mains se saisir du désir non éveillé.

Yumichika avait pensé... Qu'il le prendrait directement. Il s'agita et impulsivement le brun alla serrer les mains qui s'affairaient sans douceur sur lui. L'autre était bien plus grand et imposant que lui. Il avait du mal à respirer alors que le feu d'une honte cuisante lui brûlait la gorge.

- HEY ! S'écria-t-il en sursautant et geignant malgré lui. L'autre démarrait fort, vraiment.

Zaraki ricana doucement sans pour autant ralentir son rythme.

- J'ai parlé de passer un moment agréable, non ?

Arg ! C'est qu'il lui faisait mal l'imbécile à le tenir aussi fort et... Il frissonna lorsque la langue glissa sur son téton. La douleur perça lorsque les crocs se plantèrent dans le bouton de chair, puis la chaleur se répandit juste après sous l'attention de la langue joueuse.

- J'suis pas de nature patiente, alors... Fit la voix rauque à son oreille.

Yumichika se sentit réellement dépité et rageur. Alors quoi ? Il lui serrait bien trop fort les bijoux de familles et il mordait bien trop fort. Mais serait-ce judicieux de lui dire qu'il se prenait comme un pied ?

Yumichika écarquilla les yeux à l'idée que l'autre pouvait tout aussi bien lui arracher à main nue ce qu'il tenait. Sachant où se trouvait ses intérêts, soit entre les mains de Zaraki Kenpachi, il grimaça un sourire de circonstance.

- On passe à la suite... Marmonna-t-il en serrant les dents.

Puis la poigne s'adoucit totalement, il réajusta sa prise sur le désir de son cadet qui soupira de surprise. Les bruits qui résonnaient étaient embarrassants et faisaient rougir Yumichika.

C'était bien mieux comme ça, à vrai dire... C'était même trop. Le regard du brun se voila un peu.

Sons de chair rabattu, de plaintes mal étouffées, de respiration haletante. Il ne remarqua même pas que son aîné se glissait pensivement deux doigts dans la bouche. Ce n'était pas si mal comme ça, juste vraiment étrange, et douloureux sur les bords.

La douleur le fit trembler alors qu'il retenait son exclamation. Il se mordit la lèvre, ce qui n'était pas une bonne idée, alors que l'intrus continuait son exploration. Ça faisait un mal de chien !

Kenpachi grogna de contrariété, toute cette affaire lui semblait bien compliquée. L'autre était bien trop étroit !

- Détends-toi bordel. Siffla-t-il.

Se détendre ?! Alors qu'il lui mettait un truc aussi profondément dans le corps sans préparation en plus ! Jurant Zaraki se retira et tendit la main vers un meuble pas loin, et fouillant il revint avec un flacon. Il en versa une portion généreuse et sa main devint visqueuse.

L'intrusion fut plus facile, mais non sans résistance. Prenant sur lui, le jeune homme haletait en serrant les dents. Il agrippa les épaules de son capitaine lorsque ce dernier lui écarta un peu trop les jambes à son goût.

Le reste s'annonçait abominable... Pourtant, l'autre ne se glissa pas en lui, non. Kenpachi ajouta un autre doigt dans le but de le préparer. Cette vision était assez excitante, puisque les jambes de son cadet tremblaient convulsivement.

Il fit une chose qui arracha un cri de surprise à son subordonné. Il s'inclina et plongea les crocs dans l'intérieur de la cuisse. Une autre morsure fit sursauter le brun qui lui agrippa les cheveux.

Cette sensation là, le détournait de la souffrance de ses entrailles. Zaraki reprit son massage de sa main droite et des sons bien plus attrayants montèrent du corps qu'il tenait du bout des doigts.

Kenpachi s'humidifia la lèvre inférieur en se relevant, il avait remplit sa condition. Et de toute façon, il ne pouvait pas tenir plus longtemps ! Il défit sa ceinture, le soulagement et l'excitation le firent grogner lorsqu'il étala une bonne quantité d'huile sur sa peau sensible. Il releva un peu les hanches de son cadet qui s'affala en arrière à cause du mouvement.

Malgré la préparation, il dû insister pour forcer le passage. Un sifflement d'agacement monta de Kenpachi alors qu'il serrait les dents en poursuivant son avancé.

L'autre s'arqua en retenant difficilement un cri guttural, son aîné s'arrêta net. Ce n'était pas bon du tout ! Il attira le brun vers lui et lui souleva les jambes qu'il posa sur ses épaules.

Suffoquant un peu, Yumichika ouvrit la bouche pour respirer. Peu importe ce que faisait son supérieur, il était bien trop imposant !

Le nouvel angle trouvé Kenpachi reprit son avancée et la plainte monta même si cette dernière était moins aiguë.

- Détends-toi. Grogna son supérieur.

Un rire éperdu monta de Yumichika.

- Essaie avant de t'enfiler connard ! Lâcha-t-il en tapant d'un poing rageur sur le bras à sa portée.

Cette idée absurde lui tordit l'estomac alors que la souffrance refusait de refluer.

- P'tain... J'ai pas mit la moitié... Jura Kenpachi.

L'autre pâlit. Il se retira juste un peu, et poussa lentement de nouveau, puis se retira encore.

- Allez, allez, allez... Marmonna l'autre en l'encourageant d'une voix basse.

La résistance ne faiblit pas réellement, un son étranglé de protestation monta du brun alors qu'il grimaçait un peu plus à chaque avancé.

- Aaaaaah ! Ah... Yumichika serra les dents en portant la main à ses lèvres pour taire les sons qu'il émettait.

Kenpachi vacilla et sa main gauche lui servit d'appui, l'autre serrant la cuisse droite du corps dans lequel il tentait de pénétrer. L'étau lui prit un hoquet alors qu'il se retenait de pousser trop durement.

- Oh putain, t'es... Il serra les dents et donna un nouveau coup de hanche.

La nausée noua l'estomac du paon. Les larmes remplirent ses yeux et il serra les dents jusqu'à avoir mal à la tête.

- Juste... Un peu... Haletant, Kenpachi s'arrêta brutalement.

Le contact de la main contre son visage le ramena un peu.

- C'est quoi... Ton nom déjà ?

Il fronça les sourcils en inspirant profondément, luttant et tremblant de tout son corps contre la pénétration douloureuse.

- Ayasegawa... Ayasegawa Yumichika. Haleta-t-il.

Il se rendit à peine compte que son capitaine ôtait l'une de ses jambes de ses épaules, des mains se refermèrent sur les parties charnues puis les écartèrent en positionnant sa hanche un peu plus basse.

D'un mouvement de rein très brusque Zaraki s'enfonça profondément, prenant au passage un cri perçant qui resta suspendu dans l'air. Deux secondes plus tard, un mouvement lui arrachait une plainte aiguë.

Il fallait être masochiste pour accepter de coucher avec Kenpachi !

Il plia la jambe de son cadet avec une facilité déconcertante, le faisant se tourner de façon étrange. L'angle ne lui disait rien du tout, et il ne comprenait pas vraiment comment sa jambe avait put se retrouver sur l'épaule droite de son capitaine, et l'autre... Entre les jambes de Zaraki a genou.

La pression dans ses entrailles avait juste un peu diminué, et il soupira presque en sentant le désir imposant le quitter. Pour revenir en une lente poussée qui le fit se cambrer, en lui coupant le souffle. Le frisson le secoua lorsque la langue se glissa dans le creux de son genou posé sur l'épaule de son supérieur. Il se crispa de plaisir lorsque l'autre mordit la zone sensible.

Zaraki pouvait sentir les contractions de l'étau autour de lui, il se retira et revint encore, changeant le rythme des poussées. Kenpachi pensait avoir trouvé le bon angle et alternait de petits coups de hanche à de longue pénétration. Il recula jusqu'à la moitié et s'enfonça en soulevant le corps contre lui.

- Ca va ?

A cette question l'autre laissa juste filer un chapelet de plainte, la sueur coulait sur ses tempes, et ses mains froissaient difficilement l'uniforme de son supérieur. Il protesta mollement lorsque pour la troisième fois il changea sa position, faisant monter ses jambes sur ses épaules.

Un instant Yumichika cru qu'il allait s'étouffer lorsqu'il l'écrasa contre lui. Ses lèvres devinrent bleues à cause de la douleur, il devait toucher tout ce qu'il avait comme organe interne.

- Juste... Comme... Ca... Marmonna-t-il en donnant un coup de rein insignifiant qui prit un petit cri perçant à Yumichika. Véritable jappement de souffrance.

Kenpachi plongea le visage dans les mèches brunes, gémissant profondément de bien être.

- Bientôt finit... Haleta son supérieur.

Le capitaine ne réagit pas vraiment en sentant les ongles s'agripper à son dos.

- Oh putain ! Oui ! Grogna Zaraki en sentant les spasmes faire se resserrer l'intimité.

Il se retira et plongea de nouveau jusqu'à ce que l'autre soit totalement plaqué contre son bassin. Yumichika se cambra et trembla en se déversant contre le torse de l'autre homme.

Une main vint lui tenir la nuque, il eut du mal à détacher ses mains qui tenait l'uniforme au point de lui blanchirent les jointures. Et les coups de hanche de son supérieur devinrent réellement brutaux, les larmes coulèrent sur ses joues alors qu'il n'avait tout simplement plus de voix pour crier.

La brûlure lui gagna le bas ventre, et la sensation de flottement l'envahit, il se ramollit incapable de tenir le rythme.

- C'est bon pas vrai... Ricana l'autre entre deux coups de reins.

- Trop... Pro...fond... Contre toute attente, il le sentit se retirer et ne pas revenir totalement.

Mais l'épaisseur coulissante continua ses mouvements sans que Yumichika ne sache vraiment comment il faisait pour le soulever, le tenir et le faire glisser sur lui avec une telle aisance.

La brûlure le fit grimacer, puis un seul cri de jouissance lui échappa lorsque le doigt se glissa en lui, venant presser la boule de nerf en lui. La pression continue contre sa prostate et la sensation de ce corps imposant glissant lui firent perdre la raison. Il n'avait jamais expérimenté pareil mélange. Martyrisant le nœud de nerf d'un doigt avide,

Kenpachi ne se gênait plus pour laisser libre court à ses coups de hanches endiablés.

- Pitié, pitié, pitié, pitié, pitié, pitié ! Lâcha-t-il en convulsant presque autant de douleur que de plaisir.

Il n'entendit pas vraiment le rire guttural qui résonna dans la pièce, et ses protestations furent étouffées par un baiser vorace auquel il ne put pas échapper. Puis haletant et suffoquant il se contracta si fort qu'il eut l'impression que son cœur allait tout simplement cesser de battre.

L'orgasme ne dura que quelques minutes mais cela lui parut une éternité dans le supplice de sensation contradictoire qui le submergeait. Le paon s'effondra comme une poupée de chiffon, sa respiration saccadée lui brûlait les poumons. Il grogna lorsque le corps le quitta définitivement.

- T'es un sacré coup... Souffla Zaraki en s'échouant juste à côté de lui.

Le capitaine de la Onzième le regarda pensivement, puis d'un geste... Tendre ? Il réajusta les pans de son kimono. Yumichika n'osa pas bouger d'un centimètre, il fut cependant reconnaissant lorsque son aîné posa une couverture sur lui. Et le sommeil le gagna très vite.

o*O*O*o _ o*O*O*o

Yumichika avait mal dans les moindres recoins de sa personne. Il se demanda même s'il pourrait remarcher normalement. Le paon retint sa respiration lorsque la paume large passa dans ses mèches en une caresse tendre.

Un frisson violent le secoua et lui noua l'estomac. Il eut une sorte de nausée brûlante, alors qu'il blêmissait. Ce que l'autre lui avait fait était quelque chose d'indicible ! Comment pouvait-on offrir une telle jouissance douloureuse ? Plutôt mourir que réitéré pareille expérience !

La porte coulissa et la petite rosée fit quelques pas, aussitôt Kenpachi se tourna vers elle.

- Où t'étais ? Cracha-t-il énervé.

- Yachiru-chan voulait voir si le katana de Ken-chan pouvait être réparé...

La fukutaïcho avança, réellement intrigué pour le coup. Elle poussa l'immense corps du capitaine pour voir la nouvelle recrue, Yumichika découvrit par la même occasion son surnom.

- Il est arrivé quelque chose de grave à Chou-san ? Il faut emmener Chou-san se faire soigner ? Ken-chan préfère s'occuper de lui ? [chou [ちょう] : Papillon en Français]

- Il a besoin de repos, laisse le tranquille. Va jouer ailleurs.

Grommela Zaraki en l'attrapant par le col, la soulevant comme un paquet.

- NAN ! Yachiru-chan ne partira pas ! A chaque fois c'est la même chose ! Ken-chan trouve quelqu'un de beau et le garde que pour lui avant de lui dire de partir ! Cette fois-ci on le garde ! Yachiru a parlé ! Yachiru veut ! Ken-chan fait !

Il la lâcha de surprise. Il soupira profondément en se grattant la nuque.

- On n'en a déjà parlé... Je ne garderais jamais personne contre son gré, ce n'est pas un jouer. Il partira quand il ira mieux.

- Il restera ! S'écria la fillette avec véhémence.

- Dis ! Tu resteras ! Il veut rester ! Il veut ! Chou-san veut rester ! Yachiru veut que Chou-san reste et Chou-san restera, et...

- Ayasegawa. Coupa Kenpachi. Il s'appelle Ayasegawa, et ce n'est pas un papillon. Yachiru, les gens...

-Chou-san veut... Elle éleva à son tour la voix.

- YACHIRU ! Le cri résonna dans la pièce, elle se figea de stupeur alors que la main levé restait suspendu au dessus d'elle. Kenpachi avait été à deux doigts de la gifler. Elle fondit en larmes.

- Pourquoi Ken-chan veut jamais garder les gens qu'il aime bien ?! Pourquoi à chaque fois il leur fait du mal ?! Ken-chan fera aussi du mal à Yachiru-chan ?! Il lui dira de partir ?! Yachiru veut pas que Ken-chan finisse seul ! Il est beau, Ken-chan l'aime bien, alors il reste ! Je veux qu'il reste, je veux qu'il reste, je veux qu'il reste, je veux qu'il reste, je veux qu'il reste ! Se mit-elle à scander de sa voix criarde. S

on reiatsu se mit à onduler autour d'elle, l'air devint suffoquant.

- SILENCE ! Rugit le paon en se redressant.

Il agrippa sa tête à pleine main, puis respira de façon bruyante. Et contre toute attente, la fillette se jeta sur lui, l'encerclant de ses bras.

- Pardon ! Yachiru-chan ne criera plus. Marmonna-t-elle.

Son reiatsu retomba brutalement.

- Voilà pourquoi on ne peut garder personne ! Tu es incapable de te contrôler ! Tu finiras par le tuer ! Cracha Kenpachi en la fusillant.

- Mais...

- Il n'est pas assez fort pour supporter ton reiatsu et le mien. Trancha-t-il froidement.

Elle semblait désœuvrée.

- Lâche-le ! Il l'arracha littéralement.

Et Yumichika pris une profonde inspiration, il glissa par terre en toussant.

Les yeux baignés de larmes, la fillette continua de le regarder se débattre.

- Qu'est-ce qu'on avait dit ?! Tu ne t'approche de personne jusqu'à ce que tu arrive à te contrôler entièrement. Ne touche pas les shinigamis.

Une grimace de douleur déforma les traits de Yachiru.

- S'il te plaît, Ken-chan... S'il te plaît... On peut le garder... On peut...

- Non. Cracha-t-il froidement.

- S'il...

- NON ! Hurla-t-il.

Il la secoua avec brutalité, elle hoqueta en criant faiblement.

- Et tu sais pourquoi ? Parce que je vais le tuer ! Tu vas le tuer ! Nous le tuerons tous les deux avec notre reiatsu! Fais ça entré dans ta tête de gamine !

Il la lâcha, elle tomba.

- Ken-chan méchant ! Yachiru ne tenta même pas de se relever.

- C'EST LA DERNIERE FOIS QUE TU ME DIS DE GARDER QUELQU'UN ! Ajouta-t-il en se levant d'un bond.

- Ken-chan fait mal à Yachiru... Se plaignit-elle.

- TU VEUX TE REVEILLER AVEC UN CADAVRE ?! Il semblait brutalement aux aboies.

Il inspira, puis la porte claqua.

Seul le sanglot de la fillette se faisait entendre dans la pièce. Yumichika se demanda dans quelle histoire il c'était encore embarqué.

- Yachiru-chan fera attention pour pas transformer Chou-san en cadavre... Marmonna-t-elle en reniflant.

Une sorte de rire nerveux lui échappa.

On lui offrait la liberté, Zaraki Kenpachi lui disait clairement qu'il ne le retiendrait pas. Ne venait-il pas de lui avouer qu'il ne voulait pas le tuer ? Il venait de devenir l'amant de son supérieur. Un amant qu'il ne pouvait pas garder.

o*O*O*o_o*O*O*o

Le paon réajustait les bords de son kimono, il avait l'impression d'avoir brutalement vieillit en accéléré.

Zaraki Kenpachi jeta un coup d'œil anxieux dans sa direction, Yumichika tentait de tenir droit malgré les éclairs de souffrance qui lui venaient des reins. Et puis merde ! Ca faisait juste trop mal ! Ses jambes se dérobèrent, et Kenpachi le soutint avec une bienveillance surprenante.

- J'y suis allé trop fort... Marmonna-t-il en soupirant.

Trop fort ? Ce malade l'avait déglingué ! Un spasme lui tordit le ventre, mais Zaraki ne bougea pas.

- Reste couché encore. Il le transporta dans le futon et le borda.

Il n'arrivait pas à le croire ! Cette situation était un vrai cauchemar ! Yumichika fit de gros yeux en voyant la main réajuster ses cheveux, avec agacement il tapa les doigts qui s'attardaient sur sa joue. Il ne voulait pas d'une quelconque pitié. Le rire grave et masculin le frappa, le brun releva les yeux sur son supérieur.

- T'es un sacré numéro !

- J'ai mal... Laissez-moi tranquille. Siffla-t-il d'un ton aigre.

Il ne savait plus sur quel pied danser avec Zaraki. Il avait voulu lui faire mal, non ? Alors pourquoi perdre son temps avec lui de cette manière ?

- Je ne suis pas une femme. Grinça Yumichika.

Son capitaine resta perplexe, puis ne sachant pas ce qui se passait dans l'esprit de l'autre homme abandonna.

- C'est parce que t'es teigneux qu't'as postulé pour la Onzième ?

- J'ai faim... Soupira Ayasegawa.

- T'es une vraie chochotte. S'exclama son supérieur.

Un éclair de rage passa dans les prunelles de son cadet. Sa main fusa avec hargne et ses doigts s'étalèrent sur la joue droite de Kenpachi. Le son de la gifle résonna, et la peur envahit le brun. Il réalisa ce qu'il venait de faire, blêmit et se tassa.

Zaraki porta la main à sa joue, abasourdi. L'air choqué et éperdue de son cadet le sidéra, puis ne pouvant résister... Il éclata de rire.

- Oh putain, on m'l'avait jamais fait celle-là ! J'vais te chercher à manger.

Secouant la tête comme s'il était face à une cause perdue, Kenpachi quitta la pièce. Mais revint très vite. Yumichika baissa la tête, contrarié et nerveux.

- Je m'excuse pour la gifle. Marmonna-t-il.

Kenpachi tendit la main, et attrapa la poignée de son cadet qui se figea juste une seconde, avant de tirer contre lui. Il le relâcha net, puis admira la façon dont la colère et l'incompréhension passèrent sur son visage.

- Hormis ce qui vient de se passer... Tu compte réellement rester à la Onzième.

- Pourquoi ? Vous voulez me jeter dehors ?! J'ai râté le casting peut-être ?! Gronda Yumichika en se frottant la poignée.

Il était surprenant ! Vif et hargneux, mordant et... Effrayé.

- Rien ne t'obliges à ça, si tu ne le souhaite pas. Et puis arrête d'être comme ça, j'couche pas avec mes subordonné en général.

Le sang monta au visage du brun. Que devait-il comprendre ?

- Je reste à la Onzième... Mais me touchez plus. Souffla-t-il sans oser lever les yeux.

Quelque chose à l'intérieur de Zaraki se refroidit. Avait-il seulement espéré ?

- J'en ai pas l'intention. Marmonna-t-il entre ses dents.

Voulant faire la discussion, il s'assit sur ses genoux.

- T'es arrivée en même temps que le bonze, Ikakku ?

Yumichika tendit la main, et attrapa un onigiri.

- Mmh... Grogna-t-il vaguement.

- C'est pour lui que t'es v'nu ?

Il continuait de fixer le profil, un tic passa sur la joue du brun.

- Qu'est-ce ça peut vous faire ? Grinça-t-il en fronçant un sourcil.

- C'est ta raison d'être ici ? Rétorqua Kenpachi en admirant la façon dont son sourcil s'arquait.

- Qu'est-ce ça peut vous faire ? Cracha un ton plus haut Yumichika.

- C'est ton amant ?

- FICHEZ-MOI LA PAIX ! Aboya-t-il en le fusillant.

Durant une fraction de seconde il se figea, puis recula en voyant la main se diriger vers lui.

Les doigts de Kenpachi se refermèrent sur sa main. Il nettoya doucement les restes de l'onigiri écrasé, alors que la main tremblante de Yumichika devenait passive. Il admira la peau fine, les doigts bien plus petits que les siens. Puis son regard remonta et croisa celui contrarié d'Ayasegawa.

- Quelque chose ne va pas.

- Vous avez le même regard que ces imbéciles de noble qui se vautraient à mes pieds pour me les embrasser.

Il murmura très bas, puis reprit sa main sous l'expression choqué de Zaraki.

- Je suis un homme, pas une geisha ! Un frisson secoua Kenpachi.

Il attrapa une portion et se mit à manger. Yumichika fit de même.

- Tu aimes les hommes ? A la question, il s'arrêta.

Kenpachi resta perdue de voir la précision de ce geste, il y avait une sorte de grâce affecté.

- Non. Cracha froidement le brun.

- Tu aimes un homme. La main tremblota, hésita puis attrapa une portion.

- Je ne comprends pas la question. Grinça-t-il déranger de voir son supérieur fixer son attention sur ses mains.

- Ayasegawa, je sais ce que tu es. Le paon s'agita.

- Et tu penses qu'en devenant shinigami, en entrant à la Onzième cela changera ta nature ?

Demanda avec incrédulité son capitaine.

- Vous croyez savoir ce que je suis, je suis shinigami, je suis à la Onzième et c'est ma nature. Laissez-moi tranquille. Le silence tomba.

- Tu veux quel poste ? Yumichika releva la tête.

- Quoi ?

- Je te demande quel poste tu veux tenir, puisque tu restes à la Onzième.

- Je... J'ai...

- Il y a le huitième siège, le septième est tenu par Maki-Maki, et je crois que le quatrième me déteste réellement. Madarame a prit le troisième. Et Yachiru est ma fukutaïcho. Si tu veux vraiment rester parmi nous, choisit le poste qui te conviendra le plus. J'y connais rien en bureaucratie et affectation de poste. C'est chiant comme la pluie cette merde. Alors prend ce que tu veux, moi le reste je m'en fou.

Yumichika réfléchit intensément.

- Le cinquième ? Il est où ?

- C'est suicidé le mois dernier. Marmonna-t-il en avalant sa bouchée.

- Le Sotaïcho m'a cassé les pieds, « enquête interne »... Comme si j'allais perdre mon temps à le tuer et à faire passer ça pour un suicide ?! Ils sont tous fous ! Grogna Kenpachi dans sa barbe.

- C'est tout ? Vous me donnez le poste et on s'arrête là ?! Y'a pas un... J'sais pas moi, un protocole ?!

Lança incrédule le paon.

- Normalement, tu aurais dû te battre contre celui qui est en fonction. Mais l'ancienne équipe de shinigami n'a pas apprécié que je tue leur capitaine. Les places sont vacantes, alors ?

- Cinquième siège. Lâcha d'un bloc Yumichika.

Un sourire psychopathe passa sur le visage de Zaraki, un sourire que Yumichika n'arriverait jamais à définir et comprendre. Il avait l'impression qu'il aurait dû se sentir rouler par le marché, qu'il aurait dû être révolté ou quelque chose y ressemblant.

Kenpachi avait eut ce qu'il désirait... Et lui aussi d'une certaine façon, non ?

Alors pourquoi ressentait-il comme un arrière goût de cendre dans ce qu'il venait de manger. Yumichika n'était pas vraiment croyant, qui pouvait se targuer de l'être encore au Seireitei ? Mais il avait l'impression qu'il venait de vendre son âme au Diable.

Comment pouvaient-ils avoir cette discussion si décalé, après ce que cet homme lui avait fait subir.

Qu'avait-il hurlé sur la rosée ? « Tu veux te réveiller avec un cadavre !? »

Et qu'avait marmonné Yachiru ? « Yachiru-chan fera attention pour pas transformer Chou-san en cadavre... »

Mais qu'est-ce que cela voulait dire ? Se réveiller avec un cadavre ?

- Taïcho ?

Kenpachi avala de travers, il se reprit difficilement.

- Et bah ! Si c'est pas beau ! Ouais ?

Il n'avait même pas eut besoin d'exiger de lui qu'il l'appel par son grade ! Voir le brun aussi formaliste le surprit agréablement.

De son côté, Yumichika s'interrogeait, pouvait-il lui demander ? Qui était le dernier cadavre que vous avez serré ?

- Y-a-t-il un problème avec Kusajishi-fukutaîcho ? Je veux dire... La dernière fois.

Le sourire de Kenpachi disparut.

- La p'tite à des difficultés, évite de rester trop près d'elle. Son reiatsu fait des siennes.

- C'est-à-dire ?

Il ne voulait pas discuter de ça. Cela dû se voir sur son visage.

- Une connerie... Reiatsu intrusif qu'ils nous ont dit les toubibs. On cherche un moyen de neutraliser sa force. Faut pas la contrarié le reste du temps, en général tout va bien.

- D'où l'histoire de cadavre ? Le silence tomba, Kenpachi ne cilla pas.

Puis soupira en grommelant.

- Ouais, c'est pour ça les cadavres.

- C'est quoi le rapport avec vous ?

Il y avait énormément de surprise dans la question. Kenpachi avala un autre onigiri en silence.

- T'as décidé de me foutre en rogne parce que t'as mal au cul, c'est ça ? Lâcha Kenpachi en grinçant des dents.

Yumichika ne bougea plus, attendant visiblement que quelque chose se produise. Zaraki lui attrapa le menton.

- C'est ta façon de me faire comprendre que tu m'en veux.

- Non... Souffla le brun d'une voix étouffée comme s'il avait du mal à respirer.

La tension monta dans les tripes de son subordonné, le contact des doigts sur sa peau le tétanisa.

Kenpachi reconnaissait parfaitement les signes de soumission chez lui, tout son corps se pliait inconsciemment à sa présence. Ayasegawa n'était que passivité et crainte.

Cependant, il y avait quelque chose dans sa voix, dans le froncement de ses sourcils qui hurlait qu'il ne le voulait pas.

- Comment s'appelle celle qui t'a élevé ? Lança Kenpachi. La question stupéfia Yumichika qui le dévisagea.

- Je me suis réveillé un matin, seul, dans le Rukongaï, comme tout le monde. C'est quoi cette connerie ? Marmonna-t-il.

- Je te parle de celle qui a servit à ton éducation, chez les « Shin'ju Aoi ». Tu as grandit là-bas, pas vraie ?

Il tressaillit si violemment qu'on aurait cru qu'il voulait se lever, la panique passa sur son visage. C'était un clan de femme participant à l'éducation des Geishas qui servaient les nobles. Elles sélectionnaient rigoureusement les âmes qu'elles formaient.

Kenpachi y avait vue deux jeunes garçons une fois... C'était stupéfiant ! Il était impossible de se douter qu'ils étaient bien des hommes, et il aurait juré le contraire, si la vue de leurs torses nus ne l'avait prouvé.

- Vous n'êtes pas noble ! La réplique de son subordonné ressemblait à une accusation.

Il secoua la tête. Pouvait-il lui avouer que Yachiru portait un kimono luxueux de ce clan, lorsqu'il l'avait trouvé ? Luxueux et déchiré, baignant dans une mare de sang. Et lorsqu'il avait fait la remarque aux femmes, toutes lui avaient répondu qu'il n'y avait pas de mère en leur sein, et que la fillette était trop jeune et immature pour leur appartenir.

- Son nom. Reprit Kenpachi.

- Aya... Souffla-t-il d'une voix blanche.

- Combien de temps ? Yumichika détourna la tête.

- Suffisamment pour les haïr.

On lui avait apprit à prendre comme un honneur, le moindre geste dans sa direction. Apprécier et vénérer le toucher, se plier au désir de l'autre. Il avait été élevé pour répondre au désir des femmes, il n'y avait que les courbes féminines qui l'intéressaient. Bien sûr, pour cela il devait être présentable, désirable, irréprochable.

Puis tout avait basculé le jour où un homme avait insisté pour l'avoir. Un homme ? Quelle idée ?! Yumichika avait alors découvert qu'il était un objet de désir recherché, il avait sentit un profond dégout et dédain à voir ces hommes se coucher sur lui, quémander ses caresses, réclamer son corps.

On le voulait, lui ?! Comment osaient-ils penser une chose pareille ?! Il était beau, soit. Mais il était un homme avant tout. Et ce désir qu'ils avaient tous de le posséder le rendait ivre de rage.

- Elle t'aimait. A la base, Kenpachi avait pensé formuler une question.

Pourtant l'affirmation s'imposa dans son esprit. Un voile passa sur les yeux du brun.

- Moi aussi. Souffla-t-il, presque éteint.

Kenpachi le relâcha.

- Et ? Tenta-t-il pour relancer la suite.

Yumichika releva les yeux sur lui, comme s'il le voyait enfin.

- Ils l'ont défigurée. Cracha-t-il avec dégout.

Il secoua la tête, qu'est-ce qui lui prenait de lui parler aussi ouvertement ? Zaraki Kenpachi ne pouvait pas comprendre.

- Vous tuer les gens après avoir coucher avec ? Lança Yumichika comme s'il voulait à son tour savoir quelque chose de lui.

Kenpachi écarquilla les yeux.

- Putain... C'est pas une façon de parler... J'ai l'air de... J'te ferais voir que t'es encore vivant ! Pourquoi tu sors une connerie pareille ? Grommela Zaraki abasourdi, alors qu'il se sentait réellement vexé.

- T'es vivant connard ! Cracha-t-il en reculant brutalement.

- Alors c'est quoi cette histoire de se réveiller avec un cadavre ? Le capitaine le dévisagea.

- T'es une saloperie persifflant !

Yumichika ne réussi pas à calmer le rire de gorge qui lui vint. C'était bien la première fois que quelqu'un lui faisait une telle remarque avec autant de surprise. Son rire calma aussitôt son capitaine. Un rire rafraichissant et vrai.

- J'comprend pourquoi il est si possessif. Marmonna Kenpachi en laissant un sourire flotter sur ses lèvres.

- Qui ? S'enquit le paon.

- Ta moitié.

- Ma quoi ? La joie déserta le visage de Yumichika avec une telle rapidité que cela fut choquant.

- Je parle de ton bonze.

- Nous ne sommes pas ensemble. Le ton était froid.

Kenpachi ricana.

- J'sais pas trop... J'veux pas voir ce qu'il ferait si vous étiez amant alors...

La perplexité et l'agacement passèrent sur les traits de son subordonné.

- De quoi ?

- Amant. Tu sais qu'il remue la Onzième en ce moment pour te retrouver ?

Il sembla choqué.

- Deux types ricanaient en disant que t'avais dû filer avec deux bourrins pour t'amuser... Ben crois moi, c'était la première fois de ma vie que je voyais qu'on pouvait frapper avec le plat d'un katana avec autant de précision et de force dans un seul geste. Rigola Kenpachi.

- Vous ne lui avez pas dit que j'étais ici ? S'étonna Yumichika.

- Très peu pour moi. Ikakku est sympa comme type, j'ai pas envie de me taper une crise de jalousie. Madarame n'est pas le genre à avaler ce type de couleuvre, ça gâcherait tout. Remarqua le capitaine.

Yumichika secoua la tête.

- Nous ne sommes pas amants. Répéta d'un ton buté et agacé Yumichika.

- Tu tiens à ce qu'il sache qu'on a coucher ensemble et que c'est parce que tu tiens pas sur tes guiboles que t'es cloitré dans la chambre de Yachiru ?

Il ouvrit la bouche, l'insulte fusa dans son esprit. Alors que son zanpakuto lui soufflait qu'il préfère mourir. Ikakku ne comprendrait jamais qu'il n'avait pas put lutter contre leur capitaine, que Zaraki Kenpachi était de la trempe des hommes devant lesquels il ne savait que plier et se courber. Yumichika se passa une main sur le visage, décontenancé et rageur.

- Il ne comprendrait pas. Annonça Kenpachi.

- Tu ne lui as jamais dit d'où tu venais, n'est-ce pas ? Reprit Zaraki après un court silence.

- Vous comptez me faire chanter ? Demanda d'un ton calme Yumichika. Kenpachi secoua la tête, se demandant comment il faisait pour être choqué et surprit encore par ce qui sortait des lèvres du brun.

- Pour quoi faire ? Te sauter ? J'prend pas mon pied de cette façon là.

- Alors pourquoi m'emmerder avec toutes ces questions ? Jura Yumichika.

Son capitaine se gratta la joue gauche, un tic qu'il finirait par identifier comme étant celui de la gêne.

- Parce que ça crève les yeux, Yumichika, peut-être que tu pouvais te balader dans le Rukongaï comme ça sans attirer l'attention, mais ici. Y'a un tas de code à la con ! T'as vue tes cheveux ! Ton kimono ! T'es un shinigami, pas un putain de gigolo ! Tu te comporte ouvertement comme si tu l'étais, alors va pas t'étonner si on te fait des propositions à tour de bras.

Les lèvres de Yumichika devinrent blêmes à force d'être serré.

Sa tenue ? C'était à cause de sa tenue ?! Mais il n'y avait strictement rien d'indécent dans ses vêtements ! C'était un kimono pour homme ! Et que venait faire ses cheveux dans cette histoire ?

- Quoi ?! Je suis condamné à porter ses horreurs monochrome d'uniforme de shinigami c'est ça ?! Est-ce que j'ai l'air d'une putain ! Ragea-t-il en dévisageant Kenpachi.

Le silence tomba, et avec un tact que son supérieur utilisait rarement il soupira.

- Tes cheveux sont longs. Beaucoup trop longs, j'ai jamais rencontré une seule femme avec une longueur pareille ! Elles se les coupent et encore quelques femmes de nobles tentent d'obtenir ce que tu as !

Yumichika porta instinctivement la main aux mèches, encore un geste féminin, gracieux.

Il les serra comme s'il voulait les protéger. Ses cheveux étaient longs, c'est vrai... Mais Ikakku les aimait bien comme ça. Du moins, il lui avait fait un compliment en ce sens, alors...

Son kimono était un peu tape à l'œil, mais l'autre c'était arrêté devant la vitrine et l'avait longuement regardé.

Avant de lui murmurer que c'était une superbe tenue, que sa couleur allait avec celle de ces yeux, que c'était la première fois qu'il voyait une couleur pareille à ses prunelles. Ikakku avait eut un magnifique sourire, lorsque Yumichika était entré dans la pièce avec sa nouvelle acquisition.

Il avait tapé des mains en lui disant simplement qu'il était vraiment beau. Il le trouvait juste beau...

Jamais aucune lueur de concupiscence n'était passée dans les yeux du bonze. Jamais Ikakku n'avait fait le moindre geste équivoque, il n'était pas un vulgaire objet en sa présence. L'autre n'éprouvait pas le besoin de le toucher pour le moindre prétexte. Il le respectait plus que tout, et...

La main du paon retomba doucement sur son kimono, tout le monde ne le regardait pas comme le faisait le bonze. Il grimaça de dépit. Yumichika releva son regard sur lui.

- Je n'ai jamais couché avec lui. Lâcha-t-il.

Kenpachi releva la tête de surprise, il plissa les yeux.

- Quoi ?

- Madarame n'a aucun désir pour moi, je n'ai jamais couché avec lui. Nous ne sommes pas amant. Reprit-il.

Son capitaine le dévisagea, puis partit d'un rire guttural.

- Et bah ! Ce type c'est un saint ! Il est vraiment bonze ! Nan ! J'arrive pas à le croire ! Il est en admiration béate devant toi !

- IL N'EST PAS COMME CA ! Cria le brun énervé. Kenpachi le dévisagea.

- Tu n'aimes vraiment pas les hommes. Souffla-t-il.

- Pourquoi je les aimerais ? Grinça Yumichika ulcéré.

Son supérieur fronça les sourcils.

- Tu déconnes, ta couché avec moi.

- C'était ça ou me faire brisé les jambes ! S'offusqua le brun.

Zaraki se raidit, comprenant avec crainte.

- Tu ne voulais pas ?

- Nan ! S'exclama son subordonné.

- Je t'ai quand même pas obligé à écarter les cuisses ! S'étouffa le géant.

Aussitôt il sut que c'était l'inverse. La colère envahit son supérieur, le sang brûla les joues de Kenpachi. Il aurait dû sans douter, c'était évident non ? Ce gamin ne voulait pas de lui.

- Bah désolé d'avoir voulut passer du bon temps ! C'était tout de même moins pénible que de devoir te briser les membres, non ?! Rugit-il.

Les tremblements secouèrent le brun, le dépit le remplit.

- Laissez-moi tranquille. Souffla-t-il d'une petite voix incertaine.

- Putain, Ayasegawa ! Qu'est-ce que tu me joue !? C'était pas si horrible et insupportable que ça ! S'époumona d'une voix bien trop forte son supérieur.

- C'était atroce ! Foutez-moi la paix ! J'ai été désobéissant, vous m'avez punit, on s'arrête là !

Kenpachi écarquilla les yeux, les mots résonnèrent dans son esprit. Une punition ?! Le gamin pensait qu'il l'avait... Pour le punir ?! Mais dans quel monde il vivait pour assimiler une chose pareille ?!

- Putain ! On t'a déjà punit comme ça connard ?! Rugit Zaraki en se levant.

Puis la réponse lui vint de la réaction physique du brun. Ce dernier se replia sur lui-même, reculant avec frénésie, cherchant quelque chose du regard. Sans doute pour se défendre, ou se protéger. Son supérieur se sentit mortifier.

- J'ai pensé que tu avais comprit que tu avais le choix... Il était pas question de te forcer à coucher avec moi.

Le paon renifla, il le prenait pour un idiot finit en plus ! Ce n'était pas un choix !

- On va dire que... C'est la première et la dernière fois que cela arrive. J'fais pas ça habituellement, un simple « non je ne veux pas » aurait suffit. Marmonna Kenpachi sur une autre planète.

- J'ai jamais dit : « oui, prenez-moi ! » Grinça Ayasegawa d'une voix tremblante.

Il se sécha nerveusement les joues, osant lever les yeux dans la direction de son supérieur.

- Qu'est-ce que tu veux bordel ?! S'étrangla Zaraki.

- Plus jamais ça. Lâcha d'un ton simple Yumichika.

- Bon d'accord, la prochaine fois je te brise la patte et on est quitte ! Le paon acquiesça vigoureusement. Il tendit la main vers le plat et attrapa une portion d'onigiri.

- Pourquoi tu restes à la Onzième si tu penses que je suis abject à ce point là ? Siffla-t-il en le dévisageant, ulcéré de constater que le gamin puisse penser une telle chose de lui.

Ayasegawa inspira, il se passa nerveusement la main dans les cheveux.

- C'est chez moi ici... Je ne ferais plus jamais de vague, ça fait huit mois que je vie ici, vous ne m'aviez jamais remarqué avant. Je respecterais les commandements de la division, et je resterais à mon poste.

Comprenait-il seulement ce qu'il venait de dire sur ce ton monocorde ? Une telle résignation était stupéfiante.

- Ayasegawa ?

- Oui taïcho ?

- Tu es certain de vouloir rester ?

- Vous voulez me jeter dehors ? Il répondit sur un timbre plus bas.

- Tu me déteste... Yumichika le regarda sans le voir.

- Pas encore suffisamment, mais ça viendra.

Il avait au moins la franchise de le lui dire. Yumichika inspira.

- Je resterai.

- Pourquoi ? Lança Kenpachi d'une voix pâle.

- Pour avoir l'honneur de danser sur votre tombe.

Les prunelles du paon brillèrent furtivement, une sorte de petit sourire inconscient passa sur son visage. Il l'effaça, puis baissa la tête.

- Tu me déteste à ce point la... Marmonna son supérieur.

- Ôtant que tous les hommes qui m'ont pris avant vous.

- Et ?

- Ils sont morts. Persiffla Yumichika d'un ton calme et plat.

Un rire surprit monta de son supérieur.

- Tu veux me tuer ?!

- Quelqu'un d'autre le fera à ma place. Lâcha Yumichika.

Kenpachi l'attrapa par le bras, il le redressa, énervé.

- C'est quoi ton problème ? Tu... Le brun vacilla en grimaçant.

- Je vous déteste taïcho... Vous m'avez battu, il ne me reste plus la moindre trace d'honneur. Vous m'avez tout prit.

Les doigts froids de Yumichika se refermèrent sur la main qui le tenait. Il aurait put lui faire une déclaration enflammé sur le même ton.

- Je me suis juré que tous ceux qui me prendrais, mourrai. Vous me faîtes mal... C'est encore une punition ?

- Yumichika ? Il y avait quelque chose de discordant dans la façon dont son cadet se tenait à lui, et son discours.

- Je ne te ferais jamais mal à ce point là. Ajouta Kenpachi troublé.

- C'est une promesse ? Lança le paon.

- Ne me pousse pas à bout ! Gronda d'un ton rauque son supérieur.

- Je serais sage. Soupira Ayasegawa contre lui.

Il relâcha doucement sa prise, accompagnant le cinquième siège dans son assise. Kenpachi ne s'attendait pas à cette tournure des choses.

- Est-ce que... Je peux m'allonger ? Demanda Yumichika d'un ton grinçant.

- Bien sûr ! S'étonna Kenpachi.

- Mais vous êtes dans le futon ! S'exaspéra le paon.

- Poses ta tête ou tu veux et tes jambes ou tu veux ! Mais me fais pas chier ! Cracha Kenpachi en le fusillant.

Il ne le comprenait pas, Ayasegawa se montrait soumis, puis une fraction de seconde plus tard il redevenait insupportable et odieux !

- Est-ce que... Je peux m'allonger... Sur vous ?

- Hein ?

- J'ai mal bordel ! Poussez-vous un peu, j'peux pas tenir dans cette position ! Siffla le brun en serrant les dents, pliant les mains sur son estomac.

Kenpachi tourna la tête sur le côté avisant comment il pouvait s'écarter. Mais déjà Yumichika froissait son haori et s'allongeait contre lui. De petite plainte larmoyante montèrent de sa gorge, et Zaraki s'en voulut. Il ne pensait pas l'avoir fait autant souffrir.

La tête posée sur la cuisse de son supérieur, courbé en deux, il respirait par petite bouffée courte. Les larmes lui revinrent aux yeux. Un spasme lui tordit le ventre et il haleta en essayant de retenir les petits cris qui lui vinrent. La main se posa sur son dos, dans le creux de ses reins, il frémit.

- Connard ! Persiffla Yumichika.

Une claque heurta la partie charnue et un cri de souffrance monta de lui.

- Change de ton ! Je suis ton supérieur ! T'es pas en position pour m'insulter ! Gronda Kenpachi surprit du cri, il n'avait pas tapé si fort pourtant.

Kenpachi mit de longues minutes à comprendre... Que l'autre sanglotait purement et simplement. Il ne bougea pas, puis les muscles du brun se mirent à protester.

Zaraki le déplaça lentement, glissant sur le coté afin de s'allonger à son tour et permettre à son cadet de mieux s'installer. Ils se retrouvèrent étendus, le visage de Yumichika plaquer résolument dans l'uniforme de son supérieur. Ce dernier lui massait doucement le dos, faisant des cercles concentriques.

La respiration d'Ayasegawa se calma graduellement.

- Merci... Le murmure était si bas, que Kenpachi se demanda s'il n'avait pas rêvé.

- Dors un peu. Et si ça s'améliore pas, j't'emmènerai à la Quatrième. Répondit son supérieur.

Il ne se sentait pas si mal que ça, le soulagement augmenta même lorsque la couverture fut poser sur leurs corps. C'était réconfortant et agréable. Ikakku ne pensait jamais à le recouvrir lorsqu'il faisait une sieste.

- Tu es libre Ayasegawa, fais ce que tu veux... Souffla Kenpachi.

Songeant à toutes ces femmes qui devaient appartenir à quelqu'un. Ces êtres de chairs et de sang sans volonté propre.

Comment ce gamin avait-il fait pour s'en sortir ? Devenir shinigami ? Yumichika fixa la porte, se disant qu'il devrait trouver une excuse pour son absence.

Il ressentit un étrange plaisir lorsque l'immense main plongea dans ses cheveux pour le caresser. Zaraki Kenpachi faisait preuve d'une très grande attention, il n'avait jamais autant parlé avec un autre homme.

Même Ikakku ne lui avait jamais demandé ce qu'il avait été avant. Est-ce que l'amour entre deux hommes étaient sensé se passer ainsi ? Jusqu'ici il avait toujours rencontré des hommes qui ne souhaitaient qu'une chose, le posséder. Il n'y avait que de la tendresse dans ce geste, aucun désir.

Il aimait bien ce kimono, il ne le porterait que dans ses quartiers privés. Doucement, Yumichika releva la tête, sa joue froissa les vêtements. Et il posa un œil curieux sur son supérieur. Sa main se dirigea vers la cicatrice, et lentement sans appuyer, de la pulpe de ses doigts, Yumichika suivit la blessure refermé.

Le visage était quelque chose de primordial, il ne pouvait concevoir qu'on y laisse la moindre trace.

Sauf que Zaraki Kenpachi était scarifié sur tout le corps ! Il attrapa la main, et les posa sur ses lèvres, alors que le brun fronçait les sourcils en se crispant.

- Tu n'es plus un enfant Ayasegawa. Certains gestes veulent dire quelque chose de précis.

La surprise marqua ses traits. C'est bien ce qu'il pensait.

- Je n'ai rien fait de... Il se tût, abasourdi.

Kenpachi venait de poser la main sur sa joue.

- Tu vois... Lorsque tu touches quelqu'un d'une certaine manière.

Le trouble passa dans les prunelles violine. Yumichika avait grandit avec des femmes dont le mode de vie étaient de séduire les hommes et attiser leur convoitise.

- Quoi ? Demanda le brun perdue. Il soupira.

- C'est un appel. Expliqua-t-il lentement.

Se demandant ce que le gamin connaissait réellement du comportement normal d'un homme.

- Ikakku ne réagit pas quand je lui touche la joue. Grommela Yumichika comme pour lui montrer que c'était faux.

Kenpachi écarquilla les yeux, il eut envie d'éclater de rire.

- Vraiment ? S'enquit son aîné. Et les autres, ils font quoi ?

- Les autres quoi ? S'inquiéta Ayasegawa.

- Les autres hommes, ils réagissent comment ? Interrogea Zaraki curieux.

- Pourquoi j'irais toucher le visage d'un autre homme ?! S'indigna Yumichika.

C'était candide et naïf ! Le rire monta du ventre de Kenpachi.

- Lorsque tu touches le visage de quelqu'un c'est que tu lui porte de l'attention et de l'affection. Sinon, du désir. Est-ce qu'Ikakku te touche ? Lança le capitaine.

Yumichika parut déconcerté et énervé.

- Vous vous moquez de moi !

- Ikakku te touche-t-il le visage ? Redemanda Zaraki.

Yumichika aurait voulut se lever et le frapper, alors que la confusion l'envahissait. Bien sur que non ! Quelle idée ! Ikakku ne... Il savait bien qu'il détestait le contact de ce type ! Les rares fois où il approchait sa peau c'était pour en enlever un grain de riz perdu en s'excusant !

- Dit donc, Ayasegawa... Tu s'rais pas raide amoureux de Madarame ?

- Il n'est pas...

- Et toi ? Coupa Kenpachi.

- Tu ne le désir jamais ? Lança tout de go son supérieur.

Il devint pivoine.

- Madarame est pragmatique, tu devrais tenter ta chance.

- La ferme ! Vous êtes abominable ! Insupportable ! Détestable ! La ferme ! Je...

Le reste mourut, puisque Zaraki le tira et plaqua ses lèvres sur celle de son cadet.

- Le désir n'a rien de contre nature.

Kenpachi le bascula dans le futon, il se retrouva sous lui. Puis son supérieur s'extirpa du futon.

- Bon, c'est pas que je t'aime pas. Mais vue que t'es assez en forme pour m'insulter de nouveau, je vais te laisser tout seul !

Il repoussa la couverture sur Ayasegawa et se leva. Il arrangea négligemment son haori, puis sortie sans l'écouter.

Kenpachi soupira en refermant la porte derrière lui. Ce gamin était un sacré numéro ! Vraiment trop compliqué à gérer ! Il plaignit Madarame. Il ne se ferait pas avoir...

Yumichika était attachant, mais trop versatile et peu honnête avec lui même. Une quelconque liaison était vouée à une éternité de prise de tête. Au moins il avait gagné un cinquième siège.

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AND THAT'S ALL?

Voilà le chapitre III! Le fin mot de l'histoire de l'arrivée de Yumichika à la Onzième. A vrai dire je me suis rendu compte qu'il manquait quelque chose, et je suis en train de taper la suite. Comme je n'ai pas de bêta lectrice (appel au plus charitable!) il me faut pas mal de temps.

Chapitre IV: Effet boomerang!

" - Mais que se passe-t-il bon sang? Zaraki est devenu fou? Jura Hitsugaya en posant la mais sur sa garde.

Le paon inspira.

- Il se bat contre Madarame? demanda incrédule la rousse.

- Impossible, il n'est que troisième siège. Trancha son supérieur.

- Il ne peut pas... tenta-t-il sans finir sa phrase.

Matsumoto vacilla et retint sa respiration, les ondes de reiatsu puissants déferlaient.

- C'est un bankai! S'exclama Toshiro.

Unohana porta son attention en plissant les yeux.

- Il s'agit de la signature de Madarame Ikakku. Acquiesça-t-elle."

See you next time?!